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L’ORIGINE BIBLIQUE DE L’HOMME

DU PREMIER ADAM AU DERNIER ADAM

par Jean leDuc

CHAPITRE 1

LA VÉRITÉ DE CRÉATION OU LA THÉORIE DE L’ÉVOLUTION

L’interrogation sur notre origine n’est pas nouvelle. Au cours des siècles qui ont vu l’émergence de l’humanité vers toujours plus de conscience de son destin, les civilisations qui se sont succédées ont tenté de trouver des explications et ont inventé des Dieux et des Philosophies de tous genres. Ainsi nous dit l’apôtre Paul:

«Parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point été reconnaissants: au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous; Et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en des images qui représentent l’homme corruptible, et les oiseaux, et les quadrupèdes, et les reptiles.» (Rom. 1:21-23).

Il a fallu l’extraordinaire révélation de Dieu à un petit peuple de bergers nomades pour déclarer l’existence d’un Dieu unique et vivant, ce qu’ils firent en rédigeant les Saintes-Écritures sous la direction du Saint-Esprit. Et pour asseoir la puissance de ce seul Dieu, les Écritures l’ont situé non seulement comme le Créateur de l’univers et de la terre, mais aussi comme celui de tous les êtres vivants, plantes, animaux, l’homme et la femme, tout cela selon les écrits de la Genèse.

La notion que nous venons de voir en bref se nomme «la doctrine du créationnisme» et elle a son ennemie dans «la doctrine de l’évolution».

L’évolution est une théorie, si elle serait vrai elle ne serait pas une théorie mais la vérité, car la vérité est certitude et non supposition. De sa propre définition, une théorie est un ensemble de spéculations, d’idées gratuites ou irréalistes exprimées de façon sentencieuse ou pédante et présentées de manière plus ou moins scientifique. Construction intellectuelle, hypothétique et synthétique, organisée en système et vérifiée par un protocole expérimental; ensemble de lois formant un système cohérent et servant de base à une science, ou rendant compte de certains faits. C’est à dire que l’évolution est une hypothèse ou proposition reçue, indépendamment de sa valeur de vérité, et à partir de laquelle on déduit un ensemble donné de propositions avancées provisoirement, comme explication de faits, de phénomènes naturels et qui doit être, ultérieurement, contrôlée par la déduction ou par l’expérience. Elle est du domaine de la supposition, conjecture par laquelle l’imagination anticipe sur la connaissance pour expliquer ou prévoir la réalisation éventuelle d’un fait, pour déduire des conséquences.

En d’autres mots, l’évolution n’est pas la vérité, elle est basée sur des probabilités de données et de faits disparates et instables. Ceux-ci sont présentés comme des possibilités qui sont interprétées comme étant des vérités par la masse des crédules qui y souscrivent. Dans cette optique l’évolution est plus qu’une hypothèse, elle devient une religion, une croyance qui s’oppose à la foi biblique et chrétienne.

Les connaissances scientifiques concernant l’origine de l’homme et l’émergence de l’espèce humaine s’inscrivent dans une vision erronée d’ensemble, donnée par la théorie de l’évolution. La plupart du temps on parle ainsi de l’origine de notre espèce, mais avec des notions qui commencent plus par les pieds que par le tête. Cela se voit dans de nombreuses absurdités proposées aujourd’hui, comme la notion qui repousse sans cesse l’origine de l’homme plus loin dans le temps.

Le genre Homo apparaît avec Homo rudolfensis (-2.9 millions d’années) puis Homo habilis (-2.4 millions d’années). Selon que l’on considère que l’Homme est représenté par le seul genre Homo ou également par le genre Australopithecus, la préhistoire débuterait donc respectivement il y a environ 3 million d’années ou il y a environ 5 million d’années. Dire que tout cela a été calculé par un singe savant.

En fait, le dieu des évolutionnistes est un singe qui descend de l’arbre pour montrer aux autres singes comment devenir intelligents, et ils le deviennent tellement qu’ils remontent dans l’arbre pour pisser sur les passants. Il faut plus de foi, si la foi serait une faculté intellectuelle, pour croire aux sottises de l’évolution que de croire à la vérité révélée dans les Saintes-Écritures.

Les scientifiques oublient la puissance de la Bible, même si elle n’est pas considérée par eux comme un livre de science. Or le livre de Job montre très bien la sagesse de la création (chapitres 36,37,38).

Les humains ont des capacités autrement supérieures à celle de n’importe animal, oui le cerveau de l’homme est stupéfiant, il porte la marque de son Créateur. L’homme n’a rien inventé, les scientifiques devraient le savoir. Lorsqu’on s’arrête sur la création, on voit clairement la puissance d’une intelligence et non pas la fausse notion d’une évolution hypothétique:

«Parce que ce qu’on peut connaître de Dieu a été manifesté parmi eux, Dieu le leur ayant manifesté. Car les perfections invisibles de Dieu, savoir, sa puissance éternelle, et sa divinité, se voient comme à l’œil depuis la création du monde, quand on considère ses ouvrages; de sorte qu’ils sont inexcusables.» (Rom. 1:19,20).

Selon la Bible, au livre de la Genèse, «Adam», terme hébraïque qui vient du mot «adamah» souvent traduit par «terre», est le premier homme à être créé par Dieu lors du sixième jour de la Création. Il fut créé à partir de la poussière de la terre qu’il façonna à son image, avant de l’animer de son souffle pour qu’il devienne une âme vivante (Gen. 1:26,27; 2:7).

Comme Dieu considérait qu’Adam devait avoir une compagne, Ève fut créée apparemment à partir d’une côte d’Adam (Gen. 2:21,22), nous disons apparemment car il y a plus à la signification des mots que l’on puisse s’imaginer, comme nous allons voir plus loin dans notre exposé.

Le premier couple fut placé par Dieu dans le jardin d’Éden. Or, Dieu avait interdit la consommation du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, mais le Serpent (Nachash en hébreu) tenta Ève qui mangea du fruit défendu et en donna à Adam qui en mangea à son tour. Le péché originel est cette faute commise par ces premiers humains, faute qui causa leur expulsion de l’Éden.

En termes de généalogie biblique, le récit attribue d’abord trois fils à Adam et Ève: Caïn, Abel et Seth, puis de nombreux autres enfants (Gen. 5:4). La suite du livre de la Genèse raconte que, neuf générations après Adam et Ève (Gen. 5:6 à 5:29), l’humanité née du premier couple a disparu sous le déluge, à l’exception de Noé et de sa famille (sa femme, ses fils Japhet, Sem, Cham et leurs femmes), à qui Dieu a confié la tâche de refonder l’humanité. Ainsi Noé serait-il, selon la Bible, le plus récent ancêtre commun à toute l’humanité.

Selon Antoine Bourdelle (1861-1929), «Le midrash propose plusieurs commentaires sur le nom Adam

1- ADAM, c’est ED (l’Ed, siège de la terre) et DAM (le sang, siège de l’âme).

2- ADAMA, c’est ADAM MA, l’homme-quoi, l’homme qui pose des questions.

3- ADAM, c’est ADAMA (la terre) et EDAME (je ressemblerai, Isaïe 14:14). C’est celui qui peut s’élever si haut qu’il devient à la ressemblance de Dieu, et descendre si bas qu’il est plus bas que le végétal, voire le minéral.

4- Il existe un notarikon d’ADaM, Abraham, David, Messie (Avraham David Mashia’h). Du mot Ed est dérivé ADeret (la cuirasse), ADon (le dominateur), ADir (le fort). En clair, Ed est indice de l’énergie vitale. D’Ed vient Adam, bien sûr, mais aussi Adom (rouge), le rouge étant la couleur la plus vive.» Une autre hypothèse sur l’étymologie d’Adam provient des tablettes d’Ougarit. Ces tablettes révèlent qu’en langue ougaritique, l’humanité se dit «adm» qui aurait donné en hébreu «Adam», le premier homme.

Au début, Adam représente le mâle et la femelle «Dieu créa Adam à Son image, à l’image de Dieu Il le créa, mâle et femelle Il les créa».

Le récit d’Adam, quelle que soit son origine, se base sur le concept du premier homme et s’oppose donc directement à la théorie de l’évolution. La théorie créationniste rejoint les conceptions de Platon et d’Aristote sur la préséance des idées (théorie des Idées), et la rationalité du réel, qui est la base de la Science.

Lorsque Darwin descendit de son arbre et publia en 1860 son livre «De l’origine des Espèces» en 1859, il souleva un tollé général et l’Église éleva les protestations les plus vives. Il publia en 1871 le livre «The Descent of Man and Selection in Relation of Sex» traitant de la généalogie de l’Homme, où il conclut que les hommes et les singes descendent d’un ancêtre commun, ce qui est à l’opposé du récit de la Bible. L’homme qui prenait les hommes pour des singes est mort le 19 avril 1882, et depuis ce temps les hommes cherchent à agir comme des singes, même que les singes se comportent souvent mieux qu’eux.

CHAPITRE 2

ESQUISSE SUR LA CRÉATION DE L’HOMME

De qui parle-t-on en disant Adam et Ève?

L’histoire d’Adam et d’Ève, le premier homme et la première femme est l’un des plus beaux récits d’un vieux livre qu’on appelle la Genèse, et qui veut dire l’origine ou les commencements. Ce livre a été écrit en Hébreu «Bereshit bara Elohim» ou «Au commencement Dieu créa», premiers mots du livre.

La Genèse est le premier livre de la Bible, ensemble de livres qui constituent «la révélation du Seigneur Jésus aux hommes comme le seul Dieu Tout-Puissant».

Dans la Genèse il y a deux récits qui nous parlent des origines du monde et de l’homme. Le premier (Gen. 1:1 à 2:3) doit être compris littéralement, le deuxième (Gen. 2:4 à 4:26) doit être compris figurativement dans son contexte historique, en le comparant analogiquement avec les écrits du Nouveau Testament, surtout les Évangiles. Nous avons aussi une aide précieuse avec l’étymologie, science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, la reconstitution de l’ascendance de ces mots. Gardons en mémoire aussi qu’il n’y a pas de divisions en chapitres et en versets dans le texte hébraïque original, ce qui peut nous aider davantage à comprendre le contexte de certains passages difficiles.

Le premier est un récit de la création en sept jours, un très beau texte, rythmé par «Il y eut un soir et il y eut un matin».

Pour certains le début de la création correspondrait à la théorie standard du «Big Bang», mais ils négligent de réaliser que tout a été créé en pleine maturité comme le fut Adam, le premier homme. L’auteur est dirigé par l’Esprit Saint et nous dit des choses essentielles sur les rapports entre l’homme et Dieu définis par la création. Moïse qui est l’auteur s’exprime dans les conditions de son temps. Il réfléchit sur les origines du monde et sur le problème de l’origine du mal. Étant éduqué dans toute la science des Égyptiens (Actes 7:22), Moïse était un homme exceptionnel qui détenait une connaissance au-dessus du commun des mortels.

D’après Arthur C. Custance, dans son livre «Noah’s Three Sons», de même que dans le livre d’Alexandre Hislop, «Les Deux Babylones», il est fort probable que Moïse avait accès à de fort anciens documents du monde prédéluvien que Noé aurait amené avec lui dans l’arche. Ces documents auraient été transmis à Abraham par Sem, fils de Noé, puis par après à Joseph, fils de Jacob, qui était très renommé en Égypte environs 400 ans avant Moïse. Quoiqu’il en soit, l’Esprit Saint le dirigea dans ses recherches et lui donna une lumière magnifique sur l’origine de l’homme et sur l’histoire des anciens patriarches. Cette lumière il ne peut la recevoir et l’exprimer que dans les images de sa culture, celle de son temps, celle du Proche Orient biblique plusieurs siècles avant notre ère. Et pourtant à travers cette culture, la lumière de la Genèse sur l’origine du monde, l’origine de l’homme et l’origine du mal, peut continuer à nous éclairer aujourd’hui.

Dans les genres littéraires usités pour parler des origines du monde à l’époque, on trouvera sans peine des rapprochements entre les récits de la Bible et les Cosmogonies ou histoires de la naissance du monde babyloniennes. Entre toutes ces traditions, celle qui offre avec les récits des premiers chapitres de la Genèse la ressemblance la plus étroite, le parallélisme le plus exact et le plus suivi, est celle que contenaient les livres sacrés de Babylone et de la Chaldée.

L’affinité que nous signalons, avait déjà frappé les Pères de l’Église, qui ne connaissaient la tradition chaldéenne que par l’ouvrage de Bérose, prêtre de Babylone, qui, sous les premiers Séleucides, écrivit en grec l’histoire de son pays depuis les origines du monde; elle se caractérise encore plus, maintenant que la science moderne est parvenue à déchiffrer quelques lambeaux, conservés jusqu’à nous, des livres qui servaient de fondement à l’enseignement des écoles sacerdotales sur les rives de l’Euphrate et du Tigre.

Mais il faut remarquer qu’au témoignage de la Bible elle-même, la famille d’où sortit Abraham vécut longtemps mêlée aux Chaldéens, que c’est de la ville d’Ur en Chaldée qu’elle partit pour aller chercher une nouvelle patrie dans le pays de Kena’an. Rien donc de plus naturel et de plus vraisemblable que d’admettre que les Téra’hites apportèrent avec eux de la contrée d’Ur un récit traditionnel sur la création du monde et sur les premiers jours de l’humanité, étroitement apparenté à celui des Chaldéens eux-mêmes. Nous savons d’ailleurs que selon «le livre du Juste ou livre de la Génération d’Adam» qu’Abraham aurait habité dans sa jeunesse dans la maison de Noé et qu’il aurait été instruit dans les voies de la vérité par lui et son fils Sem. Si tel a été le cas, ce qui est fort probable puisque Noé vécut neuf cent cinquante ans (Gen. 9:29) et que Sem vécut cinq cents ans après le Déluge (Gen. 11:11), Abraham aurait ainsi obtenu de l’information de première mains sur l’origine du monde et les évènements du déluge. Ceci nous indique aussi la probabilité que les trois hommes qui vinrent à Abraham pour détruire Sodome et Gomorrhe étaient Melchisédec, Noé, et Sem (Gen. 18:1,2), Melchisédec étant le Seigneur Jésus lui-même dans une de ses théophanies ou manifestation de Dieu sous une forme humaine (Gen. 11:5).

