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BIT-RA-HEM alias Bethléem : A l’origine des pyramides

Le Testament de la Vierge ou le réveil des consciences

De la filiation d’Isis et Osiris au christianisme

Réaliser la synthèse d’une enquête aussi riche en informations n’est pas une chose simple. La raison étant que le «Testament de la Vierge» est plus qu’un livre. Il s’agit plutôt d’une expérience de reconnexion avec notre passé lointain et oublié, une expérience qui se vit de page en page grâce à un travail d’analyse très approfondi et formidablement documenté, pour un sujet généralement regardé comme codé.

Le Testament de la Vierge regorge de singularité. La première originalité qui saute aux yeux est qu’aucun auteur ne s’était lancé jusqu’ici dans la périlleuse rédaction d’une étude aussi fouillée sur le thème de l’assassinat et de la résurrection d’Osiris…

Tous les lecteurs intéressés par l’Égypte ancienne savent pourtant que ce sujet forme le fondement de la religion égyptienne ! L’aventure était d’autant plus risquée qu’elle bouleverse sur bien des points ce qui est généralement admis par l’égyptologie et elle implique une relecture à grande échelle de notre histoire et de ses dogmes. Nous sommes justement au cœur d’une remise en cause de bien des enseignements et du fondement des trois grandes religions.

Le Testament de la Vierge oblige le lecteur à se débarrasser de ses visions conformistes du monde, de l’univers et de Dieu, tout en ne cessant d’apporter des arguments, clairs, précis et souvent incontestables.

Nombreux sont les points qui incitent le respect face à cette étude hors norme qui possède un ton juste, sans jamais dévier dans la facilité, la dérision ou l’autosatisfaction. Certaines informations contenues dans cet ouvrage sont connues de peu «d’initiés» et, jusqu’ici, jamais véritablement révélées au grand publique. D’autres nous semblent sorti tout droit du fond des âges, moyennant démonstrations musclées et nouvelles hypothèses inédites pour un sujet aussi complexe et mystérieux.

C’est parfois comme sur le fi l d’un rasoir, mais surtout sur les ailes du Phénix, qu’Anton Parks nous invite à un voyage rare et passionnant au
cœur de nos origines et de la source des religions…

LA GENÈSE : ENTRE SUMER ET L’ÉGYPTE

La genèse de l’expérience humaine est incontestablement originaire de l’Afrique et de l’Orient ancien.

La relecture historique d’Anton Parks fait intervenir une communauté très avancée au cœur des montagnes du Taurus, dans l’actuelle Turquie. Se référant aux tablettes sumériennes dites de Kharsağ, considérées comme les plus anciens documents de la planète, l’auteur nous explique que cette communauté est décrite comme étant en avance sur le reste du monde. La lignée divine dresse une cité remarquable et crée une société agricole et arboricole alors que «l’humanité rampe à quatre pattes» nous disent les textes… (voir illustration de la tablette-Kharsağ ci-dessus)

Nous avons demandé à Anton Parks de nous expliquer en quoi ces tablettes sont importantes et leur rapport avec Osiris, voici sa réponse :

«Les tablettes de Kharsağ ont fait l’objet d’une seule tentative de traduction savante, celle de 1918, par un certain George Barton, avant que le grandspécialiste en la matière, Samuel Noah Kramer, ne finisse un jour par avouer que ces tablettes d’argile lui semblaient inintelligibles. Incompréhensible, je ne le pense pas, mais difficilement acceptable par leur contenu: oui ! Nous devons la seconde traduction à Christian O’Brien (1985), une bonne transcription qui va à peu près dans le même sens que celle de mon ami Don Moore (2007) à qui j’ai emprunté des extraits pour mon ouvrage.

Les tablettes de Kharsağ posent un problème important au sein de la communauté scientifique, car il y est décrit une civilisation-mère hautement cultivée, située en des temps très reculés et indéterminés. Il est question de l’Eden – le jardin de la colonie – perché dans les montagnes, et d’un certain «dieu» dénommé Enki, à qui l’humanité doit son niveau d’évolution et de progrès. Nous sommes en pleine Genèse, mais version sumérienne, difficile de ne pas se rendre compte que les scribes hébreux ont puisé dans la littérature mésopotamienne! Dans le Testament de la Vierge, comme dans mon précédent ouvrage Adam Genisis, je démontre qu’Enki est un personnage clé, «le Serpent Instructeur» des dieux qui portera le nom d’Asar (Osiris) plus tard.

Enki, comme Osiris, sont des civilisateurs, lesquels vivront chacun dans un endroit souterrain et aquatique, respectivement dénommés Abzu à Sumer et Abdju (Abydos) en Égypte.

Enki et Osiris possèdent leurs jumelles: Ereškigal et Isis-Hathor. Toutes les deux sont regardées comme ayant un rapport étroit avec le monde des
morts que je situe dans les souterrains du plateau de Gizeh, haut lieu d’initiation où les pharaons morts étaient ritualisés. J’apporte beaucoup
de preuves venant à témoigner du fait que nous faisons face à des mêmes personnages historiques et non mythologiques. Ces découvertes (comme bien d’autres) sont capitales, car elles démontrent que les légendes sumériennes et égyptiennes racontent strictement la même histoire».

