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Quand l’ONU épinglait la France en 2003, savait-on qu’elle deviendrait l’eldorado des pédophiles en 2018?

La pédocriminalité en question

Voici un article de Serge Garde datant de 2003, faisant une petite synthèse d’un rapport de Juan Miguel Petit pour l’ONU. Ce rapport accablant pointe du doigt les dysfonctionnements de la justice française dès lors qu’il s’agit de dossiers pédocriminels..

« Il y a eu des plaintes et des dénonciations précises de mères qui se disent poursuivies par des groupes, pouvant être assimilés à des mafias ou à des loges, organisant la pornographie infantile. »

➤ Déclarations fracassantes de Juan Miguel Petit dans le documentaire de Karl Zéro « le Fichier de la Honte » ( Affaire Zandvoort)

Droits de l’enfant : l’ONU épingle la France

Dysfonctionnements de la justice, sous-estimation des réseaux pédophiles, paroles d’enfants niées, le rapporteur spécial du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme est particulièrement sévère pour la France.

La justice française et le Conseil de l’ordre des médecins se retrouvent dans le collimateur de l’ONU après la visite de son enquêteur à Paris, Lyon et Saint-Étienne, en novembre 2002.

Le rapporteur spécial du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Juan Miguel Petit, préconise la création d’une  » instance indépendante «  pour  » diligenter une enquête urgente sur un nombre croissant de cas de sérieux dysfonctionnements judiciaires au détriment d’enfants victimes d’agressions sexuelles et de personnes soucieuses de les protéger « . Cette dernière allusion concernant les professionnels, notamment les médecins, sanctionnés pour avoir effectué des signalements d’enfants en danger.

Juan Miguel Petit, chargé à l’ONU des enquêtes sur les trafics d’enfants, la prostitution enfantine et la pédopornographie, doit présenter son rapport pendant la 60e session de l’ONU, en 2004.

Mais le rapport préliminaire qu’il a rédigé et dont nous nous sommes procuré une copie est accablant pour la justice française :

 » Il apparaît que maintes personnes en position de responsabilité pour faire respecter les droits de l’enfant, en particulier au sein de l’appareil judiciaire, refusent encore largement de se rendre à l’évidence de l’existence et de l’étendue «  de la pédocriminalité.

 » Les agressions sexuelles infligées aux mineurs ne sont pas plus fréquentes en France que dans les autres pays européens « , et c’est donc bien la façon dont ces affaires sont traitées qui pose un grave problème.

 » Selon les informations recueillies par le rapporteur spécial, la pédopornographie est souvent liée à des agressions sexuelles infligées aux enfants dans leur milieu familial. Actes qui, parfois, donneraient lieu à la création de matériels  » destinés à la vente.

Le rapporteur établit donc un lien entre les incestes et les réseaux criminels qui utilisent Internet pour faire circuler des films ou les photos de ces viols.

Phénomènes que la grande majorité des juges continuent de nier, affirmant que les réseaux relèvent du fantasme et que seuls existent des agressions au sein des familles.

Le rapport onusien évoque l’affaire du cédérom de Zandvoort, dont l’Humanité avait révélé l’existence le 24 février 2000 :  » Sur ce cédérom, un certain nombre de parents français auraient vu le visage de leurs enfants. «  Selon les autorités françaises,  » ces images remontaient aux années soixante-dix « . C’est effectivement l’une des raisons avancées par le parquet des mineurs à Paris pour étouffer l’affaire.  » Pourtant, poursuit le rapporteur, certains parents contestent ce fait, prétendant que certaines photos recèlent la preuve qu’elles ont été prises récemment. Le cédérom n’a pas été présenté à Interpol. « 

Le prérapport de Juan Miguel Petit énumère les dysfonctionnements de la justice :  » Un manque de moyens adéquats ou de formation, voire de spécialisation, parmi les hommes de loi qui traitent d’agressions sexuelles infligées à des mineurs «  aboutit  » à ce que, parfois, les droits de l’enfant ne soient pas respectés. Dans les procédures civiles concernant la garde de l’enfant, le mineur n’a pas le droit d’être automatiquement entendu. Son audition est laissée à la discrétion du président de l’audience. Dans la plupart des cas, l’enfant n’est pas entendu « .