De l’un comme de l’autre côté, la formation du monde est l’œuvre des sept jours, les diverses créations s’y succèdent dans le même ordre; le déluge, la confusion des langues et la dispersion des peuples sont racontés d’une façon presque absolument identique. Et cependant un esprit tout opposé anime les deux récits. L’un respire un monothéisme rigoureux et absolu, l’autre un polythéisme exubérant. Un véritable abîme sépare les deux conceptions fondamentales de la cosmogonie babylonienne et de la cosmogonie biblique, malgré les plus frappantes ressemblances dans la forme extérieure. Chez les Chaldéens nous avons la matière éternelle organisée par un ou plusieurs démiurges qui émanent de son propre sein, dans la Bible l’univers créé du néant par la toute-puissance d’un Dieu purement spirituel.

Ce qui est remarquable, ce sont les différences apportées par les récits bibliques: au lieu d’une espèce de généalogie cosmique où dieux et cosmos sont finalement liés ensemble, la Bible d’emblée établit la distinction entre le divin et le créé, entre Dieu et la création.

Le monde n’est pas créé à partir de Dieu, comme une émanation plus ou moins dégradée de la divinité, mais «à partir de rien» (ex nihilo en latin). L’homme n’est pas un morceau de Dieu revêtu d’une forme de second degré, il est appelé à être alors qu’il n’était pas, et il paraît en pleine maturité sans passer par les phases naturelles de la naissance et de la croissance de l’être. Ce fut ainsi au début pour toute la création, tout fut créé parfait.

On comprend, sans avoir besoin d’être un grand philosophe, que l’idée de création établit une subordination de l’homme à Dieu, il a été créé comme son serviteur et son représentant. Il n’était donc pas autonome et la notion du libre-arbitre de sa nature humaine était dormante en lui avant la chute dans le jardin d’Éden.

La création n’est pas la liberté, comme un très grand nombre se l’imaginent faussement dans leur rébellion contre Dieu, elle est la servitude car elle dépend de Dieu pour son existence et a été créée pour sa gloire, et non pour la gloire de l’homme.

Dans la création, Dieu ne fait pas seulement alliance avec l’homme mais avec toute la création !

La survie des animaux était donc aussi fondamentale pour Dieu. En ce sens, il est également intéressant de constater que l’homme a été créé en dernier. Nous dépendons donc de tout ce qui a été fait auparavant et nous ne pouvons pas exister sans cela.

Selon Grégoire de Nysse (331-394):

«L’homme est amené le dernier dans la création, non qu’il soit relégué avec mépris au dernier rang, mais parce que dès sa naissance, il convenait qu’il fût roi de son domaine. Un bon maître de maison n’introduit son invité qu’après les préparatifs du repas, lorsqu’il a tout rangé comme il faut et suffisamment décoré maison, literie et table; alors, le dîner prêt, il fait asseoir son convive. De la même façon, celui qui, dans son immense richesse, est l’hôte de notre nature, décore d’abord la demeure de beautés de tout genre et prépare ce grand festin aux mets variés ; alors il introduit l’homme pour lui confier non l’acquisition de biens qu’il n’aurait pas encore, mais la jouissance de ce qui s’offre à lui. C’est pourquoi, en le créant, il jette un double fondement par le mélange du divin au terrestre, afin que par l’un et l’autre caractère, l’homme ait naturellement la double jouissance de Dieu par sa divine nature, des biens terrestres par la sensation qui est du même ordre que ces biens. II nous faut aussi arrêter notre attention sur ce fait qu’une fois jetés les fondements d’un pareil univers et des parties qui le constituent dans sa totalité, la puissance divine improvise pour ainsi dire la création, qui vient à l’existence aussitôt qu’ordonnée.

Pour la formation de l’homme, au contraire, une délibération précède et, selon la description de l’Écriture, un plan est d’abord établi par le Créateur pour déterminer l’être à venir, sa nature, l’archétype dont il portera la ressemblance, sa fin, son genre d’activité et l’exercice de son pouvoir. L’Écriture examine tout soigneusement à l’avance, pour montrer que l’homme va obtenir une dignité antérieure à sa naissance, puisqu’il a obtenu le commandement du monde avant même de venir à l’être. En effet «Dieu dit», selon les mots de Moïse, «Faisons l’homme à notre image et ressemblance; qu’il commande aux poissons de la mer, aux bêtes de la terre, aux oiseaux des cieux, aux animaux et à toute la terre».

Chose étonnante ! Le soleil est créé et aucune délibération ne précède. Pour le ciel il en est de même. Rien pourtant ne les égale dans la création. Or, de telles merveilles, un mot suffit pour les constituer. L’Écriture n’indique ni d’où elles viennent, ni comment, ni rien de tel. Ainsi chaque chose en particulier, l’éther, les astres, l’air qui les sépare, la mer, la terre, les animaux, les plantes, tous les êtres, d’un mot viennent à l’existence. Il n’y a que pour la création de l’homme que l’auteur de l’univers s’avance avec circonspection: il prépare d’abord la matière dont il le composera, il le conforme à la beauté d’un archétype, puis, selon la fin pour laquelle il le fait, il, lui compose une nature accordée à lui-même et en rapport avec les activités humaines, selon le plan qu’il s’est proposé.»

Au début de la Genèse, Dieu avait dit: «Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance» (Gen. 1:26). Il finit ainsi la création avec une touche personnelle qui est le but proposé dans son décret de création: «Et l’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de vie; et l’homme devint une âme vivante.» (Gen. 2:7). En conséquence, l’homme est unique parmi les créations de Dieu, ayant à la fois une part matérielle (corps) et une part immatérielle (l’esprit) dont l’union des deux produisit une âme vivante, un être conscient et intelligent. Par après nous voyons, d’après les traductions stéréotypées du texte, qu’en Éden, Dieu fit la première femme, car «il n’est pas bon pour l’homme d’être seul» (Gen. 2:18).

Être à «l’image» et à la «ressemblance» de Dieu signifie, en termes simples, que nous étions créés pour ressembler à Dieu. Adam ne ressemblait pas à Dieu dans le sens où Dieu aurait chair et sang. Les Écritures disent que «Dieu est Esprit» (Jean 4:24) et existe donc sans corps. Toutefois, le corps d’Adam reflète la vie de Dieu, dans la mesure où il fut créé dans un état de perfection et non assujetti à la mort.

L’image de Dieu fait référence à la part immatérielle de l’homme, la présence de l’Esprit de Dieu en lui qui communique avec son esprit. Elle met l’être humain à part du règne animal, le rend digne de la «domination» que Dieu voulait (Gen. 1:28) et en pleine communion avec son Créateur.

C’est une ressemblance spirituelle qui transpire dans sa vie personnelle et sa vie sociale. Que l’homme fut doté de raison et de volonté ne signifie aucunement qu’il était un être libre et donc indépendant. On est soit indépendant ou dépendant, on ne peut être les deux en même temps. L’homme fut créé dépendant de Dieu, l’indépendance est la conséquences de la Chute qui est issue de l’exercice du libre-choix. Le sens moderne que nous donnons au mot «liberté» ne s’applique pas dans ce contexte.

D’ailleurs la vrai liberté selon les Écritures consiste à être esclave de Dieu ou de Christ et cela enlève toutes prétentions à l’indépendance: «Si donc le Fils vous affranchit, vous serez véritablement libres.» (Jean 8:36); «Or, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.» (Rom. 6:18); «Car l’esclave qui a été appelé par le Seigneur, est l’affranchi du Seigneur; de même aussi, l’homme libre qui a été appelé, est l’esclave de Christ.» (1 Cor. 7:22); «Comme étant libres, non pour vous servir de la liberté comme d’un voile pour la malice; mais comme des esclaves de Dieu.» (1 Pierre 2:16).

Le deuxième récit de la création nous indique que la faculté du libre-choix était dormante dans l’homme et fut activée uniquement après qu’il fut rendu conscient de sa nature humaine, ce qui engendra la Chute et fit que le libre-choix de l’homme devienne esclave de la chair et du péché. Cette capacité de la volonté humaine n’était pas nécessaire du temps que l’homme était complètement dépendant de Dieu, car quoique l’homme au début était conscient d’être une créature il n’avait aucune conscience de sa nature humaine, tout ce qui importait pour lui était Dieu, et sa nature divine fut remplie de sa Présence. En d’autres mots, le libre-choix de l’homme dans son état d’innocence fut de courte durée, cette capacité fut éveillée dans l’homme dans le but spécifique d’engendrer la Chute afin d’accomplit le décret de rédemption, car Christ avait été prédestiné avant la fondation du monde pour racheté ses élus (1 Pierre 1:20) dans le but de se former un peuple particulier (Tite 2:14).

CHAPITRE 3

À L’IMAGE ET À LA RESSEMBLANCE DE DIEU

Notons maintenant un passage important des sept jours de la création dans le premier récit:

«Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Dieu donc créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu; il les créa mâle et femelle.» (Gen. 1:26,27; Bible Ostervald 1877».

Il nous est indiqué que l’homme est une créature qui consiste en des êtres qui sont «mâles et femelles», et que ceux-ci sont «à l’image et à la ressemblance de Dieu». La même chose nous est dite dans Gen. 5:2: «Il les créa donc mâle et femelle, et il les bénit, et il leur donna le nom d’Homme (Adam), au jour qu’ils furent créés.». Ici l’homme et la femme sont établis dans une égale dignité par leur ressemblance à tous les deux avec Dieu. Selon l’interprétation générale de ces passages, tous sont d’accord pour dire qu’il s’agit ici d’un seul homme et d’une seule femme, aucun n’a jamais questionné cette explication, du moins d’une manière logique qui est conforme au sens des mots et du contexte.

Dans l’original, le mot Hébreu pour «homme» est «Adam» et cela nous présente avec quelques difficultés dans les deux récits de la création.

Premièrement le mot «Adam» est un pluriel dont la signification est plus proprement «humanité», et puisque ce mot implique les deux genres cela nous indique la présence de plusieurs personnes mâles et femelles. Dieu aurait donc créé une multitude de gens au début des temps, et non seulement deux personnes.

Deuxièmement, si le premier point se tient, et l’original l’affirme, qu’en est-il de la femme qui fut formée de la côte d’Adam si celui-ci est déjà une multitude de mâles et femelles? Que représente donc la femme dans un tel cas? Aussi qu’en est-il de la femme qui se fait tenter par le serpent dans le jardin d’Éden? Le serpent est-il un vrai serpent? Et qu’en est-il de Caïn et Abel si la femme n’est pas leur mère? Il y a un grand nombre de questions de la sorte. Pour les gens pédants ce sont des questions folles, mais soyez assuré qu’elles sont légitimes et qu’elles demandent des réponses.

Dans Gen. 1:26 et 27 les mots «images» et «ressemblances» sont des termes différents, quoique dans notre langage moderne ils peuvent signifier une seule et même chose.

Le mot «images» est «tselem» et il signifie «donner une ombre» ou «projeter une apparence», ou encore «occasionner un reflet» et il détient plusieurs nuances ou synonymes comme «une expression, une figure, une copie, une imitation»; tandis que le mot «ressemblance» est «damuwth» et signifie «une comparaison» ou «une manière d’être», et lui aussi détient plusieurs nuances comme «association, communauté, correspondance», dont celui de «communauté» correspond le mieux à la pluralité et au contexte immédiat de ces passages.

Il est à remarquer aussi dans ces mêmes passages que les termes «faisons» et «notre» impliquent un pluriel et cela est assez révélateur en soi. Tout se rejoint, nous avons un homme qui est une multitude créé comme une copie ou réplique d’une communauté qui implique en soi une multitude d’un nombre illimité et infini. On se retrouve donc devant un miroir, le miroir de la vie, l’homme est le reflet exacte de Dieu et puisque Dieu est infini, son image est infinie, il ne peut en être autrement. Cela veut dire que Dieu est aussi une multitude, une communauté d’êtres spirituels et incorporels unie dans un seul Esprit qui dans le contexte de ce premier chapitre se nomme Elohim.

Le mot «Elohim» est aussi un mot pluriel exprimé par un singulier qui devrait se traduire par «dieux», mais vu qu’une telle traduction porte le danger d’être interpréter comme s’il y aurait plusieurs dieux, ce qu’on nomme du polythéisme, les traducteurs ont refusé de le traduire ainsi et ils ont bien fait. On peut apprécier leur façon d’agir, car les Saintes-Écritures déclarent en vérité qu’il y a qu’un seul Dieu. Toutefois ils n’ont pas résout le problème en agissant ainsi, car en ne traduisant pas ce mot correctement cela affecte inévitablement tout le reste du texte de la Bible qui s’enchaîne.

Selon Fabre d’Olivet dans son œuvre remarquable «La langue hébraïque restituée», le mot «Elohim» est un pluriel qui signifie «Lui-eux-qui-sont». Il n’y a aucun doute qu’il s’agit d’une pluralité d’existences en Dieu, et non il ne s’agit pas de l’hypothèse d’une trinité spéculative de trois personnes distinctes l’une de l’autre. Il s’agit plutôt d’existences spirituelles infinies ou états de consciences insondables à l’état pur, dont chacune d’elle est identique à Dieu car elles sont Dieu lui-même reproduit à l’intérieur de lui-même éternellement. Cela se voit dans le fait que Dieu est amour. La révélation intérieur du caractère de Dieu nous indique trois principes éternels constants et immuables dans l’essence divine.

L’Écriture nous dit que «Dieu est amour» (1 Jean 4:8), mais son amour est très différent de l’amour humain. Il ne s’agit pas ici d’un sentiment ou d’une émotion, mais d’une propriété divine remarquable qui est nommée en grec «AGAPÉ» et dont la signification littérale est «renoncement». En d’autres mots «Dieu est renoncement», ce qui veut dire que Dieu est un éternel renoncement et cela est l’essence de son existence. Il renonce à lui-même éternellement à l’intérieur de lui-même et se retrouve lui-même dans son propre renoncement de lui-même, tellement qu’il n’y a aucune distinction entre lui-même et ses nombreuses émanations de lui-même. Dans ce renoncement éternel il existe trois facteurs essentiels qui motivent son existence, «sa Volonté, sa Pensée, et sa Parole», et ces trois forment une seule expression de lui-même dans sa révélation de lui-même dans laquelle il se retrouve lui-même.

