La prophétie de DOHRMAN WINGMAKERS

Wingmakers: The Dohrman Prophecy – Chapitre XXVIII

The Dohrman Prophecy de James Mahu

Traduction intégrale du livre web

dohrman prophecy

Chapitre 28 – Les vertus du Cœur

« Jetez-le un peu plus haut », murmura Simon en regardant par-dessus l’épaule de Joseph. «Il doit flotter naturellement sur le courant plus longtemps. »

«Je sais ce que je fais», dit distraitement Joseph. «Combien de truites avez-vous attrapées dans ces cours d’eau ?»

« Je ne sais pas », répondit Simon en caressant sa barbe, « Je suppose dans les environs de trente mille. Et vous ? »


Joseph ignora sa question avec un sourire malin, et jeta l’appât plus haut dans le courant comme Simon l’avait demandé.

Effectivement une truite tachetée, de la taille d’un pied d’homme, attaqua l’appât dès qu’il flottait au-dessus du grand trou sur la rive opposée du ruisseau. Joseph lutta brièvement pour sortir la truite, et c’est seulement peu de temps après que les deux hommes mirent la truite dans un sac en jute gris-brun.

Simon portait toujours quatre sacs chaque fois qu’il sortait pour la nourriture : un pour les baies, un pour le poisson, un pour les lapins ou les oiseaux et un pour les champignons et les racines.

« Et si nous en attrapions une de plus, ou pensez-vous que nous en avons assez ? », demanda Joseph.

« Je crois que nous en avons assez, bien que je ne sache pas l’appétit de Kamil… c’est un grand garçon. », répondit Simon.

« Comment l’avez-vous trouvé ?»


« J’ai regardé », répondit Simon.

« Mais comment l’avez-vous trouvé la nuit, pendant une tempête? Saviez-vous qu’il était ici ?»

« Le monde est un vaste lieu, vous en conviendrez ? »

Joseph acquiesça.

«Pourtant, même aussi grand que le monde soit, aussi nombreuses qu’il y ait de voies, les gens se trouvent les uns les autres », expliqua Simon. «Les intersections sont formées à partir de l’énergie, non pas par des chemins physiques ou des routes. Lorsque cette énergie croise, vous êtes attiré par elle comme l’eau qui s’écoule à travers un réseau de lits de rivières ou de canaux. »

«Mais quoi, ou … ou qui crée l’énergie ?»

« Le Grand Soi », répondit Simon. «Vous êtes un champ d’énergie comme tout le monde. Vous êtes cependant la source – celle créant l’énergie – même si vous ne le réalisez pas. »

Joseph soupira. « C’est ce qui se passe? Je veux dire pour tout ? Chaque petite chose depuis que j’ai mis les pieds dans cette forêt m’a amené à cet endroit précis. » Il pointa du doigt le sol, en soulignant son sérieux. « Et vous me dites que mon Grand Soi l’a planifié de cette façon ?»

« Semble-t-il si improbable que la partie de vous qui est tout de vous, ce que je viens d’appeler le Grand Soi, soit capable d’orchestrer votre réalité à travers l’expression d’un champ énergétique, et que ce champ puisse progresser dans l’espace-temps et exposer les conditions qui attireront votre soi physique ? »

«Non, je comprends. Je le comprends totalement ici », s’exclama Joseph en pointant sa tête, « mais le problème est que si cela se fait inconsciemment, je n’ai pas besoin de mon Grand Soi réalisant ces défis pour moi. Ma vie est si complexe qu’elle me submerge, j’ai eu cette obsession au sujet de l’Oracle depuis de nombreuses années, et maintenant – quand la plupart des gens de mon âge se contentent de s’asseoir à leurs terrasses et de lire – je me retrouve traqué par la Garde suprême »


«Ah, mais vous dialoguez aussi avec un sorcier qui se trouve être le Premier Initié qui a découvert l’Oracle et a écrit La Prophétie de Dohrman. »

«C’est vrai », admit Joseph, «mais je préfère savoir quel problème mon Grand Soi a concocté pour moi à l’avenir- »
« Pourquoi ? », interrompit Simon.

