A la Une Magie Sexuelle Samaël Aun Weor Séphiroth

Magie Christique Aztèque : Ce qui n’a jamais été expliqué

Magie Christique Aztèque

Extraits du livre de Samaël Aun Weor

(les passages non publiés sont remplacés par 3 points)

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« A l’heure qu’il est mes chers frères, et pour toujours, je renonce et j’ai renoncé et je continuerai à renoncer aux droits d’auteur. La seule chose que je désire, c’est que les livres se vendent bon marché, à la portée des pauvres, à la portée de tous les enfants de Dieu.

Que le citoyen le plus malheureux puisse acquérir ce livre, avec le peu d’argent qu’il porte dans son sac. En vérité, réellement, je n’ai aucune rente, je n’exige rien pour mes oeuvres. Qui voudra les éditer, qu’il les édite pour le bien de toute l’humanité dolente. La seule chose qui m’intéresse est d’apporter l’enseignement à tous les coins du monde sans distinction de races, credos, caste ou couleur : que toute l’humanité reçoive la Doctrine, c’est tout…Paix invérentielle ! »

Samaël Aun Weor – Prononcé lors du Congrès de Guadalajara, Mexique, le 29/10/1976

Magie Christique Aztèque

Chapitre 1 : Ce qui n’a jamais été expliqué

« Et Jéhovah Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. Et Jéhovah Dieu fit germer du sol tout arbre d’aspect attrayant et bon à manger, l’Arbre de Vie au milieu du jardin et l’Arbre de la Connaissance du bonheur et du malheur » Genèse 2, 8-9.

L’Eden est le sexe même. Dans l’Eden, existent ces deux arbres : l’Arbre de Vie et l’autre de la Connaissance du bonheur et du malheur. L’Arbre de Vie est la moelle épinière. L’Arbre de la Connaissance du bonheur et du malheur est la force sexuelle.

« Et Jéhovah Dieu prescrivit à l’homme : tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’Arbre de la Connaissance du bonheur et du malheur car, du jour ou tu en mangeras, tu devras mourir » Genèse 2, 16-17.

L’homme et la femme sont nés pour s’aimer. « Aussi l’homme laisse-t-il son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviennent une seule chair » Genèse 2,24.

Et Adam et sa femme étaient nus et n’avaient pas honte parce qu’ils n’avaient pas encore goûté au fruit défendu, agréable à voir et délicieux au palais. Ce fruit défendu est le sexe. Cependant, le serpent de l’instinct sexuel était malin et dit à la femme : « Vraiment ! Dieu vous a dit : vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ». La femme répondit au serpent : « nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin, mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin Dieu a dit : vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas afin de ne pas mourir » Genèse 3, 1-3.

Cependant, le serpent de l’instinct sexuel séduisit la femme en lui disant : « mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux possédant la connaissance du bonheur et du malheur » Genèse 3, 4-5.

Dans l’Eden, les êtres humains étaient innocents parce qu’ils n’avaient pas encore forniqué. Les hommes et les femmes de l’Eden mangeaient le fruit de l’Arbre de Vie, et les quatre rivières des eaux pures de la vie nourrissaient les racines des arbres du jardin. Les hommes et les femmes de l’Eden jouissaient des délices de l’amour dans les bois profonds d’un vieux continent qu’ils appelaient Lémurie.

« La femme vit que l’arbre était bon à manger, séduisant à regarder, précieux pour agir avec clairvoyance. Elle en prit un fruit qu’elle mangea, elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea. Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils surent qu’ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes » Genèse 3, 6-7.

C’est ainsi qu’ils ont forniqué et Jéhovah Dieu les chassa du jardin de l’Eden. « Ayant chassé l’homme, il posta les Chérubins à l’orient du jardin d’Eden avec la flamme de l’épée foudroyante pour garder le chemin de l’Arbre de Vie » Genèse 3, 24. L’homme perdit ses pouvoirs divins lorsqu’il viola le sixième commandement de la Loi de Dieu qui dit : Ne pas forniquer.

Dans l’ancien temps, les hommes et les femmes étaient de véritables mages qui avaient un pouvoir sur le feu des volcans, sur le vent et les ouragans, sur les tempêtes et sur les grands tremblements de terre. Quand l’homme forniqua, il dut travailler dans la douleur parce qu’il perdit ses pouvoirs divins, et cette vallée d’amertumes lui occasionna de nombreux ennuis.

Jadis, quand l’homme n’était pas sorti de l’Eden, l’acte sexuel avait lieu seulement à l’intérieur de l’enceinte sacrée des Temples des Mystères sous la direction des anges. C’est ainsi que naissaient des hommes et des femmes purs dans les épaisses forêts de la Lémurie.

Chapitre 2 : Ce qu’enseignaient les Nahuas dans leurs Temples secrets

Quetzalcoatl, dieu Toltèque des vents, troisième fils du couple divin Ometecuhtli et Omecihuatl, tous deux seigneurs de la dualité, était représenté avec des vêtements argentés comme des rayons de Sélène, une demi-lune sur la poitrine, et portant le masque sacré ; dans la main gauche, le Chimalli, sur lequel est dessiné le symbole de l’étoile du matin ; dans la main droite, le Macuauhuitl pour la lutte. Sous une autre forme de représentation, cette divinité apparaît au milieu des nuages comme l’Etoile de l’Aube. Elle porte une seule ceinture à la taille et, sur le dos, un tissu avec deux croisillons égaux. Dans un de ses hiéroglyphes, elle apparaît avec la tête et les boucles d’oreilles en forme de disques, moustache en forme de disques vers le nez, sur les joues des triples disques au milieu desquels sont dessinées deux croix de Malte.

Quetzalcoatl est le Christ cosmique Nahua qui, en l’an Ce Acatl (895), s’est incarné dans le foyer de Iztacmixcoatl et Chimalma. De nature mystique et austère, il a commencé très jeune à pratiquer le jeûne et la pénitence. A trente ans, il fut nommé Grand Prêtre et monarque de Tollan (Tula, Etat de Hidalgo, au Mexique). D’autres annales Toltèques disent ceci : Banni de sa patrie, il y retourna après de nombreuses années, apportant des pays lointains une civilisation très avancée et une religion monothéiste d’amour pour tous les hommes. Une autre de ces chroniques dit ceci : il arriva à Tollan par Panuco, il venait de la mer sur un navire ; il était blanc et barbu, et portait une tunique bordée de petites croix rouges.

Il leur apprît à cultiver la terre, à classer les animaux, à tailler les pierres précieuses, leur enseigna également la fonte des métaux, l’orfèvrerie et la céramique. Puis l’astronomie et l’usage du calendrier. Il interdit la guerre et les sacrifices humains et d’animaux ; étaient sacrifiés le pain, les fleurs et les Copalli. Il interdit l’homicide, le vol, la polygamie et tout mal chez les hommes.

A Tollan il fonda un Temple de Mystères avec quatre grands temples d’idole : le premier était en bois de cèdre avec des décorations vertes ; le second, en cèdre avec des décorations de corail ; le troisième, en cèdre avec des décorations faites d’escargots de mer ; le quatrième, en cèdre décoré de plumes de Quetzalli. Lui et ses disciples y priaient, jeûnaient et pratiquaient la pénitence.

Il leur parlait de Ipalnemohuani (Celui par qui nous vivons), de la création du monde, de la chute de l’homme, du déluge, du Christ et de son Evangile, du baptême, de la circoncision et de la croix (symbole de l’immortalité de la vie et de la rédemption du genre humain), leur recommandant de l’utiliser dans les autels des temples et dans leurs foyers. Il donna un nom aux villages, aux montagnes et aux vallées.

C’était un instructeur divin et il fut renié et persécuté par ceux-là mêmes à qui il était venu enseigner à aimer et à vivre. Ils le persécutèrent et, dans sa fuite de Tollan, il se réfugia un certain temps à Teotihuacan (lieu d’adoration) ou il laissa un Temple ouvert, sur l’autel duquel les Maîtres se livrèrent à l’autosacrifice et à la solennelle cérémonie du Nouveau Feu. L’autel de ce Temple était décoré avec des têtes de Serpents émergeant du calice d’une fleur, lesquelles symbolisent Quetzalcoatl tombé dans les abîmes atomiques humains ; les coquillages blancs et les escargots rouges qui les décorent sont l’emblème de l’origine primaire de la divinité.

De Teotihuacan il passa a Cholula ou il vécut vingt ans, mais il dut fuir à nouveau en raison de la guerre. Avec quatre de ses disciples, il se rendit à Coatzacoalcos ; selon les annales, il construisit un radeau sur lequel il prit la mer et disparut. Mais, avant, il annonça que des blancs et barbus comme lui devaient arriver par mer de l’orient et qu’ils s’empareraient de Anahuac.

Nous savons que la prophétie se réalisa, des hommes blancs et barbus vinrent de la mer par l’Est, mais pas pour évangéliser par le biais de la parole, sinon par l’épée : Priez sans cesse pour trouver le Seigneur dans la joie et non dans la douleur.

Le magnifique serpent à plumes de Quetzalli est l’emblème de l’homme divin Nahua, Quetzalcoatl, qui s’incarna en Adam et tomba en cédant à la tentation du serpent biblique.

Le summum de la beauté est la femme. La nature, la musique, les fleurs, un paysage, un enfant, vont nous émouvoir, mais la femme non seulement nous émeut, mais nous attire, nous inspire, nous provoque. Depuis l’enfance, nous avons la nostalgie de sa tendresse car elle est l’autre moitié de notre être, et vice-versa. Lorsque nous aimons, pendant l’union sexuelle, nous sommes comme des dieux.

Les Tlamatinime (philosophes, initiés) savaient se retirer pendant l’acte sexuel, sans éjaculer le liquide séminal. Alors les hiérarchies solaires et lunaires utilisaient un seul spermatozoïde pour féconder la femme.

Ce furent les anges déchus qui apprirent aux hommes et aux femmes à éjaculer le liquide séminal ; et c’est ainsi que, de leur état paradisiaque, ils tombèrent dans l’animalité où ils se débattent depuis lors. Quetzalcoatl, notre divin copain, élève-toi, victorieux, dans leur colonne vertébrale ! En raison de la violation du sixième commandement de la Loi de Dieu : Tu ne forniqueras pas, en descendant dans les abîmes atomiques de l’homme et de la femme, le magnifique serpent à plumes de Quetzalli se transforma et dut ramper sur le ventre dans la boue car il fut maudit.

Dans nos glandes séminales est enfermé le magnifique serpent à plumes de Quetzalli qui se réveille et se lève seulement suivant l’influence de la magie amoureuse. Il est également l’emblème Nahua du Feu sacré de l’Esprit-Saint qui, en montant par le septuple canal de la moelle épinière, nous convertit en anges.

Dans les patios empierrés des Temples des Mystères Nahuas, les hommes et les femmes restent des mois et des mois à se caresser, et même à s’unir sexuellement, sans jamais parvenir à verser le liquide séminal. C’est de cette façon que les Nahuas réveillaient en eux, le feu universel, le Feu sacré de l’Esprit-Saint, et se transformaient en mages qui faisaient des prodiges comme ceux réalisés par le divin Maître Jésus, le Christ, lors de son passage sur la Terre.

Apprendre à transmuter les forces sexuelles de l’animalité humaine en forces divines mentales fait partie des enseignements de ce livre.

L’homme et la femme retourneront à l’Eden unis par le divin usage naturel des sexes. L’amour nous convertit en dieux. Lorsque le magnifique serpent à plumes de Quetzalli monte au milieu de la colonne vertébrale, il se transforme en Quetzalcoatl, l’oiseau merveilleux de toutes les transformations, l’oiseau Minerve dont les terribles secrets ne peuvent être révélés par aucun initié. Alors, le Feu sacré de l’Esprit-Saint fleurit sur nos lèvres, devenant verbe et, sous l’influence de notre parole, le feu, l’air, l’eau et la terre nous obéissent et nous adorent.

Dans le Musée d’Anthropologie et d’Histoire de la ville de Mexico, se trouve un monolithe phallique, qui représente un homme décapité. La tête a été remplacée par sept Serpents qui s’élèvent gueules ouvertes et d’où sortent des langues bifides symbolisant la lumière ; le phallus de l’homme est en érection ; de sa colonne vertébrale sortent des rayons de lumière qu’il montre avec une main.

« Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup, il y eut un bruit qui venait du ciel comme celui d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu (le feu sacré, le feu de l’Univers), qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux » (Actes 2, 1-3).

Le monolithe phallique Nahua avec les sept Serpents symbolise Quetzalcoatl victorieux. Les sept Serpents aux langues bifides sont le feu sexuel de l’adepte des sciences secrètes. Les yogis nous parlent de Kundalini, le serpent igné des pouvoirs magiques de la foudre. Les Nahuas adoraient Quetzalcoatl en tant que Dieu des Vents, mais ils l’adoraient également en tant que septuple, magnifique serpent à plumes de Quetzalli qui, sommeillant, tomba dans les abîmes atomiques de la femme et de l’homme, dans le coccyx, et espère être réveillé et élevé par le couple parfait.

Les sept Serpents qui remplacent la tête du décapité symbolisent aussi le fait que l’homme qui élève ses sept Serpents se convertit en Dragon des Sept vérités. Le phallus en érection, en forme de palme, nous indique que les Serpents s’élèvent seulement par la magie amoureuse ; alors les hommes et les femmes, dans la vie, atteignent la victoire. Il n’y a rien de plus grand que l’amour. Dieu rayonne sur le couple parfait.

La colonne vertébrale comporte trente-trois vertèbres qui se situent les unes sur les autres, sous forme d’anneaux, formant ainsi un canal osseux qui contient et protège la moelle épinière, l’Arbre de la Vie physique qui, partant du cerveau, descend jusqu’en dessous de la seconde vertèbre lombaire, et de là se prolonge, en un paquet de nerfs jusqu’au coccyx. La région cervicale comporte sept vertèbres, la dorsale douze, la lombaire cinq, le sacrum cinq et la région coccygienne est constituée de quatre vertèbres.

La moelle épinière est septuple. Au centre et tout au long de celle-ci, existe un autre canal très fin, et à l’intérieur de celui-ci, encore un autre, jusqu’à sept, où monte, une fois éveillé, le magnifique Serpent à plumes de Quetzalli.

Dans la moelle épinière nous avons, les uns dans les autres, le canal du corps physique, celui du corps éthérique, celui du corps astral, celui du corps mental, etc. Ceux-ci sont les quatre corps de péché, le temple ou demeure l’Intime. L’Intime a deux âmes : l’Ame universelle ou divine et l’Ame humaine.

L’homme a sept corps qui se compénètrent sans se confondre. Chacun d’eux a sa propre moelle épinière. A chacune d’elle correspond un Serpent. Deux groupes de trois Serpents et, au milieu, la couronne sublime du septième Serpent, la langue de feu qui nous unit avec la Loi, avec l’Intime, avec le Père.

Lors de la Première initiation des Mystères Majeurs, l’homme allume, en lui, le Feu universel, réveille et élève son premier Serpent ; lors de la Deuxième initiation, le deuxième Serpent ; lors de la Troisième initiation, le troisième Serpent et ainsi de suite, jusqu’à élever le septième Serpent.

L’ascension du Septième magnifique Serpent à plumes de Quetzalli, le long de chacune des trente trois vertèbres de l’épine dorsale (les trente-trois degrés de la Franc-maçonnerie), est très lente, difficile, et elle est seulement possible par la Magie sexuelle. Ne pas permettre l’éjaculation et transmuter le Semen, qui part des testicules chez l’homme et des ovaires chez la femme, en énergie électromagnétique qui monte par les différents conduits de l’un et de l’autre pour s’unir avec la moelle épinière dans la glande coccygienne, et de là s’élève jusqu’au cerveau, transformé en atomes solaires et lunaires.

Lorsque, par l’alchimie du contact sexuel amoureux, le Semen se transmute en énergie électromagnétique et que celle-ci entre en contact avec la glande coccygienne, le Serpent à plumes de Quetzalli s’éveille, s’agite et se lève, lequel, transformé en Quetzalcoatl, nous donne le pouvoir de déchaîner et d’arrêter les vents, de déchaîner et de calmer les tempêtes, de produire ou d’éteindre le feu, d’apaiser ou de faire trembler la terre.

Chapitre 4 : Le Temple secret du Mont de Chapultepec

Chapultepec vient de deux racines aztèques : Chapul et Tepec. Chapul ou Chapulin signifie grillon ; Tepec, mont, ce qui fait que ce nom aztèque peut se définir ainsi : Mont du grillon. Dans la Rome antique des Césars, les grillons se vendaient dans des cages d’or à un prix très élevé. Dans le Musée d’Anthropologie et d’Histoire de la ville de Mexico, se trouve un tableau très intéressant lié aux enseignements qui étaient destinés aux nobles et aux prêtres aztèques dans leurs Temples secrets.

Le chant du grillon est la voix subtile qu’Apollonius de Thyane utilisait pour sortir en corps astral. C’est le sifflement doux et paisible qu’écoute Elie lorsqu’il sortit de la caverne dans le désert (I Rois 19, 12).

