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Travail des enfants et pauvreté grandissante: les multinationales en cause

Quand allons nous commencer à nous attaquer au véritable problème : la pauvreté organisée par les multinationales… Partout, y compris en Europe, les enfants sont contraints de travailler. Et cela va de mal en pis… A quand la prostitution des gamins de 3 ans ? Vous pensez que j’exagère ? Mais vous laissez faire, trop occupés à vous laisser hypnotiser sur d’éventuels bouc émissaires…! Il n’y a qu’un seul responsable c’est le POUVOIR des MULTINATIONALES… Le moment est venu de diminuer leur pouvoir, consommer différemment, devenir responsables, s’organiser en production de proximité… Quitte à devenir pauvres, faisons le choix de déterminer le cadre de notre pauvreté. Miléna

168 MILLIONS D’ENFANTS AU TRAVAIL DANS LE MONDE

Dans les champs, dans les mines ou l’industrie, ce sont encore des millions d’enfants, 168 selon l’OIT, qui travaillent, dans des conditions souvent dangereuses, au lieu d’aller à l’école. Un fléau qui doit être combattu par les gouvernements, mais aussi les entreprises, qui peuvent être exposées via des chaînes d’approvisionnement de plus en plus complexes.

« Dire que le travail des enfants n’a pas sa place dans des marchés bien organisés et bien réglementés est une évidence. Pourtant, aujourd’hui le travail des enfants reste répandu dans les chaines d’approvisionnement » Guy Ryder, le directeur de l’Organisation Internationale du Travail (OIT)

Ces enfants sont employés dans l’agriculture à plus de 70%, dans les mines, dans les usines mais aussi dans le tourisme. « Le travail des enfants est présent dans de nombreuses professions, en particulier dans l’économie rurale et informelle et dans les domaines où la gouvernance du marché du travail, les syndicats et les organisations d’employeurs sont souvent fragiles ou inexistants ainsi que dans ceux où les inspecteurs du travail n’ont pas la capacité d’intervenir. Dans les chaines de production, le travail des enfants peut intervenir dans de petits ateliers ou à domicile, ce qui le rend difficile à déceler et à combattre. Si de nombreux enfants sont susceptibles d’être astreints au travail dans la production de produits ou de services faisant l’objet d’échanges sur les marchés internationaux, un nombre beaucoup plus élevé d’entre eux travaillent à la production d’articles destinés à la consommation nationale », précise l’OIT.

Les enfants et le Travail en Europe

Vous ne rêvez pas, ça se passe en Europe…!

Avec la crise, de nombreux pays européens se sont vu contraints de réduire l’aide sociale, obligeant des familles à mettre leurs enfants au travail. Ainsi, en Angleterre, Michael, 15 ans, distribue le lait trois nuits par semaine. Quant a Giovanni, adolescent italien de 13 ans, il sert des cafés huit heures par jour. Enfin, en Bulgarie, Ghiuliana, 14 ans, travaille aux champs dix heures par jour. A travers le quotidien épuisant de ces trois adolescents, le reportage analyse l’engrenage infernal du travail des mineurs, s’interroge sur la responsabilité des pouvoirs publics dans chacun des pays concernés et dénonce l’immobilisme des instances européennes.  (Vidéo en haut de l’article)

Le scandale du COBALT : 16 multinationales sur le banc des accusés

Plusieurs intermédiaires jalonnent la chaîne d’approvisionnement du cobalt. A une extrémité, il y a les grandes multinationales de l’électronique et de l’automobile comme Daimler, Apple ou Sony, qui utilisent ce matériau pour leurs batteries au lithium-ion. Et de l’autre, il y a de jeunes enfants qui mettent leur vie en danger pour gagner une poignée de dollars.

Des mines de cobalt aux vitrines des grands groupes électroniques et automobiles, elles ont remonté la filière et identifier chacun des intermédiaires. Dans un rapport publié mardi 19 janvier, Amnesty International et l’ONG African Resources Watch pointent du doigt 16 multinationales (1) pour leur manque de contrôle sur leur chaîne d’approvisionnement.

Ces grands groupes, parmi lesquels Apple, Daimler, Dell, HP, Microsoft, Samsung ou encore Sony, ont comme point commun de vendre des produits fonctionnant grâce à des batteries lithium-on. Ordinateurs portables, smartphones ou encore véhicules électriques, de nombreux objets en sont équipés.