« Pour me préparer !»

« Votre discernement intuitif est fait pour », répondit Simon.

Joseph toucha son visage meurtri avec précaution. «Oui, eh bien, mon discernement intuitif est douteux. »

«Peut-être que c’est votre confiance qui est hésitante ? », suggéra Simon.

«Peut-être », proposa Joseph, adoucissant son ton de voix. «Mais comment pouvez-vous faire confiance à votre intuition? C’est tellement imprécis. C’est … c’est capricieux !»

«Quand vous êtes arrivé dans ce monde, en tant que structure physique, vous étiez surtout un cœur battant», commença Simon. « Et comme ce cœur battait selon son modèle rythmique, le corps commença à former un cerveau, des membres et tous les autres organes nécessaires pour fonctionner en ce monde. Mais ce qui est venu en premier, avant même votre cœur battant, était le rythme du cœur de votre mère et le champ qu’il génère à chaque fois qu’il bat, et c’est cela qui vous a fait naitre dans la nature physique. »


«L’intuition fut votre première forme d’intelligence, elle commença dans votre cœur et elle est entièrement fondée sur des modèles rythmiques. Elle est non linéaire. Elle se courbe et s’écoule. Vous devez être de même si vous voulez faire confiance à ce qui est votre plus ancien et plus élevé instrument fonctionnant au sein de votre corps, qui se trouve être votre meilleure source pour détecter ce qui est à venir, mais vous ne pouvez pas simplement être prêt, car le plus important, vous devez comprendre et apprécier ce que vous créez à partir du Grand Soi. »

Simon se leva du sol sur lequel ils étaient assis et donna sa main à Joseph pour l’aider à se mettre debout. «J’aurais dû faire cela pour vous », fit remarquer Joseph.

« Votre gratitude est suffisante », dit Simon.

Joseph sourit. « Merci, mais avant que nous continuons, vous n’avez pas répondu à ma question précédente. Pourquoi est-ce que tout cela arrive-t-il ? »

« Voulez-vous dire à vous personnellement, ou vous référez-vous à la planète dans son ensemble ? », demanda Simon.
« Je m’explique», dit Joseph : «le monde est divisé entre le bien et le mal et le mauvais côté, eh bien, semble l’emporter. »

« Vraiment? Et sur quelle base faites-vous cette hypothèse ?»

« Je sais que vous ne lisez pas le journal, n’écoutez pas la radio ou ne parlez pas avec les gens dans les rues », expliqua Joseph, « mais les gens sont frustrés que leurs vies soient orchestrées dans l’insignifiance. Les rois de ce monde sont impitoyables dans leurs méthodes de contrôle et de maintien du statu quo. »

Joseph s’adossa contre un arbre et croisa les bras. «Le temps est comprimé, les gens sont inquiets, plus de divisions entre les groupes et clans de personnes, et tout le monde semble sous pression. L’Église, l’État, les marchands et les scientifiques ne semblent pas alignés, rien ne s’accorde… il n’y a … il n’y a aucune harmonie – »


«Joseph », interrompit calmement Simon, « il y a de vastes rythmes qui cadencent tout l’univers, et ces grands rythmes entraînent ou affectent les plus petits, et comme une réaction en chaîne, ils viennent finalement jusqu’à vous et moi. »

« Le cœur qui bat en vous écoute ces rythmes et l’information contenue en leur sein. Il sait quand ces rythmes changent et la vie est reformatée ou ajustée pour de nouvelles énergies et expériences, et il ajuste jusqu’à la moindre partie qui constitue votre présence en ce monde. »

«Comprenez-vous ? », demanda Simon, regardant directement dans les yeux de Joseph pour confirmation.
Joseph acquiesça distraitement comme si ses pensées étaient ailleurs. « Je pense que oui, mais c’est tout aussi abstrait par rapport au monde à mes pieds. » Il regarda Simon avec un nouveau regard. «Je ne pourrais m’adapter aux réalités du monde si je savais que ma voix compte. Si je savais que le mal dans le monde était équilibré par le bien, et que l’indifférent – les moutons irréfléchis du milieu – s’activait pour faire cesser les gens malfaisants, mais je ne vois rien de tout cela. »