L’être humain est un trio de corps, d’âme et d’esprit. Entre le corps et l’esprit existe un intermédiaire ; cet intermédiaire est le corps de l’âme, le corps astral. L’âme possède, l’esprit est. Le corps astral a quelque chose d’humain et quelque chose de divin et il est doté de sens merveilleux avec lesquels nous pouvons faire des recherches sur les Grands Mystères de la Vie et de la Mort. A l’intérieur du corps astral se trouvent le mental, la volonté et la conscience.

Sur le Mont de Chapultepec, il existe un Temple en Etat de Djinn, c’est-à-dire, à l’intérieur de la quatrième dimension. On peut se rendre à ce Temple en corps astral. Le chef du Temple de Chapultepec est le Vénérable Maître Rasmussen. Ce temple est défendu par des gardiens zélés, portant des épées dégainées.
Pendant les heures de sommeil ordinaire, tous les êtres humains se trouvent et voyagent en corps astral mais tous ne se souviennent pas, au réveil, de ce qu’ils virent, entendirent ou firent dans ce corps. Le matin, en vous éveillant de vos rêves, vous devez vous efforcer de vous souvenir de ce que vous avez rêvé. Vos rêves ne sont rien d’autre que des expériences dans le monde astral. Notez-les soigneusement dans un carnet.

Lorsque vous vous livrez aux exercices pratiques *, concentrez-vous sur le chant aigu du grillon. Le chant doit sortir de vos petites cellules cérébrales. Si la pratique est correcte, vous vous trouverez bientôt dans la transition qui existe entre la veille et le sommeil. Dormez plus profondément et laissez augmenter la résonance du chant du grillon par votre volonté. Levez-vous alors de votre lit et, en toute confiance, sortez de votre chambre en direction du Temple de Chapultepec, ou où vous voulez. Essayer de ne pas perdre la lucidité de votre conscience. Ne vous levez pas mentalement de votre lit, levez-vous réellement. La nature se chargera de séparer vos corps physique et astral. Le corps physique restera endormi dans votre lit et le corps astral sera libre d’aller où il veut.

Les Aztèques utilisaient le Peyotl pour apprendre aux néophytes à sortir en corps astral. Nous ne recommandons pas l’usage de cette plante merveilleuse qui fait que le corps astral se sépare du corps physique et que celui qui l’utilise conserve la lucidité de sa conscience pendant qu’il est en astral. Par contre, nous recommandons la pratique, beaucoup de pratique, et bientôt vous serez et voyagerez en corps astral.
Pratique

Chapitre 5 : Le Chac-Mool dans les cultures aztèque et égyptienne

Dans le Musée d’Anthropologie et d’Histoire de la ville de Mexico il existe la statue d’un homme en pierre, à demi-couché, en décubitus dorsal. Les plantes des pieds sont posées sur le lit, les genoux vers le haut, les jambes à demi fléchies sur les cuisses, le torse arqué dans l’attitude de la première impulsion pour se lever, le visage vers la gauche et le regard à l’horizon ; dans ses mains, un récipient à hauteur du plexus solaire.
Cet homme en pierre est connu par les archéologues sous le nom de Chac-Mool et c’est un des rares symboles du panthéon aztèque qui ont été sauvés de la destruction lors de la conquête. Il a été taillé par les mystiques Aztèques, Mayas, Tarasques, etc., pour perpétuer la sagesse qu’ils avaient reçue en héritage secret de leurs ancêtres.

Le nom de cette sculpture aztèque est Faraon ; nom dont les syllabes se décomposent ainsi : Fa Ra On, et dûment prononcées, constituent un mantra qui fait que le corps astral de celui qui les prononce se sépare du corps physique et que l’homme flotte dans l’espace jusqu’à la grande pyramide de Gizeh en Egypte.

Il n’est pas dangereux de sortir en corps astral. Pendant le sommeil, tous les êtres humains sont dans les mondes internes avec la conscience endormie. Toute âme abandonne son corps physique pendant le sommeil ; alors le corps éthérique a la possibilité de réparer le corps physique. Quand l’âme retourne au corps physique, nous nous réveillons du sommeil normal.

Dans les mondes internes, les âmes s’occupent des mêmes tâches quotidiennes que sur la Terre pendant la veille ; elles vendent, achètent, travaillent au bureau, à l’atelier, à l’usine, aux champs, etc. Les âmes incarnées et désincarnées coexistent pendant le sommeil. Dans les mondes internes, tout est pareil : le Soleil, les nuages, les villes, les choses. Il vous suffira de participer à une session de spiritisme pour vous rendre compte que les morts n’acceptent pas d’être morts, et vous comprendrez pourquoi les âmes des vivants aiment, souffrent, luttent, travaillent pendant le sommeil. Dans les mondes internes, nous avons accès aux Grands Mystères de la Vie et de la Mort, mais d’abord nous devons apprendre à conserver la lucidité de la conscience pendant le sommeil.

Pour cela nous recommandons que, chaque fois que vous rencontrez des personnes, des événements ou des choses bizarres qui attirent votre attention, discernez et demandez-vous : « Suis-je en corps physique ou en astral ? ». Faites un petit saut pour voir si vous pouvez flotter ; si vous parvenez à flotter, vous êtes en corps astral ; si vous ne flottez pas, vous êtes en corps physique. Dans les mondes internes nous agissons comme si nous étions en chair et en os, comme si nous étions réveillés. Il n’y a pas de différence entre ces deux mondes, entre le physique et l’astral (lire « Les mille et un fantômes », d’Alexandre Dumas).

Ce que nous faisons habituellement en état de veille, nous le faisons aussi pendant le sommeil. Si, pendant le jour, vous pratiquez la clef qui consiste à faire un petit saut afin de vérifier dans quel corps vous vous trouvez, la nuit quand, afin de sortir en corps astral, vous sautez de votre lit, vous flotterez dans l’espace et, votre corps physique restant endormi, vous pourrez voyager à travers l’infini pour assister aux beaux rituels et cours donnés par les Grands Maîtres dans les Temples gnostiques qui existent en Etat de Djinn dans diverses parties de ce pays et dans le monde entier.

Indiscutablement, les enseignements secrets Nahuas sont communs à tous les peuples de la plus lointaine antiquité. Dans les légendes hongroises, on parle du peuple du monolithe dont les caractères indéchiffrables ressemblent à ceux qui existent sur un gigantesque rocher perdu dans une lointaine vallée du Yucatan, au Mexique. N’oubliez pas la clef : profiter de l’état de somnolence entre la veille et le sommeil pour que, par le biais de votre volonté, discernement et mémoire se dédoublent en corps astral. Avec ce triangle, vous connaîtrez par vous-même les Grands mystères de la Vie et de la Mort. Pour interpréter vos rêves, lisez le livre de Daniel dans La Bible.

Chapitre 6 : Quetzalcoatl, le dragon lumineux des Aztèques est le Dieu Harpocrate des Egyptiens

Les Djinns, les êtres, les peuples ou les choses que le voile de la quatrième dimension occulte à notre vue.

Dans le chapitre III nous parlons des quatre corps de péché ; ceux-ci servent a la manifestation de l’homme dans le monde physique. Le corps physique est le seul que connaissent les profanes, méconnaissant l’éthérique, l’astral et le mental. Le corps physique peut se mouvoir dans les plans ou mondes suprasensibles sans perdre ses caractéristiques physiologiques. Dans le monde physico-chimique règne la Loi de Gravité, dans les mondes de la quatrième dimension, c’est seulement la Loi de Lévitation.

L’énergie dégagée par le feu solaire est fixée au coeur de la Terre et constitue le moyen vivant des cellules de tout être vivant. Elle est la Lumière astrale, l’Azote et la Magnésie des anciens alchimistes. Quand le Maître Jésus, le Christ, marcha sur les vagues de la mer de Galilée, son corps était plongé en Lumière astrale. La Lumière astrale compénètre toute l’atmosphère ; elle est à l’origine des merveilleux pouvoirs sur l’homme et le Feu sacré de toute vie.

Par la connaissance, la volonté et la foi, nous pouvons plonger notre corps physique dans l’océan infini de Lumière astrale, nous pouvons le dématérialiser ou lui donner la forme que nous voulons, le rendre élastique ou fluide jusqu’à un point tel que nous puissions traverser avec lui des plaques de fer, des montagnes, des murs, etc., sans qu’il ne subisse aucune blessure ; nous pouvons voyager en lui d’un endroit à un autre à des vitesses supersoniques et faire en sorte qu’il reste invisible pour la rétine de l’oeil physique.

L’énergie solaire est la Lumière astrale. Son Essence est le pouvoir christonique renfermé dans le pollen fécondant de la fleur, dans le coeur du fruit de l’arbre, dans les glandes sécrétrices internes de l’animal et de l’homme. Chez l’homme, elle se situe principalement dans le coccyx. Les Aztèques appelaient ce pouvoir sacré le Serpent à plumes, Quetzalcoatl qui se réveille et monte jusqu’à notre glande pinéale seulement par la Magie amoureuse.

Le Dieu Harpocrate contrôle l’énergie de la Lumière astrale. Dans l’ancien panthéon égyptien, il est le symbole vivant du soleil levant à l’entrée du printemps. Fils d’Isis et d’Osiris, il est né après la mort de son père, le jour le plus court de l’année et à l’époque où fleurit le lotus. La tradition le représente comme un être faible qui ne parvient à sa maturité qu’en se transformant en Horus, c’est-à-dire, le soleil dans toute sa splendeur. Son culte fut introduit en Grèce et à Rome avec certaines altérations ; il y apparaît comme le Dieu du Silence et il est représenté avec l’index sur les lèvres. Le point de contact entre le repos infini et l’activité infinie se situe dans le silence.

Chapitre 7 : Le Tigre sacré

Dans l’Amazonie colombienne, vénézuélienne, brésilienne, équatorienne, dans les nombreuses tribus indigènes qui peuplent ces épaisses forêts, on rend un culte particulier au jaguar (tigre américain). Les Huitores, Miranas, Muinanes, Guahibos, etc., considèrent le tigre comme un animal sacré et intouchable à tel point que, si l’un d’eux rencontre le félin sur son chemin, même en étant armé d’un arc et de flèches, et, parfois même, d’une arme à feu, ils préfèrent retenir leurs chiens et rebrousser chemin, malgré tous leurs intérêts, au lieu d’attaquer le jaguar Aucun d’eux n’osera jamais tuer un tigre.

Toute tribu des forêts amazoniennes est gouvernée par deux autorités : l’administrative, représentée par le chef de la tribu, et la spirituelle, incarnée par le Piachi (sorcier, en français) ; nous, nous disons prêtre. Les indigènes de l’Amazonie ne tuent pas le tigre parce qu’ils savent qu’il incarne un Piachi de leur tribu, ou que le Piachi de leur tribu parcourt la forêt transformé en tigre. Ocelotl-Tonatiuh, Soleil de Tigres, un des vingt fondateurs de Tenochtitlan, était le chef de guerriers tigres mystiques et prêtre de l’Ordre des Chevaliers du même nom, dont les adeptes passaient de terribles épreuves avant d’apprendre à utiliser l’imagination et la volonté à tel point qu’ils pouvaient se transformer en tigres.

Profitant de la limite entre la veille et le sommeil, ils se transformaient en tigres et, même lorsque leur corps avaient pris la forme de félins, pleins de foi et de confiance en eux, il se levaient de leurs lits en chuchotant la formule rituelle suivante : nous nous appartenons. Ils se référaient aux forces harpocratiques dont nous avons parlé dans le chapitre antérieur, à eux-mêmes et aux formes mentales du tigre qui leur permettaient de se maintenir dans la quatrième dimension avec leurs corps physiques qui se transformaient en tigres. N’oubliez pas que le corps humain, dans les mondes internes, est élastique, souple, plastique.

Dans le Calendrier aztèque qui existe dans le Musée d’Anthropologie et d’Histoire de la ville de Mexico, de chaque côté du visage de Tonatiuh, entre les griffes félines de la divinité solaire, nous pouvons voir deux coeurs humains ; en dessous, deux Xiuhcoatl, Serpents de feu, la tête en bas, incarnent sa gueule et Tonatiuh les fixe avec sa langue de silex, symbole de feu, de sagesse. Sur les gueules des Xiuhcoatl apparaissent les visages de deux personnages : celui de droite porte la même couronne, le même anneau et les mêmes boucles d’oreilles que Tonatiuh ; il est uni par la langue de silex au personnage de gauche, qui porte un labret et un filet qui couvrent sa tête jusqu’aux pommettes. Ce personnage est Quetzalcoatl et, à la fois, le Serpent à plumes de Quetzalli dans sa double manifestation humaine : Adam et Eve déchus pour avoir transgressé la Loi de Dieu : ne pas forniquer.

Les langues de silex, symbole de lumière, de sagesse et de conscience, qui unissent les deux personnages, font que ceux-ci représentent chacun de nous, et constituent les deux éternels opposés de la nature, le Serpent à plumes qui, resplendissant comme l’éclair, dort enroulé dans la glande du coccyx chez l’homme, feu sacré et invisible pour la science officielle, et, si on le réveille, siffle et se dresse comme si on l’avait blessé d’un coup de bâton, pour monter le long du canal médullaire, où se trouvent les sept centres psychiques principaux ou chakras de l’homme qui, traversés par lui, se vivifient et redressent leurs corolles de feu qui étaient auparavant retombées et fanées.

Tonatiuh, le Père Quetzalcoatl, le feu tombé de l’Esprit-Saint attendant d’être ravivé par le Fils de la race aztèque. Les coeurs entre les griffes félines symbolisent la mort de l’Initiateur. Transformé en tigre, Quetzalcoatl monte, déchirant le coeur de celui qui le réveille, jusqu’à tuer en lui toutes les illusions de la personnalité humaine et faire en sorte que resplendisse chez l’homme le Dragon de la Sagesse aux sept Serpents, symbole du décapité.

Il existe neuf Initiations Mineures et neuf Initiations Majeures. Il n’y a pas d’initiation sans purification. A chaque initiation meurt quelque chose en l’homme et à la fois naît quelque chose en l’homme (voir « Le Livre des Morts »). Il faut tout perdre pour tout gagner. Lorsque l’âme se libère de ses quatre corps de péché, elle entre dans le Monde des Dieux et se marie alors avec son Intime.

Les griffes félines de Quetzalcoatl, notre Intime, emprisonnent le coeur humain pour nous libérer des quatre corps de péché et nous conduire vers le bonheur ineffable de l’unité de Dieu. La Lance de Longin blesse le coeur humain et celui-ci saigne douloureusement en raison du repentir. La plus parfaite sainteté est nécessaire pour que l’homme retrouve son héritage perdu. Quetzalcoatl est le Dieu interne des Aztèques. Ses griffes félines s’accrochaient au coeur de l’initié pour le dévorer. Le néophyte reçoit la Croix de l’Initiation sur le coeur (Temple du sentiment). On parvient aux réalisations cosmiques par le chemin du coeur, non par le chemin de l’intellect.

Chapitre 8 : Les sept Eglises de l’Apocalypse

Saint-Jean nous délivra les Mystères de la Gnose chrétienne, dont les secrets, bien qu’il ne fût pas permis de les révéler, nous sont révélés par lui dans l’Apocalypse, s’appuyant sur des allégories comme l’ont fait les Aztèques dans les bas-reliefs et monolithes pour nous transmettre leur sagesse occulte.

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit Jéhovah Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept églises : à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée » Apocalypse 1,8 ; 1,11.

Les sept églises sont les sept principaux centres nerveux de la moelle épinière chez l’homme. Ephèse est le ganglion coccygien, le chakra Muladhara où dort le Serpent (symbolisé par le Serpent à plumes des Aztèques) de notre pouvoir sexuel. Il doit y avoir des caresses sexuelles entre les conjoints, mais ils doivent se retirer avant l’éjaculation de l’homme et l’orgasme de la femme pour éviter de répandre le sperme.

« Souviens-toi donc d’où tu es tombé : repens-toi et accomplis les oeuvres d’autrefois. Sinon je viens à toi, et si tu ne te repens, j’ôterai ton chandelier de sa place » Apocalypse 2,5. Quand l’homme fornique, le serpent à plumes descend une ou plusieurs vertèbres selon l’ampleur de l’acte. Ce qui explique le si tu ne te repens, j’ôterai ton chandelier de sa place.

Smyrne est le ganglion prostatique, le chakra Swadishtana. « Je sais ton épreuve et ta pauvreté, mais tu es riche, et les calomnies de ceux qui se prétendent juifs ; ils ne le sont pas : c’est une « synagogue de Satan. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie » Apocalypse 2,9 ; 2,10. Forniquer est un acte contraire à la nature. Actuellement, tout homme qui dépasse quarante cinq ans souffre d’hypertrophie prostatique.

Pergame est le ganglion épigastrique, le chakra Manipura. « Je sais où tu demeures : c’est là qu’est le trône de Satan (le corps astral se situe dans ce ganglion). Mais tu restes attaché à mon nom et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle. Mais j’ai quelque reproche à te faire. Chez toi aussi, il en est qui s’attachent de même à la doctrine des Nicolaïtes, ce que je hais. Repens-toi donc. Sinon je viens à toi bientôt, et je les combattrai avec le glaive de ma bouche » Apocalypse 2, 13-16.