Pour fabriquer ces batteries, les multinationales ont besoin de cobalt. Or, la moitié du cobalt utilisé dans le monde est aujourd’hui fourni par la République démocratique du Congo (RDC), où travaillent notamment des enfants âgés d’à peine sept ans, dans d’horribles conditions. Selon une estimation de l’Unicef en 2014, environ 40 000 enfants sont exploités dans les mines du sud du pays, dont une grande partie dans le secteur du cobalt.

Au moins 80 décès en 16 mois

Les chercheurs des deux ONG ont interviewé quelque 90 mineurs entre avril et mai 2015, dont 17 enfants travaillant sur cinq sites miniers de la région de Katanga, au sud-est de la RDC. Ils ont raconté travailler plus de 12 heures par jour, sans les équipements règlementaires, pour gagner entre 1 et 2 dollars par jour. Exposés à la poussière du cobalt, susceptible d’entraîner des affections pulmonaires mortelles, nombreux sont ceux qui se plaignent d’être souvent malades.

Paul, orphelin de 14 ans, a commencé à travailler dans les mines à l’âge de 12 ans. Il a déclaré aux chercheurs qu’il est malade en permanence depuis qu’il a travaillé sous terre pendant de longues heures. « Je passais 24 heures d’affilée dans les tunnels. J’arrivais le matin et repartais le lendemain matin. Je devais me soulager dans les tunnels. Ma mère adoptive voulait m’envoyer à l’école, mais mon père adoptif était contre ; il m’exploitait en m’envoyant travailler dans la mine. »

Entre septembre 2014 et décembre 2015, un media local a ainsi recensé le décès d’au moins 80 enfants et adolescents sous terre dans le sud de la RDC. « En raison des risques pour la santé et la sécurité, l’extraction minière est l’une des pires formes de travail des enfants. Comment des entreprises dont les profits à l’échelle mondiale se montent à 125 milliards de dollars (115 milliards d’euros) osent-elles affirmer qu’elles sont incapables de vérifier d’où proviennent des minerais essentiels à leur production ? » s’interroge Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International. « Extraire les matières premières qui font marcher une voiture électrique ou un smartphone devrait être source de richesse pour les mineurs en RDC. En réalité, ils s’épuisent dans une vie de labeur pour des salaires de misère. Les grandes marques ont le pouvoir de faire changer cette situation. »

Aucune information suffisante sur l’origine des produits

Pour remonter jusqu’aux acheteurs finaux, les chercheurs ont également interviewé 18 négociants en cobalt et suivi les véhicules de mineurs et de négociants transportant le minerai de cobalt, depuis les mines jusqu’aux marchés où les grandes entreprises l’achètent. La principale est la CDM, filiale congolaise du géant chinois de l’exploitation minière Huayou Cobalt. Celui-ci fournit du cobalt à trois fabricants de composants de batteries lithium-ion, basés en Chine et en Corée du Sud. Ces trois fabricants vendent à leur tour leurs composants à des fabricants de batteries qui affirment fournir de grandes entreprises du secteur de la technologie et de l’automobile. Au total, 16 multinationales, inscrites sur la liste clients des fabricants de batteries, recensés comme se procurant du minerai transformé auprès de Huayou Cobalt, ont été contactées par Amnesty International.

Une seule compagnie, la sud-coréenne LG Chem, a reconnu se fournir dans les mines de cobalt de la RDC. Quelques-unes ont nié. Certaines encore ont affirmé enquêter sur ces allégations. Et les autres n’ont pas pu dire avec certitude si elles achetaient du cobalt provenant de RDC ou fourni par Huayou Cobalt.

Apple a ainsi indiqué qu’elle évaluait actuellement des dizaines de matériaux, incluant le cobalt, afin d’identifier les risques liés au travail et à l’environnement.

Daimler, de son côté, assure que vu la complexité de la chaîne d’approvisionnement automobile, il lui est difficile de confirmer l’origine du cobalt utilisé dans ses produits.

Et Sony a indiqué prendre cette question très au sérieux, sans toutefois avoir de preuve sur l’origine congolaise du cobalt utilisé.

« Dans l’ensemble, aucune n’a fourni d’informations suffisantes pour vérifier de manière indépendante la provenance du cobalt utilisé dans ses produits », concluent les auteurs du rapport. « C’est le grand paradoxe de l’ère numérique : des entreprises parmi les plus florissantes et innovantes du monde sont capables de commercialiser des produits incroyablement sophistiqués sans être tenues de révéler où elles se procurent les matières premières incluses dans leurs composants », a réagi Emmanuel Umpula, directeur exécutif d’African Resources Watch.

