La prophétie de DOHRMAN WINGMAKERS

Wingmakers: The Dohrman Prophecy – Introduction et Prologue

The Dohrman Prophecy de James Mahu

Traduction intégrale du livre web

dohrman prophecy

INTRODUCTION

L’anthropologue, Francis Harwood, interrogea un ancien au sujet des mythes et du penchant de sa tribu sioux à raconter des histoires, et lui demanda pourquoi son peuple raconte des histoires de génération en génération.

L’ancien répondit, « afin de devenir des êtres humains ».

Alors Harwood demanda, « mais nous ne sommes pas déjà des êtres humains ? » L’ancien sourit de façon entendue, « Tout le monde ne le devient pas ».

Devenir un être humain n’est pas aussi simple ou automatique, comme le croit la plupart des gens. Bien sûr, nos corps sont humains, mais nous pouvons vivre dans le vide de celui qui est endoctriné à donner son attention.

Notre attention est comme un vent impulsif, dispersé et incertain de ce qu’il faut présenter, de ce qu’il faut croire, de ce qu’il faut exprimer. Notre véritable humanité demeure dans la chrysalide d’un état protégé, en attente de percer les murs minces qui la contiennent. Quels sont ces murs ? Pourquoi existent-ils ? Comment pouvons-nous sortir de la chrysalide et déployer nos ailes afin d’explorer les dimensions subtiles au-delà de nos sens humains, et, ce faisant, devenir plus humain ? Telles sont les questions qui sont explorées dans La Prophétie de Dohrman.

Comme un jeune enfant, vous pouvez regarder un pommier, voir les pommes pendues à une branche et croire qu’elles se sont développées depuis la branche. Plus tard, vous réalisez que la branche est seulement une partie de l’arbre, l’arbre est seulement une partie de la Terre et la Terre n’est qu’une partie du cosmos. Dans cette chaîne d’interconnexions, vous pouvez presque comprendre comment la pomme pousse à partir de l’univers. Ainsi elle est avec chacun de nous. Indépendamment de la branche (la culture ou l’ethnie) d’où nous provenons, nous nous développons depuis l’ensemble de l’univers et, en réponse, l’univers se développe depuis notre essence collective.

L’Apocryphe de Jean, un texte du Nag Hammadi, dit : « nous travaillons étroitement avec la déesse Terre de sorte que notre sagesse supérieure puisse corriger ce qu’elle lui manque grâce à l’expression de lumière que nous détenons et partageons. »

Les gnostiques croyaient en une relation supérieure entre la Terre et l’humanité. Ils ont compris que le réalignement de la vie sur Terre avec notre centre cosmique était la spirale de la coévolution qui nous a rendus vraiment humain car nous étions en mesure de percevoir la Terre comme une partie de nous. Je me rends compte que les gens sont enclins à communiquer avec les cieux quand ils pensent à leur spiritualité, mais parfois ce que nous cherchons dans les branches peut seulement être trouvé dans les racines. La Terre joue un rôle central dans l’histoire de la Prophétie de Dohrman, exprimée par le biais de ses personnages qui sont la pierre, les arbres, les animaux et d’autres éléments.

La Terre est la force fondatrice dans cette histoire, et c’est justement parce que sa présence est tellement forte, que les énergies subtiles des dimensions supérieures peuvent être utilisées comme le contrepoint dans une composition musicale. Bien que cette histoire soit basée en un lieu et un temps mythologique, ce qui est important de savoir est que l’histoire vous ôte de vos autoréférences ainsi vous pouvez agir comme un lecteur ou auditeur holistique, intégrant entièrement l’histoire et ses archétypes sans comparer votre temps et lieu à celui des personnages de l’histoire.

Vous pouvez obtenir davantage de valeur de cette histoire si vous contribuez à son récit en utilisant les sections Commentaires et Notes, ou en participant à des groupes. Elles ne sont pas essentielles, mais pour la plupart, elles vous aideront à ancrer les perspectives, les idées ou les inspirations que vous allez acquérir au long de votre chemin de lecture. Hiérophanie est un terme grec utilisé pour décrire la manifestation du sacré. Les hiérophanies sont des avancées des énergies divines dans le monde matériel. Elles sont comme des portails entre les dimensions.