L’éjaculation séminale est la doctrine des Nicolaïtes et est née avec les pratiques de magie noire des lémuriens atlantes, qui l’ont transmise aux Moabites, Amorrhéens, Philistins, Cananéens, etc. Les mages qui pratiquent la Magie sexuelle négative se transforment en démons. Dans ce cas, le Serpent igné, au lieu de monter par la moelle épinière, descend vers les enfers atomiques de l’homme et forme, dans le corps astral de celui-ci, la queue avec laquelle on représente Satan.

Thyatire est le ganglion cardiaque, le chakra Anahata. « Ainsi parle le Fils de Dieu, celui dont les yeux sont comme une flamme ardente et les pieds semblables à du bronze précieux. Je sais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton service et ta persévérance ; tes dernières oeuvres dépassent en nombre les premières. Mais j’ai contre toi que tu tolères Jézabel, cette femme qui se dit prophétesse et qui égare mes serviteurs, leur enseignant à forniquer. Je lui ai laissé du temps pour se repentir, mais elle ne veut pas se repentir de sa fornication » Apocalypse 2,18-21.

Le Serpent à plumes monte en accord avec les mérites du coeur. La sainteté et la chasteté les plus parfaites sont nécessaires pour atteindre son ascension et son union avec l’Intime, pour que l’Initié naisse dans les mondes internes en tant que Maître des Mystères Majeurs. L’union avec l’Intime est très difficile car dans l’encens de la prière, se dissimule le délit. A l’autel, on met une couronne d’épines au délit. Dans les plus grandes inspirations de la lumière se cache le délit. Dans les propos les plus nobles nous trouvons le délit avec une tunique de sainteté. L’Intime demeure dans le coeur. Nous vous recommandons de faire le bilan de tous vos défauts et de consacrer deux mois à chacun d’eux jusqu’à ce que vous les expulsiez complètement de votre coeur. Les ailes ignées, qui nous donnent le pouvoir de passer instantanément d’un plan cosmique à un centre, nous les recevons à l’église de Thyatire des mains des esprits du mouvement.

Sardes est notre ganglion créateur laryngien, le chakra Vishuddha. « Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles. Je sais tes oeuvres : tu as renom de vivre, mais tu es mort ! Sois vigilant ! affermis le reste qui est près de mourir, car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites aux yeux de mon Dieu. Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu. Garde-le et repens-toi ! Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre. Cependant, à Sardes, tu as quelques personnes qui n’ont pas souillé leurs vêtements. Elles m’accompagneront, vêtues de blanc, car elles en sont dignes. Ainsi le vainqueur portera-t-il des vêtements blancs ; je n’effacerai pas son nom du livre de vie, et j’en répondrai devant mon père et devant ses anges » Apocalypse 3,1-5.

Philadelphie est le ganglion pituitaire, le chakra Ajna. « Ainsi parle le Saint, le Véritable, qui tient la clé de David, qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul ne peut ouvrir. Je sais tes oeuvres. Voici, j’ai placé devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer. Tu n’as que peu de force, et pourtant tu as gardé ma parole et tu n’as pas renié mon nom. Voici, je te donne des gens de la synagogue de Satan, de ceux qui se disent juifs, mais ne le sont pas, car ils mentent. Voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds et ils reconnaîtront que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve, qui va venir sur l’humanité entière, et mettre à l’épreuve les habitants de la Terre. Je viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, pour que nul ne te prenne ta couronne. Le vainqueur, j’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, il n’en sortira jamais plus, et j’inscrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, la Jérusalem nouvelle qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau » Apocalypse 3,1-12.

Laodicée est le ganglion pinéal, le chakra Sahasrara. « Ainsi parle l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu. Je sais tes oeuvres : tu n’es ni froid ni bouillant. Mais parce que tu es tiède, et non froid ou bouillant, je vais te vomir de ma bouche (les tièdes sont expulsés du Temple de la Sagesse). Parce que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, n’ai besoin de rien, et que tu ne sais pas que tu es misérable, pitoyable, pauvre, aveugle et nu.

Et je vis un autre ange puissant qui descendait du ciel. Il était vêtu d’une nuée, une gloire nimbait son front, son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu (cet ange est l’Intime). Et il cria d’une voix forte, comme rugit un lion. Quand il eut crié, les sept tonnerres firent retentir leurs voix » Apocalypse 3,14-17, 10, 1-3.

Ephèse nous donne le pouvoir sur la terre, Smyrne sur les tempêtes, Pergame sur le feu et nous confère la télépathie, Thyatire nous donne le pouvoir sur les vents, Sardes nous donne le pouvoir de création et l’ouïe occulte, Philadelphie nous permet de voir les anges, les trônes, les puissances, les vertus, etc., Laodicée est notre lotus resplendissant aux mille pétales, l’oeil de diamant, la couronne des saints qui avec ses terribles éclats fait fuir les démons, l’oeil de l’omnivoyance où se trouve l’atome de l’Esprit-Saint.

La lumière astrale est le Feu sacré de l’Esprit-Saint, la lumière du Logos, dont la nature et le pouvoir divins sont comme de l’électricité vive et consciente, en rien comparable avec l’électricité physique que nous connaissons. Lorsque, par une volonté spirituelle consciente l’homme éveille le Feu sacré de l’Esprit-Saint qui gît en tout homme sous forme de serpent replié dans le ganglion coccygien, et le pousse à agir, ce Feu sacré devient l’agent du travail télésique ou de perfection chez l’Initié. La récompense de l’Initié est la libération de la roue de la réincarnation et l’union avec Dieu, mais auparavant il doit substituer à son corps physique mortel, le corps solaire immortel, To Soma Heliakon (appelé ainsi car il resplendit autant que le Soleil ; voir la fin de « Quo Vadis »), et son âme doit épouser son Intime.

Celui qui élève le premier serpent christifie son corps physique et il est admis au Premier degré du Temple des Mystères Majeurs ; la pluie tombe et, à minuit brille le Soleil du Père ; l’Initié passe le Deuxième degré des Mystères Majeurs et son corps éthérique brille comme l’or frappé par le Soleil. Il élève ainsi lui-même ses sept Serpents de feu et christifie ses sept corps dans tous les plans supérieurs. Le feu des Serpents est aussi rutilant et imposant dans ses manifestations visibles que le feu du ciel dans une sombre nuit de tempête.

Chapitre 9 : La Méditation

Dans les anciennes Ecoles des Mystères aztèques, après les épreuves auxquelles étaient soumis les candidats, ceux-ci pouvaient se mettre à travailler directement avec le Serpent à plumes.

Nous ne voulons pas dire par là que vous avez passé victorieusement vos épreuves ; ceci, nous le verrons plus tard. En attendant, nous allons continuer à travailler par la méditation. La méditation est le pain du sage. Quand le sage médite, il cherche Dieu, il cherche une information ou il cherche le pouvoir. Les clefs de la méditation sont au nombre de cinq : 1 posture confortable, 2 avoir fait le vide dans sa tête, 3 concentration, 4 introversion, 5 extase.

Assis dans la posture la plus commode pour vous, concentrez-vous sur votre corps physique et, après l’avoir examiné attentivement et avoir vérifié que vous n’êtes pas ce merveilleux véhicule, chassez-le de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps physique. Concentrez-vous sur votre corps éthérique, identifiez-le, et après avoir observé avec soin sa très belle luminosité qui se détache du corps physique en formant une aura multicolore, et avoir vérifié que vous n’êtes pas ce second corps, chassez-le de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps éthérique. Entrez plus à l’intérieur de vous-même et concentrez-vous premièrement sur votre corps astral et ensuite, sur votre corps mental.

Ces corps sont les deux colonnes des temples maçonniques, Jakin et Bohaz, dont la base principale est la pierre cubique de Jesod, le corps éthérique. Concentrez-vous bien sur ces deux corps et, après avoir vérifié que vous n’êtes ni l’un ni l’autre, et qu’ils sont seulement deux autres instruments d’expression, chassez-les de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps astral, je ne suis pas mon corps mental. Dépouillez-vous de vos quatre corps de péché en arrivant à cette étape de votre méditation et passez au milieu des deux colonnes, blanche et noire, du Temple qui est votre corps vivant et sur lesquelles est écrit en caractères de feu le mot de passe Inri. Décomposez ce mot en deux syllabes et prononcez l’une immédiatement après l’autre ainsi : Iiiii Nnnnn Rrrrr Iiiii.

Ensuite, allez errer dans le monde du brouillard de feu sans vos quatre véhicules matériels. Retrouvez votre corps pour continuer de travailler, concentrez-vous de nouveau sur la colonne noire de votre Temple vivant, votre corps astral ; essayez d’écouter le chant aigu du grillon dont nous avons parlé dans le chapitre IV. Chant aigu qui est l’essence du mot perdu Inri et sans cesser d’écouter ce chant aigu, qui sort maintenant des cellules de votre cerveau, concentrez-vous sur la colonne blanche, votre corps mental. Ne vous arrêtez pas, continuez de méditer, concentrez-vous sur votre corps de volonté jusqu’à ce que vous en ayez conscience et, lorsque vous aurez vérifié que vous n’êtes pas cet autre corps, chassez-le de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps de volonté.

Faites un pas de plus dans votre méditation. Concentrez-vous sur votre corps de conscience, identifiez-le et vérifiez que vous n’êtes pas celui-ci, qu’il s’agit là d’un autre de vos merveilleux véhicules d’expression, et chassez-le en disant : Je ne suis pas mon corps de conscience. Alors, vous vous demanderez : qui suis-je ? Une voix très calme et douce vous répondra : tu es moi, l’Intime, le reflet du Moi Christ ; toi et moi ne faisons qu’un. A ce moment-là, essayez de vous identifier à votre Christ interne ; vous sentez que vous êtes Lui ; dites : Je suis Lui, je suis Lui, je suis Lui.

La méditation interne accélère le réveil du serpent à plumes, dont l’ascension libère l’Initié de la Roue des Naissances, mais il faut aider son ascension en méditant d’abord en Ida, puis ensuite, en Pingala, courants de feu négatif à gauche et positif à droite qui montent de chaque côté de la moelle épinière jusqu’au chakra pituitaire, et qui précèdent, dans leur ascension, celle du Feu sacré de Quetzalcoatl.

Pour donner une opportunité à l’éthérique, qui durant le sommeil se consacre à réparer la fatigue du corps physique, nous sortons tous en corps astral ; mais vous devez sortir en corps astral à volonté, consciemment et autant de fois que vous le désirez. Dans le plan astral, nous vous soumettrons à certaines épreuves pour connaître vos qualités et vos défauts ; mais, si, malgré les exercices que nous vous avons donnés, vous n’êtes pas arrivés à sortir en corps astral à volonté, nous vous recommandons de pratiquer avec ténacité la méditation interne. Ainsi, vous retrouverez le pouvoir naturel de manoeuvrer votre corps astral, pouvoir que pour l’instant vous avez perdu.

Chapitre 10 : Huehueteotl

Les enseignements des Maîtres Nahuas (Tlamatinime) ont de nombreux points communs avec le Sepher Jetzirah juif.

Dans les trente-deux Sentiers de la Sagesse du Sepher Jetzirah, on parle de la dualité de Ain-Soph et des dix Séphiroths. Dans le chapitre III, nous parlons de la moelle épinière, l’Arbre de Vie chez l’homme, et maintenant, seulement comme référence, nous parlerons de l’Arbre de la Sagesse, des dix Séphiroths avec les créateurs desquels vingt-deux Arcanes majeurs (lettres, sons et chiffres) le Logos forma l’Univers.

De Ain-Soph émane toute la Création, mais la Création n’est égale ni en Essence ni en puissance à Ain-Soph. Ain-Soph, par sa Divine Lumière incréée, irradie une intelligence, un pouvoir qui, si à l’origine participe de la perfection et de l’infini de son Credo, a un aspect fini puisqu’il dérive de Lui. La Kabbale appelle la première émanation de Ain-Soph l’Ineffable Ancien des Jours. L’Ancien des Jours est l’Etre de l’Etre, le Père et la Mère en nous.

Les Nahuas l’appelaient Huehueteotl, le Père des Dieux et des hommes, le Vieux Dieu, la première et la dernière synthèse de notre Etre.

Au fond de la conscience de tout homme et de toute femme vit l’Ancien des Jours. La Chevelure de l’Ancien des Jours a 13 boucles. Si nous ajoutons les chiffres du nombre treize entre eux, nous obtiendrons : un plus trois égale quatre. Un est le principe masculin, le feu ; Deux est le principe féminin, l’eau ; Trois est le Fils, la Création universelle ; Quatre est le Saint Tetragrammaton (c’est le nom de l’Eternel Iod-He-Vau-He).

L’Ancien des Jours est la bonté des bontés, la miséricorde infinie, l’occulte de l’occulte. Le mantra Pander, suivi de la méditation, nous permet d’arriver jusqu’à Lui. Ain-Soph, ne pouvant s’exprimer dans le plan physique limité, s’exprime par ses dix Séphiroths. On appelle son exhalation Jour cosmique, son inhalation Nuit cosmique. Pendant la Nuit cosmique, l’Univers se désintègre chez Ain-Soph et il existe seulement dans son esprit et dans celui de ses dieux. Ce qui existe dans son esprit à Lui et dans celui de ses dieux est objectif dans l’Espace abstrait absolu. Chez Ain-Soph, il existe une étrange évolution que ni les dieux, ni les hommes, ne connaissent.

Au-delà de l’Intime se trouve le Logos ou Christ, au-delà du Christ se trouve l’Ancien des Jours, au-delà de l’Ancien des Jours se trouve Ain-Soph ou l’Absolu.

L’Absolu est l’Etre de tous les Etres. Il est ce qu’il est, ce qu’il a toujours été et ce qu’il sera toujours. Il s’exprime en tant que mouvement et repos abstraits absolus. Il est la cause de l’Esprit et de la matière, mais il n’est ni l’un ni l’autre. Il est au-delà de la pensée et de l’acte, il est au-delà du son, du silence et des sens.

L’Absolu est au-delà du temps, du nombre, de la mesure, du poids, de la qualité, de la forme, du feu, de la lumière et des ténèbres ; cependant, il est le feu et la Lumière incréée. L’Absolu a trois aspects : le Non-Manifesté, l’Esprit de Vie qui anime tout Etre et la Matière chaotique, inodore, atomique, séminale, etc. Les dix Séphiroths émanent d’une subjectivité infinie et vont vers une objectivité infinie. Quand on annonça l’aurore du Jour cosmique, l’Univers frémit de terreur. Dans la conscience des dieux et des hommes surgit un étrange et effroyable crépuscule et la Lumière incréée commença à s’éloigner de leur conscience. Alors les dieux et les hommes pleurèrent comme des enfants devant l’aurore du Grand jour cosmique.

Le Logos causal du premier instant rappela aux dieux et aux hommes leurs dettes karmiques ; alors commença le pèlerinage de l’homme d’un monde à un autre jusqu’à la Terre, où il vit actuellement soumis à la Roue des Naissances et de la Mort jusqu’à ce qu’il apprenne à vivre selon la Loi de l’Amour.

L’Univers surgit des entrailles de l’Absolu et de la Lumière incréée se plongea dans un nostalgique couchant. C’est ainsi que les dieux et les hommes descendirent dans les ombres de l’Univers. Le sacrifice fut consommé et la Kabbale l’enregistre dans son Arcane majeur numéro 12. Si nous ajoutons les chiffres du numéro 12 entre eux, nous obtenons 3. Un est le principe masculin, le feu, le sperme ; Deux est le principe féminin, l’eau ; Trois est l’Univers, le Fils. Le Jour cosmique actuel est symbolisé par un pélican bleu qui, s’ouvrant la poitrine avec le bec, dévore ses propres entrailles dont a émané tout ce qui est né.

Dans les chapitres antérieurs, nous avons parlé des Sept corps de l’homme dont six lui servent à se manifester dans chacun des plans de la quatrième dimension : éthérique, astral, mental, causal, de la conscience, de l’Intime. Ces plans sont des régions atmosphériques, atomiques, des mondes qui se pénètrent et compénètrent sans se confondre. Les six corps sont constitués de la substance de chacun de ces plans, invisibles pour l’oeil physique de l’homme, et, à leur tour se pénètrent et compénètrent sans se confondre.

La Quatrième dimension existe dans l’esprit de l’homme et seul le développement individuel de la conscience permet à celui-ci d’agir consciemment, à volonté, dans les mondes suprasensibles gouvernés par des intelligences divines.

La tête de Tonatiuh dans le Calendrier aztèque est la tête de Ometecuhtli-Omecihuatl, Seigneur et Dame de la dualité, Dieu de la vie, de l’amour et de la génération. Elle est entourée de deux cercles concentriques autour desquels quatre carrés, à l’intérieur de deux autres cercles concentriques (l’Absolu non-manifesté, Ipalnemohuani), contiennent tout : les griffes félines de Quetzalcoatl déchirant des coeurs humains, le Soleil de Vent ou 4-Ehecatl le Soleil de Feu ou 4-Quihuitl, le Soleil d’Eau ou 4-Atl, le Soleil de Jaguar ou 4-Ocelotl et le Soleil de Mouvement ou 4-Ollin, l’Ouest et l’Est, le Sud et le Nord, les vingt jours du mois, etc. Ce qui explique le pourquoi de la vénération des Nahuas pour le Soleil et la signification duelle qui existe entre les nombres.

