Énergies Nouveau Monde

STOP AU TRITIUM…!

tritiumL’industrie nucléaire rejette des millions de milliards de becquerels de tritium dans l’eau et dans l’air :

« Plus on produit d’électricité, plus on produit du tritium. C’est pourquoi depuis plusieurs années, la production de tritium est proche de la limite annuelle réglementaire » a déclaré EDF en 2006, à propos de ses réacteurs nucléaires.

Le tritium étant difficile à contenir, des pollutions accidentelles se produisent également.

Nucléaire malade, il est atteint de fuites !!

par les moutons enragés

Étrange, toutes ces fuites de ces derniers temps et ne concernent « que » le tritium.

Après la divulgation pour le moins tardive, 2 mois, d’une fuite sous l’enceinte de Tricastin à la mi-septembre on peut observer sans difficulté que le phénomène tente à se multiplier. Et j’ajouterais qu’assez curieusement il s’agit du « MÊME » élément, le TRITIUM.

A chaque incident les porte-paroles des exploitants concernés, minimisent l’impact et la dangerosité du produit. Certes, en effet il est peu offensif à une exposition de très courte durée, mais là, on parle en termes de semaines voire de mois, ce qui en fait une exposition prolongée. Pire encore, c’est qu’il apparait que ces fuites ont contaminé l’extérieur des enceintes des centrales.

Angleterre : 14 octobre 18:00(UTC)

La société AWE (Atomic Weapons Establishment) située à Aldermaston, spécialisée dans la fabrication et l’entretien des armes nucléaires du Royaume-Uni, a fait l’objet d’une inspection à la fin juillet. Lors de celle-ci, du « tritium » fut détecté dans les étangs de drainage situés au nord du site. Cette eau ne reste pas dans ces étangs, elle se déverse dans la rivière Kennet qui, ensuite se déverse dans la Tamise tout en traversant plusieurs grosses agglomérations et Londres.

La cause était, un ventilateur défectueux, ce qui sous-entend que, le tritium devait être évacué dans l’atmosphère, tant en temps normal qu’avec la défectuosité du dit ventilateur !!

Seulement voilà étant en panne la concentration s’est accumulée et lavée du toit par les pluies, s’est ainsi retrouvée dans l’eau de ruissellement. Ce qui est encore plus interpellant, c’est qu’après l’inspection de juillet, l’AWE n’a pas jugé bon d’informer les autorités publiques et locales de l’incident. Au contraire la société s’est fait passer pour un modèle exemplaire et efficace de sécurité et de performances en matière environnementale. Mais les nouvelles de cet incident ont fini par filtrer et ont permis de mettre au jour, d’autres évènements, démontrant que les choses vont plutôt mal. Une enquête pour négligence grave et d’atteinte délibérée à la santé publique, vient d’être ouverte. Nul doute que des têtes vont tomber, mais certainement pas celles des vrais responsables comme d’habitude.

USA : 23 octobre 19:09(UTC)

Des traces de « tritium » ont été décelées dans les eaux d’écoulement à la sortie du site de la centrale nucléaire de Caroline du Sud. Selon les premières analyses des prélèvements effectués par les inspecteurs du NRC (Nuclear Regulatory Commission), les captages d’eau potable n’ont pas été atteints.

Suivant le porte-parole de la centrale, il n’y aurait eu qu’une petite centaine de litres d’eau contaminée bien en-dessous des limites dangereuses, qui aurait fui suite à la panne d’une pompe. Selon une déclaration du NRC, les échantillons présentaient qu’un taux inférieurs à la moitié de ces limites, mais dans son intervention l’EPA (Environnemental Protection Agency) affirme quant à elle que même à ces taux, le tritium entraîne la formation de cancer !!

Pour Tricastin la déclaration finissait par ceci :  » Les quantités de tritium relevées là sont 12 fois supérieures à la normale, mais restent 60 fois inférieures aux seuil toléré par l’Organisation Mondiale de la Santé. »

Même à ces taux, le tritium entraîne la formation de cancer !!

tritium contaminationLes effets biologiques

Les radiations ionisantes agissent sur le vivant à travers deux modes d’action :

–    l’effet direct qui se traduit par des ruptures dans les liaisons covalentes, ce qui signifie qu’elles « cassent » des molécules. Ainsi de telles cassures sur des molécules d’ADN conduiront soit à des altérations de gènes, soit à des délétions ou aberrations chromosomiques (pouvant entraîner la mort de la cellule).

–    l’effet indirect qui conduit à la production de radicaux libres (espèces chimiquement toxiques) à partir de la radiolyse de molécules d’eau. L’action prépondérante de ces espèces radicalaires sur l’ADN constituera des lésions chimiques potentiellement mutagènes et/ou cancérogènes.

Les rayonnements ionisants agissent au hasard.

Aussi, au sein d’une cellule, toute molécule peut être la cible de leur action. Cependant, en raison du rôle central du patrimoine génétique dans le fonctionnement cellulaire, les lésions portées sur l’ADN seront responsables de l’essentiel des dégâts biologiques observés. Ils induisent dans la matière irradiée des événements initiaux (ionisations, excitations) pratiquement instantanés (de l’ordre de 10-15 sec.) mais dont les conséquences pathologiques éventuelles peuvent n’apparaître que plusieurs années ou décennies plus tard (risque cancérogène), voire dans la descendance (risque génétique).

Certes, des mécanismes de réparation existent et une cellule altérée peut « se débarrasser » d’anomalies radio-induites. Dans d’autres situations, l’anomalie n’est pas réparée ou elle est mal réparée ce qui conduira à une cellule toujours vivante mais comportant une (ou des) mutation(s) susceptible(s) de s’exprimer tardivement : risque de cancers ou d’effets génétiques qui définissent les « effets stochastiques [1] ».

