Vivre dans l'espace

Vivre sur la station spatiale internationale : un job pour demain…

A quoi sert la Station spatiale internationale ?

l y a trente ans, l’URSS envoyait dans l’espace le premier module de la station Mir. Cet engin spatial imposant est resté maître de l’orbite basse terrestre pendant près d’une décennie avant d’être supplanté par la Station spatiale internationale (ISS).

Depuis plus de quinze ans, l’ISS accueille en permanence des astronautes originaires des quinze différents pays qui participent au programme. Mais si ce beau projet est clairement une démonstration de prouesses technologiques, c’est aussi un gouffre financier. La facture s’élève aujourd’hui à 150 milliards de dollars.

Alors, est-ce que ça valait le coup ? A quoi sert véritablement l’ISS ? « Science ça tourne » vous explique.

http://www.lemonde.fr

ISS_configuration_2011_05_fr.svgUn module habitable gonflable va être installé sur la station spatiale internationale

La Nasa va tester pour la première fois le branchement sur la station spatiale internationale (ISS) du module BEAM, une structure gonflable (légère et peu encombrante).

Nous vous l’avions annoncé dans le magazine Sciences et Avenir : la station spatiale internationale (ISS) devrait se doter très prochainement d’une nouvelle pièce.

En effet, vendredi 8 avril 2016, une capsule Dragon, de la société américaine Space X devrait décoller, emportant à son bord le module BEAM qui sera branché à l’ISS.

Un module d’un nouveau genre puisque celui-ci aura la particularité d’être… gonflable. « BEAM » est en effet l’acronyme de Bigelow Expandable Activity Module (module d’activité gonflable Bigelow en français).

Ce module de 1,4 tonne a été développé par l’entreprise américaine Bigelow Aerospace en partenariat avec la Nasa. Compacté au décollage, il n’occupe qu’un espace cylindrique de 1,7 mètre de long pour 2,3 mètres de diamètre.

Mais une fois branché à l’ISS et rempli d’oxygène, il multipliera son volume par 4,5, formant alors un nouveau compartiment de 3,6 mètres de long pour 3,2 de diamètre. Au total, le module représentera une extension de 16 mètres cubes pour l’ISS.

Pour des raisons de sécurité, ce module sera bien séparé du reste de la station.

Les habitants de l’ISS n’y feront que de brefs séjours afin d’en évaluer l’intégrité ainsi que la résistance des matériaux le composant aux rudes conditions du vide spatial.

En effet, le module devra prouver sa capacité à supporter le rayonnement solaire, des températures extrêmes, ainsi que des impacts avec des particules de matière.

PROCESSUS. L’installation de ce module devrait s’effectuer le dimanche 10 avril 2016 à l’aide du bras télémanipulateur de la station spatiale. Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, ce dernier extraira le module gonflable de la capsule Dragon et le branchera à l’emplacement prévu : sur un sas du module « Tranquility ». Il sera dans un premier temps lentement gonflé en surpression (durant 45 minutes) afin de repérer d’éventuelles fuites, avant que sa pression ne soit équilibrée avec celle de l’ISS.

L’équipage pourra alors y avoir accès afin de l’équiper en capteurs qui surveilleront sa température, sa pression, ainsi que l’intégrité de sa structure pendant deux ans.

La troisième structure gonflable dans l’espace

Si l’expérience s’avère concluante, elle ouvrira de nouvelles perspectives en matière d’exploration et de colonisation spatiale.

En effet, les structures gonflables présentent l’avantage d’un encombrement et d’un poids bien moindre, en comparaison des structures traditionnelles. Un atout précieux lorsque l’on sait que le moindre kilo de matériel à envoyer dans l’espace se facture plusieurs dizaine de milliers d’euros…

Toutefois cette expérience de module gonflable dans l’espace n’est pas tout à fait la première du genre.Bigelow Aerospace a déjà envoyé dans l’espace deux modules gonflables que sont Genesis I (le 12 juillet 2006) et Genesis II (28 juin 2007).

