La prophétie de DOHRMAN WINGMAKERS

Wingmakers: The Dohrman Prophecy – Chapitre XLVII

The Dohrman Prophecy de James Mahu

Traduction intégrale du livre web

dohrman prophecy

Chapitre 47 – Dédain en forme de cœur

« Je m’en fiche ! C’est mon médecin ! », s’écria Levernon. « Pour qui se prend-il? J’aurai sa tête ! Pense-t-il réellement être au-dessus des lois ? »

Samuel laissa Levernon fulminer, hochant la tête simplement et acquiesçant quand Levernon regardait dans sa direction. Au bout de quelques minutes, il se calma finalement.

« Nous devrions poster des gardes à son domicile », dit Levernon, se laissant tomber dans son fauteuil. « Ces salauds sadiques. »

« Nous ne pouvons envisager quelconques représailles », dit Samuel après un long silence. « Bartholem m’a demandé spécifiquement de- »

« Et puis quoi, je dois paraître impuissant parce que vous avez fait une promesse à Bartholem? Non, vous devez lui expliquer que le monde ne fonctionne pas de cette façon. Bartholem est comme un père pour moi, je le mettrais sur une île s’il le fallait … je vais … je posterai une armée devant sa porte, mais je ne vais pas être intimidé par un truand de pacotille opérant pour le compte de Karnomen. »

« Je veux que vous prévoyiez notre châtiment avec toutes les ressources que vous avez utilisées pour sécuriser l’Oracle. Je veux qu’il voit qu’il ne peut pas intimider ou même toucher à la Maison Royale, sans conséquence. »

Levernon se tut, les yeux décrivant l’expression d’une pensée profonde tandis que son front se plissait d’inattendus canyons, puis son visage se transforma en un large sourire. « Nous utiliserons l’Oracle contre lui. Nous créerons une nouvelle religion basée sur ses enseignements. Cette nouvelle religion sera sous mon contrôle. Nous libérerons la sagesse qu’il convoitait pour lui-même, et tous ses prédécesseurs se retourneront dans leurs tombes quand nous dévoilerons toute l’histoire au peuple. Je serai le nouveau Messie, celui qui mettra cette nouvelle connaissance à la disposition des personnes. »

La bouche de Samuel tomba ouverte, comme si un pont-levis s’abaissait pour recevoir une foule.

« C’est la vengeance ! », dit Levernon avec convoitise. « Je veux que vous travailliez dessus. Est-ce clair ? »

« C’est une vision brillante et audacieuse. » Samuel acquiesça, en ajustant sa bouche et abaissant son regard vers ses chaussures. « Je commencerai la planification immédiatement après notre réunion d’échange de demain. »

« Bon », dit Levernon, se tenant debout avec conviction. « En attendant, je souhaite donner un petit cadeau à Bartholem pour compenser son sacrifice. »

« Qu’avez-vous en tête ? », demanda Samuel, se tenant près de la porte et se préparant à partir.

« Je voudrais qu’il soit le premier à utiliser l’Oracle — lors de notre réunion d’échange. »

« Je ne suis pas sûr qu’il voie cela comme un cadeau, Sire », répondit Samuel. « Il est même nerveux à l’idée d’y aller. »

« Je comprends tout cela, mais c’est un cadeau de son roi. Il ne peut le refuser. »

Levernon se pencha, attrapa une pomme d’un bol de fruits sur son bureau, et en prit une bouchée. Il agita la main signalant que la réunion était terminée. Samuel s’inclina et sortit des appartements du roi, se demandant comment il serait possible de convaincre Bartholem d’être le premier à poser les questions à l’Oracle, et en présence de Karnomen rien de moins. Il ne le ferait pas, même pas pour le roi.

Samuel marchait dans les couloirs du Palais, s’imaginant tentant de justifier à Levernon son échec à convaincre Bartholem. « Je lui ai dit que vous lui faites ce cadeau comme gage de votre appréciation, et faites savoir à Karnomen comme son acte de dépravation a peu touché le Palais-Royal. Je lui ai dit que ce serait le plus grand privilège de sa vie de s’adresser à l’omniscient Oracle. Il serait en mesure de lui poser n’importe quelle question – du personnel à l’universel, et n’importe quoi entre-deux. »

« Et il a refusé ? », demanderait le roi.