Anton Parks nous soumet de larges extraits de ces tablettes rares et prestigieuses, trouvées au 19ème siècle dans l’ancienne ville irakienne de Nippur.

Après une interprétation captivante de ces documents, le Testament de la Vierge nous plonge dans la mythique Atlantide, version égyptienne…

Une fois encore, les démonstrations ne manquent pas de détails et procurent aux lecteurs inexpérimentés dans le domaine de l’Égypte ancienne, des précisions capitales qui lui permettront de comprendre l’univers particulier de cette civilisation pré-pharaonique.

L’ATLANTIDE ÉGYPTIENNE

L’Osireion
Eclairage
du bassin de L’Osireio

Parks situe cette Atlantide ou A’amenptah («le lieu grand et stable de Ptah» en égyptien), au niveau des îles Canaries, en face du Maroc.

La décomposition sumérienne de ce même nom, reproduit dans les textes funéraires, se traduit en A-MENPTAH («la couronne d’eau de Ptah») selon l’auteur qui précise que Ptah est une image primitive égyptienne d’Enki, avant qu’il ne devienne Osiris. De l’A’amenptah sera tiré l’Amenta ou l’Amenti des grands livres sépulcraux pharaoniques, le lieu d’origine des dieux égyptiens, un territoire inaccessible pour le commun des mortels, transformé en domaine de l’au-delà.

Les anciens Guanches de l’île centrale des Canaries se nommaient Ua’nChinet («homme(s) du volcan»). Anton Parks nous signale qu’il s’agit d’un terme à consonance égyptienne sous la forme de Ua-Shenit ou UaShentit, respectivement «détaché de la déesse Vache (Isis-Hathor)» et «détaché d’Isis». Nous expliquerons plus loin la raison de ce nom Anton Parks nous apprend qu’Isis semblait diriger l’A’amenptah (l’Atlantide) lors des absences de son époux qui partait civiliser le monde.

Un passage du chapitre 17 du Livre des Morts fait d’ailleurs référence à Isis, «la divine prophétesse venue de l’Occident (l’Atlantide)».

Mais interviennent deux évènements qui paraissent se succéder de près. Le premier est l’assassinat d’Osiris, dans son domaine d’Abdju (Abydos). Parks envisage fortement qu’Osiris et ses suivants auraient fait l’objet d’une attaque surprise par Seth et 71 de ses acolytes. C’est lors de cet événement qu’Osiris aurait été assassiné.

ABYDOS ET LE MEURTRE D’OSIRIS

Dans le chapitre 4 de la quatrième partie du Testament de la Vierge, Parks relève un point étonnant : les 71 assaillants de la littérature égyptienne (Seth et ses 71 complices) rappellent le chiffre 71 qui comptabilise les membres du grand conseil ou Sanhédrin auxquels les Ecritures imputent le procès de Jésus et donc sa mise à mort.

Toujours d’après le Nouveau Testament (Marc, Mathieu et Luc), ce conseil semblerait s’être réuni exceptionnellement de nuit, alors que les textes funéraires égyptiens évoquent le meurtre d’Osiris comme s’étant déroulé le soir ou pendant la nuit.

Parks nous donne son point de vue sur l’assassinat d’Osiris : «Je pense qu’Osiris a subi un meurtre rituel.

Les textes funéraires expliquent de façon fragmentaire le drame : le corps d’Osiris aurait été retrouvé ficelé sur un des arbres sacrés qui se trouvaient probablement sur la colline laquelle recouvrait le temple souterrain d’Osiris, l’Osireion, sans doute dénommé autrefois EN-GUR («jusqu’aux profondeurs») en sumérien et Enkhu’ur («pour la gloire du chef») en égyptien ancien.

Le géographe romain Strabon nommait l’Osireion «le grand puits». Ce temple est très ancien et ne date en aucun cas de l’époque du roi Sethy 1er. J’ai découvert sur un de ses murs des traces de coquillages marins, ce qui suppose que l’eau de mer aurait submergé l’Osireion il y a plusieurs
milliers d’années. [voir photo].

La dépouille d’Osiris baignait dans un des canaux du temple, c’est pourquoi on assimile souvent Osiris aux eaux du Nil et qu’il est dit qu’il s’est noyé. Seth aurait ouvert le thorax d’Osiris avec un instrument tranchant. Cette crucifixion et cette passion nous font bien entendu penser à celles du Christ… Il s’agit, à mon sens, d’un cérémonial macabre visant à déstructurer les différents constituants de son être profond, comme son âme, sa conscience, son esprit, etc… Les «dieux» égyptiens connaissaient le secret de la réincarnation, transformée en résurrection dans les temps pharaoniques. Seth souhaitait éliminer défi nitivement Osiris. Mais c’était sans compter sur l’obstination d’Isis qui allait faire revenir Osiris
du «pays des morts» et le réincarner en Horus…».

LE DÉLUGE ET LA GRANDE PYRAMIDE

Le second événement important qui suit le meurtre d’Osiris est le fameux déluge dont parle Platon et qui apparaît dans la littérature égyptienne sous la forme de l’éclatement de la colline primordiale de l’horizon A’akhet. Ce drame cosmique semblerait correspondre à la disparition de l’astre noir Mulge des tablettes chaldéennes.