Le rôle de la narration est d’essayer d’amener ces énergies dans notre monde de la séparation et de l’ego, et le lecteur fait leur partie pour les recevoir, les explorer, les partager, et les appliquer si elles sont inspirées. Un hiérophante qui utilise aujourd’hui la technologie est tout à fait différent de ceux des temps anciens. Dans ce projet il y a une histoire, il y a l’art, il y a la technologie et il y a une communauté mondiale de lecteurs et d’écrivains qui fonctionnent comme un aspect de cet hiérophante : Le projet de livre web La Prophétie de Dohrman.

Chacun d’entre vous, par extension, fait partie de ce projet, si vous choisissez de le faire, et ceux qui font ce choix peuvent ajouter une dimension et une texture à ce projet alors qu’il grandit et évolue dans le futur. Les mythes ne traduisent pas une pensée simple ou déterminée. Ils sont dispensateurs de lumière à tous ceux qui les approchent de leur sens grandissant d’unité. Ils ont un sens pour moi, pour vous et pour chacun, mais ce sens peut être très différent pour chacun de nous, et il est donc important de valoriser la diversité de l’interprétation ou, au moins, permettre que les différences puissent interagir et former de nouvelles perspectives.

L’harmonie est un aspect essentiel d’un hiérophante. Les personnes qui vivent en relation étroite avec leur environnement ne cherchent pas à le contrôler, mais plutôt à le comprendre, à établir une forme d’harmonie avec lui. Je demanderais à chacun d’entre vous de garder cela à l’esprit alors que vous ajoutez vos notes et commentaires à ce projet, lui donnant grâce et permettant que sa signification s’étende et adopte d’autres points de vue. Chaque personne a une structure interne riche et complexe qui répond aux informations, particulièrement les informations hiérophantiques qui fusionnent des archétypes de la Terre et des énergies dimensionnelles supérieures. C’est cette structure interne qui les guide comme le sonar guide un navire.

Notre « sonar » est ce que nous utilisons pour diriger notre vie, et vous pouvez le considérer comme la faculté intuitive. C’est ce que je vous conseille d’écouter pendant que vous lisez. Il existe une interdépendance mutuelle entre tous les participants sur ce chemin de lecture, et par conséquent la formation d’une communauté – une vraie communauté qui est bienveillante et encourageante – semble un élément judicieux et important de ce projet. Vous pouvez lire ce livre Web et voir seulement que des mots et des images, mais si vous sentez le fil conducteur, il vous mènera à un ordre caché ; subtil, implicite, attendant patiemment d’être dévoilé dans le cadre de ce projet par quelqu’un comme vous

William Sullivan a écrit : «On ressent en premier un mythe et on le comprend plus tard ». Si vous essayez d’analyser ce que vous lisez pour le transformer en compréhension immédiate, vous pouvez vous intéresser à la partie impression de l’histoire, la partie où vous devenez tout dans l’histoire. Ceci est l’état d’intuition, je vous demanderais de lire et d’écouter car, en raison de cet état, vous en récolterez le plus grand bien.

Chaque personnage dans l’histoire est une partie de chacun de nous. Comme vous allez plus profondément sur votre chemin de lecture, vous découvrirez des aspects de vous-même qui sont évidents et d’autres qui sont cachés ou muets. Il peut y avoir certains caractères que vous préféreriez rejeter, mais je vous encourage à inviter chacun d’eux dans votre cœur et à écouter chacun attentivement.

La Prophétie de Dohrman est très différente des Matériaux WingMakers, mais ce qu’ils ont en commun c’est l’intention d’appeler l’information hiérophantique du XXIe siècle et de la partager avec autant de personnes que possible. Mon espoir est que cette histoire devienne un chemin pour votre nature spirituelle individuelle, et qu’elle vous aide à contempler les qualités intimes et profondes qui se trouvent en vous. L’histoire, avec votre aide, va continuer à croître. Sa valeur va évoluer. J’espère qu’elle vous plaira et écoutez sa voix composite, en se souvenant qu’Il s’agit vraiment de la vôtre. De mon cœur aux vôtres,
James

PROLOGUE

L’épais matelas d’aiguilles tombées rendait le passage plus difficile alors que Cadriel Mitra marchait dans l’obscurité avant l’aube sous les imposants pins antiques. « La forêt est si tranquille ce matin », pensait Cadriel. Il changea son ballot d’épaule afin de partager la douleur de son poids. C’était un territoire inconnu même de Cadriel qui était renommé pour son zèle exploratoire.