« Eh bien … », marmonnerait poliment Samuel, « ce n’est pas qu’il a refusé, il a simplement senti que l’honneur était trop grand pour lui et il a ajouté que le meilleur cadeau que vous pourriez lui faire serait de vous adresser légitimement en premier à l’Oracle. »

Oui, c’est le ton que je devrais prendre pour convaincre Levernon, pensa Samuel. Bartholem m’est redevable … encore.

Hugelitod marchait allègrement vers la résidence secrète de Doriah, l’installation de stockage en apparence inoffensive qui cachait un temple antique. Une note mystérieuse fut épinglée à sa porte la nuit précédente dans un code qui ne lui prit que quelques instants à traduire : « 4 AM D. ». Il était arrivé promptement à quatre heures cet après-midi, et il voulait être à l’heure.

Il venait de terminer une longue journée dans les jardins entourant le centre communautaire du monastère. Le centre était le seul endroit que les visiteurs étaient autorisés à pénétrer, et son périmètre était étroitement surveillé afin de s’assurer que personne ne puisse se glisser au-delà et entrez dans les sanctuaires privés de l’Ordre.

Il y avait deux types de prêtres qui vivaient dans le Monastère du Suprême Initié : les prêtres savants invités, dont la plupart étaient des religieux en congés sabbatiques pour étudier et contempler les textes ésotériques de l’Église ou travailler à l’observatoire, et ceux qui étaient membres de l’Ordre des Seize Rayons. Ces derniers, un petit groupe en comparaison, avaient des locaux spéciaux, des bureaux et des centres de conférences qui étaient exclusifs à l’Ordre.

Même les assistants des seize Grands Initiés étaient eux-mêmes un ordre dans le sens où ils étaient soigneusement sélectionnés, vivaient dans des quartiers séparés, et généralement y séjournaient, en raison des exigences et du secret de leurs emplois.

Souvent, les prêtres invités au monastère pour l’étude et la contemplation étaient, sans le savoir, des candidats à l’Ordre des Seize Rayons. Ils étaient scrutés par les Grands Initiés pour leur potentiel à se joindre à leur personnel d’assistance. Une fois qu’un prêtre était accepté dans le personnel d’assistance de l’Ordre, il était ensuite évalué pour son aptitude à entrer dans l’Ordre. Le processus d’adhésion à l’Ordre était lent et fastidieux puisque seulement seize postes existaient et rare étaient ceux qui en prévalaient, sauf en cas de décès. Il y eut un cas, il y a des années, d’un initié, Numéro Douze, qui partit pour des raisons de santé, et choisit de ne pas revenir à ses responsabilités, mais l’écrasante majorité restait à leur position jusqu’à leur mort.

Depuis sa libération, Hugelitod restait lui-même. Les prêtres invités se méfiaient de son statut au sein de l’Ordre, et son arrestation était un scandale en quelque sorte. Les rumeurs abondaient qu’il avait menti à Karnomen, ou pire encore, qu’il était possédé par le démon de la folie. Ils supposaient qu’il était condamné au bannissement dans un rôle servile au sein du monastère, donc, pour eux, Hugelitod était tout simplement un travailleur des jardins, et donc à éviter pour cela.

Les Grands Initiés n’étaient pas très différents, le fuyant quand ils passaient proche et évitant tout contact visuel. Hugelitod était un inconnu, et même s’il avait obtenu son pardon, il restait, à leurs yeux, en période de probation. Cela durait jusqu’à ce que Hugelitod les prenne individuellement, présente des excuses, et regagne leur confiance.
Hugelitod était sur le point de frapper, tandis que la porte s’ouvrit avec Doriah debout derrière elle, partiellement caché dans l’ombre profonde de son capuchon. Il fit signe à Hugelitod de venir à l’intérieur. « J’ai fait de la limonade. J’ai pensé que vous auriez soif à travailler dans cette chaleur. Suivez-moi, nous sommes dans la cuisine. »

« Nous sommes ? » Une alarme se déclencha dans les intestins de Hugelitod pour le choix des mots.

« Merci », dit Hugelitod, se demandant pourquoi il ne pouvait pas penser à quelque chose d’autre à dire.

Les deux hommes marchaient vers la cuisine comme précédemment, et là, à la détresse soudaine de Hugelitod, Karnomen était assis à la petite table, sirotant un thé et regardant de manière désinvolte comme seul un Suprême Initié pouvait le faire dans des circonstances difficiles.