Anton Parks nous explique que ce Mulge ou A’akhet serait une ancienne planète du système solaire qui se trouvait autrefois entre Mars et Jupiter et que l’on retrouve aujourd’hui sous la forme de la ceinture d’astéroïdes. Autour de cette planète gravitait une grosse lune qui aurait été éjectée lors de l’explosion de la Mulge-A’akhet, cette lune serait la future Vénus.

Anton Parks la nomme Mulge-Tab (le compagnon de Mulge). (voir shéma orbits 7 de Zeitlin ci-dessus). Cette thèse audacieuse reprend en partie celle
évoquée dans l’ouvrage «Mondes en Collision» d’Immanuel Velikovsky.

Cette Vénus errante formera, avant sa stabilisation définitive, le nouveau soleil sorti de l’horizon A’akhet, venu éclairer le monde des vivants et perturber les ennemis de la lumière ; les ennemis de Râ et Osiris, à savoir le clan de Seth.

La représentation de la colline éclatée se trouve sur de nombreux bas-reliefs égyptiens, comme sur le haut de l’entrée principale de la Grande Pyramide, la fameuse montagne artificielle créée de toutes pièces par Isis pour faire revenir l’âme d’Osiris et enfanter Horus en secret.

Anton Parks commente l’association qui est faite dans plusieurs textes funéraires entre Isis et la Grande Pyramide.

Ce célèbre déluge était aussi le cheval de bataille du célèbre et regretté Albert Slosman qui avait repéré dans le zodiaque de Dendérah la date du
déluge qui correspondait, selon ses calculs, au mois de juillet 9792 av. J.C. Albert Slosman a écrit plusieurs ouvrages sur ce sujet chez Robert
Laffont.

Le premier passage de Vénus, nous explique Anton Parks, crée un déluge effroyable qui engloutit de nombreuses terres dont la fameuse A’amenptah
égyptienne (l’Atlantide). L’ancienne demeure des dieux de l’ouest s’effondre. Comme signalé plus haut, les survivants du cataclysme se nommeront
plus tard les Ua-Shenit «les détaché(s) de la déesse Vache (IsisHathor)» qui deviendra Ua’n-Chinet («homme(s) du volcan») en langage guanche des Canaries.

De la même manière, les Guanches donneront au volcan de l’île de Tenerife, le nom de Esheide que Parks suspecte être une déformation du terme égyptien Esed qui veut dire «trembler, «secouer» et «bouleverser»… c’est effectivement étonnant !

C’est sans doute peu après ce premier passage de Vénus et ce déluge qu’Isis aura construite sa Grande Pyramide, entre 10 à 12.000 ans de cela, selon l’auteur.

Nous ne connaissons pas son véritable nom, celui donné bien avant les temps pharaoniques, mais Anton Parks suspecte qu’elle se soit nommée Bit-Râ-Hem, qu’il traduit en «Hathor, lumière du roi Horus». Ce nom ne manquera pas de nous rappeler la Bethléem biblique où naîtra le Christ Jésus.

L’auteur nous démontre l’association évidente entre Hathor et Isis. Hathor, de son véritable nom Hut-Heru («la demeure d’Horus»), n’est autre que l’utérus d’Horus, la matrice de l’enfant solaire. Isis est la bien-aimée, c’est-à-dire Meri en égyptien.

Quant au corps d’Osiris à partir duquel Meri-Isis va ranimer le code génétique osirien pour engendrer Horus, les égyptiens le nomme Yuef, ce qui nous rappelle en tout point le Joseph biblique, le père quasi absent du Nouveau testament, géniteur possible, mais non avéré de Jésus ou Yshu, «le oint».

Une fois le code génétique retiré et «l’opération alchimique» accomplie par Isis, le corps d’Osiris subira le rituel du KRST, de «la mise en terre», selon d’anciennes pratiques oubliées aujourd’hui, mais que l’on retrouve partiellement dans les grands textes funéraires égyptiens.

De l’opération magique d’Isis, regardée comme alchimique, sortira Horus, le Mesi égyptien, littéralement «l’engendré à la ressemblance d’[Osiris]».

La trame est clairement formulée. Comme nous l’avions signalé dans notre numéro précédant, nous faisons face, preuve hiéroglyphiques à l’appui, à un vertige des noms et des situations lesquels se bornaient depuis près de 2000 ans à se prétendre bibliques (grec et hé-breu). Les similitudes entre l’histoire osirienne et la naissance et la passion de Jésus-Christ ont rarement été aussi distinctement identifiées, en tout cas, pas comme ici avec l’utilisation de la sémantique.

Les détracteurs auront bon tourner le problème dans tous les sens, les démonstrations sont limpides et déconcertantes.

Le meurtre d’Osiris et sa résurrection semblent avoir été cachés pendant longtemps par le clergé égyptien.

Plusieurs auteurs et égyptologues l’ont remarqué à leur tour, comme par exemple Bojana Mojsov à qui l’on doit le magnifique ouvrage sur Osiris, édité chez Flammarion.

OSIRIS, LE BOUC-ÉMISSAIRE ET UMM EL-QA’AB

Les mystères qui entourent le meurtre et la résurrection d’Osiris sont au centre de la culture cléricale égyptienne. A ce titre, Parks nous signale cet épisode incroyable du bouc émissaire Asa’el (Azazel), membre important de «l’armée déchue» de la littérature judaïque. Asa’el est tenu pour
responsable de la compréhension de l’humanité, et le Livre d’Enoch lui attribue la transmission du savoir : celui du fer, des armes, des miroirs et
des arts.

