Les Anciens ROME

Rome, une cité bâtie sur la peur

L’histoire officielle veut nous faire croire que la Rome antique était un pôle civilisateur qui, des siècles durant, illumina l’Europe de sa puissance ordonnatrice, de sa science et de sa magie sacerdotale. La réalité est l’exact opposé : l’empire romain pilla et ravagea tout ce qu’il y avait de beau et de puissant dans l’Antiquité afin d’en faire une reconstruction plus ou moins cohérente qui n’avait qu’un seul but: justifier sa puissance temporelle. L’histoire des Étrusques nous aide à comprendre ce qui caractérise réellement l’esprit de Rome qui, aujourd’hui encore, trompe le monde.

Lorsque Rome apparut sur la surface de la Terre et commença à étendre son empire, les initiés du monde méditerranéen étaient conscients qu’ils avaient affaire à une nouvelle incarnation de Troie. Quelques siècles auparavant, Troie avait été détruite par ces initiés descendus du Nord parce qu’ils la considéraient « fondée sur le mensonge ».

rome une cité

 

Qu’est-ce qui caractérisait Troie et Rome en comparaison avec les autres cités de l’Antiquité qui, après tout, connaissaient elles aussi des périodes de décadence ? Il est normal qu’avec le temps, une cité, même si elle a été inspirée par la volonté divine, finisse par déchoir, jusqu’à n’être plus qu’une coque vide, dénuée de son esprit originel. Après tout, notre propre corps montre que la forme ne peut pas contenir l’esprit éternellement et que celui-ci doit se retirer, provoquant la mort du corps physique. Ces processus sont rapides chez les humains mais beaucoup plus longs pour une civilisation.

Le problème, c’est que Troie tout comme Rome avait décidé de survivre par-delà les siècles de toutes les manières imaginables, un peu comme un homme qui aurait décidé de faire n’importe quoi pour ne pas mourir… Et cette volonté était tout à fait contraire aux lois universelles, raison pour laquelle neuf fois de suite des peuples furent inspirés pour aller détruire Troie, jusqu’à son anéantissement définitif en 1200 avant J.-C.


Outre le fait de devoir résister à des attaques émanant directement des dieux, il y a une autre difficulté fondamentale pour toute civilisation qui voudrait régner éternellement sur la Terre : le fait que, sans l’inspiration des dieux, il est très difficile de trouver la créativité nécessaire pour construire des formes. Or, sans formes, sans contenants, une civilisation ne peut se déployer.

C’est pourquoi Rome, avant de piller la culture de tous les peuples de l’humanité, a commencé par vampiriser l’âme des Étrusques.

Les Étrusques, peuple oublié

Alors que, dès la Renaissance, les archéologues commencèrent à exhumer les civilisations d’Égypte, de Grèce, du Moyen-Orient, il fallut attendre le XIXe siècle pour qu’on s’intéresse sérieusement à la civilisation étrusque qui, des siècles durant, avaient été le phare civilisateur de l’Italie.

Pourquoi un tel retard de la part des scientifiques ? Parce que ce raffinement de l’art étrusque, ce génie de leur architecture et la puissance de leur religion avaient fait de l’ombre à Rome. C’est pourquoi pendant longtemps, les autorités italiennes laissèrent les pilleurs de tombes ravager tout souvenir de cette civilisation.

Mais il y a une raison plus profonde encore, qu’on commence à entrevoir par une étude approfondie de l’Étrurie : tout ce qui a fait la grandeur de Rome est dû à l’apport des Étrusques. En fait, la culture romaine ne fut qu’une pâle imitation de la civilisation étrusque. Pour n’en prendre qu’un exemple, les célèbres combats de gladiateurs étaient à l’origine un rituel étrusque dont les Romains ont tout à fait perdu le sens, le transformant en boucherie pour amuser la plèbe.

Rome obtint son pouvoir non seulement en détruisant son adversaire, mais surtout en l’assimilant, en prenant ce qu’il y avait de bon en lui. C’est là la clef du pouvoir démesuré de Rome.