Chapitre 11 : Tepeu K’Ocumatz

Chez les Aztèques, Tepeu K’Ocumatz est l’Ancien des Jours. L’Ancien des Jours est androgyne, c’est-à-dire, masculin et féminin en même temps. L’Ancien des Jours est le Père, en nous. Donc, Tepeu K’Ocumatz est l’Etre de notre Etre, la première et la dernière synthèse de notre Etre. L’Ancien des Jours est la première émanation de l’Absolu. Au fond de la conscience de tout homme, il y a un Ancien des Jours.

La Chevelure de l’Ancien des Jours a 13 boucles ; si nous ajoutons entre eux ces chiffres, nous avons un plus trois égale quatre. Un est le principe masculin, le feu ; Deux est le principe féminin, l’eau ; Trois est le fils de la Création universelle. La Création plus l’Unité de la vie égale à Quatre ; Quatre est le Saint Tetragrammaton, qui est le nom de l’Eternel Iod-He-Vau-He. La barbe de l’Ancien des Jours a 13 mèches et représente l’ouragan, les quatre vents, le souffle, la parole.

Les quatre vents sont le Iod-He-Vau-He. L’Ancien des Jours est la bonté des bontés, l’occulte de l’occulte, la miséricorde absolue. Le mantra Pander nous permet d’arriver jusqu’à l’Ancien des Jours et cela, par une profonde méditation.

Dans le monde d’Aziluth, il y a un Temple merveilleux où on nous enseigne la majestueuse présence de l’Ancien des Jours. Pour atteindre l’Ancien des Jours en nous-mêmes nous devons réaliser totalement, à l’intérieur de nous, le nombre 13. Nous avons besoin d’une mort suprême et d’une suprême résurrection.

L’Ancien des Jours se trouve dans le Monde de Kether ; le chef de ce monde est l’ange Metraton ; cet ange fut le prophète Enoch. Avec son aide, nous pouvons entrer dans le Monde de Kether pendant la méditation très profonde. Le disciple qui veut pénétrer en Kether, pendant ses états de méditation profonde, s’adressera à l’ange Metraton et sera aidé.

La Déesse aztèque de la Mort a une couronne avec neuf crânes humains ; la couronne est le symbole de l’Ancien des Jours, le crâne est la correspondance microcosmique de l’Ancien des Jours chez l’homme. Réellement, nous avons besoin d’une mort suprême de la personnalité humaine, la personnalité humaine doit mourir. Nous avons besoin d’une suprême résurrection pour atteindre l’Ancien des Jours en nous-mêmes.

Dans le Monde de Kether, nous comprenons que la Grande Loi régit toute la Création. Depuis le Monde de l’Ancien des Jours nous voyons les multitudes humaines comme des feuilles emportées par le vent. Le Grand Vent est la terrible Loi de l’Ancien des Jours. Vox populi vox Dei. Une révolte sociale, contemplée depuis le Monde de l’Ancien des Jours, est une loi en action. Chaque personne, les multitudes entières, ressemblent à des feuilles arrachées des arbres balayées par le terrible Vent de l’Ancien des Jours. Les gens ne savent pas cela, les gens cherchent seulement à obtenir de l’argent, de plus en plus d’argent. C’est la pauvre humanité souffrante : des feuilles emportées par le Grand Vent, des feuilles emmenées par la Grande Loi.

L’Ancien des Jours est notre Etre authentique dans ses racines essentielles ; c’est le Père en nous ; c’est notre véritable Etre.

Chapitre 12 : Coatlicue

Ometecuhtli-Omecihuatl, Seigneur et Dame de la Dualité. Ome : Deux ; Tecuhtli : Seigneur. Ome : Deux ; Cihuatl : Dame. Tout l’Univers émana de ce double principe divin, masculin et féminin. Ce Dieu Déesse eut quatre enfants, les quatre Tezcatlipocas : Xipetotec, le rouge ; Tezcatlipoca, le noir ; Quetzalcoatl, le blanc ; Huitzilopochtli, le bleu. De cette divinité binaire et invisible sont nées les quatre couleurs des quatre races qui peuplent actuellement le monde.

Chez Ometecuhtli est présent le Christ cosmique. Les Nahuas le représentent avec une tunique joliment ornée et un phallus de silex, symbole de lumière. Chez Omecihuatl est présente la Vierge cosmique. Les Nahuas la représentaient avec une cape bleue d’une extraordinaire beauté et sans l’occulter. Lui, c’est Huehueteotl, le Vieux Dieu Père des dieux et des hommes. Elle, c’est Tonantzin, notre chère petite Mère.

Tonantzin est la Vie, Coatlicue est la Mort. Les fils de Tonantzin sont les fils de l’Esprit-Saint et de la chasteté ; les fils de Coatlicue sont les fils de la fornication et de l’adultère.

Pendant le mariage sexuel s’expriment les forces créatrices de Ometecuhtli-Omecihuatl qui descendent jusqu’aux organes humains de la procréation dans le seul but que, sur le plan physique, s’exprime un Nouvel Etre. Si l’homme et la femme s’unissent uniquement par désir, guidés par l’animalité de répandre la liqueur séminale, ses forces solaires à lui et ses lunaires à elle plongent dans les abîmes atomiques de la Terre et tous deux se transforment en esclaves de l’abîme. Mais si l’amour engendre leur union et qu’ils ne forniquent pas pendant leur caresse sexuelle, le précieux Serpent à plumes de quetzal s’éveille en eux, s’agite et s’élève vers son lieu d’origine, transformé en Quetzalcoatl ; c’est ainsi que le couple se divinise.

Sur le Seuil du Sanctuaire du Temple, les Maîtres présentent à l’Initié un livre dans lequel sont écrites toutes les Lois de la Mère Divine ; devant ce livre, nombreux sont ceux qui reculent de terreur en apprenant qu’ils doivent annihiler leur personnalité. Peu nombreux sont ceux qui réussissent l’épreuve du Seuil du Sanctuaire ; ceux qui réussissent reçoivent un lourd Anneau d’Or fin, symbole de Pouvoir.

L’Initié doit mourir, arrêter d’être pour parvenir à Etre. Mais auparavant, il doit retourner au sein de la Mère Divine et pratiquer la magie sexuelle avec sa chaste femme afin de pouvoir naître spirituellement.

Celui qui ne connaît pas les lois de la Mère n’arrivera jamais jusqu’au Père.Votre esprit et celui de votre femme étant libres de toute pensée luxurieuse, pendant un transport amoureux, introduisez doucement le phallus ; caressez-la délicatement et retirez-vous à temps pour ne pas répandre la substance séminale. La femme, comme l’homme, se réalise aussi par la magie amoureuse. Cette formule éduque la volonté vers son plus haut degré d’expression.

Chapitre 13 : Le travail de l’Initié

L’homme s’unit avec son Christ interne quand il élève consciemment ses sept Serpents qui, en montant le long de la moelle épinière, allument les sept Lumières du candélabre du Temple vivant de son coeur ; les deux rangées de ganglions cérébro-spinaux, une de chaque côté de la colonne vertébrale, resplendissent par le Feu sacré de l’Esprit-Saint qui précède les Serpents dans leur ascension vers le cerveau.

Tel est le travail télésique qui ne culmine pas toujours dans l’union de l’Initié et du Christ ; quand il culmine dans l’union, l’homme est un, non seulement avec le Christ mais également avec l’Absolu ; et si ce corruptible est revêtu d’Immortalité, alors se réalisera la parole qui est écrite : Sordide est la mort dans la Victoire.

L’Intime est l’homme véritable qui vit incarné dans tout corps humain et que nous portons tous crucifié dans le coeur. Quand l’homme se réveille de son sommeil d’ignorance, il se livre à son Intime. Il s’unit avec le Christ et l’homme devient tout-puissant comme l’Absolu d’où il émane.

L’Intime est Dieu dans l’homme. L’homme qui ignore cette grande vérité est seulement une ombre, l’ombre de son Intime.

L’homme se crée seul dans l’Univers, séparé de Dieu et de ses semblables. La Vérité est qu’il n’a jamais été et qu’il n’est jamais séparé de Dieu ni de ses semblables. Si tous les hommes savaient que nous sommes et que nous vivons en Dieu, ils cesseraient de lutter entre eux et l’ignorance, la misère, la douleur, le mal, n’existeraient plus sur la Terre.

La vie est telle que l’homme la pense. De sa pensée erronée naît la fausse conscience de séparation entre lui et son Créateur, entre lui et ses semblables. De cet état de conscience est né le Moi ; celui-ci se trouve dans les quatre corps de péché : le physique, l’éthérique, l’astral et le mental. Le Moi est né dans la conscience humaine après qu’Adam et Eve aient été chassés de l’Eden.

Quand le corps physique meurt, le Moi se blottit dans le seuil du sépulcre, attendant que l’homme véritable et immortel, mais non réalisé, se réincarne pour pouvoir, dans ce nouveau corps, réaliser ses désirs non concrétisés : pouvoir, richesses, plaisirs, etc. Dans le Moi, il faut chercher le pourquoi de tous les péchés et des souffrances de l’humanité.

En vérité, nous ne sommes pas ce que nous croyons être. Vous n’êtes pas Joseph, ou Marie, mais l’Intime que les Aztèques dans leur théogonie appellent Quetzalcoatl, le Jumeau divin. Observez les deux Serpents de feu unis par leurs langues, l’un en face de l’autre, dans l’extrémité inférieure de la Pierre du Soleil. Dans le chapitre VII, à propos des Xiuhcoatl, nous avons dit qu’ils sont les Deux éternels opposés ; ici, nous ajoutons qu’ils sont le symbole de l’Intime chez l’homme et chez la femme.

L’Intime a deux âmes et un septuple corps dans chacun de ses pôles de manifestation, masculin et féminin, qui lui furent donnés par Jéhovah Dieu quand il les chassa de l’Eden. « Mais je vois une autre Loi dans mes membres », dit le Maître Paul, « qui se révolte contre la Loi de mon esprit et m’amène, captif, à la loi du péché qui est dans mes membres ».

Dans la Cinquième initiation des Mystères Majeurs, l’Ame-Volonté s’unit avec l’Intime et cesse d’être ; dans la Sixième initiation des Mystères Majeurs, l’Ame-Conscience s’unit avec l’Intime et cesse d’être. L’Intime est Dieu chez l’homme ; le Moi est Satan chez l’homme. Le symbole de l’Intime est l’Etoile à cinq branches, la pyramide, la croix aux branches égales, le sceptre.

L’homme libéré est Maître de lui-même. Il n’est pas obligé de se réincarner ; s’il se réincarne, il le fait volontairement et amoureusement pour aider l’humanité. Mais, en tout cas, il suit toujours le chemin étroit du devoir, de l’amour et du sacrifice, qui le mène directement au bonheur sans limites de l’Absolu. Quand l’Initié recule devant le dilemme du Seuil du Sanctuaire : son Intime ou son Moi, la vérité le fuit lentement ; c’est pour cela que nous disions dans le chapitre VIII : dans l’encens de la prière se cache le délit : à l’autel, le délit revêt la tunique de sainteté et sa figure est celle du martyr.

Cette fois, dans sa lutte pour le corps, le Moi triompha, le Prince de ce monde, comme il est appelé dans les écritures. Le corps qu’il aimait tant et dont il avait tant besoin pour demeurer et jouir, lui échappe de peu, le coup fut terrible. Maintenant, il sera en alerte, ses passions n’affleureront pas si facilement. Il se déguise sous l’apparence d’un bel enfant mais, maintenant, il est plus dangereux, plus astucieux ; il ne veut pas d’argent, mais le pouvoir ; il ne veut pas la réputation mais des honneurs, le monde du troupeau humain ; il veut que celui-ci l’honore, lui baise la main et l’appelle grand prélat ou grand maître.

Il écrit des livres, dicte des conférences et se réjouit en parlant de ses grandes oeuvres. Comme les gens de théâtre, les applaudissements le rendent fou. Pour toutes ses mauvaises actions, il a une excuse philosophique. Il se rase le dessus de la tête et se laisse pousser la barbe et les cheveux ; il simule la sainteté dans tous ses gestes ; il déguise la colère en sérénité, l’orgueil par des attitudes de mendiant ; il se démasque sans retenue pour parler de ses grands pouvoirs et aime toujours les sièges du premier rang.

Cependant, pour Dieu, il n’y a pas de temps ni d’espace. Tandis que l’homme se réveille de son sommeil de séparativité, dans lequel il va se mouvoir seulement suivant l’impulsion de ses passions à un tel point que celles-ci gouvernent le monde, et vit mort par rapport à Dieu, à lui-même et à ses semblables, par les réincarnations il polit sa personnalité ; son corps et son visage embellissent ou s’enlaidissent selon ses oeuvres (lire « Le portrait de Dorian Grey », d’Oscar Wilde).

Seuls ses yeux changent très lentement et, dans tout ce qu’il fait, il laisse l’empreinte, qui ne peut être confondue, de sa façon d’être, de penser, de sentir et d’aimer. Et un jour, fatigué de son douloureux pèlerinage sur la Terre, il s’arrête et retourne vers l’Etre aimé. C’est à la libération de ce type d’hommes que se réfère le divin Maître Jésus, le Christ, dans la parabole du fils retrouvé (Luc 15, 11-32).

Connais-toi toi-même ! c’est ce qui était écrit derrière la porte des Temples des Mystères de l’Ancienne Grèce. Ceci est l’objectif même de l’existence : que l’homme se connaisse lui-même comme Fils de Dieu, comme Dieu même sur la Terre pour que celle-ci se transforme en un beau jardin ou la liberté, l’égalité et la fraternité soient des lois d’amour pour tous les hommes. C’est la clé merveilleuse du pouvoir de tous les mages de tous les temps. « Regarde, disent les Saintes écritures, aujourd’hui j’ai mis devant toi la vie et le bien, la mort et le mal ».

Chapitre 14 : La Loi du Karma

Tant qu’il y a une larme à sécher, les Adeptes qui ont atteint la maîtrise renoncent au bonheur ineffable de l’Absolu qu’ils ont gagné et retournent à la Terre pour servir, consoler, aider. Nombreux sont ceux qui, comme le divin Jésus, le Christ, chargent sur leurs épaules le Karma des hommes et acceptent volontairement le martyre ou meurent apparemment dans les cachots de l’Inquisition comme le Maître Cagliostro.

La Justice est au-delà du bien et du mal. Quand vous parviendrez à la Lumière, vous saurez ce qu’est l’Amour, et quand vous saurez ce qu’est l’Amour, vous saurez aimer et vous comprendrez que l’Amour conscient est Loi. Il ne sert à rien de faire le bien, mais il faut savoir le faire.

Karma est la Loi de Compensation non de vengeance. Certains confondent cette Loi cosmique avec le déterminisme, et même avec le fatalisme, croyant que tout ce qui arrive à l’homme dans la vie est inexorablement déterminé d’avance. Il est vrai que les actes de l’homme sont déterminés par l’héritage, l’éducation et le milieu, mais également, l’homme possède le libre-arbitre et peut modifier ses actes, éduquer son caractère, former des habitudes supérieures, combattre les faiblesses, renforcer les vertus, etc.

Les Maîtres du Karma sont des Juges de Conscience qui vivent en état de Djinn. Devant eux, celui qui peut payer, paie, et ressort, délivré ; dans les affaires nous devons faire constamment des bonnes oeuvres pour avoir de quoi payer les dettes correspondant à cette vie et aux vies passées. Tous les actes de l’homme sont régis par des lois, certaines inférieures, d’autres supérieures. Dans l’Amour se résument toutes les lois supérieures. C’est pour cela que le Maître Paul, parlant de l’Amour, dit ceci : « l’amour est patient, bon ; il n’envie pas, il ne s’étale pas, il n’injurie pas, il ne cherche pas son bien ; il ne s’irrite pas, ne se repose pas sur l’injustice, mais se repose sur la vérité ; il croit tout, il espère tout, il supporte tout ».

Le chef des prêtres du Tribunal du Karma est le Grand Maître Anubis. Dans ce tribunal, seul règne la Terreur de l’Amour et la Justice. Il existe un livre avec le débit et le crédit de chaque homme où sont minutieusement notées, chaque jour, ses bonnes et mauvaises actions. Les bonnes sont représentées par des monnaies rares que les Maîtres accumulent au profit des hommes et des femmes qui les accomplissent. Dans ce tribunal se trouvent aussi des avocats de la défense, mais tout se paye, rien n’est offert en cadeau. Celui qui a de bonnes oeuvres à son actif paie et s’en sort, libéré, dans les affaires. Les Maîtres du Karma accordent également des crédits à ceux qui le demandent, mais ces crédits se paient par des travaux désintéressés et inspirés par l’Amour envers ceux qui souffrent.