Fait exceptionnel, ce «délit» est également attribué au serpent instructeur Enki dans la 4ème tablette sumérienne de Kharsağ… mais aussi à son double Osiris, le civilisateur. Anton Parks suggère qu’il s’agit d’un des aspects de la «faute biblique», il nous a dit à ce propos : «Les textes
funéraires égyptiens comme celui du Livre de la Vache du Ciel évoquent la grande rébellion du genre humain contre Atum-Râ (le dieu sumérien An ou le Yahvé biblique).

Nous ne connaissons pas les véritables motifs de cette révolte, ni comment elle se serait effectuée, juste que l’humanité aurait «comploté» contre le dieu suprême et que ce dernier aurait recouru au déluge pour arriver à ses fins.

Dans mon prochain ouvrage le Réveil du Phénix, je vais commenter cette idée de complot et expliquer qu’il est en partie responsable de l’assassinat
d’Osiris. Osiris s’était donné pour mission de donner au genre humain les moyens de se mesurer aux «dieux» et surtout de devenir autonome. Le déluge d’Atum-Râ est strictement le même que celui qui succède au meurtre du bouc-émissaire Osiris (cf. l’éclatement de la colline primordiale de l’horizon A’akhet).

Il y a ici un effet d’action-réaction évident qui ne peut, encore une fois, relever d’un hasard».

Après le meurtre d’Osiris et le fameux déluge, l’humanité semble bégayer et se reconstruire tant bien que mal. Les dieux et les héros de nos mythologies s’affrontent et s’engagent dans des batailles interminables que la littérature sur papyrus, ou taillée sur les murs des temples, rapportent en partie à travers les conflits entre Horus et Seth.

Abydos, la demeure d’Osiris, deviendra le centre culturel et religieux le plus important de l’Orient ancien. Elle sera la Mecque ou la Jérusalem
avant l’heure !

L’ombre des suivants d’Osiris, à tête de chien, plane sur les lieux. Les pharaons des premières dynasties historiques se feront construire leurs tombes dans le cimetière de Umm el-Qa’ab, pour être certains d’avoir la bienveillance de leur dieu Osiris. Tous les plus grands rois d’Égypte (Sésostris III, Sethy 1er, Ramsès II…) consacreront de l’énergie pour construire ou rebâtir des temples, des bâtiments ou des demeures
d’éternité à Abydos, en l’honneur du premier dieu-roi venu de l’occident : Khentamentiu-Osiris.

Abydos est la pierre de fondation sur laquelle s’élèvera la civilisation égyptienne tout entière. (voir illustration de Um el-Qaab).

En recherche perpétuelle de son histoire, l’ancien Orient part à la poursuite du corps d’Osiris. Cette quête paraît avoir fait déplacer les foules pendant des millénaires à Abydos, de nombreux experts le confirment.

Anton Parks pense que tout a commencé lorsque Horus a révélé au peuple la mort de son père et qu’il a, de surcroît, réveillé le culte d’Osiris, regardé comme une résurrection du dieu des morts.

L’auteur du Testament de la Vierge nous suggère l’utilisation d’un mannequin, peut-être articulé, manié par le clergé, et placé au cœur de l’Osireion afin de faire croire au peuple qu’Osiris était toujours vivant, donc pour cacher son assassinat. Plusieurs passages du Livre des Pyramides et des formules des Textes des Sarcophages présentent Horus réveillant son père à Abydos, au cœur d’un tombeau.

Parks voit dans cette scène la résurrection d’Osiris, à savoir de El-Asar ou Asar-El («le créateur Osiris» en égyptien), ingénieux jeu de mot avec l’ange déchu Asa’el mentionné plus haut.

Cet El-Asar, n’est autre que El Azar, le Lazare de l’Evangile de Jean que Jésus va ressusciter comme le fait Heru (Horus) avec Asar (Osiris) dans
les textes funéraires égyptiens… (voir l’illustration ci-contre du réveil de El Asar).

El Azar (Lazare) est pleuré par ses deux sœurs Marthe et Marie de Béthanie, images des bien-aimées Meri-Aset (Isis) et Meri-Miktal (Nephtys), cette dernière étant le double de Marie-Madeleine…

Parks note à ce propos que Miktal est un terme égyptien qui veut dire «tour». Etrange coïncidence de trouver sur la tête de Nephtys, le hiéroglyphe
du temple et de la coupe, les deux formant la fameuse tour avec laquelle l’hébraïque Marie-Migdal (Marie-Madeleine = Marie de la tour) est justement associée par son nom.

Parks remarque également que Nephtys est regardée comme la maîtresse d’Osiris alors que Marie-Madeleine est la maîtresse de Jésus… Difficile de ne pas conclure à une transposition littéraire exécutée par les scribes.

MAIS OÙ SE TROUVE LE CORPS D’OSIRIS DANS TOUT CELA?