Enfin, lorsque les doses sont élevées, les dégâts induits dans une cellule sont tels qu’ils entraînent la mort de la cellule par nécrose. Quand, dans un tissu ou un organe, un grand nombre de cellules sont ainsi atteintes, c’est le tissu même ou l’organe qui est alors gravement affecté : on parle alors « d’effets déterministes ».

montre-tritium-h3-smith-wessonLa radioactivité d’une montre au tritium est 1000 fois plus élevée que dans la nature

Roland Desbordes

Le président de la Criirad dénonce la vente illégale mais généralisée de montres radioactives.

Selon une enquête de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), une grande quantité de montres vendues en France contient du tritium, une forme radioactive de l’hydrogène. Utilisé pour faire briller les aiguilles et les cadrans, le tritium peut être respiré ou entrer dans l’organisme à travers la peau au niveau du poignet.

Selon Roland Desbordes, physicien, président de la Criirad, le taux de radioactivité présent dans ces montres, interdites à la vente depuis avril 2002, dépasse les normes internationales. Mais ni les consommateurs, ni même les employés de l’industrie horlogère ne semblent au courant des dangers potentiels du tritium.

Quels sont les fabricants de montres qui utilisent du tritium ?

Roland Desbordes : Ce sont principalement des fabricants suisses et américains, comme Omega, Berreta, Baume & Mercier ou Fortis. La liste de ces montres serait trop longue à publier et nous n’avons pas les moyens de tester tous les produits. Nous avons rédigé à l’attention des consommateurs un test simple pour savoir si leur montre contient du tritium ou pas. Nous pouvons envoyer ce protocole par courrier à tous ceux qui le souhaitent.

Est-ce qu’on continue à utiliser le tritium en France ?

Il n’y a pratiquement plus de fabricants de montres en France, mais certains ateliers de maintenance sont concernés. La durée de vie du tritium est limitée : tous les 7 ou 8 ans, des montres doivent être retraitées pour continuer à briller. J’ai demandé à des techniciens d’un atelier de maintenance de Breitling à Besançon ce qu’ils employaient. Ils m’ont répondu « des flacons de tritium », sans savoir que le produit qu’ils manipulent quotidiennement est radioactif ! C’est d’ailleurs le même problème avec les bijoutiers, qui n’ont pas conscience de vendre un objet « à risque ». Nous sommes face à l’ignorance totale de la profession vis-à-vis de ce problème.

Que risque-t-on en portant tous les jours une montre qui contient du tritium ?

Une montre est en contact direct avec la peau. Le tritium ne peut pas être confiné, il pénètre par la peau et irradie l’intérieur de l’organisme. Nous avons mesuré le taux de radioactivité dans l’urine d’une personne qui a porté une montre plusieurs heures : ce taux s’élève à plusieurs centaines de milliers de Becquerel par litre, mille fois plus que le taux « naturel ». A ce niveau-là, ce n’est pas dangereux pour l’organisme, mais j’insiste sur la notion de risque. On dépasse ici les normes internationales de radioprotection. Il s’agit de faibles doses, qui sont en dessous des limites imposées par la norme ISO 3157, mais au-dessus du seuil « négligeable ». C’est d’autant plus inquiétant pour une femme enceinte ou une personne fragile. Tout dépend bien sûr de la fréquence à laquelle on porte sa montre, de nuit comme de jour.

Pourquoi l’industrie horlogère continue-t-elle à utiliser le tritium ? Est-ce qu’il existe des produits de remplacement ?

Jusqu’à maintenant, les industriels étaient soumis à la norme internationale ISO 3157, élaborée par la profession. Cette norme autorise l’utilisation de tritium à l’intérieur de la montre et admet un certain taux de fuite de radioactivité. Cependant, elle viole les dispositions du décret 2002-460, qui interdit, en France, tout ajout de radioactivité dans les biens de consommation. Malgré tout, l’industrie horlogère utilise encore des procédés de fabrication aberrants, simplement par habitude. Les fabricants japonais ont développé de nouveaux produits de remplacement. Ils ont remplacé le tritium par de nouveaux procédés chimiques non radioactifs. C’est le cas du Luminova, mis au point par Seiko, ou du LumiBrite, développé par une société japonaise spécialisée dans les pigments. Ces peintures luminescentes se rechargent à la lumière ambiante et peuvent faire briller les montres pendant plusieurs heures.

Suite aux résultats de cette étude, que préconisez-vous ?

Nous voulons que le consommateur soit informé de la quantité de radioactivité présente dans le produit qu’il achète. Pratiquement aucune montre ne donne les bonnes indications, même sur la notice d’utilisation. La profession horlogère est totalement en tort vis-à-vis de l’acheteur. Nous aimerions mettre en place un logo, par exemple le logo nucléaire, sur toutes les montres vendues en France, qui serait barré ou non en fonction de la présence de tritium. D’ici quelques mois, nous recommencerons nos mesures. Nous irons sans doute jusqu’aux procès à l’encontre des fabricants non réglementaires.

Le site de la Criirad:
http://www.criirad.comLe texte du décret no 2002-460 du 4 avril 2002 relatif à la protection générale des personnes contre les dangers des rayonnements ionisants:
http://www.adminet.com/jo/20020406/…En décembre 2000, le Canard Enchaîné dénonce des montres Carrefour contaminées au cobalt:
http://membres.lycos.fr/mat66/news_…L’étude de l’Association suisse pour la recherche horlogère (ASRH) sur un nouveau matériau phosphorescent:
http://www.eiaj.ch/v2/futur_ingenie…

SOURCES :

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources …

Copyright © 2013 ELISHEAN.

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