Nouvelle Technologie Nouvelle Terre Objectif : Robot et Cyborg

Robotique, médecine à distance et corps sous surveillance ….

La robotique médicale et la télémédecine

Demain, on n’aura peut-être plus besoin d’aller chez le médecin. Il nous surveillera à distance et nous soignera avant même que l’on soit malade.

Tout comme les adeptes des réseaux sociaux sont désormais en relation permanente entre eux, le médecin conserve bien plus qu’un œil sur ses clients. Il reçoit en continu les données biologiques provenant des capteurs implantés dans leur organisme et qui veillent en permanence. Si l’un des paramètres vient à sortir des variations normales, il en est aussitôt informé. Plus question d’attendre les symptômes, parfois trop longtemps silencieux, pour détecter une anomalie, porter un pré-diagnostic.

Médecine-fiction ? Pas tout à fait.

La télémédecine existe déjà. Une preuve existe: elle fait l’objet d’une loi.

Plus précisément d’un article de loi, le n° 78 dans la loi du 21 juillet 2009 sur la réforme de l’hôpital.

Cet article dispose: «La télémédecine est une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. (…) Elle permet d’établir un diagnostic, d’assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d’effectuer une surveillance de l’état des patients.»

La mise en place de la télémédecine

En 2011, une enveloppe de 26 millions d’euros a été allouée aux Agences régionales de santé (ARS) pour favoriser le déploiement des projets de télémédecine. En 2012, la stratégie de l’Etat favorise l’accompagnement de projets pilotes. Du coup, les actions se concentrent sur trois projets en imagerie, trois pour la prise en charge des AVC et deux pour l’amélioration de la santé des détenus, autre grand espoir apporté par la télémédecine.

Face aux grand nombre d’applications potentielles, ce sont les affections qui demandent un diagnostic très rapide et celles qui imposent un suivi régulier qui bénéficient les premières de la médecine à distance. Deux exemples: le cerveau, le cœur et le diabète.

L’étude Evatel, coordonnée par le CHU de Rennes, porte sur 1.501 patients dépendant de 31 centres. Philippe Mabo note que cette technique a «permis de réduire significativement (-37%) les chocs inappropriés» et «d’améliorer la prévention en fournissant des courbes (par exemple d’impédance électrique des sondes) sur de longues durées, qui permettent de détecter et même de prévoir les anomalies plus efficacement que lors de rendez-vous ponctuels».

La médecine de curative devient anticipatrice

Au-delà de ces premiers balbutiements de la télémédecine, se profile une profonde révolution dans les rapports entre le patient et son médecin. Si la virtualisation des consultations aura sans doute un impact important, il est probable que la surveillance à distance de l’évolution dans le temps des paramètres cliniques engendrera un bouleversement encore plus profond.

En effet, grâce à leur miniaturisation, les capteurs capables de mesurer en continu ces paramètres à l’intérieur même du corps humain devraient se multiplier. Dès lors, la médecine change. De curative ou préventive, son action devient scrutatrice, voire anticipatrice.

A tout moment, les individus seront en observation médicale permanente, comme dans un lit d’hôpital bardé d’instruments de mesure.

Cette évolution n’est pas sans faire songer à celle de la sécurité des personnes et des habitations. La police a d’abord fait des rondes dans les rues. Puis cette surveillance ponctuelle et aléatoire s’est associée à la vidéosurveillance des rues et des maisons. Ces lieux sont reliés en permanence aux commissariats ou aux sociétés de services spécialisées dans la sécurité.

Appliqué à la santé, ce modèle fonctionnera d’une façon très similaire. Aux visites épisodiques chez le médecin, s’ajouteront le suivi continu des paramètres vitaux.

Grâce à la télémédecine, nous ne pourrons peut-être plus tomber malade…

Après le diagnostic à distance pouvant donner l’alerte très tôt, parfois avant même l’apparition de symptômes perceptibles, on peut imaginer une généralisation de la thérapie à distance. Certains médicaments, comme l’insuline, pourront être stockés à l’intérieur du corps.

En fonction du diagnostic à distance, le traitement commencera sans même que le patient en soit averti. Et pourquoi ne pas intégrer le diagnostic lui-même à l’organisme?

Un ordinateur de corps recevra toutes les informations provenant des capteurs intégrés. Il décidera du meilleur traitement en fonction de la pharmacie «incorporée»… Au lieu du paiement à l’acte, le patient règlera une assurance santé (et non plus une assurance maladie…) qui lui apportera cette surveillance continue. Une forme de paradis. Ne restera plus qu’à éradiquer l’hypochondrie.

Extrait de l’article de Michel Alberganti sur http://www.slate.fr/ 

Vidéo publiée sur http://www.canal-u.tv

Vous pouvez reproduire ce texte en citant sa Source : http://www.elishean.org/

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