De célèbres pèlerinages annuels et de grandes processions se déroulaient en Abydos en vue de retrouver le corps d’Osiris et de célébrer sa passion.
Chaque année, cet événement se dé- roulait à la fin de la crue, durant le mois de Khoiak : la mort et la résurrection d’Osiris étaient mis en scène.
Le point culminant était la procession qui s’étirait du temple du dieu Khentamentiu-Osiris (non loin du temple de Ramsès II) le long de la voie
menant au sud-ouest, à la terrasse du grand dieu. Cette route est dénommée «la vallée processionnelle» par les archéologues.

La marche processionnelle s’arrêtait à l’endroit présumé de la tombe de la divinité, approximativement à 2 km de l’Osireion, sur le site funéraire des premiers pharaons, dénommé Umm el-Qa’ab («la mère des pots»). C’est la tombe du roi Djer (1e dynastie), située sur le site funéraire qui sera identifiée par la tradition orale avec celle d’Osiris.

Anton Parks relève que le site de Umm el-Qa’ab évoque le désert Dudael où est supposé avoir été enterré Azael, ou Asar El (Osiris), l’ange déchu de la tradition judaïque.

«Puis le Seigneur [Yahvé] dit à Raphael: Prends Azazel, lie-lui les pieds et les mains ; jette-le dans les ténèbres ; et abandonne-le dans le désert de Dudael. Fais pleuvoir sur lui des pierres lourdes et pointues; enveloppe-le de ténèbres. Qu’il y reste à jamais, que sa face soit couverte d’un voile épais ; et qu’il ne voie jamais la lumière. Et quand se lèvera le jour du jugement, plongele dans le feu. Cependant purifie la Terre, que les anges ont souillée ; annonce-lui la vie ; annonce-lui que je la revivifierai. Les fils des hommes ne périront pas tous à cause des secrets que les vigilants leur ont révélés et qu’ils ont enseignés à leurs descendants. Mais la Terre a été souillée par les enseignements impurs d’Azazel. Aussi est-ce lui qui doit être responsable de tous les crimes». Le Livre d’Enoch, chapitre 10, 6 à 12

L’étymologie du désert Dudael dans lequel le bouc émissaire Asar-El (Osiris) est emprisonné provient de l’araméen Daddu’el, de la racine Daddâ (poitrine), ce qui donne «les deux mamelles du Seigneur». Or, la carte d’Abydos nous offre une caverneuse montagne en forme de poitrine avec deux extrémités : «le Seigneur des Offrandes» et «la Dame de la Vie». Dans le creux de cette poitrine se situe justement le site de Umm elQa’ab.

L’étymologie la plus courante de ce nom hébreu est DUWD’EL qui exprime des «pots» ou des «jarres», ce qui autorise Anton Parks à traduire ce mot en «les pots ou les jarres du Seigneur». Chaque année, les pèlerins passaient des jours complets sur le site de Umm el-Qa’ab à chercher la tombe du «roi de la Terre». Le site est jonché de milliers de pots et de jarres en terre que des foules ont déposé pendant des millénaires.

Comme le mentionne Parks, une ambiance lourde et mystérieuse plane sur le site de Umm el-Qaab. Il est question de l’origine de la civilisation égyptienne que l’on ne souhaite surtout pas remettre en question par de nouvelles datations. Par exemple, la tombe du roi Djet, pourtant désensablée, est inaccessible au public. Ses deux portes sont murées par des briques. Nul visiteur n’a le droit d’entrer.

L’ENOCH ÉGYPTIEN

Voyons une autre démonstration incontournable du Testament de la Vierge. Enoch, dit «le juste», est un initiateur, ce qui explique son nom hébreu Hanokh : «initié».

Comme l’indique Parks, en Égypte, le seul personnage mystagogue capable de jouer le rôle de messager comme le fait Enoch, le seul à prétendre posséder les secrets du Ciel et de la Terre, le seul à pouvoir parler au nom des dieux, à pouvoir régler les confl its entre les dieux, à pouvoir intercéder pour les dieux et les humains et à avoir l’aptitude d’écrire la Maât (justice), n’est autre que le dieu du pilier du temple : Thot.

Sa sagesse fait de lui le pilier de l’Égypte entière, d’où son nom grec Hermès «le pilier». Dans ces conditions, Thot n’est autre que «le Seigneur du Pilier» ‘N-Ukha (Enukha) «Celui du Pilier».

Le nom Enoch se retrouve également dans le terme hébreu Hanouka dont la racine signifie «inaugurer» ou «inauguration» et dont le chiffre est le 8.

Grâce à sa connaissance de la coudée royale, Thot ou Enukha («Celui du Pilier») est à l’image de l’Hanouka hébreu («inauguration»), précisément celui qui inaugure, surveille et célèbre avec la déesse Séchat, les rites de fondation d’un temple. Le chiffre 8, associé à la fête juive des lumières Hanouka, est aussi relié à Thot en sa qualité de «chef des Huit» et Seigneur de Khnumu, la «ville des Huit» – titre faisant allusion aux 8
entités primordiales reptiliennes et amphibiennes qui auraient organisé la matière.

Thot est également le «Vizir de la Lumière (Râ)», comme Enoch est le «ministre de Yahvé». Enoch est un prophète, alors que Thot (Enukha) porte l’épithète de «Celui qui sait, qui annonce le lendemain et qui perçoit l’avenir sans se tromper». Thot a annoncé la naissance d’Horus à Isis, comme Enoch a prophétisé la venue du Messie dans le Livre d’Enoch, au chapitre 61 (1 à 13)

JEAN LE BAPTISTE EN ÉGYPTE

Anton Parks poursuit son enquête et nous révèle une autre découverte pour la moins étonnante.