« Désolé de vous choquer », dit Karnomen, lisant avec un coup d’œil adroit le visage de Hugelitod, « mais quand Doriah m’a expliqué sa situation fâcheuse, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander pourquoi vous êtes tellement insistant, ainsi … sans relâche sur la question de la subversion. Il semblerait qu’un jour vous êtes avec nous, et l’autre vous êtes contre. J’ai peine à suivre vos cycles de loyauté et de trahison. Alors, dites-moi, quel cycle êtes-vous aujourd’hui ? »

Hugelitod avait le cœur dans la gorge. Il avait soudainement chaud sous sa robe, et il pouvait sentir un petit ruisseau de sueur coulant sur sa tempe gauche.

Doriah désigna une chaise. « Asseyez-vous. Nous allons simplement avoir une conversation amicale. »

Hugelitod fit comme il lui fut demandé, soucieux de montrer son respect pour Karnomen, s’inclinant avant de s’asseoir. « Conversation amicale? Comment peut-elle être amicale ? », pensa Hugelitod.

Karnomen se dégagea la gorge, rappelant à Hugelitod que sa question n’était pas rhétorique.

« Pourquoi… êtes-vous … ici ? », dit Hugelitod de façon hésitante, dardant ses yeux entre les deux hommes et ignorant la question de Karnomen.

« Je ne suis pas d’humeur à la distraction », dit Karnomen. « Je pose les questions. Vous y répondez. Est-ce compris ? »
Hugelitod acquiesça, en se concentrant sur Karnomen. « Monsieur, je ne veux tromper personne – surtout pas vous … Je suis simplement en désaccord avec Doriah, et peut-être avec vous, sur l’opportunité de transmettre les enseignements de l’Oracle au peuple. C’est le souhait de l’Oracle que je le fasse. Pas le mien. »

Karnomen tenait sa tasse dans ses deux mains, proche de sa bouche, soufflant dessus doucement. Hugelitod regardait les ondulations créées sur toute la surface du thé captif.

« Vous dites que c’est la volonté de l’Oracle … », observa Karnomen. « Comment savez-vous cela? Vous avez seulement parlé d’images de l’Oracle induites par la drogue. Vous en savez un peu au sujet de la Prophétie de Dohrman, et soudain vous croyez que vous êtes l’élu. »

Doriah ne lui a pas raconté mon expérience dans le temple.

Doriah, qui versait de la limonade derrière eux, dans la cuisine, posa deux verres sur la table avec une assiette de chocolats. « Puis-je interrompre avec quelques rafraîchissements ? »

Karnomen acquiesça, posant sa tasse de thé pour la première fois depuis que Hugelitod était entré dans la pièce exigüe et faiblement éclairée, et tendit la main pour un chocolat, sa main osseuse tel un bec de vautour.

Doriah s’assit mettant ses deux mains sur ses genoux. Son visage, telle une mosaïque de peau fine tendue, était un masque comme lorsque encadré par la capuche de moine, s’ajoutant à sa présence déjà mystérieuse.

« L’idée vient de me venir à l’esprit que peut-être qu’il y a un moyen de résoudre ce dilemme », suggéra Doriah. « Et si nous sanctionnons le travail de Hugelitod pour … disons un mois. Nous verrons ce qu’il accomplit dans le travail avec cet esprit qui se fait passer pour l’Oracle. »

« Dans quelques jours, l’Oracle sera entre les mains du roi, et nous perdrons notre droit de s’en servir. Peut-être ce que Hugelitod peut réaliser est d’ouvrir un nouveau point d’accès- »

« Vous ne croyez pas ces fantaisies imaginatives, n’est-ce pas ? », interrompit Karnomen.

« Ce que je crois n’a pas d’importance », répondit Doriah, indiquant Hugelitod. « Il le croit, et il dit la vérité. Cela ne nuira pas. Si nous lui permettons, nous aurons un peu de clarté. Quoi qu’il produise avec l’aide de son ami l’esprit …, nous saurons s’il s’agit de l’Oracle tout simplement par la sagesse qu’il contient – ou l’absence de celle-ci. »

« Si nous trouvons que les écrits produits par Hugelitod et son allié sont blasphématoires, nous arrêtons simplement l’expérience, mais si nous trouvons qu’il a réussi à accéder à l’Oracle — d’une manière nouvelle — c’est peut-être là notre occasion de garder notre accès. »

Doriah lança un regard à Hugelitod, comme pour faire taire toute réaction de sa part.