« Aime Jéhovah ton Dieu, entends sa voix et rapproche-toi de Lui ; il est ta vie et la longueur de tes jours afin que tu habites sur la Terre, comme l’a juré Jéhovah à tes parents, Abraham, Isaac et Jacob ». La vie est un échiquier dans lequel chacun de nos actes est un coup. Si nos coups sont bons, intelligents et opportuns, le résultat sera le succès, la santé et la longévité. Si, au contraire, nos coups sont dictés par la mauvaise foi, sont égoïstes et inopportuns, le résultat sera l’échec, la maladie et la mort. « Que personne ne se trompe soi-même ; ce que l’homme sèmera, il récoltera et ses oeuvres le suivront ».

Lorsque les Initiés sont emmenés au Sanctuaire secret de la double Maison de la Vie pour peser leurs coeurs, où ils sont rangés par ordre de taille, accroupis autour de la Grande Salle de la Vérité, le Grand Prêtre Anubis et ses quarante-deux Juges conseils les attendent ; ceux-ci portent tous les masques en forme de têtes de chacal ou de loup à plumes, emblème de la Vérité.

Vêtu de blanc et rempli de terreur, l’Initié déclare : « Je n’ai fait pleurer personne ; je ne suis responsable d’aucun fait condamnable ; je n’ai pas fait le mal ; je n’ai pas fait travailler les hommes plus que je ne le devais ; je n’ai pas fait régner la crainte ; je n’ai pas opprimé les orphelins ; je n’ai pas fait en sorte que le Maître maltraite les domestiques ; je n’ai rien volé dans les Temples ; je n’ai rien volé aux cadavres ; je n’ai pas couché avec une autre femme ; je n’ai pas augmenté le prix des denrées comestibles ; je n’ai pas altéré l’aiguille des balances ; je n’ai pas éloigné le lait de la bouche de l’enfant ; je n’ai pas privé les troupeaux de leurs pâturages ; je n’ai pas emprisonné les oiseaux ; je n’ai pas arrêté l’eau quand elle devait couler ; je n’ai pas éteint la lumière quand je devait l’allumer ; je n’ai pas mis d’obstacles sur les chemins des hommes ; je n’ai pas forniqué. Je suis pur, je suis pur, je suis pur ».

Quand ils officient en tant que Juges, les Maîtres du Karma utilisent le masque sacré en forme de tête de chacal ou de loup à plumes et se présentent ainsi aux Initiés dans les Mondes internes. C’est la cruauté de la Loi d’Amour. La seule chose dont nous profitons dans nos incarnations, c’est la valeur de l’expérience. Avec la mort de la personnalité, nos quatre corps de péché cessent de nous tyranniser et se soumettent humblement à la volonté de l’Intime ou Ame universelle.

Le Moi n’évolue pas ; il se complique dans chaque incarnation. Beaucoup appellent cela évolution. Les hommes simples d’il y a plusieurs milliers d’années sont les hommes compliqués et difficiles d’aujourd’hui. L’évolution se réalise dans la conscience du minéral lorsque celui-ci s’éveille dans le végétal, dans le végétal lorsque celui-ci s’éveille dans l’animal ; dans l’animal quand il s’éveille en l’homme, etc. Quand le Moi meurt totalement en nous, nous naissons dans l’Absolu. Mais avant, Satan nous offre royaumes et paradis. Ceux qui cèdent se transforment en cadavres, en esclaves, et retardent pour de nombreuses incarnations leur entrée dans le bonheur ineffable de l’Absolu.

Personne sinon le Christ en l’homme ne peut pardonner les péchés. Le pécheur obtient seulement le pardon quand il prend conscience du péché commis et décide de ne plus pécher C’est pour cela que Salomon dit : « Avec tout ce que tu obtiens, obtiens la compréhension ». Et la Bible ajoute : « Dieu ne veut pas que meure le pécheur, Dieu veut qu’il vive pour qu’il se repente ».

Chapitre 15 : Le Panthéon

Xiuhtecuhtli

Le Plan causal est le Livre des Souvenirs de Dieu, où se trouvent les doubles de nombreux dieux, hommes, animaux et choses qui ont existé sur la Terre. En lui se trouve, dans son allégorique monolithe, Xiuhecuhtli, Dieu du Feu, de l’Année, du Temps, et Père de tous les Dieux qui sont dans Tlalocan. Xiuhtecuhtli est un autre nom de Ometecuhtli en rapport avec son aspect de Vieux Dieu, Huehueteotl. Xiuhuitl : herbe, année ; Tecuhtli : seigneur, Seigneur de l’Herbe et de l’Année.

Les Maîtres l’invoquaient en versant trois cruches pleines d’eau sur le grand feu de l’autel du Temple. Xiuhtecuhtli répondait à leurs prières.
« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » Matthieu 7, 7.

Chalchiuhtlicue

Chalchiuhtlicue : émeraude, chose précieuse ; celle qui a une Jupe d’Emeraudes. C’est la Déesse de l’Eau terrestre et l’épouse de Tlaloc.

Les Maîtres l’invoquaient en été, quand les fleuves se desséchaient en raison de la sécheresse. Sur l’autel du Temple, ils mettaient un tas de sel marin et sollicitaient son aide avec dévotion. Ensuite, le Maître se rendait dans le lit asséché d’un fleuve proche et, avec le bâton magique, en extase, ouvrait deux petits trous proches l’un de l’autre et les remplissait de cuivre liquide que les adeptes avaient auparavant fondu. Le Maître répétait l’invocation et élargissait un de ces trous avec les mains ; l’eau jaillissait alors du lit du fleuve asséché et commençait à couler.

Tlaloc

Tlaloc, Dieu de la Pluie. Tlalli : terre ; Octli : vin ; le vin que boit la terre.

Ce dieu avait des temples d’idole dans le Templo Mayor et aux sommets des hautes montagnes de la Vallée de Tenochtitlan le feu ne manqua jamais sur les autels. Les Maîtres l’invoquaient pour le remercier de l’abondance des récoltes, pour demander la pluie pendant les grandes sécheresses ou pour qu’il fasse disparaître les nuages de grêle. Pendant les grandes tempêtes, vous pouvez aussi, si vous le désirez, l’invoquer, mais vous devez le faire avec foi et révérence.

Ehécatl

Ehécatl, Dieu de l’Air, du Vent, de la Nuit. Divinité invisible et impalpable.

Les Maîtres l’invoquaient en allumant trois bougies de cire vierge sur l’autel du Temple. Ehécatl enseigne comment sortir en corps astral, offre son aide dans les grands et petits voyages, dans le travail quotidien, etc. Si nous le supplions, il nous délivre d’une vieille maladie, d’un mal, d’un ami, d’un mauvais voisin, etc., mais Ehécatl exige un paiement pour ses dons. Celui qui lui demande quelque chose doit faire de bonnes actions désintéressées parmi les hommes, sans distinction de race, de credo ou de classe.

Cependant, pour les Tlamatinime Nahuas, qui enseignaient que c’est seulement avec des fleurs et des chants que l’homme peut trouver la vérité, Xiuhtecuhtli, Chalchiuhtlicue, Tlaloc, Ehécatl, réunissent non seulement des dieux mais des nombres, des lois, des forces, des attributs, des effluves, des pensées de Dieu, mais aucun d’eux n’est le véritable Dieu : Ipalnemohuani.

En tant que symbole du Mouvement universel, Ehécatl fut présent lors de la résurrection du divin Maître Jésus. En cela se trouve un arcane (lire Jean 12,1-7 ; 19, 38-42, en tant que partie du texte de ce chapitre lire dans La Bible, Roi 18 et Luc 24).

C’est avec un onguent d’origine végétale, dont les plantes sont uniquement connues des Maîtres, que se prépare le corps physique lorsqu’il est soumis à l’Epreuve de la Mort ; cet onguent, qui conserve intact le Cordon d’Argent qui maintient le corps physique en vie et uni à son Etre, et la sublimation des forces sexuelles, forment l’Elixir de Longue Vie qui permet à l’Initié, trois jours après sa dormition, et au bord même de la tombe, d’évoquer son corps qui, obéissant et caché par le voile de la quatrième dimension, sort de la tombe pour être traité avec des drogues et onguents préparés par les Saintes Femmes. Ensuite, il se lève et pénètre par le chakra coronaire du corps astral de son Etre.

Nous avons dit que les Maîtres qui renoncent au bonheur ineffable de l’Absolu meurent en apparence, mais, en réalité, ils ne meurent pas. Avec le même corps que celui avec lequel ils se déplaçaient parmi les hommes, ils continuent de vivre éternellement.

Le Divin Maître Jésus est dans le Tibet oriental, dans la cité perdue, avec beaucoup d’autres Maîtres et devient visible où et quand il veut dans le monde physique.

Au moment de la résurrection du Maître Jésus, toutes les idoles de toutes les religions païennes tombèrent de leurs autels. En Grèce, l’Oracle de Delphes s’est tu, dans les cavernes sous-marines de l’Ile de Crète, le Minotaure fut trouvé mort, les prêtres, habilement, lui donnaient des Vestales pour qu’il s’alimente, et les rites mystiques guerriers du Tenochcatl pendant lesquels on arrachait les coeurs des prisonniers de guerre afin de les offrir en holocauste à Huitzilopochtli, sont mort-nés.

Chapitre 16 : Le Dieu Chauve-Souris (Enseignements secrets Nahuas)

Dans l’Etat de Chiapas existe le village de Tzinacatlan habité par les Tzoctziles (les gens de la Chauve-Souris) de la famille maya, et dans la vallée de Toluca, le village de Tzinacantepec. Dans le Popol Vuh (la Bible maya), la Chauve-Souris est un ange qui est descendu du ciel pour décapiter les premiers hommes mayas qui étaient en bois, la Chauve-Souris céleste qui a conseillé à Ixbalanqué et à Hunab Ku ce qu’ils devaient faire pour sortir victorieux de l’épreuve de la caverne du Dieu Chauve-Souris.

Le Dieu Chauve-Souris a le pouvoir de guérir n’importe quelle maladie, mais il a également le pouvoir de couper le cordon argenté de la vie qui unit le corps à l’âme. Les Maîtres Nahuas l’invoquaient pour demander la guérison de leurs disciples ou de leurs amis profanes.

A l’invocation assistaient seulement les Initiés qui à l’intérieur du Temple, formaient une chaîne où alternaient les hommes et les femmes, sans que leurs mains ni leurs corps se touchent. Les extrémités de la chaîne commençaient des deux côtés de l’autel et tous étaient accroupis, le dos contre le mur.

Le Maître portait la livrée du Dieu de l’air et un Maxtlatl autour de la taille. De face, les mains tendues vers le haut, il vocalisait trois fois le mantra Isis, le divisant en deux longues syllabes, ainsi : Iiiii Sssss Iiiii Sssss.
Ensuite, avec un couteau en obsidienne dont le manche était en jade et en or, il bénissait les participants et, en silence, il invoquait rituellement : « Seigneur de la vie et de la mort, je t’invoque pour que tu descendes guérir toutes nos souffrances ».

La divinité Nahua de la mort (le Dieu Chauve-Souris) descendait, parée de la livrée du Dieu de l’air, ou en forme de hibou, pour les épreuves funèbres de l’Arcane 13. Le perron qui conduisait à l’entrée des Temples mystérieux Nahuas comportait treize marches et Huehueteotl, le Vieux Dieu, a treize boucles dans les cheveux.

Dans l’enceinte du Templo Mayor de Tenochtitlan, a existé un Temple circulaire dédié au Soleil ; orienté vers l’Est, son toit permettait au Soleil de pénétrer jusqu’à l’autel. Sur le mur intérieur du fond de ce Temple se trouvait un gigantesque Soleil en or pur, représentation visible de la Grande Divinité invisible Ipalnemohuani. Sa porte d’entrée était une gueule de Serpent, ouverte ; des commissures, sortaient les canines, recourbées et menaçantes et, en relief, sur le sol, une langue longue et bifide sortait de la porte du Temple. Sur le frontispice du Temple, en relief, on pouvait voir la gueule ouverte d’un autre Serpent énorme, avec des canines pointues, symbolisant le monstre contre lequel devaient lutter les Adeptes de l’auguste « Ordre des Commandeurs du Soleil ».

Parmi les chambres secrètes de ce Temple des mystères, il y avait le Tzinacalli (la maison de la chauve-souris), salon spacieux dont l’intérieur avait l’aspect d’une sombre caverne, où avaient lieu des rituels d’initiation pour atteindre les hauts degrés de Chevalier-Ocelotl (tigre) et Chevalier-Cuauhtli (aigle). Sur le linteau de la petite porte dissimulée dans le mur intérieur du fond de la caverne, laquelle permettait d’entrer dans le Temple, était accroché un grand miroir en obsidienne et, en face de cette petite porte, brûlait au niveau du sol un feu de bois de pin.

Le candidat à l’Initiation était conduit au Tzinacalli où il restait seul jusqu’à une heure avancée de la nuit. On lui avait signalé qu’il devait marcher dans l’obscurité jusqu’à la lumière d’un feu et que, face à celui-ci, il devait s’adresser au Gardien du Seuil en ces termes : « Je suis un fils de la Grande Lumière ; ténèbres, écartez-vous de moi ». Les chauve-souris commençaient à virevolter et à crier au-dessus de la tête du candidat. Le bois de pin s’éteignait ; il ne restait que les braises dont les lueurs se répétaient dans le miroir. Soudain, un bruyant battement d’ailes, un cri effroyable et une ombre humaine, avec des ailes de chauve-souris et un Maxtlatl autour de la taille, émergeait de l’obscurité, menaçant, avec sa lourde épée, de décapiter l’envahisseur intrépide de son domaine.

Malheur au candidat qui reculait, effrayé ! Une porte qui, jusqu’ici, était restée habilement dissimulée dans la roche, s’ouvrait en silence et, dans l’encadrement, apparaissait un être étrange, indiquant le chemin conduisant au monde des profanes, d’où le candidat était venu.

Mais si le candidat avait la présence d’esprit suffisante, et résistait, en gardant son sang-froid, à l’attaque de Camazotz (le Dieu des chauves-souris) la petite porte, cachée en face de lui, s’ouvrait doucement et un des Maîtres s’avançait à sa rencontre pour découvrir et incinérer l’effigie du candidat modelée dans du papier de Amate et cachée parmi les ombres de la caverne, alors que les autres Maîtres souhaitaient la bienvenue au candidat et l’invitaient à entrer dans le Temple. Rituel qui symbolise la mort des passions de la personnalité de l’Initié dans son passage de l’ombre à la Lumière.

Lors des épreuves de l’ordalie auxquelles étaient soumis les candidats à l’Initiation dans les anciennes écoles des Mystères Nahuas, l’âme animale de ceux-ci se reflétait parfois dans une chauve-souris parce que, comme la chauve-souris, leur âme était aveugle et privée de pouvoir par manque de Lumière spirituelle, de Soleil.

Tels des vampires, les dépravés et les avares se jettent sur leurs proies pour dévorer les substances vivantes qu’il y a en elles et, ensuite, déambulant paresseusement, retournent aux sombres cavernes des sens, où ils se cachent de la lumière du jour, comme tous ceux qui vivent dans l’ombre de l’ignorance, du désespoir et du mal.

Le monde de l’ignorance est gouverné par la crainte, la haine, l’envie et la luxure. Dans ses sombres cavernes errent les hommes et les femmes qui se meuvent uniquement au gré de leurs passions. C’est seulement lorsqu’il réalise les vérités spirituelles de la vie que l’homme échappe à ce souterrain, à cett maudite caverne de chauve-souris où Camazotz, qui tue souvent par sa seule présence, reste caché, guettant ses victimes.

Le Soleil de la Vérité se lève en l’homme et illumine son monde quand celui-ci élève son mental de l’obscurité de l’ignorance et de l’égoïsme jusqu’à la Lumière du Savoir et de l’Altruisme. Symbole de cet état de conscience chez l’homme : les yeux d’aigle qui, sur les tarses des pieds de Coatlicue, essaient de voir vers l’infini.

Chapitre 17 : Xochipilli (Les Enseignements secrets des Nahuas

Xochipilli : Xochitl, fleur ; Pilli : principal. Dieu de l’agriculture, des fleurs, de la musique, du chant, de la poésie et de la danse. « Les fleurs et les chants sont ce qu’il y a de plus élevé sur la terre pour pénétrer dans les enceintes de la vérité », enseignaient les Tlamatinime dans les Calmecac. Ce qui explique que toute leur philosophie soit teintée de la plus pure nuance poétique. Le visage de Xochipilli est impassible mais son coeur déborde de joie.

Les Annales disent que le Soleil « 4-Air », ou Ehecatonatiuh, est Quetzalcoatl, le Dragon lumineux, dieu hermaphrodite des vents qui soufflent depuis l’orient, en passant par les quatre points cardinaux. L’autre partie de lui-même ou son égal est Cihuacoatl, la femme Serpent.

