La prophétie de DOHRMAN WINGMAKERS

Wingmakers: The Dohrman Prophecy – Chapitre XXXV

The Dohrman Prophecy de James Mahu

Traduction intégrale du livre web

dohrman prophecy

Chapitre 35 – Rêves du cœur

La Reine Samaria était parmi les plus belles et influentes femmes, toujours honorant la terre.

Elle était sculpturale en tout point, magnifiquement proportionnée, à l’esprit intelligent, et très souvent avait une influence discrète dans les plans du roi.

Elle vivait dans son propre sanctuaire, jouxtant les chambres du roi et fréquemment le roi lui rendait visite et lui demandait conseil sur des questions d’État, espérant que leurs discussions reviendraient à des activités plus viles.

La reine était la fille du général Ontro, qui était reconnu comme un brillant stratège militaire, et venait d’une maison noble qui avait produit des chefs militaires pendant des siècles.

À l’exclusion de la maison royale, la Maison Ontro était un centre du pouvoir inégalé, et Levernon savait qu’une alliance mutuelle était une partie essentielle de sa stratégie globale. Le fait que le général Ontro avait une fille exquise faisait de cette tâche l’objectif favori du roi.

Alors que la reine Samaria se promenait dans les salles du Palais-Royal, elle entendit son époux et Samuel parler dans les Chambres Royales. Au début, elle écoutait, ensuite avec une féminité envoûtante, elle entra dans la salle. « Je vois que l’œil de Dieu a quitté notre humble palais. »

Les deux hommes se levèrent et s’inclinèrent.

« Vous l’avez manqué de seulement quelques minutes, ma chère. », dit Levernon.

« Et il a signé ? », demanda Samaria.

« Non. », dit Levernon, se rasseyant dans son fauteuil. « Au lieu de cela, il a proposé l’indépendance. »

« Pour son Église ? », demanda Samaria imperturbable et d’un air innocent.

Levernon acquiesça. « Pour son église. »

« Et en échange de cette indépendance, que nous donnerait-il ? », demanda Samaria.

« La propriété incontestée de l’Oracle et l’assistance et les conseils pour l’utiliser », répondit Samuel.

« Son incitation », Samaria paraphrasait avec scepticisme, « est que, sans l’indépendance de son Église, nous n’aurions pas son soutien pour accéder et utiliser l’Oracle? Est-ce cela ? »

« En termes explicites », répondit Levernon. « Samuel m’a presque convaincu que c’est la bonne décision. Seriez-vous d’accord ? »

« Qui suis-je pour discuter avec votre conseiller le plus instruit ? », répondit Samaria, se promenant d’un pas nonchalant hors de la salle avec une oscillation séduisante des hanches. Ses pieds nus ne laissaient aucune preuve de son départ, mais la perte de sa beauté dans la salle fut aussitôt ressentie par les deux hommes.

Levernon se leva pour partir. « Je suis d’accord avec votre conseil mais avant que vous prépariez notre prochaine réunion avec Karnomen, je veux que toutes les répercussions négatives possibles de l’indépendance de l’Église soient énoncées dans un rapport, et je ne me soucie pas si elles pourraient me toucher demain ou dans une centaine d’années. Mettez-le dans ce rapport. Et … je veux que toutes les modifications possibles à ce pacte, qui servent nos intérêts, soient notées, par ordre de priorité, dans un rapport distinct. Je vous donne deux jours. »

« Une seule question, avant votre départ », dit Samuel.

Levernon acquiesça, clairement pressé de partir.

« Je pense avoir le temps de constituer une équipe pour ce projet… Ai-je votre permission d’en sélectionner une avec soin ? », demanda Samuel.

« Si vous restez au sein de la direction des Maisons Royales, vous avez ma permission, mais rien de plus large que cela. »

« Qu’en est-il au sujet de Bartholem? Il pourrait encore se révéler utile à cet égard. »

« C’est la seule exception », répondit Levernon en prenant un ton sérieux. « Que toute votre équipe sache que c’est le secret des secrets. Des fuites de n’importe quelle sorte conduiront à des sanctions. »

« Oui, merci, Votre Majesté », dit Samuel, s’inclinant légèrement. « Vos opinions sont parfaitement comprises. »

Samuel regarda le roi quitter la chambre royale dans un tourbillon de mouvements. Le roi était facilement séduit par son ardeur au plaisir, et Samuel avait à la fois pitié et enviait le roi dans sa relation avec la reine. Elle était vingt ans plus jeune que lui, et elle ne voulait rien qui empêcherait son ascension au pouvoir comme seul monarque de l’État – et cela incluait un fils. Samuel était bien conscient que la Maison Ontro désirait le contrôle de l’État, et Samaria était leur meilleur espoir pour y parvenir. Et maintenant, avec l’Oracle sur l’échiquier, les enjeux soulevés étaient infiniment supérieurs.