Nous comprenons donc que la multitude de la race humaine a été créée au début à l’image d’Elohim dont elle était le reflet exact de la communauté interne de Dieu. Ayant un corps parfait semblable aux anges, l’homme ne pouvait se reproduire physiquement, sa reproduction prit une différente direction, il se reproduisit spirituellement dans tous les niveaux d’existences qui s’ouvraient devant lui dans la création. Il n’avait aucune limite à sa reproduction de lui-même, et en toute probabilité il se répandit à travers notre système planétaire qui était sous sa domination, puisque le mot «terre» détient aussi la signification de «corps solide» et dans ce sens n’est pas limité au corps céleste original sur lequel il fut créé. Une telle notion est possible du fait que la création originale avant la Chute était parfaite et pouvait accommodée toute l’humanité qui en apparence était comme la communauté de Dieu (Gen. 1:26). L’entrée du péché dans la race humaine a tout déstabilisé dans la nature et l’équilibre de l’univers, l’essence spirituelle de la reproduction fut déformée et changée en reproduction charnelle avec tous les dépérissements de la mortalité (Gen. 2:17), et la création entière fut soumise à la servitude de la corruption (Rom. 8:18-22).

CHAPITRE 4

L’HOMME DEVIENT UNE ÂME VIVANTE

Le deuxième récit de la création, parle de la création de l’homme d’une façon différente du premier récit de la création:

«Or, l’Eternel Dieu avait formé l’homme de la poudre de la terre, et il avait soufflé dans ses narines une respiration de vie; et l’homme fut fait en âme vivante.» (Gen. 2:7; Bible Ostervald 1877).

Il y a quelques éléments importants à remarquer dans ce deuxième récit. En lisant son texte, nous avons l’impression que l’homme est créé avant les plantes de la terre (v.5), les bêtes des champs, et les oiseaux des cieux (v.19). Si tel serait le cas il y aurait une contradiction majeure avec le premier récit, et cela mettrait en danger la validité du texte de la Bible en entier. Certains traducteurs ont tenté de réparer cette faille en changeant le temps des verbes, mais encore une fois ils n’ont par réglés le problème, ils l’ont plutôt empiré. Ils ont manqué de réaliser que ce deuxième récit ne doit pas être interprété littéralement, mais figurativement.

Le grand historien Juif du premier siècle, Joseph Flavius, avait écrit lui-même qu’à partir de Gen. 2:4 Moïse commença à s’exprimer d’une manière figurative. Il faut croire que la grande majorité des traducteurs n’ont jamais lu «l’Histoire des Juifs» de Joseph Flavius, autrement il n’aurait pas traduit ce texte du deuxième récit de la création comme s’il s’agissait d’un texte normal. Il est possible aussi que s’ils en étaient conscient, qu’ils refusèrent de traduire le texte d’une manière figurative selon l’étymologie des mots, car il contient une profondeur inouïe qui pourrait bouleverser plusieurs personnes et changer la perception traditionnelle sur les origines de la création de l’homme.

Commençons avec le passage de Gen. 2:4:

«Telles sont les origines des cieux et de la terre, lorsqu’ils furent créés, quand l’Eternel Dieu fit la terre et les cieux.»

La première chose à remarquer est que l’ordre de la création est inversé «des cieux et de la terre» à celui de «la terre et les cieux».

Aux premiers abords cela peut sembler insignifiant, mais ce n’est pas pour rien que le texte de ce passage est disposé ainsi. Il y a une raison pour toutes choses, et Moïse savait très bien ce qu’il faisait. Il indiquait par cela que nous quittons à partir de cet endroit le domaine naturel de la création de l’homme pour pénétrer dans le domaine spirituel de son essence.

Deuxièmement, le mot «origines» ne correspond pas à l’original, il signifie plutôt de «générations», comme nous le voyons dans la Bible de l’Épée 2010: «Telles sont les générations des cieux et de la terre, quand ils furent créés, au moment que YEHOVAH Dieu façonna la terre et les cieux.» Or le mot «génération» ou «towladah» en Hébreu signifie «l’action d’engendrer, de reproduire, d’avoir une postérité» et dans le contexte de ce deuxième récit, il ne s’agit pas de la création de l’univers, mais clairement de la constitution ou formation d’êtres vivants à partir de la matière inerte.

Cela rejoint la notion dans le chapitre précédent que l’homme se répandit à l’infini dans notre système planétaire, et possiblement au-delà. Nous ne sommes pas sortit de ce passage que déjà il y a assez d’information pour chambarder toutes les notions traditionnelles, théologiques, historiques, et scientifiques sur les origines de l’homme, surtout lorsque ce passage souligne fortement «les générations des cieux».

Certains pourraient argumenter qu’une telle notion s’oppose au concept de la Chute et de la rédemption des pécheurs, car la Bible dit clairement que «tous ont péchés et sont privés de la gloire de Dieu» (Rom. 3:23). Ils négligeraient par contre que la colère de Dieu a atteint tous les hommes au temps du Déluge, celui-ci étant le résultat d’une catastrophe cosmique provoquée par Dieu qui déstabilisa l’équilibre de notre système planétaire et détruisit toutes formes de vie qui auraient pu s’y trouver.

Selon le scientiste Ralph Stair, dans son étude classifiée au département du «Conseil national de recherches Canada» et dont le nom est «Tectites ans the lost planet» (voir: La planète perdue), il y a amplement d’évidences, qu’il exista une planète habitée entre Mars et Jupiter qui fut détruite dans une explosion apocalyptique.

En comparant les faits on arrive à la conclusion que ceci se produisit vers la même période que le Déluge. Des fragments de cette planète, qui formèrent la Ceinture d’Astéroïdes, frappèrent notre monde, déstabilisant l’équilibre de la terre et occasionnèrent le Déluge. Plusieurs autres planètes subirent un sort similaire aux même moment, spécialement Mars qui fut une satellite de cette planète mystérieuse que certains nomment Héphaïstos ou Vulcain, et qui correspond étrangement avec le monde de Nod sur lequel Caïn et ses descendants furent banni avec interdiction de revenir sur la terre.

Choses certaines, même si les hommes auraient réussis à établir leurs habitations parmi les étoiles, aucun n’échappa à la colère de Dieu, tous périrent. Les seuls survivant furent huit personnes sur notre propre terre qui furent choisies pour continuer la race humaine ainsi que celle des différents animaux. Ils est donc fort probables qu’ils existent encore des vestiges d’anciennes civilisations sur différents mondes.

Mais revenons à Adam qui fut formé de la poussière de la terre (Gen. 2:7).

L’homme ou Adam devient «une âme vivante», c’est à dire «un être conscient de son existence». Le mot «âme» ou «nephesh» provient de la source «naphash» qui signifie «rafraîchir, raviver, réveiller», en d’autres mots «être conscient». Cela nous indique que l’homme ou Adam avait la pleine réalisation qu’il était une créature et qu’il se tenait dans la présence même de son Créateur. Adam parvint à cette réalisation à son premier souffle, et dire que des gens vivent toute leur vie sans être conscient de l’existence de Dieu.

Le procédé de formation de l’homme demeure toutefois énigmatique, nous savons seulement que Dieu forma un corps de chair de la matière inerte et souffla dans ses narines une respiration de vie. Le mot «respiration» ou «nashamah» signifie aussi «un esprit», il provient de «nasham» dont le sens primaire est de «détruire» et cela peut sembler étrange sauf qu’une des nuances du mot «détruire» est de «dissiper» dans le sens qu’il s’agit d’une transformation d’un état d’être à un autre, et cela implique du travail qu’on peut qualifier comme étant une opération ou série d’actions organisées en vue d’atteindre un but donné, afin d’obtenir un résultat déterminé. Le tout peut être interprété comme étant «les labeurs du respire» comme dans le sens d’un accouchement, ou encore «la réalisation de la conscience» par l’exécution d’un procédé particulier qui implante la vie dans la matière inerte.

Ça serait le rêve de tous chirurgiens d’être capable d’entreprendre une telle opération de la conscience, de rendre la vie à de la matière inerte. On voit une telle aspiration dans le roman de fiction à propos de la créature de Frankenstein. Heureusement une telle puissance n’est pas entre les mains de l’homme mais de Dieu, car lui seul est la vie. Un mort ne peut que reproduire la mort, la corruption ne peut qu’engendrer la corruption, seul Dieu a la puissance de donner la vie.

Le procédé par lequel Dieu implante la vie en Adam est mentionné en ce qu’il la «souffla dans ses narines». Or le mot «narines» ou «aph» signifie «la présence, l’essence, l’existence», c’est à dire «la nature de l’être»; et le mot «souffler» ou «naphach» signifie «exhaler» ou «exprimer, laisser échapper, émettre, ou dissiper». En d’autres mots, Dieu donna la vie à l’essence qui compose l’existence de l’homme en exprimant simplement son désir qu’il en soit ainsi. L’homme est ainsi «une projection de Dieu» dans la matière, une image ou reproduction de son essence. Une telle science merveilleuse est au-dessus de notre portée.

Maintenant nous savons que le mot «Adam» est un pluriel qui signifie «l’humanité» et qu’il implique par cela une multitude, mais il signifie aussi celui qui est «rouge», c’est à dire «le sanguin» ou «celui qui se trouve dans le sang», qui est caractérisé par la vivacité. Cela correspond exactement à ce que Dieu dit que l’âme est dans le sang (Gen. 9:4,5), en d’autres mots nous sommes conscient de notre existence charnelle par le sang qui coule dans nos veines.

Le sang contient les éléments essentiels à la vie en ce monde, tous sont d’accord pour reconnaître cela. Or le mot «sanguin» porte aussi la notion d’être «productif» et cela se voit en ce que le mot «Adam» provient du mot «adamah» qui généralement est traduit par le mot «terre», mais dont la signification exacte est «celui qui produit, le producteur»; le producteur étant Dieu, l’homme est ainsi «le productif»: «remplissez la terre, et maîtrisez-la.» (Gen. 1:28); «YEHOVAH Dieu prit donc le productif et le plaça dans le jardin d’Éden, pour le posséder et pour le préserver.» (Gen. 2:15). Ainsi les paroles «Or, l’Eternel Dieu avait formé l’homme de la poudre de la terre…» se traduisent littéralement par: «Et YEHOVAH Dieu forma l’humanité de la projection de son producteur…», et cette projection est celle d’Elohim que nous savons être un terme pluriel qui représente la multitude d’une communauté spirituelle à l’image de laquelle l’humanité fut créée. Il n’y a donc pas de contradiction entre ce passage du deuxième récit de la création de l’homme avec le premier, les deux sont en parfait accord pour dire la même chose.

CHAPITRE 5

LA FEMME FORMÉE DE LA CÔTE DE L’HOMME

Avec la femme nous entrons dans des complexités inouïes, et comme nous avons dit plus haut: Qu’en est-il de la femme qui fut formée de la côte d’Adam si celui-ci est déjà une multitude de mâles et femelles?

Dans le deuxième récit de la création, il semble y avoir une contradiction avec le premier récit en ce que nous avons l’impression que la femme est créée après l’homme lorsque le premier indique qu’ils sont créés ensemble. Toutefois soyez assuré qu’il n’y a aucune contradiction.

Le premier récit utilise le mot «naqebah» qui signifie «une femelle, une femme», tandis que le deuxième récit utilise un autre mot, celui de «ishshah» qui provient de «iysh-enowsh» et dont la signification est «une conception ou formation faible, délicate, fragile, inférieure, passionnée, vulnérable», et dont le mot composé signifie littéralement «l’existence ma faiblesse».

Cette formation de l’homme à partir de «sa côte», c’est à dire de «son penchant ou inclination» envers l’essence de sa nature normale de créature, se rapporte à son état interne «d’affection, d’ambition, d’attachement, d’émotion, d’excitation, de tentation». En d’autres mots, il ne s’agit pas de la création de la femme, car celle-ci existait déjà, mais d’un réveil de conscience à sa nature humaine de créature.

La multitude de l’humanité composée de mâles et de femelles fut amenée par l’Esprit de Dieu à la réalisation de son existence charnelle de créature avec toutes ses faiblesses, et cela fut le facteur déterminant qui occasionna la Chute dans le jardin d’Éden. Cette prise de conscience déclencha en l’homme sa capacité du libre-choix qui était dormante en lui avant cette réalisation de son état de créature charnelle qui avait la capacité de répondre à ses propres besoins, mais qui devait y renoncer en se soumettant à Dieu qui remplirait cette fonction à sa place. Ce réveil fit que l’humanité entière devint indépendante de Dieu, lorsque auparavant elle en était complètement dépendante.

Comme nous l’avons déjà mentionné, lors de sa création l’homme était parfait, il possédait une nature divine par laquelle il était pleinement conscient de Dieu et c’est tout ce qui importait pour lui. Il n’était pas encore conscient de sa nature humaine, cette notion était dormante en lui, cette réalisation n’était pas nécessaire immédiatement pour accomplir son devoir de serviteur de Dieu. Mais Dieu avait prédéterminé un moment spécifique pour le réveiller à cette conscience de son existence dans la chair, afin de provoquer la Chute par un commandement de ne pas prendre du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, et pour réaliser son décret de rédemption envers ses élus qu’il a prédestiné au salut en Christ avant la fondation du monde.

La formation de la femme du côté de l’homme est la conception dans l’esprit de l’homme du réveil à sa nature humaine fragile, de son existence charnelle précaire et inférieure à sa nature divine qu’il perdit lors de la Chute. En fait le mot «ishshah» signifie «l’existence ma faiblesse», il provient du mot «iysh» qui signifie «le vivant, le puissant» et qui malheureusement est souvent traduit par «homme», ce qui déforme la vérité et apporte la confusion.

Nous voyons cela dans Gen. 2:23-25 où pour la première fois ces deux termes sont utilisés ensemble:

«Alors Adam dit: A cette fois celle-ci est l’os de mes os, et la chair de ma chair. On la nommera hommesse, car elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère, et il se joindra à sa femme, et ils seront une [même] chair. Or, Adam et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point de honte.»

En regardant les mêmes passages dans une traduction étymologique, nous comprendrons mieux le sujet en question:

«Et Adam dit: Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l’enchantement de ma chair. On la nommera l’Existence, [mon Épouse] (ISHA), car elle a été prise du Vivant, [son Époux] (ISH). C’est pourquoi le Vivant laissera son père (son origine) et sa mère (sa source), et se joindra à son existence [charnelle], et ils seront une seule chair. Or l’humanité dans son existence charnelle étaient doublement rusé, et ils ne s’en relâchaient point.»