«Comme tout processus, en particulier de cette ampleur, il semble se dérouler de façon inégale, parfois se repliant, parfois bondissant. Vous pouvez prendre le parti pour le bien, le milieu comme vous dites, ou le mal, mais toutes les dimensions de ce processus font partie d’un ensemble plus vaste, et c’est cette totalité qui s’ajuste et se réaligne vers une grandiose plénitude ou intégration, et cela prend du temps. »

« Combien de temps ? », demanda Joseph. « Le verrai-je de mon vivant ? »

Simon secoua la tête. « Est-ce important si vous le voyez? Avez-vous besoin d’une confirmation pour vivre dans le monde à vos pieds ? Est-ce que cette confirmation vous fera vivre autrement ? »

« Peut-être qu’elle le ferait », répondit Joseph. «Elle me donnerait l’espoir, c’est sûr. »

Simon prit son grand bâton et s’appuya contre lui comme s’il était fatigué de rester debout en un seul endroit. « Alors ayez foi que la totalité de l’univers est entre les mains d’une intelligence qui la guide infailliblement vers une riche lumière, vers une dimension supérieure de l’existence où l’humanité sera un jour libre dans tous les sens. »

« Donc, tout cela est la liberté ? »

«Tout cela est amour », répondit Simon laconiquement.

« Je n’aime pas avoir l’impression de me répéter », répondit Joseph, « mais ces concepts sont des abstractions bonnes à laisser aux contes de fées ou aux livres religieux en ce qui me concerne. »

« Il n’y a rien d’abstrait au sujet de l’amour », répondit Simon. « Je ne parle pas de l’amour tel que l’humanité l’a défini. L’amour est la plénitude des vertus humaines, notamment les six vertus du cœur : l’appréciation, la compassion, le pardon, l’humilité, la compréhension et le courage. Ces vertus s’entremêlent et forment la condition de l’amour. L’amour est un état de conscience. Quand vous vivez au sein des six vertus du cœur, vous conditionnez l’amour à une fréquence plus élevée. »

«L’amour, comme toute autre chose, est un continuum de l’expression humaine, s’étendant de l’expression maladroite et égoïste d’une personne possédée par sa propre gloire, à celle d’un maître qui a perfectionné son expression dans le creuset de son cœur. Vous pouvez définir le continuum entier comme l’amour, mais ses expressions sont très différentes. »

«L’amour en tant qu’état de conscience, c’est tout simplement vivre dans l’expression des six vertus du cœur. »

« Oui, mais combien de personnes sont des saints ? », demanda Joseph. « Combien de personnes peuvent vraiment vivre dans cet état? D’après mon expérience, aucune. Voilà combien. »

Simon hocha la tête, et menaça Joseph de son bâton. « Posez-moi une autre question rhétorique et soyez prêt à retrouver le chemin de chez vous ! »

Joseph regarda ses bottes pour éviter le regard furieux de Simon. « Désolé, mais même cela – ce que vous venez de faire – l’emportement fait parti des six vertus du cœur? N’ai-je pas simplement prouvé ce que je voulais dire ? » Joseph leva les yeux vers Simon alors que les dernières paroles quittaient sa bouche.

« Je ne suis pas un saint », admit Simon. «Je suis un sorcier, je pensais que vous le saviez. » Un léger sourire tomba sur son visage pendant qu’il parlait. «Une partie de cet état de conscience est la croyance – le sentiment de certitude – que tout le monde, même ceux qui sont égarés, font de leur mieux pour faire face, pour être de nature civile, pour être et faire le bien. Nous échouons souvent, certains plus que d’autres, mais l’amour est un état de conscience, pas un état de perfection. »

Simon adoucit son attitude, retournant à son inclinaison personnelle caractéristique. « Les émotions sont mercurielles. Elles fluctuent et changent et vous devez être prêt à pardonner vos limitations de tolérance, sensibilité, rationalité et tout le reste ce qui vous maintient en équilibre. »

