Parasha de la semaine TORAH

 » Voici les Noms  » Préserver Son nom du N.O.M. (Nouvel Ordre Mondial) – Chemot

chemoth2UNE LOI, CHAQUE SEMAINE

Paracha «Chemot»

Shabbat du 21 décembre 2013

La Parasha est l’unité de division hebdomadaire de la Torah

Voici les noms des enfants d’Israël qui étaient venus en Egypte avec Jacob; chacun était venu avec sa famille. (Exode I, I)

Le livre de CHEMOT dont nous commençons cette semaine la lecture, nous relate en détail l’asservissement des enfants d’Israël en Egypte, leur libération de l’esclavage et leur constitution en peuple.

« Élé Chémoth – Voici les noms des Béné-Israël qui sont venus en Egypte… » (Exode 1 – 1)

« Bien qu’Il les ait comptés de leur vivant, par leurs noms, Il les a recomptés après leur mort, pour faire savoir l’amour qu’Il leur porte; car ils sont comparés aux étoiles qu’Il fait sortir et entrer par leurs noms. » Rachi

Rachi indique ici que les Béné-Israël sont comparés aux étoiles. Quel est donc le point commun entre les étoiles et le peuple Juif ?

Rachi indique qu’il existe deux manières d’exprimer l’amour que l’on porte pour un objet. La première consiste à prononcer son nom ; la seconde consiste à le compter à chaque occasion. Ces deux manières traduisent deux aspects différents : le compte souligne le fait que l’objet fait partie d’un ensemble ; on ne peut compter que des éléments qui sont de même nature. Le nom, lui, représente la particularité et la spécificité de l’objet.

Nous retrouvons, chez les étoiles, ces deux aspects: d’une part, elles jouent, toutes, le rôle d’étoile ; elles font partie de ce dais étoilé qui illumine nos nuits. Chacune d’elles est comptée, car chaque étoile est importante. D’autre part, chaque étoile possède un caractère unique qui lui est particulier et c’est cela que révèle le nom.

Ainsi, à l’instar des étoiles, le Juif partage avec tous ses frères, le caractère de judéité – une parcelle de D-ieu. Mais, il possède aussi un caractère qui lui est propre.   C’est pourquoi, l’amour de D-ieu trouve ici son expression sous les deux formes : en les comptant, Il manifeste Son amour pour ce qui les unit – leur judéité ; en les appelant par leurs noms, Hachem exprime l’amour qu’Il porte pour les qualités personnelles de chaque individu.

L’amour intrinsèque que D-ieu porte au peuple Juif sert de modèle à l’amour des parents pour leurs enfants. Nous pouvons remarquer que, pour un parent, le fait de prononcer le nom de son enfant, éveille un degré d’amour qui ne saurait faire surface par d’autres moyens d’expression tels que les cadeaux, les mots doux, les câlins et les baisers.

En effet, le cadeau ou les mots doux dépendent de l’enfant : si un parent vient à offrir à son fils adolescent un cadeau généralement réservé à un jeune enfant, cela n’engendrera pas de sentiment d’amour ; il se pourrait même, que ce soit le contraire qui se produise. Les mots doux doivent, aussi, être adaptés au niveau de l’enfant.

Ainsi, l’amour qui prend naissance après le don d’un cadeau ou par des mots doux est relatif et limité. Cela ne pourra jamais exprimer l’amour élémentaire qu’un père a pour l’essence de son enfant. Ce degré n’est limité ni par le niveau intellectuel, ni par l’âge ou la maturité de l’enfant.

Tout geste affectif – baiser ou câlin – reste limité, car il ne peut être donné que si l’enfant se trouve à proximité ; tandis que l’expression de l’amour de l’essence d’un père pour l’essence de son fils n’est limitée ni par l’espace, ni par le temps.

La seule évocation du nom de son enfant éveille un sentiment d’amour ; peu importe si l’enfant est jeune ou âgé, proche ou loin, fort ou faible…

Ainsi, notre Paracha rappelle que lorsque Hachem désire manifester Son profond amour pour le peuple Juif, Il les « compte par leurs noms ».

Likouté Si’hoth Vol VI

Vivent les Vainqueurs!

Paracha Chemot par le rav Dynovisz : http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=28041

RESUME DU COURS :

« Voici les noms des enfants d’Israël descendus en Egypte ».

En hébreu, cette expression s’entend comme si c’étaient les noms qui étaient descendus en Egypte.

Nos Maîtres en expliquent la signification: par définition, un nom est limitatif. Et, quand un homme se limite à l’intérieur d’un nom ou d’une identité, et pense qu’il n’est que cela, il descend en Egypte puisque Mitsraïm, Egypte, signifie « limites ». De même, quand un homme reste dans sa propre vision des choses, il s’enferme dans des limites.

La naissance d’Israël est un cri d’espoir: « Ils ont crié, et le cri est monté vers Elokim ».

L’homme supplie Hachem de le sortir de sa conception étroite du monde, et tout le processus de délivrance commence !