Elle appliqua cette stratégie sur le plan matériel en réutilisant les constructions des Étrusques, en pillant leurs richesses mais aussi plus subtilement, en imitant leurs coutumes, en récupérant leurs dieux (Jupiter, Junon et Minerve sont des divinités étrusques) et en se plaçant comme les auteurs d’une culture qu’ils avaient totalement défigurée.

Diviser pour régner

Piller et imiter les Étrusques était une étape, mais elle n’était pas suffisante pour faire de Rome une puissance impériale : il fallait détruire l’original. Un mystère continue à entourer l’histoire de la guerre de Rome contre les Étrusques : comment une cité isolée a-t-elle réussi à vaincre une coalition de douze cités ? Pourquoi les Étrusques se sont unis si tard, quelques années seulement avant la fin définitive de leur indépendance ?

On invoque parfois le fait que les douze cités étrusques, quoiqu’unifiées par la religion n’étaient pas liées entre elles par un contrat politique. Ainsi, quand Véies fut attaquée puis détruite par Rome, dans une guerre qui dura tout de même plus d’un siècle, jamais les onze autres cités sœurs ne sont intervenues. On dit aussi que les Étrusques n’aimaient pas les rois de Véies… mais cette inimitié est-elle suffisante pour justifier une telle passivité ? On imagine que Rome n’était pas tout à fait étrangère à la mauvaise réputation de sa voisine Véies. On connait la tactique romaine habituelle du « diviser pour régner ». Semer la zizanie au sein d’une patrie est le meilleur moyen de la conquérir.

Deuxièmement, les Étrusques étaient loin d’imaginer la portée des plans de conquête de Rome. Comme nous l’avons dit, l’attachement à la pérennité d’une civilisation, au-delà des normes naturelles, était étranger à la conscience étrusque. Ils ont donc pensé que la guerre entre Rome et Véies était légitime …

Pourtant la destruction de Véies et le massacre consécutif de sa population, après un siège de 10 ans, marqua profondément l’esprit du peuple étrusque. Une sorte de terreur s’installa, une terreur que Rome allait largement exploiter afin de poursuivre sa conquête de l’Etrurie.

En effet, dès lors, Rome usera constamment de la même tactique auprès des Étrusques : « vous entrez dans la Pax Romana (« paix romaine ») et vous bénéficiez de notre puissance et de notre protection ou nous vous détruirons comme Véies. »

On peut imaginer que ce type de proposition a dÛ plus d’une fois diviser les cités entre ceux qui accordaient plus d’importance à la liberté et ceux qui se disaient qu’il valait mieux la sacrifier si cela pouvait permettre de faire durer plus longtemps leur civilisation.

Face au dilemme imposé par les Romains, certaines villes étrusques acceptèrent finalement d’entrer dans la Pax Romana. D’autres refusèrent catégoriquement. L’unité qui avait été la marque de la nation étrusque était définitivement brisée. Rome n’avait plus qu’à prendre les villes étrusques une par une, en usant d’habiles stratagèmes diplomatiques.

La « paix romaine » n’était en réalité qu’une illusion, une carotte provisoire, car Rome savait qu’elle n’aurait de paix que quand serait détruit son dernier « ennemi », quand elle aurait englobé la terre entière. Car Rome savait – plus ou moins consciemment – qu’elle agissait contre la volonté de certains dieux et que ces derniers chercheraient par tous les moyens possibles à l’anéantir, comme ils l’avaient fait avec Troie autrefois.

Fatalisme contre évolutionnisme

Rome fournit également de grands efforts pour s’attacher les services des devins étrusques, nommés les haruspices.



Ces derniers n’étaient pas de vagues voyants comme on en rencontre aujourd’hui. Les haruspices avaient été formés à une connaissance scientifique très précise, notamment en ce qui concerne la lecture dans le foie des animaux ou l’interprétation de la foudre et des éclairs. Ils avaient ce don de prophétiser avec exactitude, ce qui sera d’une aide précieuse pour aider Rome à se préserver par-delà les siècles. D’ailleurs, les haruspices continueront leur activité très longtemps après que les Étrusques aient disparu…

Même Constantin les consultait encore au IVe siècle après J.-C. Les chrétiens les firent finalement interdire sous Théodose, mais ont-ils vraiment cessé d’exister si l’on considère que les actuels cardinaux de l’Église Catholique portent la même robe pourpre que les haruspices, et que la fameuse crosse des évêques est directement empruntée à la tradition étrusque ?