Dans le Nouveau Testament, Jean le Baptiste, l’aîné du Messie Jésus, prophétise et prépare la venue du Christ comme le fait son double égyptien Horus l’aîné que Parks assimile, moyennant démonstrations, avec le dieu Râ.

Pour mémoire, Paul Barguet (ancien conservateur au Dé- partement des Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre) avait, lui aussi, repéré cette analogie entre Horus l’ancien et Râ dans son analyse du Livre des Cavernes (cf. «Aspect de la Pensée religieuse de l’Égypte Ancienne»).

Jusqu’à ce que, Horus, le fils d’Isis, soit couronné roi de l’ensemble des deux terres, Horus l’aîné était le protecteur du pays, le protecteur d’Isis et de son fils. Dès sa naissance, Horus était supposé détenir, par sa mère, le royaume du Nord.

Yoan Baptistes (Jean le Baptiste), sous sa forme grecque, n’est autre que Yuan Bati «la massue du roi du Nord» en égyptien.

Le fils solaire, Horus l’aîné, était le bras armé de l’Égypte. Il était «l’arme fatale» qui devait remettre dans le droit chemin les pécheurs qui s’étaient détournés du culte d’Osiris. Il semblerait que la mission première d’Horus l’aîné était de ramener à la cause des divinités du plateau de Gizeh (où séjournait Isis et les siens), les égarés du pays du Sud, ceux qui écoutaient une autorité sacerdotale considérée comme corrompue.

Horus l’aîné était un guerrier, il semait la repentance, celle associée au baptême de repentance de Jean le Baptiste dans le Nouveau Testament. Anton Parks explique que plusieurs territoires du Sud de l’Égypte, originellement sous l’autorité d’Osiris auraient été dérobés par Seth après son assassinat. Le but de son fils Horus était de récupérer ces territoires et de porter la double couronne.

Anton Parks explique qu’Horus l’aîné avait pour mission de protéger aussi Isis lorsqu’elle donna naissance à Horus. A ce titre, le fameux passage de la Vierge et du Dragon, tiré de l’Apocalypse de Jean, serait la description d’Isis enfantant Horus dans la Grande Pyramide, alors que dehors s’engage une bataille entre Michael (Horus l’aîné) et le Dragon (Seth).

Une fois le prodige accompli, la Vierge se déplace, se cache dans le Eremos (désert), comme le fera Isis dans les marais pour sauver son fils. Or Eremos semble être un terme codé en ancien sumérien sous la forme d’ERIM-UŠ qui exprime «les fondations de la chambre du trésor». C’est en cet endroit qu’Isis se serait dissimulé avec son fils.

Cette salle secrète se situerait sous la chambre de la reine.

Gilles Dormion a repéré cette chambre avec son radar et il la nomme « la Chambre de Chéops ».

De son côté, Parks dénomme cette pièce cachée « la Chambre du Phénix » et il en explique les raisons dans son ouvrage. (voir l’ilustration ci-dessus de la chambre secrète). C’est un des moments fort de l’ouvrage, où Anton Parks ne laisse aucun doute possible quant à l’association évidente entre ce passage de l’Apocalypse et la naissance cachée d’Horus…

LE FONCTIONNEMENT ALCHIMIQUE ET ÉLECTRIQUE DE BIT-RÂ-HEM

Anton Parks consacre un bon quart de son ouvrage au fonctionnement de la Grande Pyramide et à sa propriété de matrice d’Horus.

Nous avons déjà discuté de ce thème dans notre numéro précédent (cf. pp. 61 à 63). Cependant, en raison de l’importance de ce sujet et de sa complexité, nous avons demandé à l’auteur de nous résumer ce fonctionnement. Ce processus fait appel à la fois à de la haute technologie, mais aussi à une forme de magie.

Anton Parks nous a dit : «Le sous-sol du plateau de Gizeh est inondé par un probable affluent du Nil souterrain.

J’ai lu récemment dans la presse que les équipes des Antiquités égyptiennes pompent les sous-sols du plateau afin d’accéder à des niveaux inexplorés… Or, plusieurs puits très anciens sont implantés autour de la Grande Pyramide. (voir l’ilustration ci-dessus de l’emplacement des puits autour de Bit-Râ-Hem).

Parmi eux, se spécifie un énorme puits à glissières dont les archéologues n’expliquent pas la présence. Je pense qu’il a rempli la fonction de pompe
volumétrique utilisant le principe de la poussée d’Archimède.

Ce procédé hydraulique sophistiqué impliquerait l’utilisation de certains des puits du plateau de Gizeh comme platesformes d’élévation mettant en œuvre à la fois les techniques du piston fermé et du piston plongeur. Autre point important, la Grande Pyramide était ceinte d’un mur beaucoup plus haut que l’archéologie ne lui concède.

Aux pieds de la Grande Pyramide, côté est, juste derrière les restes dallés du temple haut de Chéops (récent), on trouve un puits que je suspecte être celui qui fournissait en eau le bassin, grâce à la technique de la poussée d’Archimède exercée par la combinaison des différents puits qui se trouvent près du Sphinx.