Karnomen se pencha et prit un autre chocolat de l’assiette. « Je ne considérerais ceci qu’aux conditions suivantes : Un, vous supervisez l’expérience, comme vous l’appelez. Deux, vous vous assurez que tout ce qui est produit sous la forme d’écrits soit sécurisé pour l’Ordre en vue d’examen. Hugelitod ne pourra garder aucune copie pour lui-même. Trois, si nous déclarons que les écrits sont blasphématoires, Hugelitod accepte de cesser son obsession avec l’Oracle. Quatre, vous avez deux semaines. »

Karnomen laissa tomber le chocolat dans sa bouche et se leva. « J’ai une autre affaire à régler. Sommes-nous d’accord ? »

Doriah acquiesça. « Nous sommes d’accord. »

« Et qu’en est-il pour vous ? », demanda Karnomen, en se tournant vers Hugelitod. Hugelitod acquiesça également. « Oui, Monsieur, je suis d’accord. Je vous remercie. »

« Juste pour que se soit bien clair pour vous deux », ajouta Karnomen. « Je ne crois pas tout cela. Je ne crois pas que vous ayez déjà contacté l’Oracle, à l’exception peut-être de votre initiation. Je ne crois pas une seconde que ce que vous avez vu et entendu – ce que vous appelez l’Oracle – soit en effet l’Oracle Mais comme Doriah l’a souligné, à juste titre, c’est une expérience inoffensive, et aussi longtemps que vous acceptez d’abandonner cette obsession dans deux semaines, alors je suis satisfait. »

« Mais croyez-moi, vous avez deux semaines pour avoir une réponse claire. Pas plus ! Considérez-vous chanceux d’avoir le soutien de Doriah dans cette entreprise. Il a infiniment plus de patience que moi. »

Karnomen tendit une dernière fois la main pour les chocolats. « Je vous remercie pour les rafraîchissements », dit Karnomen. « Ces chocolats sont spectaculaires. »

« Je suis heureux que vous les aimiez », dit Doriah. « Prenez-en un peu pour la longue marche. Ils vous rappelleront la maison. »

Karnomen posa la main sur l’épaule de Doriah et ensuite s’éloigna. « S’il y a une chose, que je ne suis pas, c’est un glouton, mais merci quand même. »

Karnomen leva sa main osseuse alors qu’il s’éloignait. « Deux semaines. »

Ses pas s’estompèrent dans le silence, puis le bruit d’une porte se fermant retentit. Le silence de mort de la pièce fit place à une pendule faisant tic-tac comme un battement de cœur depuis une pièce que Hugelitod ne pouvait pas situer.
Doriah regarda Hugelitod et soupira. « Pourquoi pensez-vous que le Suprême Initié a l’un des observatoires les plus sophistiqués au monde ? »

Le visage de Hugelitod se rida alors qu’il considérait la question bizarre. « Qu’est-ce que cela à faire avec ce qui vient de se passer ? »

Doriah resta silencieux et implacable, attendant la réponse de Hugelitod.

« Je veux dire, vous venez d’esquiver la question en disant des demi-vérités au Suprême Initié et puis vous me demandez pourquoi il a un grand télescope? Qui s’en soucie ? »

Hugelitod réalisa qu’il n’avait pas pris toute sa limonade et but une gorgée rapide pour étancher sa gorge desséchée. Il était irrité. Il était en colère contre tout le monde qui pensait qu’il était fou ou obtus au point de croire à des apparitions qui se faisaient passer pour l’Oracle. « Vous l’avez vraiment mené par le bout du nez, n’est-ce pas ? », dit-il, sa voix froide de dédain.

Doriah resta silencieux, regardant fixement Hugelitod comme s’il contemplait une idée étrange ou le camouflage de la sagesse.

« Je ne sais pas pourquoi il dispose d’un observatoire », laissa échapper Hugelitod. « Cela semble être un gaspillage d’argent, je ne sais pas, c’est peut-être un passe-temps pour lui, il a une passion pour l’astronomie. Et alors ? Quelle différence cela fait-il ? »

« D’autres religions au monde ont-elles des observatoires ? », demanda Doriah.