Comme à son habitude, il avait levé le camp avant le lever du soleil, en suivant son instinct comme sa grand-mère lui avait appris à le faire. Il y a trente ans de cela, quand Cadriel était un jeune garçon, elle lui avait dit, « un hibou ferme les yeux pour voir la forêt, et tu dois le faire aussi. »

Il s’était exercé pendant de nombreuses années, fermant les yeux, imaginant la forêt, l’invitant à vivre en lui, mais pas une fois il avait vu quelque chose qu’il pouvait appeler réel. Chaque fois qu’il se plaignait de son manque de résultats, sa grand-mère disait : «Quand ton intention et ton cœur marcheront sur la même voie, tu pourras voir ce qui est réel de ce qui est l’ombre. » Cadriel ne pouvait qu’acquiescer et continuait d’essayer. Ne pas tenir compte de sa grand-mère n’était pas une solution. Elle était la chef de file de l’assemblée des clans de son peuple, et ses exigences n’ont jamais été rejetées, surtout pas par sa famille.

Soudain, au coin de l’œil, Cadriel remarqua une étrange lueur pulsée remplissant l’extrémité ouest de la forêt par ailleurs sombre. Sa position posait question puisque le soleil se levait à l’Est. La curiosité de Cadriel s’est rapidement transformée en crainte alors qu’un grondement sourd, ressenti plus avec son corps qu’entendu avec ses oreilles, se déversa sur le sol forestier. Les bois éclatèrent instantanément avec des oiseaux agités, des grillons, des grenouilles et des écureuils faisant retentir leurs cris de panique. Une terreur sauvage et contagieuse se propagea dans toute la forêt comme une décharge électrique atteignant tous les habitants sans égard de leur taille. Toutes les créatures dans la forêt étaient soudées ensemble tel un seul organisme, observant et ressentant avec leurs sens tremblants.

Cadriel supporta durement, sachant bien qu’il devrait fuir mais une partie de lui – aussi cachée qu’elle était – estimait que cela pouvait être son signe, son moment d’éveil comme sa grand-mère l’appelait. Courir et mettre en garde son peuple de la lumière brillante qu’il avait vue dans la forêt ne feraient qu’accroître sa réputation d’habitants de la lisière. Son peuple ne le croirait pas sans preuve ou plus de détails de l’incident. Ses pieds se dirigeaient vers la lumière et le grondement subsonique. Chaque pas l’attirait plus étroitement et il sentait une chaleur montante, mais sa curiosité était maintenant entièrement mobilisée alors qu’il commençait à voir des formes en mouvement derrière les troncs d’arbre qui se dressaient entre lui et la source du son particulier. « Ce doit être Dieu », pensa Cadriez. « Qui d’autre que Dieu pouvait faire de tels sons et lumière ? Dieu est certainement en visite ! »

Alors qu’il approchait toujours plus, l’agitation des sons et lumières s’arrêta brusquement et un silence sombre pénétra la forêt dans un étrange calme incertain. Cadriel sentit son cœur s’accélérer d’autant plus. Il était aveuglé par l’obscurité soudaine, mais pouvait toujours détecter le mouvement. Il prit courage et marcha, ses bras cherchant devant lui comme un aveugle. Il sentait un flux d’énergie au-dessus de lui. Un courant invisible descendit sur lui. Sa peau grouillait dans une extase indescriptible alors qu’il faillit perdre conscience à cause de l’intensité de la sensation. Il vacilla à terre et se blottit en une boule de chair, sa seule pensée était qu’il était en présence de Dieu.

Ses sentiments, entièrement dévoilés, répondaient dans l’incertitude, « certes je ne suis pas un préféré de Dieu », pensait-il, « pourquoi Dieu se montre-t-il à moi ? » Puis il l’a entendue : la voix incomparable. Bien qu’il ne puisse la comprendre, il savait sans aucun doute que les êtres, différents de lui, se trouvaient à proximité. La proximité de leur présence l’effraya et il voulait rester lové sur le sol de la forêt avec ses yeux hermétiquement fermés, priant pour que la forêt revienne à son état familier. Alors un nouveau son et lumière lui força à ouvrir les yeux. Il vit trois formes, d’énormes pierres tombant du ciel dans une petite clairière entre les arbres. Elles flottaient sur des faisceaux de lumière bleue. Cadriel tressaillit tandis qu’il regardait avec étonnement.