On ne peut avoir plus clair pour définir la nature humaine de l’homme, c’est à dire de la multitude de l’humanité composée de mâles et de femelles.

Il importe maintenant d’expliquer pourquoi Dieu, après avoir dit «Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui.» (Gen. 2:18), procède immédiatement après à former des animaux et des oiseaux et les fit venir vers Adam pour que celui-ci leur donne un nom (v.19,20), plutôt que d’accomplir immédiatement sa promesse de lui faire une aide semblable à lui?

C’est comme si Dieu lui présentait différentes options pour répondre à son besoin, mais si tel est le cas et c’est en plein cela que le texte indique, pourquoi des animaux et des oiseaux? Dieu savait très bien que ceux-ci ne pouvaient correspondre en aucune façon au besoin de l’homme car ils sont complètement d’une différente espèce. Il ne peut y avoir de mélanges entre deux espèces différentes, Dieu n’est pas Darwin pour arriver à une telle notion aberrante.

Puisque nous savons que le texte du deuxième récit de la création de l’homme doit être interprété figurativement selon des règles étymologiques, on ne peut arriver à une autre conclusion qu’il y a quelque chose d’autre impliquée sous le sens des mots dans ces passages. Nous avons l’indication que Dieu réveil la conscience de l’homme aux différents caractéristiques qui sont accessibles à son existence en tant que créature charnelle, représentés sous les traits d’animaux et d’oiseaux, comme: la force du lion, l’agilité du chat, l’humilité de la colombe, la ruse du serpent, etc.

Il s’agit donc d’un réveil graduel pour ouvrir la conscience de l’homme à réaliser son besoin de reconnaître sa nature auxiliaire qui lui est associée comme soutien matériel ou physique. On voit par le fait qu’Adam donne des noms aux animaux et aux oiseaux, qu’il reconnait les caractéristiques principales qui forment l’essence de leur existence.

Le développement de sa conscience charnelle est graduel, c’est un apprentissage qu’il doit traverser mais qu’il ne réalise pas pleinement. Dans cette réalisation, il atteignait des niveaux de conscience que l’on pourrait nommés en Hébreux des «chérubins», c’est à dire «des facultés de voyance ou de perception» qui ouvraient la voie à l’homme sur la connaissance de toute l’essence qui compose l’univers entier, et au-delà du voile même de la chair dans les révélations de la gloire de Dieu.

Ces facultés demeuraient entre son âme et son esprit, ou entre la conscience de sa nature spirituelle et sa nature humaine. Nous voyons ainsi qu’il y a deux volontés en l’homme, une qui est charnelle et l’autre spirituelle (Jn. 1:13).

Depuis la Chute cette porte est fermée, elle est devenu comme un voile entre ses deux natures, tout comme le voile dans le temple qui séparait le lieux saint du lieux très saint. Mais sous la grâce Dieu ouvre cette porte à ses élus afin qu’ils pénètrent dans la perception de sa gloire.

Dans son stage d’apprentissage, l’homme était porté comme par prédisposition naturelle à désirer fortement une telle réalisation à son plein potentiel, mais il ne le pouvait, il manquait un élément essentiel que Dieu va pourvoir. Il lui fit réaliser le besoin de dormir, car celui-ci était absent avant cela, l’homme n’en avait aucun besoin dans son état de perfection, ce fut le début du sommeil et des rêves chez l’homme. Dieu fit tomber sur lui un sommeil profond, une léthargie ou état inconscient prolongé de mort apparente qui lui fit cesser toutes activités consciencieuses. De cet état Dieu fit surgir de l’homme la pleine réalisation de sa nature humaine, de son existence charnelle.

Il semblerait qu’un état de mort apparente fut assez pour le convaincre de sa fragilité de créature charnelle et de l’infériorité de sa nature humaine, et il sut se reconnaître en elle:

«Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l’enchantement de ma chair. On la nommera l’Existence, [mon Épouse] (ISHA), car elle a été prise du Vivant, [son Époux] (ISH).» (Gen. 2:23-25).

CHAPITRE 6

L’HOMME ET LA FEMME DANS LE JARDIN D’ÉDEN

Débutons par la simplicité du récit sur le Jardin d’Éden avant d’entrer dans ses complexités étymologiques. Dans son explication de surface, commune à tous ceux qui sont simple d’esprit, autant parmi les enfants que les personnes adultes, nous voyons que Dieu place l’homme dans un jardin qui se trouve dans un endroit nommé Éden du côté de l’Orient, puis après la femme qu’il a formé pour lui tenir compagnie.

Selon le contexte du récit, et d’après la version de la Bible et du temps des verbes, l’homme a été créé en dehors du jardin, tandis que la femme a été formée de l’homme lorsqu’il était à l’intérieur du jardin, cela est signifiant comme nous avons vu dans le chapitre précédent.

A travers l’interdiction de manger le fruit d’un seul arbre, celui de «la connaissance du bien et du mal», il est expliqué que l’homme ne peut décider par lui-même de ce qui est bien, de ce qui est mal: les sources de l’éthique et de la morale viennent du créateur et non de la créature. Autrement dit pour atteindre le bonheur, l’homme devra faire confiance à Dieu, qui l’a créé par amour et donc le conduit au bonheur. Le drame vient par après au moyen de la tentation par le serpent «le plus rusé des animaux» qui va persuader la femme, Ève, et à travers elle, l’homme, Adam, que Dieu leur a menti et que goûter au fruit défendu les fera «devenir comme des dieux qui connaissent (définissent) le bien et le mal» sans conséquences dramatiques (la mort). C’est ce que nous verrons dans le prochain chapitre. Ce qui nous importe ici est la nature du jardin d’Éden, car en comprenant cela nous pourrons comprendre mieux les évènements qui vont suivre.

Dans un point de vue global, le jardin d’Éden, connu aussi sous la désignation de «paradis», est un concept important présenté au début de la Bible, dans le livre de la Genèse. Il a donc un sens particulier pour les religions abrahamiques. Dans un sens plus élargi, le concept de paradis est présent dans presque toutes les religions. Il représente souvent le lieu final où les hommes seront récompensés de leur bon comportement. Les chrétiens parlent aussi du «Royaume de Dieu» qui sera manifesté à la fin du monde, et le livre de l’Apocalypse établit un rapport étroit entre les deux (Apoc. 22:2,14). Un concept semblable, le nirvana, existe dans l’hindouisme, le jaïnisme et le bouddhisme; et aussi chez les grecs d’où nous trouvons le jardin des Hespérides situé à l’extrême occident, un jardin d’immortalité réservé aux dieux situé sur les pentes du mont Atlas, situé anciennement sur le Continent d’Atlantide.

Le renommé John Milton (1667), qui a fortement influencé John Bunyan, parle du jardin d’Éden dans ses œuvres hautement allégoriques «Le paradis perdu» et «Le paradis retrouvé»:

«Le jardin d’Éden était placé au milieu d’une plaine délicieuse, couverte de verdure, qui s’étendait sur le sommet d’une haute montagne, et formait, en la couronnant, un rempart inaccessible… Au milieu de ce charmant paysage, un jardin, encore plus délicieux, avait eu Dieu lui-même pour ordonnateur. Il avait fait sortir de ce fertile sein tous les arbres les plus propres à charmer les yeux, à flatter l’odorat et le goût. Au milieu d’eux s’élevait l’arbre de la vie, d’où découlait l’ambroisie d’un or liquide. Non loin était l’arbre de la science du bien et du mal, qui nous coûte si cher; arbre fatal dont le germe a produit la mort !… Que n’était-il possible à l’art de décrire cette fontaine de saphir, dont les ruisseaux argentins et tortueux, roulant sur des pierres orientales et sur des sables d’or, formaient des labyrinthes infinis sous les ombrages qui les couvraient, en versant le nectar sur toutes les plantes, et nourrissant des fleurs dignes du paradis ! Elles n’étaient point rangées en compartiments symétriques, ni en bouquets façonnés par l’art. La nature bienfaisante les avait répandues avec profusion, sur les collines, dans les vallons, dans les plaines découvertes qu’échauffaient doucement les rayons du soleil, et dans ces berceaux où des ombrages épais conservaient pendant l’ardeur du jour une agréable fraîcheur. Cette heureuse et champêtre habitation charmait les yeux par sa variété: la nature, encore dans son enfance, et méprisant l’art et les règles y déployait toutes ses grâces et toute sa liberté. On y voyait des champs et des tapis verts admirablement nuancés, et environnés de riches bocages remplis d ’arbres de la plus grande beauté: des uns coulaient les baumes précieux, la myrrhe, et les gommes odoriférantes; aux autres étaient suspendus des fruits brillants et dorés, qui charmaient l’œil et le goût… Ici, les palmiers couvraient de jolis monticules, là des ruisseaux serpentaient dans le sein d’un vallon couvert de fleurs et de roses sans épines.» Spécifions que le jardin d’Éden de John Milton a été fortement agrémenté par son imagination et ne peut être considéré comme étant crédible.

Le terme paradis, souvent utilisé pour décrire le jardin d’Éden, est issu d’une langue très ancienne, l’avestique dans laquelle «pairi daēza», signifie enceinte royale ou nobiliaire. Le terme se transmet ensuite au persan «pardēz», voulant dire «enclos», puis au grec ancien «paradeisos» signifiant un parc clos où se trouvent des animaux sauvages, pour aboutir enfin au latin chrétien «paradisus». Ces désignations sont grandement importantes, comme nous allons voir plus loin.

L’expression «paradis terrestre» n’existe pas en tant que telle dans le texte hébreu de la Genèse, ni à aucun autre endroit dans la Bible. Il s’agit d’un titre de chapitre rajouté dans certaines éditions comme celle de la Vulgate, afin de rendre le texte original plus facile à lire.

Le texte original de la Genèse est écrit sans aucune tête de chapitre et ne mentionne donc aucun paradis terrestre. Sur le fond, l’expression désigne le lieu créé par Dieu pour Adam et Ève. Selon le premier livre de la Bible, le livre de la Genèse décrit un jardin des délices ou jardin d’Éden, jardin merveilleux où poussent toutes sortes d’arbres et de plantes aux fruits délicieux, et où cohabitent en harmonie tous les animaux, sous la direction de l’homme. Dieu plante dans le jardin d’Éden deux arbres mystérieux:

«L’Éternel Dieu avait aussi planté un jardin en Éden du côté de l’orient, et il y avait mis l’homme qu’il avait formé. Et l’Eternel Dieu avait fait germer de la terre tout arbre désirable à la vue, et bon à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.» (Gen. 2:8,9).

Comme nous l’avons déjà mentionné, le deuxième récit de la création de l’homme doit s’interpréter figurativement, c’est à dire dans un sens spirituel. Dans le courant de l’histoire, quelques-uns qui ont fait l’erreur de l’interpréter littéralement, ont parti à la recherche d’un jardin réel, pensant retrouver la source de la vie et se faire une renommée. La recherche d’un Jardin d’Éden littéral a même préoccupé l’imagination des théologiens aussi bien que celle des explorateurs et des chercheurs de trésors. F.X. Burque, professeur en Philosophie (Pluralité des Mondes Habités), mentionna une nouvelle étonnante sur la découverte du paradis terrestre: «En écrivant ces lignes, nous lisons avec un suprême étonnement, dans les gazettes du temps (1898), l’étonnante nouvelle que le vrai site du paradis terrestre vient enfin d’être découvert par un explorateur anglais du nom de W.H. Seton-Karr. En poursuivant un lion sur la côte du Somali, en Afrique, le célèbre explorateur a pénétré dans un lieu qui correspond exactement à la description de l’Éden donnée dans la Genèse. Mr. Seton-Karr est convaincu qu’il a trouvé le berceau de la race humaine. Un groupe de rivières correspond aussi exactement à la description biblique. L’explorateur a trouvé au même endroit des milliers d’instruments en pierre qu’il ne doute pas avoir été fabriqués par Adam lui-même. Pourrait-on appuyer de quelque preuve solide une telle prétention de cet explorateur ? Nous croyons pour notre part que c’est encore un cas de pure excentricité.»

Or recherché un jardin d’Éden littéral où Adam habitait est aussi futile que de chercher la vrai Église de Christ parmi les organisations ecclésiastiques du Christianisme moderne. Ceux qui veulent «un Paradis Terrestre» littéral sont généralement les mêmes qui veulent «un Royaume de Christ littéral» qui serait d’une durée de mille ans. Ces gens marchent dans les voies de Caïn et de Nimrod et sont des enfants de rébellion, tout comme ceux qui fondent des fausses églises et prêchent un faux Évangile. Il faut vraiment être borné pour penser que Dieu est comme un agriculteur qui a planté un jardin littéral en Éden du côté de l’Orient, et a fait pousser dans ce jardin un arbre de vie visible et sensible, de sorte que celui qui goûterait de son fruit recevrait la vie éternelle? Il en serait de même aussi pour quelqu’un qui participerait au bien et au mal en mangeant le fruit de cet arbre? Si Dieu est représenté se promenant le soir dans le jardin et Adam se cachant sous l’arbre, on ne peut douter que tout cela est exprimé d’une façon figurée et mystérieuse.

Le paradis n’est pas un lieu en un quelconque endroit de la terre, couvert d’arbres, mais il est spirituel, ensemencé avec les germes des vertus, planté dans la nature humaine. Au début, l’esprit de la chair en l’homme était en pleine communion avec l’Esprit de Dieu dans son âme.

Nous retrouvons cette vérité dans ces paroles de l’apôtre Paul: «Mais celui qui est uni au Seigneur, est un même esprit avec Lui… Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit, qui est en vous, et que vous avez de Dieu?» (1 Cor. 6:17,19); « C’est ce même Esprit qui rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu» (Rom. 8:16).

Dans cette union primordiale de l’Esprit de Dieu à l’esprit de l’homme avant la chute, l’âme fut ainsi un «jardin de délices» (délices = Éden) inspirée des fruits divins de l’arbre de la vie. Par analogie nous comprenons que l’arbre de la vie est Christ mort sur la croix pour donner la vie à ses élus.

Avant même que la Chute se produisit, Dieu offrait à l’homme un moyen de rédemption, ce qui nous indique que la Chute avait été prédestiné et assuré. Dans cet aspect, l’arbre de la vie représente l’Esprit de Dieu en pleine communions avec l’esprit de l’homme dans son état d’innocence et de dépendance avant la Chute. Mais l’arbre de la science du bien et du mal représente l’esprit de la chair dans un état de rébellion et d’indépendance. Il se rapporte à la nature humaine latente qui devait être éveillée en l’homme, afin d’assurer la Chute ainsi que la rédemption et la réprobation. Bref, l’arbre de la vie est la nature divine, l’arbre de la mort est la nature humaine.