L’un comme l’autre sont toujours actuellement en orbite. Le lancement du module BEAM, prévu vendredi 8 avril à 22h 43 (heure de Paris) inaugurera une présence humaine dans un tel module gonflable dans l’espace.

Une fois la capsule dragon et sa cargaison libérée, Space X tentera une fois de plus de reposer le premier étage de sa fusée sur une barge robotisée dans l’océan, dans l’optique d’une réutilisation ultérieure.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Visite envoûtante à bord de la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale est le plus gros objet jamais envoyé dans l’espace.

Elle se déplace autour de la Terre à une vitesse moyenne de 27 700 km/h, et fait chaque jour 16 fois le tour de notre planète. La nuit, elle est facilement repérable depuis la Terre, car elle vole à seulement 320 kilomètres au-dessus de nous.

Seize pays, notamment les États-Unis, la Russie, le Japon, le Canada et de nombreux autres états membres de l’ESA ont travaillé ensemble pour construire la Station.

Le plus gros élément de l’ISS est une structure Truss centrale à laquelle sont fixés 16 gigantesques panneaux solaires. Les modules où les astronautes vivent et travaillent sont reliés au centre de la structure Truss.

Le projet européen le plus important sur l’ISS est le laboratoire scientifique Columbus, où les astronautes peuvent mener leurs expériences scientifiques en condition d’impesanteur. De nombreux types d’expériences différents peuvent se dérouler aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du laboratoire scientifique.

L’ESA a également conçu le véhicule de transfert automatique (ATV), un engin spatial non habité destiné à assurer le ravitaillement de l’ISS. Le vaisseau-cargo livre sur la Station, entre autres, la nourriture, le carburant et les équipements. L’ATV s’est avéré très performant et il est d’ailleurs question d’en concevoir une version plus sophistiquée.

Ce véhicule devrait être capable de ramener sur Terre des cargaisons et des expériences achevées.

http://www.esa.int/

En savoir plus sur la Station spatiale internationale

Tourisme Spatial : la Station Spatiale Internationale futur grand hôtel spacial ?

Par Michel Messager

Il se passe toujours quelque chose dans le Tourisme Spatial.

Fin février, nous avons pu assister à la présentation de la nouvelle version du vaisseau spatial de Virgin Galactic, SpaceShip Two, nommé pour l’occasion, VSS Unity.

Cette présentation intervenait 16 mois après le crash du VSS Enterprise, venant ainsi confirmer le redémarrage du tourisme spatial en 2016, notamment après les exploits de Jeff Bezos (Blue Origin) et Elon Musk (Space X) qui réussirent en toute fin d’année à faire atterrir leur lanceur sur leur point de départ. Le mois de mars confirme cette dynamique par de nouvelles annonces.

L’agence spatiale russe Roscosmos revient dans la course en présentant son premier projet privé d’envoi de touristes dans l’espace.

Ce projet, développé par la société KosmoKurs, s’appuierait sur une fusée réutilisable, destinée aux vols de tourisme spatial, et, selon son CEO Pavel Pushkin, « pourrait envoyer des touristes à une altitude de 200 kilomètres au-dessus de la terre ».

Le premier voyage, de 15 minutes, est prévu dans quatre ans et coûterait, par personne, aux alentours de 200.000 à 250.000 dollars.

Un groupe de 6 personnes par voyage pourrait passer 5-6 minutes à une gravité zéro dans une capsule manœuvrée par un seul pilote.

– L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) vient de révéler qu’elle travaille à un ensemble de règlements devant encadrer d’ici à 2021 le transport spatial. Olumuyiwa Benard Aliu, président du Conseil de l’OACI a indiqué dans un communiqué : « L’OACI reconnaît que les vols suborbitaux et spatiaux vont encourager de nouveaux marchés pour le tourisme et le transport ».