Puis il vit un déplacement au-dessous des pierres où des grands êtres semblaient guider les monolithes depuis le sol forestier avec des baguettes de lumière. Cadriel se remit lentement debout, clignant des yeux, incrédule, l’esprit figé dans la crainte. Les trois pierres, chacune de la taille d’une trentaine d’hommes, se posaient lentement sur le sol de la forêt avec un bruit sourd. Cadriel le sentit avec un frémissement électrique. Brusquement il ne savait rien. C’était comme si son monde avait disparu et il était maintenant un nomade en quelque lieu surnaturel. Il pouvait seulement contempler le spectacle de lumière qui enveloppait les énormes monolithes et s’émerveiller quant à son usage.

Comme pour garder son sentiment d’identité, Cadriel commença à compter. Trois pierres. Trois êtres. Trois êtres très grands. Trois très grosses pierres. Et puis c’est arrivé. Un des êtres s’avança vers lui, lentement, sans crainte ni surprise. Un rayonnement jaune pâle filtrait de ses yeux qui devinrent visibles alors que l’être arrivait à une distance de huit mètres de Cadriel qui se mit à trembler de façon incontrôlable. L’être était de couleur bleuâtre, haut d’au moins sept mètres et, au grand émerveillement de Cadriel, avait la translucidité du liquide. Cadriel voulait parler, mais tout son corps, y compris sa langue, semblait incapable de bouger. Il n’était même pas sûr d’être encore vivant.

Les yeux de cet être étaient les seuls fils qui le reliaient à une existence qu’il sentait. Regardant fixement ces yeux, il entendit une voix lentement résonnée en lui, comme si une veine d’or filait de la terre vers son cœur. « Vous êtes ici comme l’un d’entre nous. En cet endroit vous serez un immortel de votre monde. Vous êtes l’intermédiaire humain de notre flamme divine. Vous êtes venu ici, en ce même lieu et temps, pour être le traducteur humain pour ceci, notre plus élevé don à notre peuple ».

Cadriel cligna des yeux. C’était le premier mouvement de son corps depuis plusieurs minutes. « Vous voulez que je vive dans ces pierres ? Comment ? Pourquoi ? » Ses pensées étaient, au plus profond de lui, comme des vagues tumultueuses atteignant les rivages d’un vaste endroit clos. Tout dans son esprit lui disait de faire demi-tour et, tel un chien sauvage, de retourner à son ballot, mais il y avait quelque chose au sujet de la présence de cet être qui l’incitait à écouter. Si cela était son moment d’éveil, il avait besoin d’être sûr qu’il était éveillé. Il devait rester.

La forme de vie bleue géante se retourna et fit un geste de son bras vers la plus grande des trois pierres. Du monolithe, une lumière dorée émergea, montante et descendante dans l’obscurité. Cadriel voyait des essaims de moucherons voltiger dans l’air, et pour lui, la lumière était comme un nuage bouillonnant de minuscules moucherons, seuls les moucherons, en l’occurrence, étaient des particules ornées de joyaux lumineux. Des millions de petites taches voltigeaient ensemble comme une intelligence collective, et sans hâte – comme si exécutant une danse rituelle – elles se déplaçaient vers Cadriel. La lumière était si transparente qu’elle ne possédait pas de luminosité. Il s’agissait davantage d’une luminosité subtile ; une lumière jaillissante depuis un autre monde et lorsqu’elle parvenait de celui-ci, elle était estompée par des fréquences plus grossières. La lumière commença à envelopper Cadriel, le voilant dans son vêtement d’une luminosité douce et dorée.

Cadriel commença à ressentir un nouvel aspect de lui-même, non pas comme un homme – un habitant de la lisière maître de soi, mais comme un instrument d’une certaine intelligence vaguement familière qui coulait actuellement en lui. Il était tiré par elle, aussi sûrement que l’oiseau tire sur un ver, le libérant de sa demeure terrestre pour s’engager vers un nouveau dessein. Cadriel, en un éclair de temps, quitta son corps et devint une partie du nuage de lumière qui l’entourait. Il n’était plus tenu dans les limites d’un corps humain, mais faisait désormais partie de quelque chose d’infiniment plus vaste et plus complexe. Il était comme un grain de poussière en suspension dans un rayon de lumière infinie, et il était devenu la lumière. Il comprenait tous les éléments de sa mission pour venir à cet endroit, pour être humain, et pour se transformer en quelque chose dont il avait été préparé depuis des millions d’années.

James
A suivre …

Source : Forum Wingmakers
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