Quetzalcoatl est arrivé de Vénus et retourne à Vénus. C’est pourquoi, quand le Soleil est encore sur l’horizon, projetant ses derniers rayons d’or, l’Etoile du Soir, l’âme de Quetzalcoatl, commence à briller de ces premières lueurs tremblantes.

Après le Soleil « 4-Ocelotl », Quetzalcoatl fit saigner son phallus et fit pénitence avec Apantecuhtli, Huictlolinqui, Tepanquezqui, Tlallamanac et Tzontenco, pour créer les hommes qui peupleraient à nouveau Anahuac. Ce sacrifice se réalisa à Tamoanchan (maison dont nous sommes descendus) et rendit possible l’entrée de la vie dans les os, des géants dévorés par les tigres, amenés de Mictlan par Quetzalcoatl.

Les hommes sont le fruit du sacrifice des dieux. Par le sacrifice, ils les méritèrent. C’est pour cela, qu’on les appelaient macehualli (les mérités des dieux).

Dans la partie inférieure du Calendrier aztèque, deux Xiuhcoatl se font face. Dans leurs gueules se penchent les visages de deux personnages. Celui de droite a la même couronne, le même anneau dans le nez et les mêmes boucles d’oreilles que Tonatiuh. Ce double personnage est Quetzalcoatl tombé dans le plan physique. Il est uni par la langue de silex à l’autre moitié, son égal, Cihuacoatl, qui porte un labret et se couvre le visage d’un voile. Ce sont Adam et Eve déchus pour avoir transgressé la Loi de Dieu : Ne pas forniquer.

Les Nahuas, pour nous transmettre leur philosophie, ne comptaient que sur l’écriture idéographique, raison pour laquelle ils devaient tailler de nombreuses sculptures pour parler, sur chacune d’elles, des attributs du Couple divin, Père et Mère des Dieux et des hommes.

Quetzalcoatl, le Christ cosmique, qui s’est incarné au milieu des Nahuas pour leur apprendre à vivre en accord avec les lois de Dieu et pour diffuser son message de triomphe (« En ce monde vous faites l’expérience de l’adversité, mais soyez pleins d’assurance, j’ai vaincu le monde » Jean 16, 33), se dédouble en Xochipilli, qui arbore sur la poitrine le symbole de la Grande Déité. Les griffes félines de la frange de sa cuirasse sont les mêmes que celles qui, de chaque côté du visage de Tonatiuh, brisent des coeurs, symbole du sacrifice des émotions de l’Initié ; sacrifice sans lequel il n’est pas possible d’arriver jusqu’à Dieu.

La religion Nahua célébrait la fête Xochilhuitl pour laquelle, pendant les quatre jours qui la précédaient, il était obligatoire de manger uniquement du pain de maïs sans sel une fois par jour et, pour ceux qui étaient mariés, de dormir séparés de leurs femmes. Le cinquième jour, on offrait publiquement à Xochipilli des danses et des chants accompagnés de Teponaztli et de tambours, une ovation avec des fleurs fraîchement coupées et des pains avec du miel d’abeilles sur lesquels on mettait un papillon d’obsidienne, symbole de l’âme du croyant.

Xochiquetzal est la Déesse de l’Amour, l’autre moitié ou l’égale de Xochipilli, qui demeure à Tamoanchan, le réservoir des eaux universelles de la vie qui, chez l’homme, se situe dans les spermatozoïdes. Lieu paradisiaque, recouvert de fleurs, de rivières et de sources bleues, où pousse le Xochiquetzal, arbre merveilleux car il suffit aux amoureux de s’arrêter à l’abri de ses branches et de toucher ses fleurs pour être éternellement heureux.

Jamais aucun homme n’a vu cette divinité ; cependant, les Nahuas la représentaient jeune et belle, les cheveux tombant sur les épaules, avec une charmante frange sur le front ; un diadème rouge en cuir, d’où pendaient des plumes de quetzal ; des anneaux d’or aux oreilles et un petit bijou du même métal dans le nez; une chemise bleue bordée de fleurs et de plumes multicolores, une jupe polychrome et, dans les mains, des bouquets de roses parfumées.

Son Temple se trouvait à l’intérieur du Templo Mayor de Tenochtitlan, et bien qu’il fût petit, il arborait des tapisseries brodées, des plumes précieuses et des décorations en or. Xochiquetzal avait le pouvoir de pardonner. Les femmes enceintes se rendaient à son Temple, après avoir pris un bain lustral, pour lui confesser leurs péchés, lui demander pardon et solliciter de l’aide ; mais si ces péchés étaient très lourds, aux pieds de la déité brûlait l’effigie de la pénitente modelée en papier de Amatl (Ficus petiolaris).

La Sagesse est l’amour. Xochipilli demeure dans le monde de l’amour, de la musique, de la beauté. Son visage rose comme l’aurore et ses cheveux blonds lui donnent une apparence enfantine, ineffable, sublime. L’art est l’expression positive de l’esprit. L’intellect est l’expression négative de l’esprit. Tous les Adeptes ont cultivé les beaux arts.

Chapitre 18 : Les Enseignements secrets des Nahuas

« Si tu entends bien la voix de Jéhovah, si tu fais ce qui est droit à ses yeux si tu prêtes l’oreille à ses commandements, si tu gardes tous ses décrets, je ne t’infligerai aucune des maladies que j’ai infligées à l’Egypte, car c’est moi Jéhovah qui te guéris » Exode 15-26. « I1 faut chercher l’origine de toutes les souffrances humaines dans le « péché », enseignaient les Tlamatinime. Le juste est invulnérable devant le mal.

Les champignons hallucinogènes poussent sous le climat tempéré de la montagne Huautla de Jiménez, Oaxaca, où il pleut toute l’année. Les Nahuas les utilisaient pour découvrir l’origine des maladies. La dose ne devait pas dépasser quatre champignons. Sous l’effet de ceux-ci, le malade tombait dans le sommeil du Temple pendant lequel son mental subjectif se repliait et son mental subconscient était prêt pour la catharsis.

Le Maître, alors, interrogeait le malade par des questions régressives : Que fais-tu en ce moment ? qu’as-tu fait hier ? la semaine dernière ? il y a un an ? Peu à peu, le malade révélait ses conflits intérieurs, ses angoisses les plus intimes ; il confessait l’inconfessable sans omettre de détails. Avec la confession des événements qui l’ont troublé pendant son enfance, le péché affleurait ses lèvres, véritable cause du mal.

Très souvent, l’origine du mal n’était pas le péché, mais le maléfice. Alors le Maître se servait du commandement suivi de l’ineffable parole qu’il prononçait doucement comme dans un murmure. Mais s’il s’agissait d’un péché, il obligeait le malade à demander humblement pardon à sa victime, à réparer le mal, à prier et à servir ses semblables.

L’effet des champignons hallucinogènes dure six ou sept heures. Au réveil, le malade ne se souvient absolument de rien mais se réveille euphorique, encore galvanisé par la beauté qu’il ressent après sa confession, dans les Mondes supérieurs. Sa convalescence est lente et pendant celle-ci, il doit observer une chasteté complète. En aucun cas son régime alimentaire ne doit être modifié par les friandises, cadeaux de sa famille ou des amis.

Dans le chapitre IV, nous avons dit que Peyotl (Williamensi Lophophora) conduit à la séparation des corps physique et astral et fait en sorte que le néophyte ne perde pas la lucidité de sa Conscience dans les Mondes supérieurs. Le Peyotl est un petit cactus sans épines qui dépasse du sol de deux centimètres, de couleur cendrée, divisé en segments couverts de duvet blanc, brillant, au centre duquel jaillissent de petites fleurs de couleurs rouge clair ; sa racine est épaisse et foncée. Il pousse à queretaro, San Luis Potosi, Sonora, Zacatecas, Nayarit et Coahuila.

Les Tlamatinime l’utilisaient dans les Temples pour initier les Néophytes. Ils coupaient la plante et la séchaient à l’ombre comme on sèche les oreilles des fruits. Préparé par le jeune, le recueillement, et la prière, le candidat à l’ordalie était assis confortablement dans le Temple où il gardait les yeux fermés. Deux tranches de Peyotl, qu’il mélangeait et absorbait lentement, suffisaient pour que, cinq minutes plus tard, ses sens commencent à être stimulés et qu’il perçoive des lumières multicolores.

Son corps devenait lourd et, peu à peu, il s’en éloignait pour se diriger vers une grande lumière qui l’attirait, alors qu’un bonheur indescriptible envahissait tout son être. Ensuite, la grande aventure, celle dont parle Saint-Paul. « Je connais un homme en Christ qui, voici quatorze ans, était-ce dans mon corps ? Je ne sais, était-ce hors de mon corps ? je ne sais, Dieu le sait, cet homme-là fut enlevé jusqu’au troisième ciel. Et je sais que cet homme, était-ce dans son corps ? était-ce sans son corps ? je ne sais, Dieu le sait, cet homme fut enlevé jusqu’au paradis et entendit des paroles inexprimables qu’il n’est pas permis à l’homme de redire » II Corinthiens 12, 2-4.

Parfois, le Néophyte restait inconscient jusqu’à soixante-douze heures car mis à part le temps de l’Initiation, il devait apporter aux Maîtres la réponse à un message que ceux-ci lui avaient confié pour la Hiérarchie invisible.

Ce n’est pas pour cela que vous devez croire que les champignons hallucinogènes sont indispensables pour produire le Sommeil du Temple, ni que le Peyotl l’est pour l’Initiation.

A mesure que le Serpent des Aztèques, sous l’influence de la magie amoureuse, monte jusqu’au cerveau, la force magnétique de l’Initié se transforme en force cosmique. Alors, par le regard ou les inflexions de la voix seulement, se produit le Sommeil du Temple et, par l’imposition des mains, se soigne n’importe quelle maladie. Ici, le chemin bifurque : l’Initié doit choisir entre mage ou chaman. Son seul objectif est de se livrer a Dieu.

A mesure qu’on progresse, la magie amoureuse devient superflue.

Tout ce qui se fait dans le Monde astral se manifeste dans le Monde physique.

Les passionnés d’occultisme qui n’ont pas eu l’opportunité de s’initier dans un Ordre sérieux, pensent que l’Initié est celui qui commence à étudier un art, une profession ou un métier. L’Initié doit passer par un Rituel magique par le biais duquel l’âme, momentanément, se libère de ses quatre corps de péché et s’élève jusqu’au sommet supérieur du triangle de la vie d’où il peut contempler, d’un côté, sa vie physique animale, et de l’autre, sa vie spirituelle.

A partir de ce moment-là, l’Initié vit avec un désir secret dans son coeur : accomplir sa mission de servir tous ses semblables. A partir de ce moment-là, il sait qu’il n’est pas un être animal mais l’Intime incarné dans son corps, et que Dieu et les Maîtres sont avec lui dans tous les moments cruciaux de sa vie terrestre.
Il sait que sa mission est d’aimer et de se sacrifier pour ses semblables. Il connaît les Secrets de la vie et de la Mort ; il sait que ce n’est ni sa première ni sa dernière incarnation, que parfois son moi se penche en rêve sur ses vies passées où il se retrouve en satrape égyptien avec un visage de sphinx et une mitra dorée, vivant dans le Memphis Lévitique.

Chapitre 19 : Netzah

Nous sommes arrivés maintenant à un point très intéressant de notre étude : la question du travail mental.

La première chose que cherche celui qui commence cette étude, c’est dominer le mental des autres. Ce qui est de la magie noire pure et simple. Personne ne doit violer le libre arbitre des autres, personne ne doit exercer une contrainte sur le mental de quelqu’un d’autre car il s’agirait de magie noire. Les coupables de cette grave erreur sont tous ces auteurs qui se sont trompés. Tous les livres d’hypnotisme, de magnétisme et de suggestion sont des livres de magie noire.

Atkinson, Paul Jagot, et beaucoup d’autres, ont montré des systèmes pour développer la force mentale et dominer les autres. C’est de la magie noire pure et simple. Celui qui ne sait pas respecter le libre arbitre des autres est un magicien noir. Ceux qui se livrent à un travail mental pour dominer avec violence le mental de l’autre se transforment en démons pervers ; ils se séparent de l’Intime et roulent dans l’abîme.

Les disciples nous écrivent constamment pour nous demander de nous livrer sur eux à un travail mental dans le but de dominer par la violence le mental du fils, de la fille, du fiancé, de la fiancée, etc. Naturellement, ce genre de lettres termine dans la poubelle car nous ne sommes pas des magiciens noirs.

Le monde de Netzah

C’est le Monde du Mental cosmique ; ce monde est gouverné par Anaël, admirable enfant, débordant de beauté. Anaël est l’Ange de l’Amour. Le mystique entre en extase en contemplant une telle perfection. Cet ange est superbe ; le visage rose comme l’aurore, les cheveux ressemblant à une cascade d’or donnent à cet ange une apparence ineffable, enchanteresse, sublime et délicieuse. Netzah est réellement le Monde de l’Amour, de la musique et de la beauté.

L’Art est l’usage positif du mental. Cultivez la beauté, aimez les beaux arts. L’intellect anima, lorsqu’il est séparé de toute spiritualité, est luciférien et totalement négatif.

A Netzah nous trouvons le Dieu aztèque Xochipilli, Dieu de la Joie, de la Musique et de la Danse. Xochipilli le Dieu aztèque, agit toujours avec le nombre kabbalistique 10. C’est la Roue de la Fortune, la Roue des Réincarnations et du Karma, la terrible roue de la rétribution. Celui qui veut invoquer ce Maître doit d’abord se laver les mains dans de l’eau pure.

On doit invoquer Xochipilli dans la période comprise entre 10 heures du soir le vendredi et 2 heures du matin le samedi. Rien ne nous est donné en cadeau et Xochipilli fait payer tout service que nous lui demandons. Celui qui a de quoi payer, paie et obtient tout. Celui qui n’a pas de quoi payer, doit en subir les conséquences. Fais de bonnes oeuvres pour avoir les moyens de payer. Xochipilli pourra alors faire des miracles et des merveilles pour toi. Pour les Mondes supérieurs les bonnes oeuvres sont symbolisées par des bijoux et des monnaies mystérieuses. C’est avec ces valeurs que tu dois payer à Xochipilli les services que tu sollicites. Xochipilli ne fait rien gratuitement, tout a un prix. Xochipilli peut faire tourner la Roue de la Rétribution en ta faveur.

Avec ce Dieu aztèque tu peux résoudre tous tes problèmes, mais il fait payer tout service parce qu’il ne peut pas violer la Loi. Ne demande jamais rien de mal à Xochipilli car c’est un grand Maître de la Lumière. Souviens-toi que cette divinité est un ange très pur de Netzah, le Monde du Mental.

Lorsqu’une Loi inférieure est transcendée par une Loi supérieure, la Loi supérieure lave la Loi inférieure. C’est ainsi que l’on travaille avec la Magie Blanche et que l’on obtient tout sans avoir besoin d’utiliser la force de la pensée pour violer le libre arbitre des gens. Si tu souffres, si tu as un problème que tu ne peux pas résoudre, c’est une affaire de karma ; adresse-toi à Xochipilli pour lui demander qu’il t’aide à sortir de la souffrance dans laquelle tu te trouves. Tu dois payer Xochipilli avec le capital des bonnes oeuvres ; si tu n’as pas de quoi payer, Xochipilli ne peut pas te rendre le service que tu demandes.

Cependant, il existe un remède, demande un crédit à Xochipilli C’est le bon chemin Le résultat sera merveilleux. Souviens-toi que tout crédit doit être réglé par de bonnes oeuvres. Si tu ne paies pas le crédit, on te le fera payer avec une douleur intense. C’est la Loi. Fais de bonnes oeuvres pour payer tes dettes.

L’amour est le Summum de la Sagesse. Souvenez-vous que l’intellect sans spiritualité est rempli de mensonges. De l’intellectualisme sans spiritualité sortent les fripons.

Le nombre kabbalistique de Netzah est l’Arcane 7, le Chariot de guerre du Tarot, l’Expiation. Geburah est l’Arcane 5, la Justice du Karma. Les deux arcanes sont différents mais se complètent.

La Sculpture aztèque de Xochipilli n’est qu’un symbole de ce grand Maître qui vit dans le Monde du Mental. Netzah est gouverné par Vénus, l’Etoile de l’Amour. Les symboles de Netzah sont la lampe, la ceinture, la rose. Netzah contrôle les reins, la taille.

Chapitre 20 : La Séphire Hod

Nous allons étudier maintenant la Séphire Hod dont le régent est Raphaël. Voyons, nous avons déjà étudié l’Arcane 13, la Mort.

La Déesse de la Mort est réellement une Mère adorable. Jésus la connut lorsqu’il remonta le Jourdain dans la solitude du désert. Elle dirige tous les Anges de la Mort. Réfléchissons sur l’Arcane 20 qui représente la Résurrection. Etudions l’Arcane de Job, le fameux Arcane 8. Cet arcane signifie, en fait, épreuves et douleurs. Personne n’est digne de recevoir la Couronne de la Vie sans être passé par les épreuves de l’Arcane 8.