« Je ne sais pas … Je ne le pense pas. Pourquoi me demandez-vous cela ? »

« L’univers a une racine … un commencement qui est venu avant même sa création. Et cette racine, juste comme la racine d’une plante, est nourrie par quelque chose pour lui permettre de croître et de se développer. La science travaille pour expliquer tout cela, mais la racine, et tout ce qui la nourrit, est si mystérieux que la science ne peut pas le comprendre. Ainsi nous, l’Église, sommes invités à fournir des réponses. »

« Et nous disons aux gens que la racine de l’univers, et ce qui la nourrit, est Dieu, le Créateur. Et les scientifiques disent que c’est inconnu : qu’ils ont des théories, mais seulement des théories. Karnomen et ses prédécesseurs savaient que ce serait l’ultime histoire à raconter. Ils savaient que la racine de l’univers détient la clef permettant de concilier le Créateur et le créé. »

« Pourquoi ? », demanda Hugelitod. « Pourquoi quelque chose de si loin de nous devrait avoir quelque incidence sur ce que nous croyons ? »

« Parce que la science et la religion rivalisent comme les conteurs », répondit Doriah. « Et si la science y arrive avant la religion, si elle raconte l’histoire du Créateur, ce sera sans l’artifice d’un être divin. Dieu sera réduit à des forces élémentaires – multiples. Tout va vers la pluralité dans les mondes de la science, en dépit de leur affirmation de la « singularité », mais si la science pouvait rectifier son chemin vers la racine, elle verrait qu’il existe un seul facteur causal derrière toutes les couches de la pluralité. »

« C’est selon l’Oracle, ou votre propre opinion ? »

« Presque tout ce que je crois est selon l’Oracle », répondit Doriah du tac au tac. « Et ce seul facteur causal échappera toujours aux instruments de la science, mais il est déjà reconnu par la religion, et ce depuis des milliers d’années, mais nous voulons être les conteurs – ceux qui découvrent la racine et l’expliquent aux personnes en des termes qu’ils peuvent comprendre et croire. »

« L’observatoire est tout simplement notre façon de dire que la science est un outil de l’Église, aussi. Quand nous sommes prêts à raconter cette histoire, c’est autant de la science que de notre religion. Nous sommes les alchimistes qui mélangeons les deux en quelque chose de compréhensible et d’émouvant. »

« Pourquoi me dites-vous cela? Comment tout cela se rapporte à notre conversation avec Karnomen ? »

« Je voulais simplement que vous sachiez que Karnomen rejette vos histoires car au fond, il est un homme de science, un fait qui est perdu pour tout le monde autour de lui. Il comprend que ces entités de l’au-delà, ou même les mondes célestes, ne peuvent pas interagir avec nous car elles nous rendraient fous. Il a présumé que vous êtes déjà tombé dans cette catégorie. »

Hugelitod était sur le point d’interrompre et de se défendre, mais Doriah leva la main. « Je lui ai dit que vous êtes parfaitement sain d’esprit. Détendez-vous. Mais alors sa conclusion suivante était que vous avez inconsciemment été la proie des hallucinogènes fournis par le bon docteur, Bartholem. Je veux dire que vous ne convaincrez jamais Karnomen de votre histoire à moins que votre histoire considère la science. »

Doriah s’arrêta, laissant ses paroles être assimilées « Vous feriez bien de rappeler à l’Oracle ce fait, si cette expérience consiste à passer au-delà des deux semaines prévues par Karnomen pour son examen. »

Hugelitod secoua légèrement la tête dans l’inconfort. « Je trouve qu’il est difficile de croire que Karnomen soit plus un scientifique qu’un religieux. En fait, il m’est impossible de le croire. Il est l’Œil de Dieu, le Suprême Initié le chef de notre Église et- »

« L’Oracle a un moyen de vous changer. D’entre toutes les personnes, vous devriez le savoir. » Doriah soupira, et assombrit ses paroles. « Il y a d’autres choses au sujet de Karnomen que vous ne pouvez pas comprendre – d’autres influences qui font sa personnalité tellement complexe … »

Doriah repoussa sa chaise, signalant que la réunion était terminée. « Nous commencerons demain. Ayez une bonne nuit de sommeil et retrouvez-moi ici après avoir pris le petit déjeuner, un déjeuner léger. Vous avez beaucoup à apprendre. »

James
A suivre …

Source : Forum Wingmakers
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