Samuel sortit de sa rêverie, juste à temps pour voir le roi se déplacer dans la même direction qu’avait prise Samaria seulement une minute plus tôt et la cape du roi disparaître au coin du couloir. Le sort du pouvoir est toujours inélégant lorsque les impulsions sont en jeu, pensait Samuel avec un mince sourire.

Maia s’agenouilla à côté de Kamil, plaçant une compresse froide de racines de gingembre moulues sur son front. Elle regardait le tremblement de paupières comme si la terreur se cachait dessous, attendant pour réclamer son âme. Elle pouvait sentir la chaleur de son corps, même à quelques pieds de là, et le feu de la mort, comme elle avait entendu dire, qu’il appelait, semblait être furieux, en essayant de le tirer à travers son portail carbonisé.

Maia posa sa main sur la chaîne d’or qui enlaçait toujours son cou mince. Elle tenait une partie de cette dernière dans ses doigts, la palpant instinctivement pour se rassurer. Sa mère lui avait donné, disant qu’elle ne ternirait jamais, et ainsi la chaîne ne quittait jamais son corps, sauf quand elle la nettoyait. La chaîne devint la brillante représentation de sa mère, et elle entreprenait rarement un défi sans la toucher pour s’encourager.

Maia tranquillement leva les bras et retira la chaîne de son cou en se débattant brièvement avec un fermoir qui n’avait pas été utilisé depuis plusieurs mois, puis prit la main de Kamil et lentement déposa la chaîne dans sa main ouverte, créant une montagne d’or en son centre, ferma les doigts au-dessus et porta son poing sur son cœur.

Simon regardait du coin de l’œil pendant qu’il hachait des légumes pour dîner. « Il vous a demandé », annonça Simon.
Maia se tourna vers Simon.

« Il voulait savoir où vous étiez », continua Simon. « Il était soulagé que vous étiez seulement partie pour l’eau, et vous seriez de retour bientôt. »

« Simon », demanda Maia hésitante, « pourquoi est-ce que-je l’aime? Cela n’a aucun sens. Il y a cinq jours il allait nous remettre, Joseph et moi, à la même personne qu’il a fini par tuer en légitime défense. Je devrais le détester ! » Sa voix se cassa, se fanant dans une tristesse silencieuse. « Je devrais le détester. »

Elle sombra en larmes tandis que son corps bouleversé de sympathie face à sa crainte de perte.

Simon posa son couteau et se dirigea vers Maia, lui prenant la main et la joignant à celle de Kamil. « Tenez la main, et regardez avec vos yeux secrets dans les siens, et quand vous aurez trouvé ce lien, dites-lui que vous l’aimez. »
Simon chuchotait, mais son intensité était viscérale.

Maia ferma les yeux et prit une profonde inspiration pour trouver son équilibre. Elle pouvait sentir les pulsations de la main de Kamil dans la sienne. Elle entendit Simon se retirer de la table. Elle savait que Joseph était dehors vérifiant des pièges pour assurer la nourriture, et elle pouvait entendre le feu crépiter doucement derrière elle.
Maia ferma les yeux. « De cette nature sauvage, j’ai trouvé mon amour », se murmura-t-elle. « Votre voix me touche comme un compagnon de longue date. Reste avec moi afin que nous puissions dérouler cette vie ensemble. Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. »

Maia se pencha et embrassa les lèvres de Kamil, mais son visage restait capturé dans les affres d’un cauchemar fiévreux. Maia ne s’en souciait pas. Elle avait suivi les conseils de Simon et trouva sa connexion, et l’espoir bondit dans son cœur que Kamil sente aussi ce lien. Pour elle, les murs se brisèrent, et c’était au tour de quelqu’un d’autre d’avoir peur. Elle avait perdu sa peur qui avait été consumée dans l’amour.

James
A suivre …

Source : Forum Wingmakers
Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr

Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Suivez nous sur les réseaux sociaux

Votre aide est importante…

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Articles Phares