Le mot «arbre» ou «ets» provient du mot «atsah» et signifie «fermer» dans le sens «d’assurer». Les arbres dans le jardin d’Éden représentent les assurances des promesses de Dieu. Ce que Dieu dit, il le fait, Dieu n’est pas un homme pour mentir, il est la pure vérité. Ainsi en Éden l’homme fait face pour la première fois à un choix libre, mais cette capacité doit attendre le réveil de sa conscience à la fragilité et l’infériorité de sa nature humaine pour engendrer la Chute, ce qui ne tarda pas à se produire.

D’un point de vue formel, il peut être dit que le premier péché de l’être humain consistait en ce qu’il mangea de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. La théologie traditionnelle regarde cet arbre comme étant un arbre littéral et n’a aucune notion du genre d’arbre que ce fut. Plusieurs le voient comme un dattier ou un figuier, et d’autres comme une vigne qui produisit des raisins exquis. Mais l’ensemble de toute l’Écriture, particulièrement en rapport avec le salut par la grâce, nous porte à regarder cet arbre non d’une manière littérale mais plutôt d’une manière symbolique ou figurative.

En fait, tout le récit du jardin d’Éden et de la chute doit être regardé d’une manière figurative dans un contexte historique réel. Une telle interprétation n’enlève point le contenu historique des évènements qui se déroulèrent, mais les regarde plutôt comme des représentations d’une réalité spirituelle qui exprime une vérité fondamentale dans l’étymologie des termes employés. Il existe une vérité profonde dans l’expression : «une image vaut mille mots», et cette même vérité s’applique à des termes imagés.

Si l’arbre de la vie et son fruit sont interprété littéralement (d’une manière physique ou matérielle), il existait ou existerait encore un fruit que nous pourrions manger et par lequel nous pourrions obtenir la vie éternelle. Ainsi par un littéralisme exagéré nous tomberions dans l’hérésie du salut par les œuvres. Le fait que l’arbre de la vie et l’arbre de la science du bien et du mal sont au milieu du jardin, nous indique qu’ils sont placés dans le centre de l’existence de l’homme, c’est à dire qu’ils sont des caractéristiques spirituels que Dieu a fait germé dans le cœur de l’homme dans le but d’affermir sa conscience ou la perception de son existence.

Nous voyons ainsi que ces arbres sont figurativement des garanties qui assurent l’exécution du commandement de Dieu pour la jouissance et la protection de l’homme. Ceci est encore plus évident du fait que dans le Hébreu, le mot arbre ou «ÊTS» qui provient de la racine «ATSÂH» signifie «rendre ferme, assurer, garantir». L’essence du terme nous indique que ces assurances (la vie, ainsi que la connaissance du bien et du mal) sont contractuelles et que l’homme avait l’obligation et la responsabilité de préserver la qualité de l’existence dans laquelle Dieu l’avait placé (Gen. 2 :15).

Sans négliger que la chute fut prédestinée, le commandement de Dieu de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, fut le moyen par lequel Dieu éprouva l’obéissance de l’homme afin de le rendre conscient de ses limitations de créatures. Puisque Dieu ne chercha point à justifier ni à expliquer cette prohibition, Adam devait montrer sa volonté de se soumettre à la volonté de Dieu par une obéissance explicite. Il devait soit allouer Dieu de déterminer pour lui ce qui était bien et ce qui était mal, ou entreprendre cela par lui-même, renversant ainsi la souveraineté de Dieu en déterminant son propre destin. En mangeant le fruit de l’arbre l’homme cherchait ainsi à devenir comme Dieu, il se fit lui-même son propre Dieu.

En d’autres mots, par la chute l’homme créa Dieu à son image.

Pour ce qui est du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il est évident que ce n’est pas un fruit littéral. Mais quel fut ce fruit, ou plus précisément, quel fut l’avantage de l’assurance ou de la garantie du commandement de Dieu ? Clairement le fruit fut l’indépendance de Dieu, l’autonomie ou la souveraineté de l’homme, la valorisation de son libre-choix. Mais puisque Dieu est la vie, l’indépendance de Dieu est la mort, et c’est exactement cela qu’assura le commandement (Gen. 2 :17).

Le principe essentiel de la chute est que nous sommes tous présentement des morts vivants, car l’homme a préféré la mort au-dessus de la vie, et ses dispositions ne sont que corruption en toutes choses car elles sont toutes issues de l’égarement de notre indépendance face à Dieu qui est notre seul Souverain.

Nous voyons que ces deux arbres sont en plein milieu du Jardin, c’est à dire dans le cœur de l’homme, car le mot «cœur» signifie «le centre». Ce qui nous indique que le jardin d’Éden original fut «un état de grâce» manifesté par la présence de Dieu dans le cœur de l’homme.

Cette interprétation est en accord avec la signification d’un symbolisme parallèle que nous trouvons dans Ésaïe et dans Jérémie: «L’Éternel sera toujours ton guide, il rassasiera ton âme dans les lieux arides. Et il redonnera de la vigueur à tes membres. Tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas» (És. 58:11); «Leur âme sera comme un jardin arrosé» (Jér. 31:12).

Nous obtenons ainsi la signification du jardin d’Éden qui est, non un jardin matériel avec des arbres fruitiers de toute espèce, mais un jardin spirituel avec les fruits de l’Esprit de Dieu (Gal. 5:22).

Nous voyons le même principe avec «le fleuve qui sortait d’Éden pour arroser le jardin» (Gen. 2:10-14). Le fleuve mentionné ici, est le fleuve de la Grâce qui découle de la présence de l’Esprit de Dieu en l’homme. Nous trouvons une explication de ce symbolisme dans Ésaïe et dans l’Évangile de Jean: «Oh ! si tu étais attentif à mes commandements! Ton bien-être serait comme un fleuve» (És. 48:18); «Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein… Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui» (Jn. 7:38,39).

Il nous est dit dans la Genèse que le fleuve de la Grâce se divise en quatre têtes qui, dans le texte Hébreu, sont quatre soutiens. L’étymologie nous donne le sens des noms qui décrivent ces quatre soutiens.

Le nom du premier est Pison qui signifie «Croissance»;

le nom du second est Guihon qui signifie «Épreuve»;

le nom du troisième est Hiddékel qui signifie «Diligence»;

et le nom du quatrième est Euphrate qui signifie «Rémunération».

Mais il y a plus, le mot «jardin» signifie lui-même «un enclos», ce qui nous indique que le jardin d’Éden est «l’enclos de la grâce de Dieu» et que celle-ci est limitée à ceux qui sont à l’intérieur. Nous avons donc ici une des premières lueurs du décret d’élection et du rachat limité, en ce que le salut est réservé uniquement aux élus et non à tous les hommes.

Ainsi, comme nous venons de voir, le jardin d’Éden correspond spirituellement à l’Enclos de la Grâce de Dieu, et le fruit de l’Arbre de Vie (Christ) correspond au fruit de l’Esprit; de même que le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal correspond au fruit de la chair.

Il est important de remarquer que le jardin d’Éden ne fut pas un lieu géographique littéral, mais un état d’être dans laquelle l’homme fut placé en communion avec Dieu. Dieu avait limité l’extension de sa grâce à l’homme qui devait la cultiver sans dépasser les bornes de son existence de créature.

Le mot arbre porte la même signification que «certitude ou assurance», et le fleuve de la grâce est nul autre que «le fleuve de l’Esprit» qui donnait à l’homme les quatre soutiens de sa croissance spirituelle dans les épreuves de la foi. Créé innocent et placé immédiatement dans un état de grâce, la foi de l’homme devait être éprouvée face à son Créateur. Nous voyons ainsi que la vraie liberté se trouve uniquement en demeurant dans la grâce de Dieu qui prend soin de tous nos besoins; faire autrement a pour résultat la mort physique, spirituelle, et éternelle.

Or l’homme avait besoin d’assistance dans son administration de la création de Dieu et cette assistance devait correspondre aux besoins internes de son existence. À ce point l’homme n’avait pas encore la conscience de la faiblesse de son existence charnelle, puisqu’il était dans une communion constante avec Dieu. La réalisation totale de son identité était nécessaire pour sa maturité, pour éprouvé sa fidélité, et pour engendré la chute afin que la créature soit restauré par la grâce de la Souveraineté de son Créateur. Autrement la créature aurait été sur un même pied d’égalité avec son Créateur. Le mot «manger» porte la notion «d’utiliser ou d’expérimenter», l’homme pouvait donc manger de tous les fruits de l’Esprit de Dieu, mais non du fruit de l’esprit de la chair, ce qui ferait de lui un être indépendant; c’est à dire que l’homme devait dépendre de Dieu pour son existence et non de lui-même pour demeurer dans la grâce. Ceci est la limite de la grâce qui fut accordée à l’homme.

Il est question aussi de nudité dans ce contexte: «Or Adam et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte.» (Gen. 2:25).

De nombreuses thèses ont été montées sur ce sujet qui sert d’appui aux règles de la moralité qui régissent une société. Elles sont tous dans l’erreur sans exception, car il ne s’agit aucunement ici de la nudité dans le sens d’avoir son corps dévêtu et exposé aux éléments de la nature, mais de dévoiler et d’exposer la nature humaine dans une de ses caractéristiques très particulier. Moïse utilise un jeux de mot ici entre «arowm» (Gen. 2:25) traduit à tort par nudité, et «aruwm» (Gen. 3:1) qui signifie «être subtil ou rusé». Or le premier terme ou «arowm» provient du mot «aram» qui signifie «subtilité», et de même le deuxième terme ou «aruwm» provient de la même source et signifie exactement la même chose. S’il y a nudité ici, c’est de la nudité de l’âme et non de celle du corps qu’il s’agit. Aussi le mot «honte» ou «buwsh» dans ses nuances porte la notion de «relâchement» ou «de ne pas se retenir».

En plus, nous savons que le mot «femme» n’est pas la femelle de l’espèce, mais la nature humaine même, l’existence charnelle de l’être humain à laquelle son être est épousé, c’est à dire «unie dans une alliance indissociable». Dans ce sens ce mot pourrait se traduire par «épouse», mais une telle traduction ne rendrait pas justice à toute la richesse de sa signification dans l’Hébreu. Ainsi le texte Hébreu original de Gen. 2:25 peut se traduire ainsi: «Or l’humanité dans son existence charnelle étaient doublement rusé, et ils ne s’en relâchaient point.» Rappelez-vous maintenant que dans le texte Hébreu original il n’y a pas de division en chapitres et en versets, ce qui veut dire que le sujet du chapitre 2 procède sans interruption dans le chapitre 3 qui l’élabore davantage. En regardant de cette façon vous obtiendrez la réelle identité du serpent.

Rédigé par Moïse sous la direction de l’Esprit de Dieu, le récit du jardin d’Éden est nul autre que l’histoire de l’assurance du salut en Jésus-Christ, présenté sous les aspects d’une riche symbologie qui émerveille nos cœurs et nos âmes. Ayant obtenu cette révélation glorieuse,

Moïse avait parlé du Seigneur Jésus bien avant que celui-ci s’incarne en ce monde: «Philippe trouva Nathanaël et lui dit: Celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et que les prophètes ont annoncé, nous l’avons trouvé; c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth.» (Jn. 1:45); «Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi; car il a écrit de moi.» (Jn. 5:46); «Car Moïse a dit à nos pères: Le Seigneur votre Dieu vous suscitera, d’entre vos frères, un prophète comme moi; écoutez-le dans tout ce qu’il vous dira.» (Ac. 3:22).

Par extension, le jardin d’Éden correspond au Corps de Christ et au Royaume de Dieu. Ceux qui n’ont pas été appelés pour en faire parti, sont jeté à l’extérieur «dans les ténèbres du dehors où sont les pleurs et les grincements de dents.» (Mat. 8:12). Vous cherchez le jardin d’Éden, vous le trouverez en vous, si du moins l’Esprit de Christ demeure en vous: «Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu. Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui.» (Rom. 8:8,9).

CHAPITRE 7

LA TENTATION DE LA FEMME PAR LE SERPENT

Depuis des siècles dans l’histoire de l’homme, la femme ou plus précisément la femelle de notre espèce, a été regardée comme étant coupable de la Chute de l’homme et à cause de cela elle a subie injustement toutes sortes d’accusations, et même d’attaques physiques contre sa personne. Cela n’est pas acceptable et ne doit pas être toléré plus longtemps. De telles activités néfastes doivent absolument cessées. Tout cela à cause d’une méchante interprétation du mot femme dans le récit de la Chute qui a perpétuée une telle attitude abominable de génération en génération. Si la femme est coupable de quelque chose, c’est de nous aimer malgré nos nombreux défauts. Nous ne disons pas par cela que la femme est parfaite, loin de là, elle a ses faiblesses et ses déficiences comme chacun de nous. Comprenons que mâles et femelles sont tous sous la condamnation du péché et que tous en subissent ses ravages.

Dans quelques-uns des passages célèbres de l’apôtre Paul, il est dit: «Car Adam a été formé le premier, et Ève ensuite. Et ce n’est pas Adam qui a été séduit; c’est la femme qui, séduite, occasionna la transgression.» (1 Tim. 2:13,14).

Ces passages à eux seuls ont contribués à dévaloriser la femelle à travers les siècles. Or le mot «femme» ou «gune» dans le Grec que nous voyons dans ces passages n’a aucun rapport avec la femelle de notre espèce. Ce mot provient de «ginomai» et signifie «arriver, apparaître, présenter, produire, réaliser». Nous savons aussi que le mot «Ève» ne se rapporte aucunement à une personne de ce nom, car il signifie précisément «vie» et il représente «la vie de l’être humain en ce monde».

Puisque nous savons que le mot «Adam» signifie «l’humanité», la multitude de mâles et de femelles qui la composent, et l’apôtre Paul était pleinement conscient de toutes ces choses, ce qu’il cherche à nous enseigner se transpire ainsi: «Car l’être humain a été formé en premier, et la vie ensuite. Et ce n’est pas l’être humain qui a été séduit; c’est sa réalisation [de la vie] qui, séduite, occasionna la transgression.»