Dans de nombreux dossiers, la plainte pour viol ou agression sexuelle se superpose à un problème de garde de l’enfant. La tendance forte, en France, est de nier le viol, d’assimiler la parole de l’enfant à un mensonge et de faire du parent protecteur un manipulateur.  » La garde de l’enfant a pu faire l’objet d’allégations fallacieuses de maltraitance sexuelle, note le rapporteur, mais les cas qui nous ont été soumis paraissent sérieux et fondés en raison des preuves produites. L’intérêt supérieur de l’enfant n’a pas été respecté. « 

Au lieu d’être protégées,  » les personnes qui suspectent et signalent des maltraitances s’exposent à des poursuites ou à des sanctions administratives pour diffamation. Les professions médicales sont particulièrement exposées. Des médecins qui signalent des abus s’exposent à ce risque, paraissent ne pas recevoir l’assistance et le soutien attendu du Conseil de l’ordre des médecins « .

Euphémisme pour signaler que ledit Conseil de l’ordre est à la pointe de la répression des praticiens qui effectuent des signalements.

Le principe juridique selon lequel  » le pénal tient le civil en l’état «  est bafoué :  » Dans la pratique, il n’est pas appliqué. Dès lors, un enfant peut être contraint de rester avec la personne mise en examen pour l’avoir maltraité. « 

Cette inversion des valeurs judiciaires a provoqué un exode de parents protecteurs :  » Dans un nombre croissant de cas, un parent séparé, habituellement la mère, choisit d’emmener sa progéniture hors de France plutôt que de se plier à une décision de justice donnant le droit de visite ou de garde à l’auteur présumé de maltraitance. «  Une vingtaine de fuites en Suisse, d’autres en Amérique sont relevées.

Dans les recommandations qui concluent son prérapport, Juan Miguel Petit préconise  » le respect de l’article 12 de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant «  qui stipule que l’enfant doit pouvoir faire valoir son avis  » en particulier dans toute procédure administrative ou judiciaire le concernant « . Il recommande  » des enquêtes impartiales et complètes «  prenant en compte  » les rapports des médecins, des psychologues et des travailleurs sociaux « .

Il demande instamment au gouvernement français de  » remettre officiellement le cédérom de Zandvoort à Interpol « . Il rappelle aux tribunaux civils qu’ils doivent cesser de prendre une décision tant que la procédure pénale n’a pas abouti. Le Conseil de l’ordre des médecins est prié «  de façon urgente, de revoir ses procédures afin de soutenir les praticiens qui effectuent des signalements, au lieu de les condamner « .

Enfin le rapporteur réclame en urgence une enquête, diligentée par une instance indépendante, sur les dysfonctionnements croissants de la justice dans ce domaine. Compte tenu du langage diplomatique, il n’est pas exagéré de qualifier d’accablant ce prérapport de l’ONU.

Serge Garde
http://mk-polis2.eklablog.com/

Chiffres 2016 : La pédocriminalité continue d’exploser et ce n’est pas dû à la libération de la parole

Le 12ème rapport au gouvernement et au parlement de l’observatoire de la protection de l’enfance publie les données de la pédocriminalité pour l’année 2016.

Ces données produites par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) sont celles qui ne sont plus mises à jour sur le site Cartocrime (INHESJ/ONDRP) depuis mai 2016 et qui avaient fait l’objet d’analyses et de cartographies par département dans des articles précédents pour la période 1996-2014 et pour l’année 2015.

Ces données ne sont publiées qu’au niveau national et empêchent toute analyse plus fine du phénomène pédocriminel (situation, localisation, âge, etc). Néanmoins elles sont un indice de l’évolution de la pédocriminalité en France.

Hélas, les chiffres 2016 confirment l’explosion des viols et agressions sexuelles sur mineurs constatée depuis 2011.

Chiffres 2016

Les services de police et de gendarmerie comptent sur la France métropolitaine (pas de chiffres publiés en 2016 pour les DOM-TOM) :

12.650 agressions sexuelles sur mineurs (+3,30% par rapport à 2015)

7.050 viols sur mineurs (+2,95% par rapport à 2015)

Ces données confirment que

80% des victimes sont des filles.

Par contre il permet une fois de plus de battre en brèche l’idée reçue selon laquelle l’immense majorité des actes seraient des incestes commis dans le cercle familial.

70% des mineurs victimes d’abus sexuels le sont en dehors du cadre familial !

Tendance depuis 10 ans

Une étude des données sur les 10 dernières années montrent une explosion des viols et agressions sexuels sur mineurs en France à partir de 2011.

Une augmentation de 57% sur 5 ans est constatée pour les agressions sexuelles sur mineurs, soit une vertigineuse augmentation annuelle de +9,7% !