Se pourrait-il que les haruspices continuent à agir à l’arrière-plan de l’Église Catholique, se réservant une science qui leur donne un pouvoir de tout premier ordre sur le monde ?

Mais revenons à cette étrange civilisation étrusque, qui a passionné tellement de personnes depuis un siècle, et à l’un des traits de cette culture probablement le plus étonnant: son fatalisme. En effet, dès le début, les initiés étrusques avaient établi que leur civilisation ne durerait pas plus de dix siècles, qui n’étaient pas fixés numériquement mais dont la fin était marquée par des événements majeurs (voir tableau ci-contre). Ils savaient qu’au terme de ces dix siècles, leur civilisation serait anéantie.

Cela ne les attristait pas pour autant. Les Étrusques étaient immergés dans une culture légère et joyeuse, la musique était omniprésente – comme en témoigne de nombreuses représentations funéraires.

La culture étrusque contrastait grandement avec celle de Rome, qui s’était contentée d’utiliser la trompette comme instrument de guerre. Pendant longtemps, son seul dieu fut Mars et celui-ci n’avait, selon les Romains, qu’un seul désir : voir triompher Rome. Vouer un culte à d’autres divinités n’avait a priori aucune utilité.

Après la destruction du grand sanctuaire étrusque de Volsinies en 264 avant J.-C., Rome fondit immédiatement les 2 000 statues de bronze qui constituaient ce « Delphes occidental » afin de financer la conquête de Carthage qui commença la même année avec la Première Guerre punique.

Si le général Hannibal hésitera longuement à détruire Rome alors qu’il la tenait dans ses mains, sans doute trop imprégné qu’il était par la conscience païenne de liberté et de respect, Rome, elle, n’hésitera pas cent vingt ans plus tard à rayer de la carte Carthage, la dernière ville libre du monde méditerranéen, générant une peur durable dans toute l’Europe.



Rome était grave et sérieuse car elle ne voulait pas mourir : elle voulait durer éternellement. Elle détestait le fatalisme des Étrusques qu’elle considérait comme du pessimisme alors qu’il n’était en réalité qu’une foi confiante en la destinée qui leur avait été tracée par les dieux et qui devait les conduire bien au-delà de ce monde.

C’est en réaction contre ce « fatalisme » que Rome développera sa doctrine qui est devenue aujourd’hui celle du progrès et de l’évolutionnisme : l’idée que, quelles que soient les difficultés, le monde ira toujours mieux, qu’il offrira toujours plus de sécurité et de plaisir. Il faut se rendre compte que, sans cette idée – qui n’existait pas chez les Anciens – jamais ne se seraient développées toutes les technologies que nous utilisons aujourd’hui.

Conclusion

Rome a réussi son pari. Par une ruse extrême, par une volonté de fer et par une politique d’absorption des forces adverses, elle a réussi à faire durer sa civilisation une ère de plus que ce qui lui était imparti par les dieux. Lorsque son empire méditerranéen ne pouvait plus tenir, elle muta en une « Église universelle », conservant son pouvoir occulte en attendant de pouvoir à nouveau le manifester extérieurement.

Et Rome est toujours vivante. On peut penser que l’Église catholique est faible mais son pouvoir sur le plan occulte est immense.

Cette volonté à toute épreuve aurait de quoi rendre admiratif si elle était tournée vers un but autre que la survie presque bestiale.


Rome ne veut pas mourir. Comme le corps d’un vieillard qui refuserait de s’éteindre, elle se protège derrière ses technologies, elle traque tous ceux qui pourraient encore abriter en eux une étincelle d’esprit et qui pourraient avoir soudainement l’inspiration de se révolter contre elle. Sa peur, elle la communique à l’ensemble de ceux qui lui sont soumis, qui se battent pour leur sécurité et pour conserver leurs privilèges… mais cette peur n’est-elle pas, au fond, qu’une illusion que les dieux cherchent à briser ?

Sébastien V

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