La Séphire Hod de la Kabbale hébraïque est la force de type mercurien dans le cadre des manifestations brillantes du Plan astral. Le corps astral est absolument mercurien. Les messages qui descendent du Monde de l’Esprit pur deviennent symboliques dans le Plan astral. Ces symboles sont interprétés en se basant sur la Loi des analogies des Contraires et sur la Loi des Correspondances et de la Numérologie. Etudiez le « Livre de Daniel » et les passages bibliques du « Patriarche Joseph », fils de Jacob, pour apprendre à interpréter vos propres expériences astrales.

Le Plan astral est, en réalité, le plan de la Magie pratique. Dans les plaines orientales, dans le pays Sud-américain de Colombie, les indiens savent entrer dans ce plan à volonté. Ils mélangent des cendres de l’arbre appelé Guarumo avec des feuilles de coca bien écrasées. Ensuite, ils mâchent ce mélange végétal rituellement, accroupis (c’est la position des Huacas péruviennes). Les substances générales de ces deux plantes ont le pouvoir de produire l’extase de ces natifs indigènes.

Il est nécessaire de combiner la méditation avec le sommeil. Nous devons nous rappeler que la méditation sans sommeil ruine le mental et nuit aux pouvoirs internes. Nous devons apprendre à provoquer le sommeil à volonté. C’est ainsi que nous arrivons à l’illumination interne.

Beaucoup de gens voyagent en Inde à la recherche de la sagesse ; il faut savoir qu’au Mexique, se cachent tous les Trésors de la Sagesse antique.

Chapitre 21 : Jesod la Neuvième Sphère

Nous sommes arrivés à l’Arcane 9, l’Ermite du Tarot, la Séphire Jesod. Cette Séphire est le Monde Ethérique, l’Eden de la Bible. Cette Séphire est contrôlée par la Lune. Le Recteur de l’Eden est notre Seigneur Jéhovah. Il est intéressant de savoir que l’Eden est gouverné par les rayons positifs de la Lune, alors que l’abîme obéit aux ordres des rayons négatifs de ce satellite.

Dans l’Eden vivent les Elohim, dans l’abîme, les lucifériens terribles et pervers. Dans l’Eden existent les Elémentaux innocents du feu, de l’air, de l’eau et de la terre ; dans l’abîme existent les démons. C’est ici que résident les deux opposés de la Philosophie.

Il est intéressant de savoir que la Lune a deux phases ésotériques : l’Eden et l’abîme. La Bible dit que Dieu a placé dans la partie orientale de l’Eden deux Chérubins et une épée enflammée qui s’agite, menaçante, gardant le chemin qui mène à l’Arbre de Vie. Il est également très certain que l’abîme a ses gardiens ténébreux. Quand un habitant de l’Eden éjacule la liqueur séminale, le feu sexuel ou feu de la Pentecôte, appelé Kundalini chez les orientaux, descend par le canal médullaire et s’enferme dans l’Eglise d’Ephèse au chakra du coccyx. Le résultat en est la mort de l’homme édénique. En fait, celui-ci entre dans les régions infra-atomiques des lucifériens (Abîme).

Dans l’Eden, la reproduction a lieu sans nécessité de répandre le Semen ; la semence passe toujours dans la matrice sans nécessité de répandre le Semen. Les multiples combinaisons de la substance infinie sont merveilleuses.

Il faut reconnaître que l’humanité actuelle est luciférienne et perverse. Tout Lucifer est intellectuel et fornicateur. Tout clairvoyant entraîné peut corroborer cette affirmation. Nous n’attaquons pas l’intellect ; lorsque celui-ci se met au service de Satan, il est diabolique ; lorsqu’il se met au service du Dieu interne, il est angélique. Les lucifériens ont des intellects brillants au service de Satan.

L’Eden est le réservoir de toutes les forces sexuelles de la Nature. Dans l’Eden vivent les Elohim qui contrôlent les forces lunaires liées à la reproduction des espèces vivantes.

Lorsqu’une femme meurt en mettant au monde un enfant, l’âme destinée à la réincarnation perd une opportunité. Cependant, l’échec est réellement apparent car, en réalité, une oeuvre occulte vraiment complète s’est réalisée. Ce qui peut être vérifié pendant l’extase par les grands mystiques illuminés.

Dans le Musée National de Mexico, se trouve actuellement la sculpture de Cihuapipiltin, Déesse du Couchant et des Femmes qui mourraient en donnant le jour à un enfant. Cette déesse est véritablement un Grand Maître de la Loge Blanche qui vit dans le Plan éthérique (Eden). Le Maître opère sur ces pauvres femmes qui meurent pendant l’accouchement.

La mort des accouchées est, dans les Mondes supérieurs et conformément aux Lois du Karma (même si ca paraît incroyable), une oeuvre parfaite. Le fruit de cette douleur est grandiose dans les Mondes internes. L’âme désincarnée lors de cet accouchement apparaît pour le clairvoyant, avec l’enfant dans ses bras. La loi du Karma détermine ce type de mort pour le bien des âmes qui en ont besoin. La loi est la loi et elle doit être respectée.

Les religieux savent qu’il existe une Vierge appelée Immaculée Conception. Tout mystique illuminé sait parfaitement que celle-ci vit dans l’Eden, travaillant avec les immaculées conceptions de l’Esprit-Saint. Lorsqu’une conception est réalisée sans répandre de liqueur séminale, celle-ci vient de l’Esprit-Saint. Ce type de conceptions est sous la surveillance et le contrôle de l’immaculée. Nous signalons que la Vierge en question n’est pas Marie, l’hébraïque.

En réalité, l’Immaculée Conception est une femme qui a atteint le degré ésotérique de Vierge. Il existe de nombreuses femmes semblables, de véritables Bouddhas vivants qui atteignirent la Cinquième initiation. Il suffit de se souvenir de la Vierge de la Mer (la Mère de Jésus), des onze mille vierges incas, des vierges des étoiles, de la Vierge de la Loi, etc. Toutes ces femmes sont des Bouddhas vivants, des femmes qui atteignirent la Cinquième initiation des Mystères majeurs.

Le degré le plus élevé atteint par une femme est celui de Vierge, le degré le plus élevé atteint par l’homme est celui du Christ. La vierge qui renonce au Nirvana et se réincarne en tant qu’homme pour travailler pour l’humanité s’élève au degré de Christ.

La Séphire Jesod est la Pierre philosophale des alchimistes, la Pierre cubique de Jesod, la mystérieuse pierre Amphorasep des hébreux, le sexe. Jesod se situe dans les organes sexuels. Jésus dit à Pierre : « Tu es Pierre, tu es pierre, et sur cette pierre je vais édifier mon Eglise et les portes de l’enfer ne pourront rien contre elle ».

Personne ne peut incarner le Christ intime sans avoir édifié le Temple sur la pierre vive (le sexe). Nous devons élever les sept colonnes du Temple de la Sagesse. Sur chacune des sept colonnes du Temple est écrit en caractères de feu le mot Inri. C’est seulement par la Magie sexuelle que se développent les Sept degrés de Pouvoir du Feu.

Les mystères du sexe renferment la clé de tout pouvoir. Tout ce qui vient à la vie est engendré par le sexe.
Chez les Aztèques avait lieu la danse des douze cihuateteos pour les femmes mortes pendant l’accouchement autour de Quetzalcoatl rouge et de Quetzalcoatl noir. Cihuapipiltin est le Maître auxiliaire de ces pauvres femmes qui accouchent. Invoquez-le, vous les femmes ! lorsque vous avez besoin de lui, et vous recevrez son aide immédiatement.

Chez les Aztèques, il existe une autre Déesse de l’Accouchement, appelée Tlazolteotl. Ces déesses et ces dieux sont des Anges du Christ, purs et parfaits.

Tlazolteotl, la Déesse de l’Accouchement, est un Grand Maître de la Loge Blanche qui, pour les clairvoyants, ressemble à un bel adolescent plein de vie. Le Maître Tlazolteotl revêt toujours une belle cape bleue et son visage resplendit de la couleur rose de l’aurore. Tlazolteotl est la clef d’un groupe d’anges qui travaillent intensément à aider les femmes pendant l’accouchement.

Tlazolteotl contrôle les eaux de la Vie universelle. Tlazolteotl contrôle le liquide amniotique dans lequel est conçu le foetus. Tlazolteotl contrôle tous les organes féminins liés à la conception et peut, par conséquent, précipiter les eaux, diriger le mécanisme de certains organes et manipuler les lois qui régissent la mécanique de l’accouchement naturel. Tlazolteotl vit dans l’Eden (Plan éthérique ou région des champs magnétiques de la Nature). Toute mère peut invoquer le Maître Tlazolteotl au moment critique de l’accouchement. « Demandez et on vous donnera ; frappez et on vous ouvrira ».

Dans l’Eden, les montagnes sont bleues et transparentes comme le cristal. La beauté sublime de l’Eden a cette même couleur bleue divine. Celui qui veut pénétrer dans l’Eden doit avoir reçu le costume du mariage de l’âme, auquel on donne le nom de Soma Puchicon. Ce vêtement est un corps réalisé en matériel éthérique. Quand le clairvoyant examine cet organisme éthérique, il peut se rendre compte qu’il est transparent comme le cristal. Il ressemble à une belle enfant innocente. Il faut savoir que le Soma Puchicon est contrôlé par la Lune. Celui qui possède ce corps pourra visiter grâce à lui tous les départements du Royaume.

Nous sommes sortis de l’Eden par la porte du sexe ; c’est seulement par cette porte étroite, réduite et difficile que nous pouvons retourner à l’Eden. L’Eden est le sexe même.

Il faut expliquer que, pendant la pratique de la Magie sexuelle, les trois éléments de l’Akasha pur, qui descendent par le cordon brahmanique, sont totalement renforcés par la volonté. A ce moment-là, les trois élans se transforment en une force extrêmement violente et explosive qui peut nous transformer en anges ou en démons vivants.

Si, pendant la pratique de la Magie sexuelle, le mage commet l’erreur de répandre le Semen, alors des milliers d’atomes solaires se perdent et sont remplacés par des milliers d’atomes sataniques. Ceux-ci sont recueillis par le mouvement péristaltique des organes sexuels après le coït. Ces atomes malins infestent le cordon brahmanique et essayent ensuite de monter jusqu’au cerveau, mais les trois élans de l’Akasha pur, renforcés par la volonté, stoppent l’ascension de ces atomes et les rejettent violemment vers le bas, vers les enfers atomiques de l’homme.

A ce moment-là, les atomes ténébreux heurtent violemment le roi des atomes malins qui vit dans le coccyx. Cet atome est réellement un dieu noir très dangereux. Il réside normalement dans le coccyx, attendant toujours une opportunité pour s’emparer du feu de la Kundalini et le diriger vers le bas. Avec la substance séminale, pendant la Magie sexuelle, le roi atomique des ténèbres voit arriver l’opportunité attendue et, rempli d’une énorme force, il réveille le Serpent igné de nos pouvoirs magiques et le dirige vers le bas. C’est ainsi que se forme la queue de Satan chez les démons.

A ce moment-là, les cornes apparaissent sur le front astral. Celui qui descend ainsi, qui parvient à un tel degré de dégénérescence, perd son Esprit divin et se plonge dans l’abîme. Ce sont les perdus, les scélérats ; ce sont ceux qui passent par la seconde mort. Dans l’abîme, ils se désintègrent lentement jusqu’à ce qu’ils se convertissent en poussière cosmique.

Il existe une multitude d’écoles de magie noire dont beaucoup présentent de très vénérables traditions, enseignant la Magie sexuelle avec l’apparition de Semen. Elles ont de belles théories qui attirent et captivent, et si l’étudiant tombe dans cette tromperie séductrice et délicieuse, il se convertit en magicien noir. Ces écoles noires affirment à tous vents qu’elles sont blanches et c’est la raison pour laquelle les ingénus tombent. De plus, ces écoles ont de belles paroles à propos de l’amour, de la charité, de la sagesse, etc. Naturellement en de pareilles circonstances, le disciple ingénu arrive à croire fermement que ces institutions n’ont rien de mal et de pervers. Souvenez-vous, bon disciple, que l’abîme est rempli de gens sincères et trompés et de gens pleins de bonnes intentions.

Explication

Le cordon brahmanique est le canal central médullaire avec les deux témoins de l’Apocalypse ; ce sont deux cordons semi-éthériques, semi-physiques, qui relient les organes sexuels au cerveau.

C’est par eux que les atomes solaires et lunaires montent jusqu’au cerveau. Les deux témoins s’enroulent dans l’épine dorsale en formant le fameux Caducée de Mercure. Le Caducée de Mercure et le cordon brahmanique des Orientaux sont donc la même chose.

La Neuvième sphère (Jesod)

Sur le chemin de l’initiation, il existe de nombreuses épreuves ésotériques. Il faut passer par l’épreuve du Gardien du Seuil dans les trois plans : astral, mental et causal ; il faut passer par les épreuves du feu, de l’air, de l’eau et de la terre ; il faut passer par l’épreuve de la Justice, etc. Cependant, toutes ces épreuves, même si elles paraissent dures et difficiles, sont douces et fugaces quand nous les comparons à l’épreuve terrible et effrayante de la neuvième sphère (le sexe).

La descente dans la neuvième sphère fut toujours l’épreuve la plus élevée pour la suprême dignité du Hiérophante ; Hermès, Bouddha, Jésus, Quetzalcoatl, Krishna, etc., durent descendre dans la neuvième sphère. C’est le sexe.

Nombreux sont ceux qui entrent dans la neuvième sphère, peu sont ceux qui sortent victorieux. Il existe de terribles tentations et des milliers d’écoles noires peintes en blanc, remplis de loups vêtus en agneau, qui enseignent à l’étudiant des systèmes de Magie sexuelle où le Semen est répandu ; ces écoles ne parlent que de choses sublimes et l’étudiant, séduit par cette tromperie dorée, tombe dans l’abîme de la perdition.

L’épreuve maximum de la neuvième sphère est très longue et séductrice ; cette épreuve dure jusqu’à ce que l’étudiant parvienne à la réalisation totale. Tout dépend de l’effort de l’étudiant. Celui qui entre dans la neuvième sphère, et reste ferme jusqu’à la mort, se convertit en Christ vivant. Il est rare de trouver quelqu’un dans la vie qui sorte victorieux de la neuvième sphère. Beaucoup commencent mais il est rare de trouver quelqu’un qui réussisse.

Chapitre 22 : Malkuth

Nous sommes arrivés à notre dernier chapitre. Si le disciple met en pratique ce livre de vingt-deux chapitres pendant toute sa vie, sans jamais se fatiguer, il naîtra dans les Mondes supérieurs comme un Maître de la Loge Blanche.

L’humanité se développe en deux cercles ; exotérique ou public et ésotérique ou occulte. Le cercle exotérique est le cercle des multitudes, le cercle ésotérique est celui de l’humanité divine, celui des Maîtres de la Loge Blanche.

Dans le monde physique, il existe de très nombreuses écoles, loges, sociétés et des ordres pseudo-spiritualistes, pseudo-ésotériques et pseudo-occultistes. De la même façon, une abondante littérature circule de toutes parts à propos du yoga, de l’occultisme, etc. Toute cette littérature pseudo-ésotérique et toutes ces écoles constituent un véritable labyrinthe de théories contradictoires. Des écoles qui se combattent, des auteurs pseudo-ésotéristes qui confondent et égarent les candidats.

Il est très difficile pour les dévots de trouver le chemin qui doit les conduire jusqu’au cercle ésotérique. En général, le candidat perd toute sa vie à chercher ici et là, à lire, à comparer, etc. C’est un concours très difficile et très peu arrivent à s’en tirer avec honneur. Lorsque le candidat trouve le vrai chemin, le sentier du fil du rasoir, il doit rester ferme jusqu’à ce qu’il parvienne au but. Cependant, il faut savoir que beaucoup trouvèrent le vrai chemin et en sortirent parce qu’ils n’étaient pas assez mûrs.

Le Monde physique est la vallée des amertumes, le royaume de Malkuth, le royaume du Samsara. La Roue du Samsara tourne sans cesse et l’ego va et vient, se désincarne et se réincarne toujours dans la souffrance, cherchant toujours sans trouver. L’Arcane 10, la Roue de la Rétribution, est terrible, et tout le monde est esclave de cette roue fatale des siècles.

Rondes précédentes

Lors de la Première ronde, notre Terre fut créée avec la matière du Plan mental ; lors de la Seconde ronde notre Terre se condensa en substance du Plan astral ; lors de la Troisième ronde notre Terre se condensa sous la forme éthérique ; dans la ronde actuelle, la quatrième, la Terre se cristallisa sous la forme physique et chimique. Il est urgent de savoir que la Terre physique-éthérique évolue sous les Lois du Karma planétaire.

Evolutions précédentes

Lors de la Première ronde les évolutions furent très pauvres, de même que lors de la seconde et de la troisième. Le feu eut très peu de rendement lors de ces trois précédentes rondes planétaires. Le résultat s’offre à nous dans la Quatrième ronde où nous vivons : l’homme luciférien de cette Quatrième ronde est effrayant. Le feu planétaire, peu développé et surchargé du karma planétaire en raison du faible rendement des Rondes planétaires précédentes, a engendré dans notre monde physique, une évolution lente, lourde et terrible.