« Dans mon emportement », poursuivit Simon : «J’étais conscient de mes émotions, mes paroles, et mon langage. Dans cette prise de conscience, je savais que vous alliez le recevoir comme une rebuffade, mais je voulais le prononcer de cette façon. C’était tout à fait conscient. Maintenant, vous m’avez retourné en commentaire que c’était trop extrême, et peut-être ça l’était, mais j’ai adouci mon langage et fais des ajustements. Je me suis pardonné en modifiant mon état émotionnel. »

«L’amour a été pratiquée dans l’interaction de ma compréhension, du pardon et un peu de courage en me permettant d’être vulnérable. Vous voyez les vertus du cœur sont entremêlées comme une expression de votre état de conscience. C’est ainsi que votre état de conscience reflète votre état d’être. L’état d’être est votre centre spirituel, le lieu où vous laissez votre signature sur ce monde de l’espace-temps, pas comme des actes ou créations de la matérialité, mais comme une vibration. »

« Et que fait cette vibration ? », demanda Joseph.

«Elle conditionne l’espace-temps sur une tonalité plus élevée, et cette tonalité ou vibration est l’égalité, centrée sur l’amour et exprimée à travers les vertus du cœur d’où l’amour s’étend. Si une seule personne vivait de cette façon et tout le monde sur Terre était des païens impies, alors une ouverture serait faite dans laquelle la tonalité de l’égalité et une plus grande compréhension des dimensions de l’amour pourraient se produire pour tout le monde. Cela ne signifie pas que tout le monde en prendra connaissance et adoptera cette nouvelle vibration, mais elle permet la possibilité de l’amour sur cette planète. »

«Tout, je veux dire chaque étape de progrès dans l’ascension de l’humanité, a commencé avec un seul être humain qui a choisi d’exprimer les vertus de son cœur. Cela n’a pas été amené ici depuis quelque lieu céleste, Dieu ne l’a pas ordonné. C’est le libre arbitre d’une seule personne qui décide – qui choisit tout simplement d’exprimer la sagesse de son cœur. Une personne l’a fait, une autre peut suivre, et bientôt il sera possible à d’autres de le faire et cela s’étend car ces vertus sont contagieuses, car elles ne portent pas de jugement. »

« Et tout cela est une vibration, est-ce que je peux la sentir ou l’entendre ? », demanda Joseph semblant encore perplexe. « Vous avez dit que ce n’était pas abstrait, mais ça l’est pour moi ! »

Simon ramassa une grosse branche qui était tombée de la tempête et enleva trois branches plus petites en les plaçant comme les rayons d’une roue avec sa main comme moyeu. «Voyez-vous ces lignes ? »

Joseph acquiesça silencieusement.

«Il y a trois branches et six extrémités. Disons que le centre, où ma main tient les branches, est l’amour et chacune de ces extrémités représente l’une des six vertus du cœur. » Simon pointait chaque extrémité avec sa main libre, en citant les vertus alors qu’il avançait. «L’appréciation, la compassion, le pardon, l’humilité, la compréhension, et le courage. »

«Maintenant, l’amour vit ici – à l’intersection – où chacune de ces vertus convergent au niveau du moyeu, mais l’amour se déplace vers l’extérieur le long de chacune de ces branches, et prend le caractère d’une des vertus du cœur quand elle s’exprime. L’amour peut déplacer vers l’extérieur symétriquement ou asymétriquement, mais il revêt les vertus et s’exprime à travers les vertus. »

« Cet amour, avec ses six caractéristiques, peut être infusé dans tout et n’importe quoi. Quand il est exprimé à partir de votre cœur avec un soin authentique, il change toutes choses. C’est la vibration de l’égalité qui est l’atome de l’existence de l’amour, et cette vibration est ce qui tisse la polarité qui nous divise – non pas quelque croyance magique ou mantra récité, mais dans nos comportements, comme nous nous exprimons nous-mêmes. »

Simon abandonna les branches au sol et saisit sa gourde d’eau, en versant un peu d’eau dans sa main en coupe. «Voyez-vous cette eau ?»

« Oui », chuchota Joseph, soulevant un sourcil sceptique.