Ce fameux puits est visible sur différentes photographies.

Olivier Marquer (réalisateur des images 3D du Testament) et moi-même, avons remarqué que ce puits a fait l’objet de différents camouflages au
fil des décennies : une énorme dalle et des grillages l’ont successivement recouvert. A l’heure actuelle, ce puits est découvert. Il est situé précisément au niveau des deux grandes fosses à bateaux le long de la face est de la Grande Pyramide. (Voir l’illustration ci-dessus du puits est – dallegrillages).

La Grande Pyramide avait besoin d’eau pour activer sa pompe hydraulique souterraine dont nous devons la découverte à deux chercheurs : Edward Kunkel («Pharaoh’s Pump, Kunkel»,1962), et plus récemment à John Cadman.

Entre 1999 et 2002. John Cadman a modélisé plusieurs prototypes visant à démontrer que la salle souterraine de la Grande Pyramide ne serait pas une
chambre inachevée comme le pense la majorité des égyptologues, mais une pompe de type bélier hydraulique
(voir son site Internet : http://greatpyramid-giza-pulse-pump.com/).

L’eau du bassin alimentait le conduit principal de la Grande Pyramide assimilé par l’archéologie à l’ancienne entrée de la Pyramide. J’avance
que la véritable entrée, aujourd’hui murée, est juste au-dessus, et que ce passage n’était qu’un conduit hydraulique fournissant en eau la chambre souterraine (la pompe). (voir l’illustration de l’entrée et couloir hydraulique).

L’énergie hydroélectrique générée dans la chambre souterraine était comparable à celle obtenue aujourd’hui par une petite centrale gravitaire.

L’énergie cinétique devait être ensuite transformée en énergie électrique par une turbine placée dans la chambre souterraine.

Olivier Marquer et moi suggérons que cette énergie alimentait d’énormes piliers Djed placés dans la grande galerie que nous avons identifiés comme étant des bobines de type Tesla qui amplifiaient le champ magnétique naturel ou «orbe» rencontré autour de toute pyramide.

Nous devons la découverte de cet «orbe» à l’ingénieur en électronique Joe Parr qui a effectué de nombreuses expériences dans la Grande Pyramide, et développées ensuite dans son laboratoire. Lors de ses recherches, Joe Parr a découvert que ce champ opérait comme un bouclier capable de bloquer tout type connu de radiation électromagnétique, y compris les rayons gamma.

Ces expérimentations lui ont permis de comprendre qu’une fois ce bouclier activé et renforcé, le conduit sud de la chambre du roi fonctionne comme une porte des étoiles, ouvrant un passage vers Orion.

Or, en Égypte, la zone d’Orion symbolise le chemin qui mène à Osiris, une direction à prendre, le début du voyage pour retrouver Osiris. Lorsque l’on lit les textes funéraires égyptiens, on comprend que c’était ce chemin que devaient emprunter les rois défunts afin de retrouver Osiris dans le ciel.

Je pense que la chambre dite du roi de la Grande Pyramide faisait office de caisse de résonance et d’amplificateur d’ondes acoustiques, celles des litanies exécutées par Isis et ses trois sœurs : Nephtys, Serkit et Neith.

Bon nombre de formules de résurrection attribuées à Isis ou Nephtys, pour faire revivre Osiris, semblent pouvoir se chanter. La «magie» s’est opérée lorsque les fréquences sonores obtenues se sont amplifiées progressivement et ont tourbillonné dans la pièce. Puisant l’énergie tellurique, la forte
concentration des prêtresses a alors produit une montée d’énergie. La chaleur du cœur engendre la lumière de l’esprit, laquelle génère l’étincelle
qui ouvre grandes les portes du monde «invisible».

Je pense que la ferveur des chants et l’intention des «magiciennes» ont agi sur le champ des formes et des phénomènes.

En termes simples, cette opération avait pour objectif d’expulser et d’amplifier l’onde «osirienne» tirée du corps d’Osiris enfermé dans le sarcophage de la chambre du roi. Une fois cette onde «réveillée», elle devait être retournée temporellement grâce à un appareil de type conjugaison de phase (MRT).

Des quatre conduits (chambres du roi et de la reine), celui du conduit Sud de la chambre du roi (dirigé vers Orion) est le seul à être biseauté. (Voir l’illustration ci-dessus du sarcophage-conduit sud).

De mon point de vue, c’est ici qu’était placé cet appareil rappelant peut-être celui inventé par Mathias Fink (ESPCI de Paris). La signature osirienne aurait ainsi remonté le cours du temps en partant du décès d’Osiris pour remonter à sa naissance.

Une fois réinitialisée, cette signature aurait été éjectée dans le sas du conduit Sud et aurait endossé le rôle de tête chercheuse de l’âme d’Osiris. Une fois l’âme retrouvée dans l’espace, la signature osirienne devait revenir tel le Phénix avec l’essence d’Osiris, c’est pourquoi les traditions stipulent que le Phénix revenait avec son père…

Voilà une partie du grand secret d’Isis pour faire revenir son époux et jumeau céleste d’entre les morts et le réincarner en son fils Horus…».

LA RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE ET LA RÉCUPÉRATION DU CYCLE OSIRIEN

Tout au long de son histoire, l’Égypte n’a cessé d’être le théâtre de conflits sanglants entre les différents clergés.