Rondes futures

La future Cinquième ronde se réalisera dans le Monde éthérique, la sixième dans le Monde astral et la septième dans le Monde mental. Ensuite viendra la Grande nuit cosmique. Les trois futures rondes auront peu de rendement en raison du karma planétaire.

Le royaume de Malkuth

Les dieux de la Nature ont beaucoup travaillé pour créer des êtres autoconscients. Les dieux ont dû faire de difficiles expérimentations dans le laboratoire de la Nature. De ces tubes à essai du grand laboratoire, sont sorties diverses sortes d’animaux, certaines étant destinées à l’élaboration de matériel pour la création de l’homme, d’autres, comme déchets d’êtres semi-humains et d’autres comme véritables échecs humains.

Tous les animaux de ce royaume de Malkuth caractérisent un aspect de l’homme. Tous les animaux sont de véritables caricatures de l’Etre humain. Il est cependant bon de savoir que la lutte des dieux pour créer l’homme n’est pas terminée. L’être humain doit rejeter encore beaucoup d’éléments qui composeront les paradis zoologiques du futur.

Nous devons savoir que le réel est l’Etre, l’Intime, l’Esprit. Cependant, il existe, de plus, en nous, un facteur de discorde : le moi, l’ego, le moi-même. Il est intéressant de comprendre que le moi est pluralisé. Le moi est constitué de nombreux moi qui luttent entre eux et qui se battent pour le contrôle de la personnalité humaine.

Ces moi sont au nombre de trois, de sept, sont des légions. Les trois moi principaux sont : le démon du désir, le démon du mental et le démon de la mauvaise volonté. Les sept sont les sept péchés capitaux : la colère, la convoitise, la luxure, l’envie, l’orgueil, la paresse et la gourmandise. Les légions sont constituées des milliers de péchés secondaires. Les trois, les sept et les légions sont de petits moi, animaux élémentaires créés par le mental.

Ces animaux élémentaires sont les ennemis qui vivent à l’intérieur de notre propre maison. Ces élémentaires animaux vivent dans le royaume de notre âme et se nourrissent des substances inférieures de nos bas-fonds animaux.

Le plus grave, c’est que ces élémentaires animaux ont volé une partie de notre conscience. Ce qui est démontré par les affirmations suivantes : je suis en colère, je convoite, je désire, j’ai envie, etc.

L’Etre véritable est l’Esprit et celui-ci n’est toujours pas entré chez l’homme car le moi envahit le Royaume de l’Ame. En réalité, ni l’âme ni l’Esprit ne se sont incarnés chez l’homme. L’homme, celui qu’on appelle homme, est toujours une possibilité. L’homme véritable est encore en cours de création. De nombreux spécimens des races humaines actuelles seront dans les jardins zoologiques du futur. Tout ce que nous avons d’animal en nous doit être écarté afin de parvenir proprement à l’état humain qui jusqu’ici est seulement une possibilité.

Lorsque nous en finissons avec tous nos péchés, le moi se dissout. Quand le moi se dissout, l’âme et l’Esprit s’incarnent. Alors, nous sommes réellement des hommes au sens propre du terme. Lorsque la mort survient, seul reste le moi, la légion du moi. L’ego ou le moi se réincarne pour satisfaire des désirs. La mort est le retour à la conception. C’est la Roue de l’Arcane 10.

L’homme véritable, celui dont l’âme et l’Esprit sont incarnés, après la mort, dans son corps astral, vit complètement éveillé et jouit dans les mondes internes de la Conscience et de la perception objective. Le fantôme de ceux qui n’ont pas encore dissous le moi et n’ont pas incarné l’âme et l’Esprit vit dans les mondes internes, la Conscience endormie, sa conscience et sa perception étant uniquement subjectives.

Celui qui veut se libérer de la roue fatale du Samsara doit dissoudre le moi et incarner son âme. Ce travail est très difficile et rares sont ceux qui y parviennent. En réalité, le Royaume de Malkuth est un filtre terrible. Le rejet du filtre est commun et courant et celui-ci est avalé par l’abîme. L’or, ce qu’il y a de mieux, l’homme véritable, l’ange, est la conception. La lutte est réellement terrible.

La Nature est implacable. La naissance d’un ange-homme a lieu au prix de milliers, ou plutôt, de millions de victimes. Nombreux sont les appelés et rares sont les élus. Le Christ a dit : « Sur les mille qui me cherchent, un me trouve ; sur les mille qui me trouvent, un me suit ; sur les mille qui me suivent, un m’appartient ». Telle est la tragédie de l’Arcane 10 de la kabbale.

L’origine de l’homme

Ceux qui soutiennent que l’homme vient du singe se trompent complètement. En réalité, c’est le singe qui vient de l’homme. La transformation des espèces et l’évolution darwinistes sont fausses. Personne n’a vu naître une nouvelle espèce, personne n’a jamais vu naître un homme de la famille des singes.

On abuse de l’anatomie comparée, on abuse de la Loi des Analogies pour documenter de fausses suppositions. Cependant, personne n’a jamais vu naître une nouvelle espèce. En réalité, toutes les espèces vivantes, à l’exception de quelques-unes, sont des déchets vivants du royaume humain.

Curieux exemple

Bien que cela paraisse incroyable, l’âne est, parmi d’autres, un animal d’origine humaine. On a beaucoup parlé de l’âne d’Apulée, de Jésus entrant à Jérusalem monté sur un âne, etc. On associe toujours les basses passions et le manque d’intelligence avec la figure du pauvre âne. Lorsque nous avons fait des recherches dans les mémoires du grand livre de la Nature, nous avons découvert avec surprise l’origine de cet animal.

Au début de la Lémurie, existait sur ce continent une tribu de géants monstrueux et noirs. Chaque individu de cette tribu barbare mesurait au moins six à huit mètres de haut. En réalité, ces individus étaient de véritables monstres corpulents et horribles. Ces sujets étaient sortis d’un tube à essai du grand laboratoire de la Nature, lors d’une tentative pour créer l’homme. Cet essai fut un véritable échec de la Nature. Ces individus furent bestiaux et se mélangèrent sexuellement avec certains monstres antédiluviens. De ce mélange sortit une espèce de chimpanzé monstrueux ; celui-ci, à son tour, se mélangea avec d’autres bêtes pour donner enfin, après plusieurs milliers d’années, l’âne primitif dont descend l’âne actuel.

Nous lançons des affirmations qui déplaisent aux fanatiques des théories basées sur le dogme de l’évolution ; cependant, il est vraiment certain que dans la Nature se déroulent simultanément l’évolution et l’involution. La Nature contient toutes les possibilités, même les plus sinistres. La Nature est la Nature.

Fourmis et abeilles

Lorsque nous observons un nid d’abeilles ou une fourmilière, deux choses nous étonnent : la première est la terrible logique, l’exactitude absolue et l’ordre merveilleux de ces sociétés communistes de type marxiste ; la seconde est le manque d’intelligence individuelle chez ces créatures communistes.

Ces sociétés d’abeilles et de fourmis sont réellement de type communiste. Si un clairvoyant avisé observe avec soin ces animaux, il peut découvrir avec étonnement que ce sont des corps physiques d’êtres qui figurent dans toutes les traditions et contes folkloriques de l’humanité ancienne. Ce sont les titans et génies primitifs, anges déchus, etc., qui existent sur la Terre avant l’apparition de la première race humaine.

Il est normal qu’ils durent créer des états communistes en faisant un terrible effort intellectuel et en s’appuyant sur d’effroyables dictatures. Il est également certain qu’ils ont combattu toutes les religions et qu’ils se sont uniquement proposés de convertir l’individu en automate, sur la roue d’une grande machine sociale. Le résultat fut fatal. Les individus perdirent l’initiative individuelle, la mécanique sociale devint rigide et sévère, l’intelligence s’atrophia chez les individus et l’héritage se chargea de transmettre cet automatisme aux descendants, cette mécanique sociale pour laquelle l’intelligence n’est plus nécessaire, est de trop et devient même préjudiciable.
Il est urgent de savoir que pendant des millions d’années, ces sociétés préhumaines ont diminué et dégénéré mais en gardant toujours, par héritage, les mêmes mouvements automatiques involontaires de leur mécanique sociale. Voilà, donc, l’origine des abeilles et des fourmis. Voilà le danger du communisme.
La Nature veut créer des individus autoconscients, non des automates. La perte de l’initiative individuelle entraîne l’automatisme et la perte de l’intelligence.

Nous ne devons pas nous étonner du petit corps des abeilles et des fourmis. Hérodote et Pline nous rappellent dans leurs livres d’histoire les légendes des fourmis gigantesques du Tibet. Souvenons-nous aussi que le lézard est un crocodile nain. Donc, la réduction de la taille est tout à fait normale dans la Nature. L’homme actuel descend des géants antédiluviens.

Races humaines

Malkuth est le royaume. Malkuth est la dixième Séphire de la kabbale. Le Temple éthérique se condensa d’abord sous forme élémentale puis sous forme physique. Il existe le feu élémental, l’air élémental, l’eau élémentale et la terre élémentale des savants. Ces quatre royaumes se condensent physiquement par le sel.

Le sel est le grand agent de la Lune. Le sel radiant permet la condensation du feu. Le sel volatil permet la condensation de l’air élémental. Le sel liquide permet la condensation de l’eau. Le sel physique permet la condensation de la terre élémentale.

C’est ainsi que, par le sel, les quatre royaumes élémentaux peuvent se condenser de façon physique. C’est ainsi que naquit notre monde physique. Malheureusement, il naquit chargé de karma.

Le régent de Malkuth est Chamgam, le Génie de la Terre. Toute planète donne sept races ; notre Terre en a déjà donné cinq, il en manque deux. Après les sept races, notre Terre, transformée par de grands cataclysmes, se convertira, à travers des millions d’années, en nouvelle Lune.

Toute la vie involutive et évolutive de la Terre vint de la Lune. Quand la grande vie abandonna la Lune, celle-ci mourut, se convertit en désert. Sur la Lune existèrent sept grandes races.

L’âme lunaire, la vie lunaire, est en train, maintenant, d’involuer et d’évoluer sur notre Terre actuelle. C’est ainsi que se réincarnent les mondes.

Les Aztèques racontent que les hommes de la Première race furent dévorés par les tigres, que ceux de la Seconde race se transformèrent en singes, que ceux de la Troisième se changèrent en oiseaux et que ceux de la Quatrième se convertirent en poissons. Nous disons que les hommes de l’actuelle Cinquième race se convertiront en chevreaux. Nous sommes actuellement dans la Cinquième race, sixième sous-race, et quatrième ronde planétaire.

La Première race fut gigantesque et de couleur noire, mais elle fut très civilisée. Ce fut une race androgyne, asexuée, semi-physique, semi-éthérique. Les individus pouvaient réduire leur taille à celle d’une personne normale appartenant à l’actuelle race Aryenne. Les rituels et la sagesse de la première race furent merveilleux. Les Temples et les constructions furent prodigieux. La barbarie n’existait pas à cette époque-là. Cette race divine fut dévorée par les tigres de la sagesse. Le régent de cette race fut le Dieu aztèque Tezcatlipoca. Chaque individu était un véritable Maître de Sagesse. La reproduction s’effectuait par l’acte scissipare, lequel est similaire au système de reproduction des cellules organiques par le processus de division cellulaire. Ainsi l’organisme Père-Mère se divise en deux. L’enfant androgyne se nourrissait un certain temps du Père-Mère.

La Première race vécut sur l’Ile Sacrée située dans la calotte polaire du Nord. Cette île existe toujours en état de djinn.

La Seconde race fut gouvernée par le Dieu aztèque Quetzalcoatl. Ce fut l’humanité Hyperboréenne. La Seconde race fut ravagée par de violents ouragans. Les dégénérés de la Seconde race furent les singes, les ancêtres des singes actuels. Cette race se reproduisait par le processus de bourgeonnement, si commun dans le milieu végétal. Sur tout tronc bourgeonnent de nombreuses futures branches.

La Troisième race fut dévastée par le soleil de pluie de feu (volcans et tremblements de terre). Ce fut la race Lémurienne. Cette race fut gouvernée par le Dieu aztèque Tlaloc. Cette race fut hermaphrodite et se reproduisait par le système de gemmation. La Lémurie fut un continent très étendu situé dans l’Océan Pacifique. Les hommes lémuriens qui dégénérèrent eurent ensuite des visages semblables à des oiseaux. C’est pour cela que les sauvages, se souvenant de la tradition, se parent avec des plumes sur la tête.

Les hommes de la Quatrième race furent les Atlantes. Cette race vécut sur le continent Atlante situé dans l’Océan Atlantique. La science a déjà pu vérifier qu’au fond de l’Océan Atlantique existe un continent submergé. La race Atlante fut gouvernée par le Dieu aztèque Atonatiuh. Cette race prit fin sous une terrible inondation. Sont descendantes de cette race les tribus précolombiennes d’Amérique, les chinois primitifs, les primitifs égyptiens, etc.

Nous, les Aryens, nous appartenons à la Cinquième race. Notre race actuelle se terminera par un grand cataclysme.

La Sixième race vivra sur une Terre transformée et la Septième sera la dernière. Après ces sept races, la Terre se convertira en une nouvelle Lune.

Le feu

La Nature est une écriture vivante du feu. Il existe le feu pierreux, le feu liquide, le feu gazeux et le feu virginal. Adorons les Dieux du feu !

Il faut naître comme des anges, ce qui est seulement possible en pratiquant la Magie sexuelle. Rien ne naît du néant. Tout ce qui naît porte le germe de la naissance. Nous pouvons le vérifier dans les quatre royaumes de la Nature. De même, ce n’est pas avec des théories que l’ange naît en nous. Il faut que l’ange naisse, ce qui est seulement possible en travaillant sur le germe. Ce germe se situe dans le système séminal. Nous devons travailler avec la graine, avec la semence, avec le feu. C’est ainsi que naît le Maître, l’ange à l’intérieur de l’homme. Il est urgent de vénérer le feu, d’adorer la flamme !

Il existe des substances liées au culte du feu. Les escargots de mer sont merveilleux pour le culte du feu. Les escargots blancs symbolisent l’Esprit pur. Les escargots noirs symbolisent la chute de l’Esprit dans la matière. Les escargots rouges symbolisent le feu par lequel nous pouvons retourner à la Grande Lumière.
Formule sacrée

Ecrasez des escargots noirs, rouges et blancs. Cette fumigation aztèque s’utilise pour le culte du feu. Cette poudre constitue la fumigation parfaite pour le culte du feu. Tout en jetant cette poudre dans les charbons ardents, on prononce les Mantras In, Em. Nous prions alors l’Esprit-Saint, avec des prières sorties de notre coeur et nous nous illuminons par le Feu sacré. Pratiquez ce culte chez vous, ou dans vos Sanctuaires, tous les jours, quand le Soleil se lève.

Les Aztèques pratiquaient ce culte dans le Temple de Quetzalcoatl, à Teotihuacan, quand le Soleil se levait, Jonas, le prophète biblique, pratiquait aussi ce rite et utilisait la même fumigation que les Aztèques. Les vieux prêtres aztèques pratiquaient ce rite du feu vêtus, comme habits sacrés, d’une tunique tissée avec des fils rouges, noirs et blancs et en se couvrant la tête de capes semblables.

Les escargots sont dans l’eau et celle-ci est réellement l’habitacle du feu sacré. Les escargots et le feu sont intimement liés.

Nous devons avertir les étudiants que les escargots de mer servent uniquement à ce rite. Cette fumigation doit être élaborée par des soeurs gnostiques, par des femmes uniquement. La poudre d’escargots sera enveloppée dans les feuilles végétales en formant des petits paquets triangulaires.

L’Esprit-Saint est le Feu sacré. Nous devons assimiler le pouvoir du feu dans notre univers intérieur.

Symboles

Les symboles de la Séphire Malkuth sont les suivants : les deux autels, la Croix aux branches égales, le Cercle magique et le Triangle de l’art magique. Malkuth est lié aux pieds et à l’anus.

Synthèse

La synthèse de ce livre est la Magie sexuelle et la dissolution du moi. C’est seulement ainsi que nous nous convertissons en véritables hommes, puis en surhommes. C’est seulement ainsi que nous nous réalisons à fond.

Note finale

Dans les Monographies qui servirent de base à cette oeuvre, le Vénérable Maître Samaël Aun Weor a inclus à la fin de ce qui constitue maintenant les chapitres 4, 19, 20 et 22, certains « examens », que, pour des raisons didactiques, nous incluons maintenant dans ce paragraphe, et dont voici le contenu textuel :

Examens

NB : * Les exercices pratiques n’ont pas été retranscrits dans cet article, il est impératif d’en prendre connaissance en lisant le pdf

Samaêl Aun Weor
Samaêl Aun Weor

Voir l’article : Exercices pratiques Magie Christique Aztèque

Les sites consacré à l’oeuvre de Samaël Aun Weor

Gnose de Samael Aun Weor

Gnosis Logos Samael du Christ Samaël Aun Weor

Le cinquième évangile

Ses livres – Ebooks à télécharger

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