Avec une telle traduction selon le Grec original, tout devient clair, et la femme ou femelle devient libérée du fardeau injuste qu’elle porte depuis des siècles. Ceci est notre contribution à son émancipation et nous espérons que tous les hommes (mâles) le reconnaissent aussi pour rétablir l’équilibre dans la race humaine.

Dans le contexte du jardin d’Éden, la tentation provient sur l’homme pour exercer sa foi et sa fidélité au commandement donné: «Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, en disant: Tu peux manger librement de tout arbre du jardin. Mais, quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras.» (Gen. 2:16,17).

Ce fut le premier commandement, la première loi donner à l’homme qui portait une interdiction ainsi qu’une condamnation. La loi porte toujours l’homme à réagir naturellement, elle excite son esprit et le provoque dans un sens opposé. L’homme doit maîtriser cette provocation, mais vu la vulnérabilité et l’infériorité de sa nature humaine, il ne peut que faillir dans ce domaine, car la loi est suprême et divine mais la réaction de l’être humain est naturellement charnelle. Nous pouvons donc décrire la tentation comme une démangeaison ou irritation qui excite la fragilité de la nature humaine et la provoque à une réaction opposée au commandement.

Les êtres humains ont toujours cherché à esquiver leur responsabilité pour le péché en cherchant à mettre le blâme sur le dos d’un autre. Il n’y a rien de nouveau ici, il en est ainsi depuis le début des temps (Gen. 3:12,13). La nature humaine déchue est la cause de cette déviation malheureuse.

Or la Bible dit que nous sommes responsables pour les tentations qui nous surviennent, il ne s’agit donc pas qu’un autre le soit à notre place: «Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été une tentation humaine (1 Cor. 10:13); «Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Et après que la convoitise a conçu, elle enfante le péché; et le péché étant consommé, engendre la mort.» (Jac. 1:14,15).

Dans le récit de la tentation le blâme est porté sur le serpent, et cela est encore l’attitude de nos jours. Le serpent n’est peut-être pas la créature la plus attrayante et la plus désirable d’avoir autour de nous, car parfois très dangereuse, mais quelle est cette phobie de toujours s’en prendre à lui au niveau spirituel comme s’il était la cause de nos péchés? Depuis quand est-ce qu’une créature minable détient telle un tel pouvoir sur l’homme? Depuis des millénaires on regarde le serpent dans le jardin d’Éden comme une créature qui détient, ou plutôt qui détenait, la faculté de raisonner et de parler, et pour certains même de se tenir droit et de marcher comme l’homme. Dieu a donné de telles facultés à l’homme seulement, la Bible est claire sur cela, aucune autre créature ne détient ni n’a jamais détenue de telles capacités.

Mais l’homme est ingénieux dans ses raisonnement fallacieux, il reconnait que le serpent n’est qu’une créature, et pour ne pas admettre ses torts ils s’inventent toutes sortes d’excuses et d’histoire insensées dont la principale est dans ce contexte, que le serpent a été possédé par l’esprit de Satan pour tenter l’homme. Or Satan ne peut posséder le serpent puisque la Bible dit que le serpent lui-même est Satan et le diable. Nous sommes loin ici d’une créature ou d’un animal normal que l’on nomme le serpent, et cela est évident. Donc en quoi consiste le serpent dans le contexte de la tentation et de la Chute, puisque nous savons que la tentation ne vient pas de l’extérieur de l’homme mais de l’intérieur? Évidemment nous pouvons être tenté par des choses extérieures, mais la puissance de la tentation est en nous mêmes, elle provient des désirs de notre volonté charnelle qui agissent sur la fragilité et la vulnérabilité de notre nature humaine.

Dans Gen. 3:1, le mot «serpent» en Hébreu est «nachash», il signifie dans son sens primaire «enchantement, apprendre par expérience, observer diligemment», et porte les nuances de «raisonner, être brillant, l’intelligence»; ou comme le dit si éloquemment Bergson: «L’une des directions divergentes et complémentaires de l’élan vital originel, c’est-à-dire de la conscience lancée à travers la matière».

Le serpent est nul autre que la faculté de raisonnement en l’homme, l’esprit charnel de sa nature humaine, son intelligence, sa faculté d’analyser le réel, de percevoir les relations entre les êtres, les rapports entre les objets, présents ou non, de comprendre les faits. Cette faculté est fragile et vulnérable en ce qu’elle est soumise aux limitations de la créature, elle est inférieure au raisonnement et à la pensée de Dieu qui est sans limite. Il ne s’agit donc pas d’un serpent littéral qui marchait et qui avait la faculté de raisonner et de parler. Le serpent est identifié à Satan et au diable et cela n’a pas manqué de stimuler l’imagination d’une grand nombre qui veulent absolument et à tout prix se décharger du fardeau de la culpabilité qu’ils portent pour leurs péchés. Ils s’obstinent à ne pas en vouloir la responsabilité et en transfert le blâme sur un prétendu ange déchu issu de la mythologie qui fut intégré subtilement à l’histoire du serpent dans le jardin d’Éden. Ils réussissent ce tour de passe-passe depuis des siècles en tirant ici et là des versets hors de contexte pour prouver leur prétexte, et la masse qui est crédule a mordue à l’hameçon.

Dérivant d’un verbe hébreu «satân», signifie «adversaire, ennemi, s’opposer, résister, concurrent, rival», le terme «satan» désigne d’abord un adversaire, et, plus particulièrement, celui qui exerce devant un tribunal la fonction d’accusateur (Imposture sur le Diable et les Démons).

Au niveau spirituel il s’agit de la conscience qui nous accuse à cause de la loi qui est écrite dans le cœur de tous les hommes (Rom. 2:14,15), et aussi de l’esprit ou raisonnement charnel qui est hostile contre Dieu (Rom. 8:7).

Le mot «Satan» ne sert jamais pour désigner un être surnaturel, adversaire des hommes et de Dieu sur lequel on porte le blâme. Ce mot se rapporte à un grand nombre d’applications à travers le texte des Écritures, mais jamais il se rapporte à la fausse notion d’une chute des anges fictives dans laquelle un certain Lucifer fut rejeté du ciel et devint l’ange déchue imaginaire du nom de Satan. Tandis que le mot «diable» ou «diabolos», rejoint souvent les désignations qui se rapportent au mot Satan car ces deux mots sont des synonymes. Diabolos est un mot composé qui vient de «dia» dont la signification principale est «un travers»; et «ballo» qui signifie «jeter ou laisser tomber une chose sans se préoccuper de l’endroit de la chute; éparpiller, jeter, déborder, insérer, jeter sur ou à travers dans le sens de «contredire, séduire, envoyer, diffamer, calomnier, accuser, dénoncer.»

Étymologiquement ce mot désigne essentiellement la «contrariété humaine» ou «adversité de la nature humaine»; en d’autres mots il s’agit de l’opposition de la nature humaine à la lumière de la vérité. Aussi que Jésus a été tenté par le diable ne signifie aucunement que celui-ci était un ange déchu.

La tentation de Jésus provenait de sa nature humaine, qui contraire à la nôtre était pure et sans péché. Il se présenta lui-même l’opposition qu’il rejeta, car personne d’autre ne pouvait le tenter que lui-même. Il fallait qu’il soit tenté en toutes choses comme nous le sommes afin que nous obtenions la victoire par lui. La tentation ne pouvait rien sur lui, il l’a vaincu car il est Dieu et infaillible, et nous en a délivré par sa puissance. Si Satan n’existe pas comme ange déchu, il existe toutefois dans la conscience de l’homme, non pas comme un être spirituel distincte ou une personne maléfique invisible, mais comme la faculté de son raisonnement qui s’oppose à l’Esprit de Dieu.

Le serpent rusé dans Gen. 3:1 est nul autre que le raisonnement rusé de la nature humaine. Nous voyons qu’il s’adresse à la femme, et nous savons qu’il ne s’agit pas de la femelle de notre espèce mais de l’existence charnelle de l’homme ou de «la réalisation de sa vie dans la chair», car le terme utilisé ici est «ishshah» lorsque le terme pour la femelle est «naqebah».

Ceci indique clairement que c’est l’être humain qui est tenté par son raisonnement fallacieux sur la Parole de Dieu, et cela implique toute la race humaine et inclue tous les mâles et toutes les femelles. La tentation est simple, on voit dans le contexte de ce chapitre que l’être humain se met à raisonner le commandement de Dieu «Mais, quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras.» (Gen. 2:17), ce qu’il n’avait jamais fait auparavant avant que Dieu le rendre conscient de sa nature humaine (Gen. 2:21-23).

Or raisonner signifie: «Formuler des arguments pour convaincre quelqu’un ou pour élucider, prouver ou contester quelque chose. Se convaincre ou tenter de se convaincre de faire un choix raisonnable.»

Dans le cas de la tentation, on voit que le raisonnement de la nature humaine manifeste la limitation de la créature, ce qui pousse l’être humain à mettre en doute la sincérité de Dieu face à son commandement: «Quoi! Dieu aurait dit…» Le grain du doute venait d’être semé et l’ambition prit ses racines. L’être humain persista dans son raisonnement fallacieux, cherchant obstinément à le justifier, et prit un choix libre d’être responsable de ses actions. En d’autres mots il déclara son indépendance de Dieu en se faisant maître de son destin. Il s’agissait donc de prendre un choix pour soi-même plutôt que de s’en remettre à Dieu. Ce fut le fruit défendu qui porta des conséquences désastreuses pour toute l’humanité de ce temps et pour tous les temps, car le poison du doute et de l’ambition avait teinté son sang et son âme fut déchue de la grâce, c’est à dire il fut chassé du jardin d’Éden.

On voit ainsi que le péché originel est l’indépendance et que son désir est la source de toutes les déviations dans la nature humaine qui depuis ce moment est complètement déchue. Le seul moyen d’en être délivré est de redevenir complètement dépendant de Dieu, et cela est impossible à l’être humain à cause du choix qu’il a prit et qui a contaminé sa nature humaine une fois pour toutes. Il fallait que Dieu vienne lui-même dans une nature humaine semblable à la nôtre, mais sans contamination afin de verser son sang pur et libre de toutes pollutions. Dans un sens on peut dire qu’il s’agit d’une transfusion de sang spirituelle, car il faut à l’être humain un nouveau sang et un nouveau cœur, ainsi qu’un esprit nouveau pour être sauvé (Éz. 36:26).

Dieu donc fit une promesse de salut à l’être humain pour redresser son raisonnement fallacieux: «Et je mettrai de l’hostilité entre toi et la femme, entre ta semence et son GERME: celui-ci écrasera ton agitation, et toi tu contrarieras ses pas.» (Gen. 3:15).

Le «Germe» mentionné est le Messie, le Seigneur Jésus. Ce passage est ce qu’on appelle le «protévangile» ou «évangile primitif» dans lequel on voit que l’autorité et la puissance du raisonnement de la nature humaine déchue sera écrasé, vaincu et rendu inactif, mais que cela ne sera pas sans répercussions de sa part. Ainsi, quoique le péché est vaincu en Christ et que nous sommes libéré de sa culpabilité et de sa condamnation, nous en subissons encore des conséquences dans notre corps: «nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps… Car nous sommes sauvés par anticipation [de la gloire à venir].» (Rom. 8:23,24); «Mais Dieu lui donne un corps comme il veut… Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible; Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force; Il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel; il y a un corps naturel, et il y a un corps spirituel, Suivant qu’il est écrit: Le premier genre d’homme, Adam, a été fait une âme vivante; mais le dernier Adam est un Esprit vivifiant.» (1 Cor. 15:38, 42-45).

Cette promesse du Germe que Dieu fit à l’être humain, ne signifie en aucune façon qu’ils vont tous être sauvé, mais que l’être humain sera sauvé dans les élus et que ceux-ci formeront une nouvelle race céleste et éternelle.

Les moqueurs diront: «Qu’en est-il donc du passage sur la condamnation du serpent, un raisonnement peut-il marcher sur son ventre et manger la poussière?»

Regardons ce passage attentivement: «Alors YEHOVAH Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et entre tous les animaux des champs; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.» (Gen. 3:14).

Premièrement, le mot «bêtes» est «bahemah», il signifie «être silencieux» et porte les nuances d’être «calme, discret, réservé, retenu, sage». Son explication se rapporte directement au mot qui le suit ou «animaux» ou «chay» qui signifie littéralement «êtres vivants». Maintenant le mot «marcheras» ou «yalak» signifie «venir, avancé, partir, procédé»; celui de «ventre» ou «gachown» vient de «giyach» et signifie «aller au devant, apparaître, être manifesté»; celui de «manger» ou «akal» signifie «dévorer, consumer, nourrir»; et finalement celui de «poussière» ou «aphar» signifie «ordure, imperfection, jeter, rejet».

Si nous mettons tout ensemble nous obtenons: «Alors YEHOVAH Dieu dit au raisonnement [de l’être humain]: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tous les sages d’entre les êtres vivants en croissance [de leur existence]; ta progression paraîtra ainsi: tu te nourriras de tes imperfections tous les jours de ta vie.»

Il ne s’agit donc pas d’un serpent qui rampe, mais d’un raisonnement tordu qui s’approvisionne constamment de ses imperfections, c’est à dire de ses erreurs, car la condamnation de Dieu est sur le raisonnement de notre nature humaine déchue qui ne peut faire autrement que de se fourvoyer dans ses ambitions.

Touchons quelques autres passages rapidement sans en donner tous les détails:

Gen. 3:17: «… tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie.»

Gen. 3:17: «… tu réaliseras ses avantages avec peine tous les jours de ta vie.»

Gen. 3:18: «Et il te produira des épines et des chardons; et tu mangeras l’herbe des champs.»

Gen. 3:18: «Et il te produira des irritations et des épreuves; et tu te ruineras en réfléchissant grandement.»

Gen. 3:24: «Il chassa donc l’homme; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les Voyants et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie.»

Gen. 3:24: «Il chassa donc l’être humain; et il plaça au devant de l’Enclos [de sa Grâce] des perceptions, et une désolation qui renverse l’être pour la conversion, dans le but de préserver l’assurance de la vie.»

CHAPITRE 8

LE CONFLIT ENTRE CAÏN ET ABEL

Les chapitres de la Genèse qui traitent du deuxième récit de la création de l’homme (chapitres 2,3,4), sont comme des images superposées qui composent un même sujet. Celui sur le récit de Caïn et Abel représente les mêmes évènements que le chapitre précédent mais vu d’un différent angle. Le conflit entre ces deux frères est celui entre les ténèbres et la lumière, entre l’éveil de la nature humaine à la conscience de son existence charnelle et l’opposition au commandement de Dieu.