On double tous les 8 ans !

Une augmentation de 30% sur 5 ans est constatée pour les viols, soit une augmentation annuelle très importante de +5,4%.

On double tous les 13 ans.

Ces chiffres sont à multiplier a minima par 10 puisque d’après les études annuelles de victimation “Cadre de Vie et Sécurité” (CVS) menées par le ministère de l’intérieur (15.000 personnes interrogées), moins d’un acte sur 10 fait l’objet d’une plainte.

NDLR : Une étude de victimation consiste à demander à un échantillon aléatoire de plusieurs milliers personnes ce qu’elles ont subi comme délits ou crimes au cours de leur vie.

En moyenne moins de 8% des victimes d’abus sexuels majeures portent plaintes d’après les enquêtes 2011-2015.

On peut supposer que ce chiffre est encore inférieur pour les mineurs (autonomie, confiance en soi, choc psychologique).

Donc nous parlons bien a minima de 90.000 mineurs victimes de viols et de 160.000 mineurs victimes d’agressions sexuelles en France en 2016.

Ceci n’est que pour une seule année.

Ces chiffres ne comptent pas les actes mais bien les victimes : une fillette violée tous les jours pendant 10 ans compte pour 1.

Au global il existe un consensus sur la question entre les administrations, associations, chercheurs qui se retrouvent sur les chiffres suivant :

d’une fille sur 6 (15%) et un garçon sur 14 (7%) victimes d’abus sexuels avant 18 ans.

On rappellera que l’enquête de victimation “Virage” de 2015 prouve sur un échantillon de plus de 27.000 personnes interrogées que des abus sexuels sont commis pour la première fois :

avant 18 ans pour 60% des personnes
avant 11 ans pour 30% des personnes

Quand on parle d’abus sexuels en général, en fait on parle de pédocriminalité.

Cela mets aussi à mal l’idée reçue selon laquelle l’essentiel de la pédocriminalité serait subie à l’adolescence.

Libération de la parole ?

Souvent le lobby pédo argumente que ce n’est pas la pédocriminalité réelle qui augmente mais c’est simplement la libération de la parole qui fait monter les statistiques.

La proportion des victimes de violences sexuelles qui déposent une plainte est analysée lors des études de victimations du ministère (ONRDP/SSMSI) sur la période 2006-2016.

Ces résultats permettent de se faire une idée claire et fiable de l’ampleur de la soi-disante “libération de la parole”.

Les variations constatées sont très faibles et les différences ne sont pas statistiquement significatives.

En d’autres termes le taux de dépôt de plaintes ne varie pas suffisamment pour que ça veuille dire autre chose que l’effet du hasard lors de l’échantillonnage des personnes interrogées.

On aurait du mal à croire que ce taux varie de manière différente pour les mineurs…

Donc on en tire la conclusion que si la parole se libère dans les repas de famille, avec des amis ou des confidents, cela ne se traduit pas pour autant par des plaintes et des actions en justice (douloureuses, coûteuses, fastidieuses… mais salvatrices psychologiquement par la reconnaissance publique des faits).

Et il faut donc en déduire que hélas c’est bien la pédocriminalité réelle qui explose et non le taux de dépôt de plaintes des victimes.

Extrait d’un aticle de L’équipe Wanted Pedo
https://www.agoravox.fr/

« La France eldorado des pédophiles » selon l’avocate Marie Grimaud

On se rappelle de l’avocate Marie Grimaud et de sa déclaration dérangeante sur la pédophilie qui « pullule dans les milieux politiques et médiatiques » (RMC Bourdin) ; elle revient à la charge, de nouveau sur RMC, en déclarant que la « France est l’eldorado des pédophiles » !

Maître Grimaud connaît le dossier, elle est l’avocate de l’association de protection de l’enfance Innocence en Danger.

Rappellons que la France a été épinglée en 2003 par un rapport de l’ONU sur les droits de l’enfant (Juan Miguel Petit) stipulant qu’un organe indépendant mène de toute urgence une enquête sur les carences de la justice à l’égard des enfants victimes de sévices sexuels et des personnes essayant de les protéger (…)

Étant donné le nombre de cas laissant apparaître un grave déni de justice pour les enfants victimes de sévices sexuels et les personnes qui tentent de les protéger, il serait bon qu’un organe indépendant, de préférence la Commission nationale consultative des droits de l’homme, mène de toute urgence une enquête sur la situation actuelle.

Vidéo en haut de l’article

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