L’histoire sous-entendue dans les quatre Évangiles est distinctement celle d’une guerre civile entre Jésus et les prêtres juifs, une lutte farouche qui n’est autre qu’une guerre de religion déjà entamée avec son aîné Jean le Baptiste.

Jésus se revendique comme étant le fils de Dieu, alors qu’Horus fait strictement la même chose avec son père Osiris en s’auto proclamant Mesi «l’engendré à la ressemblance d’[Osiris]».

Au fur et à mesure de sa rédaction, Anton Parks nous démontre la technique de mystification utilisée à travers les âges par les différents scribes et prêtres de l’Orient, égyptiens, juifs et ensuite chrétiens, en vue de cacher la mort d’Osiris (de ce fait, pour diminuer l’importance du cycle osirien) et pour finalement le retrouver recyclé au dé- but du christianisme. L’histoire fondatrice d’Isis et Osiris a été distinctement éclatée, démembrée comme le corps de ce dernier et éparpillée dans les Saintes Écritures. Nous sommes en présence d’une utilisation de la phonétique graduelle, transformatrice de la tonalité des termes, nous explique Parks. La majorité des différents termes démystifiés dans l’ensemble du Testament de la Vierge, appartenaient au vocabulaire courant de l’Égypte ancienne.

Il est fort probable qu’ils ont été employés oralement et qu’ils désignaient des localités et des individus bien distincts, lesquels faisaient partie du vocabulaire découlant de l’antique épopée osirienne. Ces termes ont progressivement subit une conversion volontaire du langage égyptien vers le langage hébreu et grec grâce à l’oralité del’histoire des dieux propagée par les prêtres judéens que Roger Sabbah dénomme Yahouds.

En effet, le peuple hébreu ayant vécu de nombreuses années sur le sol égyptien, Anton Parks démontre qu’un nombre infini de termes égyptiens trouvent de multiples correspondances dans le vocabulaire hébreu et araméen.

Certains termes comme Meri (Marie), Yuef (Joseph), Yshu (Jésus), Mesi (Messie), etc… sont restés dans le langage égyptien. D’autres noms composés comme Bit-Râ-Hem (Bethléem), Nasha-Reth (Nazareth), Meri-Miktal (Marie-Madeleine), ‘N-Ukha (Enoch)… ont été comme effacés. Cependant, leur trace subsiste si l’on s’emploie à rassembler les bonnes particules entre elles. Cette pratique d’enterrer le vocabulaire qui était en relation avec la
divine triade égyptienne (Isis-Osiris-Horus) à permis de réaliser ensuite les écritures que l’on connaît afin de promouvoir une nouvelle image de
Dieu. Une fois le lifting de l’histoire réalisé, ou plus exactement, une fois ces nouvelles données validées oralement et plus tard retranscrites, il était facile de prétendre qu’elles manifestaient la vérité et la seule. Sur plusieurs générations, ces manipulations donnent une soupe indigeste
dont on ne peut plus identifier les ingrédients. La codification ou la progressive transformation des langages aidant, des termes sumériens passaient dans le langage égyptien et des termes égyptiens se mélangeaient à l’hébreu.

Malheureusement pour la «version officielle», la lexicologie biblique possède une faille importante. L’examen minutieux du lexique employé dans la Bible, effectué par Anton Parks, permet de déterminer d’où proviennent certaines sources utilisées.

Ces sources ont été absorbées de façon progressive par les différents rédacteurs de la Bible. De ce procédé résulte un vocabulaire biblique supposé être totalement original (essentiellement hébraïque et grec). Il tire pourtant ses origines et terminologies des mythes fondateurs égyptiens et mésopotamiens. C’est ce que démontre clairement le Testament de la Vierge.

Qu’en conclure ?

Jusqu’aux dernières pages de son ouvrage choc, Anton Parks va au bout de son raisonnement et ne s’épargne, à aucun moment, une démonstration ou un effort venant à démontrer le bien fondé de ses théories et découvertes. Le lecteur est sans arrêt immergé dans des recoupements historiques et des confirmations linguistiques. Le travail est de rigueur et il est surtout d’une rare qualité. C’est un pavé dans la mare des convictions dogmatiques
et religieuses.

On pourrait se demander pourquoi aucun linguiste ou historien n’avait jamais relevé toutes ces similitudes linguistiques et historico-mythologiques
entre les histoires de Jésus et celle du cycle osirien. Il est difficile de se l’expliquer. Nous sommes d’avis que la plus part des découvertes divulguées dans le Testament de la Vierge devaient être connues de quelques rares privilégiés, mais que les chercheurs qui avaient peut-être remarqué certains de ces éléments avaient gardé le silence pour ne pas mettre en danger leur carrière et peut-être leur vie.

Il aura fallu attendre cette année 2009 pour qu’un chercheur indépendant franco-allemand, dénommé Anton Parks, armé d’une bonne connaissance linguiste – n’ayant aucun lien avec une quelconque université et donc nullement financé par des fonds privés – ose sauter le pas et étaler au grand jour et en un seul volume une telle démonstration.

Assurément, l’avenir nous réserve bien des surprises. Un réveil des consciences est en marche…

http://www.antonparks.com

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