Le cobalt n’est pas règlementé

Une loi américaine (Dodd-Frank Act) de 2014 oblige les entreprises cotées à déterminer si certains minerais contenus dans leurs produits contribuent au conflit ou aux violations des droits humains en RDC et dans les pays voisins. Appelés « minerais du conflit », ils concernent le tantale, l’or, l’étain et le tungstène, mais le cobalt n’en fait pas partie… « Tant que les entreprises ne seront pas tenues légalement de contrôler la provenance des minerais et leurs fournisseurs et de rendre ces informations publiques, elles continueront de tirer profit de violations des droits humains. Les gouvernements doivent en finir avec ce manque de transparence, qui permet aux entreprises de tirer profit de la misère », conclut Mark Dummett.

(1) Les 16 multinationales examinées dans le rapport sont Ahong, Apple, BYD, Daimler, Dell, HP, Huawei, Inventec, Lenovo, LG, Microsoft, Samsung, Sony, Vodafone, Volkswagen et ZTE.

DES ADOLESCENTS EN DANGER DANS DES PLANTATIONS DE TABAC AMÉRICAINES

L’ONG Human Rights Watch a recueilli le témoignage de travailleurs mineurs exposés à la nicotine et aux pesticides. Des conditions de travail ayant de graves conséquences sur leur santé. L’industrie du tabac a pris des engagements pour protéger les plus jeunes d’entre eux, c’est-à-dire les moins de 16 ans. Mais pour les 16-18 ans, tout reste à faire alors que la législation américaine peine à être réformée.

La scène se passe en Caroline du Nord, à quatre ou cinq heures de route de Washington. Une jeune fille de 16 ans s’équipe pour partir travailler dans une plantation de tabac. Ses seules protections : un sac poubelle enfilé sur ses vêtements et des gants en tissu.

La « maladie du tabac vert »

Ces adolescents racontent notamment les conséquences de la « maladie du tabac vert ». Il s’agit d’un empoisonnement aigu à la nicotine au travers de la peau qui se traduit par des nausées et des maux de tête. « J’étais en train d’arracher des mauvaises herbes et je me suis senti faible, comme pris de vertiges », témoigne Eliceo, 16 ans, interrogé par HRW.

Autre danger : l’exposition directe aux pesticides utilisés pour traiter le tabac. Susana, 16 ans, raconte : « on était en train de travailler et il y avait un autre ouvrier sur un tracteur en train de pulvériser, vraiment très près de nous. Personne ne nous a demandé de nous éloigner ».

Une menace reconnue du bout des lèvres par l’Etat américain. « Il se peut que les enfants et les adolescents soient plus sensibles aux expositions à des produits chimiques et risquent plus de souffrir de la ‘maladie du tabac vert’ (…) que les adultes », indique l’Agence de la sécurité et de la santé au travail (OSHA). Mais le droit du travail américain reste particulièrement peu protecteur. Il autorise en effet l’embauche dans les plantations de tabac de mineurs dès l’âge de 12 ans, voire sans limite d’âge s’il s’agit d’une activité familiale.

La responsabilité des grands groupes face à leurs sous-traitants

Pour Human Rights Watch, l’industrie du tabac doit prendre des mesures au plus vite pour protéger tous les mineurs jusqu’à 18 ans, « en leur interdisant toute tâche en lien direct avec le tabac », résume Margaret Wurth, auteure du rapport de HRW. Cette chargée de recherche pointe au passage la responsabilité des grands groupes face à leur chaîne de sous-traitance. « Nous conseillons de mettre en place un audit interne mais aussi externe (des cultivateurs, NDLR). Les auditeurs devraient par exemple pouvoir venir sur les exploitations sans être attendus et parler aux employés sans la présence des exploitants », liste-t-elle.

La responsabilité de l’administration américaine dans ce dossier est également à souligner. En 2012, une première réforme au niveau du Ministère du travail avait échoué sous la pression de lobbys de l’agriculture. Et en juillet 2014, une proposition de loi pour interdire tout travail en contact avec le tabac aux moins de 18 ans a été présentée au Congrès… Mais elle n’a jamais été soumise au vote depuis, laissant les Etats-Unis en dehors de toutes les conventions internationales sur le travail des enfants.

LA BOLIVIE LÉGALISE LE TRAVAIL DES ENFANTS, MALGRÉ LE DROIT INTERNATIONAL

En Bolivie, être enfant et travailler dans la rue ou dans les champs est « normal ». Ce qui l’est moins, c’est le choix du gouvernement de légaliser cet état de fait en abaissant l’âge minimum pour travailler à 10 ans.

Ils cirent des chaussures ou vendent des cigarettes dans les rues de La Paz, gardent les troupeaux, travaillent dans les champs de canne à sucre ou dans les mines (1)… Et pourtant, ils n’ont pas 14 ans, l’âge minimum légal pour que les enfants exercent un « travail léger » dans les pays dont l’économie ou les institutions scolaires ne sont pas suffisamment développées.