Elle reconnait être également « très enthousiaste de voir que le rêve des vols spatiaux normalisés devient maintenant une réalité tangible. »

Ces annonces se sont concrétisées la troisième semaine de mars, par une conférence organisée à Abu Dhabi par l’OACI et le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA) sur le thème du ‘’développement technologique et commercial des voyages dans l’espace’’. Il s’agit de la deuxième réunion du genre à être organisée par l’ONU, après celle de Montréal en 2015.

Il est en effet plus que temps que les Etats s’activent sur le sujet, sinon il y a de forte chance que la législation américaine devienne la norme. Rappelons, que les Etats-Unis disposent déjà d’une loi pour encourager les vols suborbitaux.

– Pour être encore plus concret et pragmatique, relevons que pour ses futures combinaisons de vol, Virgin Galactic vient de confirmer qu’elle a fait appel à la firme Adidas.

La marque aux trois bandes a confié au designer japonais Yohji Yamamoto, la création de combinaisons baptisées Y3, qui seront portées aussi bien par les pilotes et les astronautes que par les passagers.

Les prototypes de ces tenues, dévoilés sur les pistes du Spaceport de Virgin Galactic au Nouveau-Mexique, doivent permettre aux équipages « de se déplacer librement à bord et de gérer la station », a expliqué Lawrence Midwood, senior designer de Y-3.

L’ISS futur grand hôtel spacial ?

– Mi-mars, lors d’une réunion du Congrès américain consacrée au développement de la NASA, il a été proposé de transformer en grand hôtel spatial la Station Spatiale Internationale (ISS) à la fin de son utilisation en 2024.

Cette proposition a été faite par l’astronaute Eileen Collins. Selon elle « si l’on réussit à créer une société privée chargée de gérer la station et de la transformer en hôtel, il y a un grand nombre de touristes et de personnes aisées qui ne refuseraient pas de partir dans l’espace et de passer un moment dans la station.».

Pour conclure, sur l’un des aspects inédit du tourisme spatial, rappelons qu’il y a quelques jours, le quinquagénaire Scott Kelly, a atterri après 340 jours passés à l’intérieur de la station spatiale internationale. Il aura fait 5 440 fois le tour de la terre à une altitude variant entre 330 et 420 km, assistant à un lever et un coucher de soleil tous les 3/4 d’heure…

Depuis qu’il est revenu, Scott a le visage beaucoup plus rond qu’à son départ, mais surtout il a grandi ! Il a gagné un peu plus de 5cm, mais aussi, il est devenu un tout petit peu plus jeune que son frère jumeau : 10 millièmes de seconde pour être précis.

Mais qu’on se rassure, il devrait reprendre dans les tous prochains mois sa taille une fois réadapté à notre environnement terrestre et au poids de la gravité qui va comprimer sa colonne vertébrale.

Michel MESSAGER est directeur associé de Consul Tours, société de conseil travaillant pour une clientèle privée et institutionnelle dans les secteurs du tourisme.

Après avoir occupé les postes de Secrétaire Général du Tourisme Français, puis de Directeur Commercial de Touropa et Directeur du pôle tourisme du Groupe Verney , il rejoint en 1997 l’APST (Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme) en qualité de Secrétaire Général jusqu’à fin 2007, période à laquelle, encore jeune retraité, il décide de réactiver sa société de Conseils créée au début des années 90.

Nommé par le Ministre chargé du tourisme en 2005, puis en 2012, il siège au Conseil National du Tourisme en qualité de Président Délégué de la section économie touristique et fonde avec plusieurs personnalités du tourisme l’AFST (Association Française des Seniors du Tourisme) dont il assure la Présidence.

Il est l’auteur d’un livre sur le Tourisme Spatial publié à la documentation française et de plusieurs articles sur le sujet.

Il est considéré actuellement comme un de spécialistes en la matière. Il intervient fréquemment sur ce sujet à la radio et à la télévision, ainsi qu’au travers de conférences dans de nombreux pays, notamment au Canada où il réside quelques mois par an.

http://www.tourmag.com

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