Qu’il y a existé réellement deux êtres humains au début des temps nommé Caïn et Abel est fort douteux, ce n’est pas le but dans ce chapitre de la Genèse de nous présenter deux personnes, mais de nous expliquer les évènements de la Chute dans le jardin d’Éden. Ce récit est simplement une allégorie qui explique le sujet antérieur en style imagé, un mode d’expression consistant à représenter une idée abstraite, une notion morale par une image ou un récit où souvent (mais non obligatoirement) les éléments représentants correspondent trait pour trait aux éléments de l’idée représentée.

Regardons la signification des deux passages qui débutent le récit: «Or, Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut et enfanta Caïn, et elle dit: J’ai acquis un homme par l’Eternel. Elle enfanta encore Abel son frère; et Abel fut berger, et Caïn laboureur.» (Gen. 4:1,2).

Nous reconnaissons ici quelques mots qui sont les mêmes que nous avons vu auparavant dans les chapitres antérieurs, comme Adam «humanité, être humain», femme «existence, réalisation», et celui de «Ève» qui apparaît ici pour la première fois et dont la signification est «vie». Il est sujet de «connaître» et de «concevoir» ici, mais de connaître quoi et de concevoir quoi ?

Le mot «connaître» ou «yada» signifie «percevoir, considérer» et se rapporte directement aux passages du chapitre antérieur de Gen. 3:5,6: «Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, et qu’il était agréable à la vue, et que l’arbre était désirable pour devenir intelligent…», ou selon une traduction étymologique: «Dieu sait qu’au jour où vous en utiliserez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et sa réalisation considéra que l’avantage de cette assurance était favorable à la réception de son existence, et qu’elle était convenable à sa perception, et que cette assurance était désirable pour devenir intelligent…»

En d’autres mots, l’être humain réalisa qu’il pouvait devenir comme un dieu, un être puissant et souverain, s’il prenait le choix ou la décision de répondre à ses propres besoins, devenant ainsi maître de son destin. Cela fut considéré et la notion fut réalisée, ou selon les mots du texte: «Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut et enfanta…». Le mot «conçu» ou «harah» signifie «s’arranger, inventer, trouver un moyen pour faire», et cela indique clairement que l’être humain avait planifié astucieusement l’action qu’il se proposa de devenir «comme un dieu». Tandis que le mot «enfanta» ou «yalad» signifie simplement «manifester, mettre en évidence, réaliser», nous montrant que l’être humain n’a pas seulement considéré son action mais qu’il l’a mit en motion et la réalisa pleinement.

L’élément qui fut réalisé ou enfanté porte le nom de Caïn, terme qui signifie «usurper» ou selon la définition du terme: «Comportement de quelqu’un qui s’attribue une chose à laquelle il ne peut prétendre.» Les nuances de ce mot sont assez révélatrices: «s’approprier, acquérir, assimiler, conquête, saisir». Elle se retrouvent toutes dans un contexte de «tyrannie, asservissement, assujettissement, servitude ou esclavage, cruauté, férocité».

Selon tous ces termes, il est évident que le plan de l’être humain était d’usurper la puissance de Dieu, de la saisir par violence, et de l’imposer à sa façon de voir les choses. Nous pouvons facilement nous imaginer qu’une telle attitude a occasionner pour la première fois des conflits et des ruptures dans la race humaine. Toutefois l’enseignement principal du contexte est que Caïn tua son frère Abel, et cela doit être regardé d’une différente façon, même si les résultats arrivent à la même chose.

Il est écrit que la femme a «acquis un homme par l’Eternel», mais l’original dit «J’ai acquis un homme qui est Dieu.» et cela est appuyé par le grand exégète Matthew Henri, ainsi que par l’équipe des traducteurs de la King James anglaise qui ont inclus cette lecture dans la marge de plusieurs éditions de cette Bible. Or le mot «homme» ici est «iysh» terme qui signifie «le vivant, le puissant», ce qui indique que l’existence humaine s’est emparée d’une puissance divine, elle s’en a appropriée et l’a assimilée à sa vie (Ève); en d’autres mots l’être humain s’est déclaré dieu, et ce faisant il a détruit sa relation avec Dieu (le meurtre d’Abel), c’est pourquoi Dieu lui retira son Esprit (Gen. 6:3) ou pour utiliser les paroles du texte: «il chassa l’homme du jardin d’Éden».

Dans la phase d’engendrement de cette usurpation de la puissance de Dieu, lorsque l’être humain la considérait, et puisqu’il est une créature de Dieu et que Dieu a toujours le dernier mot, son existence ne pouvait faire autre qu’engendrer une opposition à cette usurpation, ainsi en même temps elle mit en évidence son contraire, c’est à dire «son frère» Abel.

Ce qui est fort intéressant est que le mot «Abel» ou «Hebel» vient de l’expression «Abba Père» ou «mon Père» qui est utilisé par le Seigneur Jésus: «Et il disait: Abba! Père! toutes choses te sont possibles…» (Mc. 14:36). Or «Abel» ou «Hebel» signifie «le souffle, l’esprit, le respire», mais il signifie aussi «devenir vain, dépourvu de réalité, qui est sans effet, inefficace, inutile».

En d’autres mots, le Souffle de Dieu, son Esprit, s’opposa dans l’être humain à une telle usurpation, ce qui engendra un conflit majeur dans la conscience de l’être humain; et comme l’apôtre Paul dit: «le raisonnement charnel est hostile contre Dieu» (Rom. 8:7); «Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées l’une à l’autre; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez.» (Gal. 5:17).

Le meurtre d’Abel par son frère Caïn consiste donc en ce que l’être humain était déterminé de «manger le fruit défendu» et déclara son indépendance de Dieu, la communion avec son Esprit était considérée insignifiante et inutile, et Dieu devint dépourvu de réalité pour l’être humain qui se déclara maître de son destin. Il n’y a aucun doute que la race humaine tomba dans la décadence et qu’il y eut des hostilités et des divisions, car certains demeuraient fidèle à la promesse du rachat de leurs péchés par le Messie promit (Gen. 3:15).

Toutefois nous savons que la race humaine s’est tellement corrompue qu’il fallut que Dieu la détruise au complet, sauf huit survivants qu’il avait choisi. Ce choix de Dieu d’en sauver seulement quelques-uns impliquait par nécessité de laisser le reste périr dans sa corruption sous les eaux du déluge. En d’autres mots, l’histoire du déluge de Noé est en même temps la révélation du principe de la double prédestination. Comprenons que toutes ces choses ne se produisirent pas en un seul moment, comme plusieurs ont tendance à s’imaginer, mais qu’elles impliquent tout le développement de l’histoire à partir de Gen. 1:28 jusqu’à Gen. 6:1-22 dont la durée fut d’une période au-dessus de mille années.

Nous savons d’après le récit que «Abel fut berger, et Caïn laboureur». Il nous est dit:

«Or, au bout de quelque temps, Caïn offrit des fruits de la terre une oblation à YEHOVAH; Et Abel offrit, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leurs graisses. Et YEHOVAH eut égard à Abel, et à son oblation; Mais il n’eut point égard à Caïn, ni à son oblation; et Caïn fut fort irrité, et son visage fut abattu.» (Gen. 4:2-5).

Que Abel fut berger est l’indication que l’Esprit de Dieu agissait comme Berger dans la conscience de la race humaine pour diriger les êtres vivants à renoncer à leur projet d’usurper sa puissance et de dérober sa gloire.

Ainsi disait le Seigneur Jésus: «JE SUIS le Bon Berger; le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis.» (Jn. 10:11). Cette prise de conscience en l’être humain était juste (Mat. 23:35; Héb. 11:4; 12:24), et plusieurs suivirent dans cette voie et la proclamèrent. Tandis que la conscience de la nature humaine de son existence charnelle recherchait la servitude de la chair, car le mot «Caïn» signifie aussi «servitude», et la grande majorité suivait cette voie.

Ainsi disait l’Ecclésiaste: «Ce qui a été, c’est ce qui sera; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.» (Ec. 1:9).

La race humaine fut donc divisée en deux groupes, un fidèle à la justice et l’autre à l’injustice, en d’autres mots, les élus et les réprouvés.

Abel offrit des «premiers nés» ou «bakowrah», terme qui signifie «droits d’aînesse», et leurs «graisses» ou «cheleb», terme qui signifie «abondance, enrichissement». Le mot «offrit» dans ce texte est «bow» et signifie «amener, venir ou revenir, porter»; et celui de «égard» ou «sha`ah» signifie «respecté, admiré, exalté» et contient plusieurs autres nuances.

Le sacrifice d’Abel consistait donc en ce que Dieu appela les êtres humains «à revenir au droit d’aînesse et à son enrichissement» qu’ils avaient en lui, et cela fut exalté par Dieu.

Mais Caïn offrit des «fruits de la terre» ou «pariy», terme qui signifie «fructueux, avantageux, lucratif, salutaire»; et l’expression «n’eut point égard» qui aussi provient de «sha`ah», portent les nuances de «accabler, affliger, attrister».

En d’autres mots la servitude à la nature humaine, plutôt qu’à Dieu, fut proposé comme un moyen salutaire pour rendre les êtres humains fructueux, et ceci accabla Dieu et l’attrista fortement. Ce dernier terme est l’indication de la durée du développement de l’histoire de la Chute, car il se rapporte directement à Gen. 6:6: «Et YEHOVAH se remit en mémoire d’avoir maintenu les êtres humains sur la terre, et il en fut affligé dans son cœur. (Bible Épée 2010)».

Or tout ce qui se produit au niveau spirituel a des répercussions au niveau matériel, et cela est évident dans la décadence de la race humaine à cette période de l’histoire: «Et YEHOVAH vit que la malice de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que mauvaise en tout temps.» (Gen. 6:5).

Que «Caïn fut fort irrité, et son visage fut abattu…» est très significatif, en ce que le terme «irrité» ou «charah» signifie «furieux, enflammé, enragé, brûlé», ce mot est relié à «charar» qui signifie «carbonisé, charbonneux», c’est à dire que Caïn devint carbonisé, un noir. Nous ne pouvons arriver à aucune autre conclusion, les mots l’indiquent clairement, Caïn fut transformé par la puissance de Dieu comme signe de recognition et d’avertissement au reste des hommes, il porta la malédiction de Dieu sur lui tout comme il se produisit avec Cham et Canaan, fils de Noé, après le Déluge. Ce fut une marque que Dieu mit sur Caïn pour sa traîtrise (Gen. 4:15), afin que les hommes le reconnaissent et ne lui fasse pas violence, car Dieu se réservait son châtiment, une représailles pire que les hommes aurait pu lui faire et même s’imaginer.

Donc malheur à ceux qui auraient tenté mettre la main sur Caïn, car ils subiraient un châtiment sept fois pire et on ne plaisante pas avec Dieu, il fait toujours ce qu’il dit. Ce fut le début des races parmi les hommes, car avec le temps les carbonisés se mélangèrent avec les ivoirins, les blancs, formant ainsi une nouvelle souche, les métis. En fait, il y a de fortes raisons de penser que la femme de Noé était une carbonisée car les noms de ses trois fils révèlent trois races différentes: Sem ou brun; Cham ou noir; Japhet ou blanc. A cette période de l’histoire, les lignes de démarcations dans la race humaine étaient claires et précises, ce n’était pas comme de nos jours ou toutes les races sont mélangées ensemble parmi les nations de la terre.

Reprenons ce qui vient d’être dit en élaborant sur les termes figuratifs, afin de trouver réellement ce qui s’est transpirer à cette période de l’histoire de la Chute. L’esclavage de la chair fit que les êtres humains qui supportaient cette notion, subirent le châtiment de Dieu et leur «visage» ou «paniym», terme qui signifie «présence», fut «abattu» ou «naphal», terme qui signifie «rejeté, réprouvé, disgracié», et transformé par la puissance de Dieu en des êtres carbonisés, d’après la condition de leur cœur ténébreux. Le mot «naphal» est relié à celui de «naphiyl» qui est traduit par «géants» dans Gen. 6:4 mais dont la signification est «disgraciés».

Il est écrit que Caïn fut chassé de la terre et devint un voyageur menant une vie errante comme un fugitif, une personne bannie de son peuple, de son pays, de son monde: «Voici, tu m’as chassé aujourd’hui de dessus cette terre, et je serai caché de devant ta face, et je serai vagabond et fugitif sur la terre…» (Gen. 4:14).

En d’autres mots, ceux qui supportaient l’esclavage de la chair, la race des carbonisés ou fils du serpent, furent rejetés de la grâce et chassé de la terre comme des voyageurs errants. Ici le mot «terre» est «adamah», terme qui signifie «produire, généré, profitable», ce qui nous indique que la race des carbonisés fut interdite tout ce qui est profitable en notre monde, bannie de sa face et exilée vers un autre monde.

Le passage suivant nous indique où ils ont été habiter: «Alors Caïn sortit de devant la face de l’Eternel, et habita au pays de Nod, vers l’Orient d’Éden.» (Gen. 4:16).

Premièrement, «sortir de devant la face de l’Éternel» signifie littéralement «renoncer à la présence de Dieu», ce sont des paroles très fortes qui indiquent comment profonde la rébellion était dans le cœur de la race des carbonisés, et ils furent tous bannis de notre monde pour se rendre dans le monde de Nod.

Ce qui est intéressant ici est que le mot «Nod» signifie «errant» et que ce terme était utilisé anciennement pour désigner les astres errants ou planètes, et l’est encore parmi les grecs, car «errant» en Grec signifie «planète». Ceci amène une notion très étrange ou plutôt très énigmatique, car elle indique que toute la race des carbonisés, fils du serpent, fut chassée de notre monde à cette période pour habiter sur un astre errant ou planète avec interdiction de revenir sur la terre. Cette planète est identifiée comme celle qui se trouvait en orbite entre Mars et Jupiter, et qui fut détruite dans une explosion catastrophique au temps du Déluge. On se croirait en plein dans un récit de science-fiction, mais n’oublions pas que les êtres humains au début furent donner de Dieu la domination sur toute la création (Gen. 1:26; 2:19,20) et qu’ils administraient parfaitement toutes les lois qui la régissent.