« Voici qu’un homme de la famille de Lévi partit prendre la fille de Lévi. »

De leur union naîtra le futur libérateur ; c’est le commencement de la Délivrance d’Israël. Et pourtant, il faudra attendre la paracha suivante pour savoir qu’il s’agit de Amram et Yo’héved. Même le nom de Myriam, sœur de Moshé, n’est pas cité. Ni le vrai nom de Moshé ; on sait seulement qu’il sera nommé par Bitia, à l’âge de 3 mois. Mais son vrai nom, donné à la circoncision par ses parents, ne sera jamais connu.

Pourquoi ces personnages ne sont-ils pas nommés ? Parce que les libérateurs n’ont pas de nom, qui les enfermerait. On ne peut engendrer la délivrance que si on sort des « limites ».

Par ailleurs, que veut dire « il est parti » épouser une femme…

Nos Maîtres expliquent que vayele’h signifie « aller », mais aussi « suivre un conseil ». Pourquoi fallait-il un conseil, et de qui l’a-t-il reçu ? Il est dit, juste avant, que Pharaon envoie les soldats égyptiens pour tuer les enfants hébreux mâles, en les jetant dans le Nil. Amram, le grand de la génération, pour éviter toute cette souffrance, et le désespoir de tout un peuple, montre l’exemple : il se sépare de sa femme ; tout le peuple fait de même, et il n’y aura plus d’enfants. Mais Myriam, la fille d’Amram, lui dit : ton décret est pire que celui de Pharaon, car il a décrété seulement sur les garçons, alors que ton décret touche aussi les filles.

Amram « est parti », il a écouté le conseil de Myriam, et Moshé fut conçu.

Le Baal HaTourim nous dit que la Délivrance finale se fera de la même manière.

Il est donc important de comprendre ce qui s’est passé, pour savoir ce qui nous est demandé, afin de sortir de nos limites, individuellement et collectivement.

La décision de Amram se fondait sur la logique morale et spirituelle : si on s’expose à des souffrances inimaginables, et on met en danger la vie des garçons, cela repousse l’obligation de se marier et d’avoir des enfants. D’ailleurs, c’est la loi qu’on ne doit pas s’exposer à la mort. Certes, ce raisonnement logique est vrai, en période d’exil.

Mais Myriam a apporté une dimension différente, celle d’une période de délivrance, où les critères sont au-delà de la logique et de l’entendement: l’homme doit s’en remettre totalement à Hachem, avec une confiance absolue.

Car l’origine de l’exil, c’est que nous nous fondons seulement sur notre propre compréhension des choses. Mais, dans une période de délivrance, nous nous mettons dans une situation au-delà de toute compréhension et de ce que nos émotions nous permettent de supporter. Car, dans l’acte de Amram et Yo’heved, était aussi inclus le malheur de toutes les autres familles dont les garçons ont continué à être tué, puisque le décret de mort n’a pas cessé.

Mais Myriam savait qu’ils étaient en période de délivrance. Le critère pour le discerner, c’est que l’obscurité est au-delà de la succession normale des temps de paix et de souffrances (« il y eut un soir et il y eut un matin »).

Quand le peuple par qui l’Egypte a été sauvée de la famine voit ses enfants être tués, ou quand le peuple juif traverse l’obscurité de la Shoah, ces ténèbres sont au-delà de toute normale, et il s’agit d’un temps de préparation à une délivrance. A ce moment-là, il y a 2 réactions possibles, soit nous nous soumettons, comme voulait le faire Amram, nous nions notre Judaïté, nous renonçons à nos droits sur notre Terre, et même nous donnons notre Terre… pour fuir le danger. Ou, comme Myriam, nous relevons la tête et nous affrontons l’obscurité pour la vaincre : nous revendiquons nos droits, même, sur notre Terre tout entière !

La libération est venue par une petite fille. De même, la Délivrance viendra par les petits, par les femmes, par le peuple.

Aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés hors de toute logique puisque les nations, faisant fi de tout ce qui se passe d’horrible dans le monde, cherche seulement à nous condamner. C’est une obscurité de pré-délivrance. Le comportement doit être celui de Myriam. Et, de même que la fille de Pharaon, quand elle a rencontré Myriam, a dit : je prendrai Moshé, et c’est moi qui l’élèverai, de la même façon, pour nous aussi, la force libératrice viendra de la maison même de la destruction.

N’oublions pas qu’Ishmaël est le fils d’Agar, elle aussi est fille de Pharaon. Quand les descendants de la fille de Pharaon verront se lever en nous des Myriam, quand ils entendront en nous l’identité sémite, eux et nous parlerons le même langage.

Nos ennemis d’aujourd’hui deviendront nos plus fidèles amis.

Car ce qu’ils détestent en nous, c’est notre comportement de non-Juifs, mais nous devons retrouver notre identité hébreue, et la foi pure qui est le seul langage qu’ils comprennent. Le 1er Rashi de la Torah dit qu’un jour, les nations se rassembleront pour nous dire que nous avons volé cette Terre.

Mais, lorsque nous répondrons que cette Terre nous a été donnée, à ce moment-là, nous tiendrons le langage de Myriam, et le 1er qui nous donnera raison, c’est Ishmaël, dont nos Maîtres disent qu’il fera teshouva !

Rav Dynovisz

 

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