«Nos scientifiques les plus brillants », expliqua Simon, «ont étudié l’eau et peuvent nous indiquer ses propriétés chimiques et les caractéristiques physiques, mais ils ne peuvent pas indiquer clairement ce qu’elle est. Les scientifiques ne comprennent pas quelque chose d’aussi simple et répandue que l’eau. Et pourtant, l’eau est une métaphore de la vie. Elle peut se transformer en différents états. Elle est extrêmement malléable. Elle traverse les voies de moindre résistance. Elle peut surmonter le plus fort des obstacles donnés le temps. L’eau et la vie sont des alliés, et comme je la tiens dans ma main, j’insuffle ma vibration en elle. »

« Comment ? », demanda Joseph.

« Parce que je décide que je peux », répondit Simon.

« Nous sommes de retour à la foi — »

« Non », interrompit Simon. « Pas foi, choix. Je tiens cette eau dans ma main, et avant que je la boive, je vais l’infuser d’amour, non pas parce que j’ai la foi que cela fera une différence, mais parce que c’est la pratique que j’ai choisi de faire. C’est une décision.»

« D’accord, mais n’avez-vous pas décidé de faire cela parce que vous avez la foi que … que votre pratique permettra d’améliorer l’eau et de vous apporter la santé ou le bien-être ?»

Simon secoua la tête et sourit. «La vibration de l’amour que j’ai créé durant ma vie n’est pas quelque chose se tenant en moi, ni s’exprimant pour mon profit personnel. Sa beauté n’est utile que lorsqu’elle est partagée avec toutes les choses, parce qu’elle est, comme je le disais auparavant, en son centre le plus intime, la tonalité de l’égalité, et une fois qu’elle est retenue sur une chose, elle est diminuée. »


Joseph regardait pendant que Simon prit sa main en coupe et délicatement lança l’eau dans sa bouche.

«Avez-vous appris tout cela de l’Oracle ? », demanda Joseph.

«Non, c’est venu de moi-même. »

« Comment ? »

« J’ai écouté ce qui est en moi, j’ai pratiqué ce que j’ai entendu, j’ai observé les résultats, et j’ai pris des décisions concernant la façon de naviguer basées sur cette information. Si vous faites cela suffisamment de fois, vous apprendrez comment cultiver la vibration de l’égalité et devenir un artisan de l’amour. »

« C’est simple, n’est-ce pas ? »

« Je n’ai dit que c’est simple », corrigea Simon.

Simon ramassa deux des sacs de jute, les jetant sur son épaule. « Nous devrions revenir, je suis sûr que Maia et Kamil ont faim. »


Joseph ramassa les sacs restants. « Donc, c’est une question de choix? Il n’y a rien de magique ou de surnaturelle ? C’est seulement un choix ?»

« Non, ce n’est pas seulement le choix », Simon sourit. «Le choix est l’étape de départ, mais c’est la façon dont vous approvisionnez l’amour en vous et apprenez à l’exprimer à travers les vertus du cœur. »

« Regardez autour de vous, Joseph », conseilla Simon, « voyez-vous les paysages de cette forêt, ou voyez-vous les paysages de votre cœur dans cette forêt ?»

« Je ne comprends pas ? », marmonna Joseph en hochant la tête.

« C’est votre choix de voir votre environnement actuel comme des arbres et des buissons, des ruisseaux et des herbes, mais l’énergie au sein de vous, qui est vous, n’est pas vue ou entendue. Elle est ressentie. Ainsi vous devez sentir le monde par le biais de votre cœur et ensuite voir le monde autour de vous. Dans cet ordre. »


Simon se tourna et descendit le sentier d’où ils étaient venus, en fredonnant une chanson pour lui-même.

Joseph hocha la tête face au visage impénétrable de Simon s’éloignant sans aucun souci. « Énigme au sein des énigmes, celui-là. »

Joseph s’éloigna dans un effort pour suivre le rythme, se demandant ce que ce serait de voir le monde à travers la lentille de son cœur, souhaitant silencieusement qu’il sache.

Nouveauté

James
A suivre …

Source : Forum Wingmakers
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