Travailler à son compte dès 10 ans

Le tout nouveau Code sur l’enfance et l’adolescence ne modifie pas la limite d’âge de travail officiel. Elle est maintenue à 14 ans. Mais deux exceptions changent considérablement la donne. Si l’enfant le souhaite, qu’il obtient l’aval de ses parents et l’autorisation de la Defensoria de la Niñez y Adolescencia (l’équivalent de notre Défenseur des droits), et que son travail ne nuit ni à son éducation, ni à sa santé et à son développement, il peut travailler dès 12 ans pour le compte d’un employeur (6 heures/jour au maximum).Et même dès 10 ans pour son propre compte.

« Le travail des enfants est très présent en Bolivie. Il s’agit donc davantage d’une formalisation d’un état de fait. Il est très accepté socialement par les classes populaires, qui ne l’opposent pas à l’éducation de leurs enfants, qui reste aussi très importante. Certains enfants travaillent d’ailleurs pour se payer leurs cahiers ou le ticket de bus qui les mène à l’école. D’autres travaillent la journée et vont à l’école le soir et vice versa« . Robin Cavagnoud, docteur en Études des sociétés latino-américaines de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine (IHEAL) de l’université Paris III – La Sorbonne Nouvelle, actuellement en mission à La Paz.

TRAVAIL FORCÉ D’ENFANTS DANS LES CHAMPS DE COTON OUZBEKS

Huit ans après la première alerte lancée par l’International Crisis Group, l’enrôlement forcé d’enfants par l’Etat pour la récolte du coton en Ouzbékistan a diminué. Mais il continue. Chaque année, ce sont des milliers de collégiens et lycéens qui sont employés de force dans les champs de coton ouzbek pendant la saison des récolte (septembre-novembre).

Connaître sa chaine d’approvisionnement

Après le drame du Rana Plaza, les projecteurs sont plutôt braqués sur le Bangladesh… Mais le sujet du travail forcé, notamment d’enfants, dans la récolte du coton ouzbek, reste un enjeu de taille pour l’industrie textile.

D’après la présidente du groupe parlementaire anglais sur l’éthique dans la mode, Lola Young of Hornsey, intervenant en mars 2013 devant le parlement britannique, le coton ouzbek serait en effet une sorte de pendant au « scandale de la viande de cheval » pour le secteur du prêt-à-porter, dans la mesure où un grand nombre de vêtements vendus en Europe contiennent du coton ouzbek, à l’insu des consommateurs.

Car l’Ouzbékistan, cinquième exportateur de coton au monde, est le premier fournisseur du Bangladesh et un important fournisseur pour la Chine et la Turquie : 37% du coton ouzbek est exporté au Bangladesh et 27% en Chine, d’après le RSN. Pourtant, le coton est en théorie « une des matières premières à risque les plus faciles à tracer », selon le Responsible Sourcing Network.

Bien qu’elle pèse moins en ventes de vêtements que les chaines spécialisées de type Zara (17% des ventes totales en France contre 30% pour les chaînes de prêt-à-porter, en 2009), la grande distribution française pourrait être exposée pour ses vêtements à bas prix sous marque propre (MDD). Or, elle n’a pas, à ce jour, déployé de politique commune sur le coton.

Quelques marques ont cependant entamées quelques initiatives comme Auchan, le distributeur français le plus transparent sur le sujet, qui a demandé en 2008 à tous ses fournisseurs de tracer systématiquement l’origine de son coton, factures à l’appui. Le groupe « n’a pas interdit systématiquement le recours au coton ouzbek mais nous avons indiqué que, si un fournisseur y avait recours, nous aviserions sur les mesures à prendre », précise son service de presse.

A ce jour, aucun de ses 70 fournisseurs bangladais (qui pèsent un quart de ses achats) n’aurait fait état d’une provenance de l’Ouzbékistan. A Carrefour, la stratégie est différente : le groupe est le seul distributeur français à avoir signé le cotton pledge (au 30 mai), mais l’entreprise n’a pas souhaité répondre aux questions de Novethic, tout comme E.Leclerc. Contrairement à H&M, qui s’engage à avoir une traçabilité totale d’ici 2020, aucune de ces trois enseignes n’aborde le coton ouzbek sur son site web.

Source originale : http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/conditions-de-travail/isr-rse/travail-des-enfants-16-multinationales-sur-le-banc-des-accuses-143814.html

Tabou : la prostitution des enfants se banaliserait

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