Les hommes n’étaient pas des ignorants au commencement, ils étaient loin d’être des simples laboureurs comme se l’imaginent naïvement les gens modernes. Ils avaient la connaissance profonde de tout ce qui existe dans l’univers, car ils avaient été créés à l’image de Dieu et ils étaient parfaits avant la Chute, leur connaissance ne connaissait aucune borne, c’est pour cela d’ailleurs qu’ils chutèrent dans le péché, car ils se croyaient comme des dieux.

Dans leur nouvelle demeure, les fils du serpent, c’est à dire du raisonnement charnel, construisirent une réplique de la civilisation édénique dans le but de se venger contre Dieu et contre ceux qui lui étaient demeurer fidèle.

Ils formèrent une alliance et planifièrent une stratégie afin de monter un assaut contre la terre. Après un certain temps, ils revinrent en grand nombre, infiltrèrent le monde des fidèles et prirent des femmes entre eux afin d’enfanter leur progéniture, pensant ainsi forcer la main de Dieu. Ils instituèrent des mariages mixtes afin de corrompre la race des Sethites (Gen. 4:25) et engendrer une nouvelle race par laquelle ils forceraient Dieu à les inclure dans la promesse.

Les mariages mixtes entre les enfants de Dieu et ceux du dehors furent toujours interdit, autant pour la race d’avant le Déluge que pour Israël (Ex. 34:16; Deut. 7:3,4), que pour les chrétiens (1 Cor. 7:39).

Si Dieu accorderait la grâce du salut à leurs enfants, donc il serait obligé de la leur accordé aussi. Leur astuce faillit misérablement et ils se mirent à détruire les fidèles en les polluants avec toutes sortes de corruptions dans le but d’empêcher la promesse du Messie à venir de se réaliser. Mais Dieu avait suscité une nouvelle compensation de la lignée de Seth, en substituant la faiblesse par la force dans certaines personnes qu’il avait choisi, des gens honorables et fidèles qui ne reculèrent point devant les assauts de l’ennemi, et ils devinrent des puissants instructeurs et administrateurs des lois de Dieu (Gen. 5:1-32). A la mort du dernier de ces administrateur, Méthushélah (Gen. 5:26,27), Dieu détruisit la terre avec tous ses habitants par un déluge global, sauf la famille de Noé. Pour assurer l’éradication totale du mal, la planète des fils du serpent fut détruite ainsi que toutes ses colonies dans les mondes habitables.

Plusieurs se demandent pourquoi il n’y a pas d’âge mentionné dans la lignée de Caïn (Gen. 4:17-26), comme nous retrouvons dans la lignée de Seth: «Tout le temps que Seth vécut, fut donc de neuf cent douze ans; puis il mourut.» (Gen. 5:8) ?

La réponse, si vous ne l’avez pas encore discernée, est que Caïn n’a jamais existé comme une personne distincte et individuelle. Son nom, comme nous l’avons amplement démontré, est un style figuratif qui représente les évènements négatifs qui transpirèrent dans la race humaine au début des temps. Dans la Bible, le nom «Caïn» utilisé dans un sens personnel signifie toujours la race rebelle, les fils du malin par rapport aux fils de Dieu. Tous les noms des gens de sa lignée sont du même style.

Ainsi Hénoc (v.17) signifie une initiation, une instruction; Irad (v.18) la séquestration; Mehujaël (v.18) affligé de Dieu; Methushaël (v.18) l’homme divinisé ou déifié; Lémec (v.18) le renversement de l’être ou de l’existence; Ada (v.19) le plaisir; Tsilla (v.19) la protection; Jabal (v.20) être fastueux, ce fut l’origine de ceux qui demeurent dans des sanctuaires et près des rachetés pour les corrompre; Jubal (v.21) une source, elle fut l’origine de tous ceux qui manipulent le retentissement de la sensualité; Tubal-Caïn (v.22) le producteur, ceux qui affinaient tous les complots et les enchantements qui se transpirent; Naama (v.22) la séduction.

Il est vrai que les noms de ceux de la lignée de Seth (Gen. 5:1-32) portent aussi leurs définition qui peuvent nous éclairer davantage, mais le fait que les âges sont mentionnés indique que chaque nom représente une génération qui porte les caractéristiques de la signification du nom donné, Noé qui était de la génération du «repos» de l’assurance de la promesse en est la preuve.

Mentionnons brièvement un fait qui intrigue plusieurs personnes. Il s’agit des géants et des dinosaures. Les deux s’expliquent dans un même souffle. Le gigantisme était l’état normal des choses au début des temps, autant chez les plantes, les animaux, et les humains. Newton a montré que la force de gravitation ou le mouvement de rotation des astres, est le phénomène d’attraction universelle, suivant lequel deux corps quelconques s’attirent les uns les autres en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance. En d’autres mots, la gravitation d’un astre en rapport avec l’attraction d’un autre, détermine la masse, le poids, le temps et la taille des éléments à sa surface. La destruction subite de la planète des fils du serpent, la race des carbonisés, aurait produit une régression progressive dans l’organisme de l’homme et de la nature, pour en arriver à ce que nous sommes. La stature gigantesque de l’homme et sa longévité de vie furent ainsi réduite graduellement mais non uniformément.

Un passage curieux dans la version française du livre d’Énoch nous indique la continuité du gigantisme après le Déluge: «Cet enfant qui vous est né (Noé) survivra seul ce grand cataclysme avec ses trois fils. Quand tout le genre humain sera détruit, lui seul sera sauvé. Et ses descendants enfanteront sur la terre des géants, non pas de l’Esprit, mais de la chair.» (Énoch 105:15,16).

Non pas que nous reconnaissons le livre d’Énoch comme inspiré, mais il détient des parallèles intéressant sur la race des géants. Comment pouvons-nous expliqué autrement le fait qu’il y avait encore des géants après le déluge, lorsque tous les peuples de la terre furent détruit en étant submergés sous les eaux ? Le mystère du gigantisme n’est pas complètement élucidé, mais si nous considérons son échec à travers l’histoire, nous apprenons cette leçon vitale: à savoir qu’il suffit simplement que des gens de très peu de foi en Christ pour renverser les forteresses de nos géants modernes (Mat. 17:20; 2 Cor. 10:3-6). C’est à ceci que le Seigneur Jésus-Christ nous appelle; sondez donc votre cœur pour voir si vous êtes des nôtres, car «celui donc qui voudrait être ami du monde, se rend ennemi de Dieu.» (Jc. 4:4).

A cette période les animaux et les humains se nourrissaient de plantes et de fruits, ce fut qu’après le Déluge qu’ils commencèrent à consommer de la viande, car la nature avait subie une transformation radicale et les êtres vivants avaient besoin plus de force et de vigueur pour survivre. Ce qui veut dire qu’avant le Déluge les dinosaures étaient végétariens, et non carnivores comme la science moderne les représente faussement. L’homme lui-même étant d’une stature gigantesque, les dinosaures étaient pour lui comme des animaux domestiques, car avant le Déluge la crainte de l’homme n’existait pas dans le règne animal (Gen. 9:2-4).

CHAPITRE 9

LA CONSTRUCTION DE LA TOUR DE BABEL

Ce sujet n’est pas directement impliqué dans les origines de la création de l’homme, néanmoins il touche le sujet d’une recréation après le Déluge de Noé qui nous concerne tous. Un siècle environ après le déluge, au temps de Péleg, lorsque le Continent Terre fut fragmenté (Gen. 10:25), les hommes qui composaient la famille humaine s’étant insensiblement éloignés du mont Ararat, arrivèrent dans les plaines de Shinear, terme qui signifie «terre régénérée des eaux».

Plusieurs des descendants de Cham voulant, à ce qu’il paraît, échapper aux menaces divines dirigées surtout contre Canaan, et ayant encore la crainte du Déluge, cherchèrent à se procurer un ascendant sur les autres membres de la famille. Abandonnant, en conséquence, la droite voie, et refusant de se conformer aux pieux conseils de Noé, leur aïeul, qui leur avait recommandé un attachement sincère au vrai Dieu, ils se mirent à construire une ville avec une tour énorme. Leur vrai motif était l’orgueil, l’ambition, le désir de régner; le moyen par lequel ils espéraient parvenir à ce résultat était la concentration de l’humanité dans un même système religieux, politique et hiérarchique, moyen infaillible pour éteindre à jamais la lumière divine, et pour étouffer tout développement de la foi en le vrai et seul Dieu. En général on peut dire que c’est dans la famille de Cham que le gouvernement patriarcal a le premier et le plus anciennement été remplacé par une organisation religieuse et politique gouvernée par un seul monarque.

D’après Alexandre Hislop «Les Deux Babylones», c’est Nimrod qui conçut le premier l’idée de cette entreprise. Comme ils ne connaissaient pas de carrières dans le sol fertile où ils s’étaient établis, ils cuisirent des briques, et se servirent de bitume en guise de mortier. La tradition porte que, pendant trois ans, ils ne firent autre chose que de préparer leurs matériaux; et déjà, depuis vingt-deux ans, ils s’occupaient de l’œuvre de leur construction, lorsque l’Éternel, qui ne voulait pas cette agglomération du genre humain sur un seul point de la terre, et qui voyait les sentiments d’orgueil, d’impiété, et de stupidité qui présidaient à l’érection de cette tour gigantesque, interrompit les travaux brusquement, et, par sa toute-puissance, fit échouer le premier essai d’une monarchie universelle par Nimrod.

Il faut toutefois se poser la question pourquoi construisirent-ils une tour gigantesque dans une plaine, lorsque la crainte du Déluge était encore dans leur cœur; il semblerait logiquement qu’elle devrait plutôt être construite sur une des plus haute montagne. Mais nous savons qu’il y a une raison à toutes choses, comme nous allons voir.

Le mot «tour» ou «MIGDAL» en Hébreu porte aussi la notion de «pyramide» et celui-ci étant un mot composé de «pyr-amid» porte la signification de «feux dans le centre», c’est à dire «l’énergie dans le cœur de l’homme, car le mot «cœur» signifie «le centre».

Il ne s’agit pas ici de l’organe du cœur, mais de la conscience, c’est à dire de l’esprit, de l’intellect, du raisonnement charnel qui était le centre de l’existence de l’homme. Ceci est pleinement dans le contexte historique des anciennes civilisations, particulièrement dans la période de l’ancienne Babylone et l’Égypte.

Alexandre Hislop, dans son livre remarquable «Les Deux Babylones», nous indique qu’elle a été construite par Cush, le faux prophète, et son fils Nimrod, le Rebel et Grand Souverain des nations de cette période. Il est intéressant de remarquer que le nom Cush en Chaldéen signifie chaos et que traduit en Égyptien ce nom devient Chéop, ce qui nous indique fortement que la Pyramide de Chéop est nulle autre que l’ancienne tour de Babel.

Ceci nous indique aussi qu’il y a une différence entre les noms Babel et Babylone, les deux ne seraient pas nécessairement identique. Babel était située dans le pays de Shinear (Gen. 11:2,3) et Hislop nous dit que «Shinear» signifie «terre régénérée». Il ajoute que l’ancienne Égypte, fondée par Mitsraïm, frère de Cush, était à ce temps un vaste marais et qu’il détourna les eaux du Nil en construisant des digues pour faire sécher les terres d’où son nom Mitsraïm qui signifie «constructeur de digues». De ce fait le sol du pays de Mitsraïm ou Égypte devint très fertile, sa terre fut ainsi régénérée.

Les anciens Égyptiens pratiquaient un culte de régénération qui fut associé à ce fait, déifiant le soleil qui assécha les terres. Cet ancien culte du soleil avait deux aspects, un externe qui se rapportait aux symboles physiques, et l’autre interne qui se rapportait au culte de l’intelligence, ce dernier étant encore en vigueur de nos jours à tous les niveaux de la société, particulièrement dans les nations dites démoncratiques. Les Saintes-Écritures nous indiquent clairement que la région de l’ancienne Égypte et ses environs étaient sous le domaine de la famille de Cham, fils de Noé, et que ces gens étaient de race noire. Nous sommes loin de la tour traditionnelle et du pays de Babylone.

Il est aussi légitime de penser que la confusion des langues fut occasionnée par la séparation des continents qui se produisit du temps de Péleg, la relation entre les pyramides du Mexique et de l’Égypte en est une indication. Nous en avons aussi une indication dans une traduction étymologique: «Et YEHOVAH fracassa en fragments toute la face du Continent, et ils cessèrent d’étendre leur empire.» (Gen. 11:8).

A cette période la terre était encore d’un seul Continent qui fut fragmenté par une catastrophe cosmique. D’ailleurs le Popol Vuh ou Bible des Mayas indique que ce peuple vint d’Égypte et se rendit dans les terres du Mexique à pied, démontrant que les Amériques étaient encore reliés à l’Afrique d’une certaine façon avant la catastrophe qui transforma toute la géographie de la Terre. Ce fut à ce temps que l’ancien Continent d’Atlantide des Caphtorims «île en forme de couronne» (Gen. 10:14), située dans la Méditerrané, fut submergé sous les eaux après l’éruption d’un volcan. Dans un sens il fallait qu’il en soit ainsi, car cela donna aux animaux qui sortirent de l’arche de Noé la capacité de se répandre sur toute la surface de la terre.

Il est dit dans «Les Oracles de la Cybèle» que la tour de Babel fut construite dans le but spécifique de retourner parmi les étoiles. Ceci s’accorde parfaitement avec la description que nous avons de Lucifer (Ésaïe 14:12-14) et que nous savons se rapporte directement à Nimrod lors de la construction de la tour de Babel: «Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer (Astre brillant), fils de l’Aurore? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations? Tu disais en ton cœur: Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône par-dessus les étoiles de Dieu; je siégerai sur la montagne de l’assemblée, aux régions lointaines de l’Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut.»

Ces passages s’appliquent a la royauté des souverains de Babylone (v.4-11), et non a la chute des anges mythique enseigné par la théologie traditionnelle. Le terme de «Lucifer» s’applique a Nimrod qui fonda Babylone et construisit la Tour à Babel, et celui de «Aurore» s’applique a sa femme Sémiramis qui fut déifiée comme déesse de l’Aurore ou Astarté, la reine du ciel. Nimrod, ayant marié sa mère, fut nommé ainsi «le fils de l’Aurore» et fut déifié sous le nom de Baal, le dieu Soleil, le Brillant, l’Intelligent.

Nimrod, dans le but de retourner vers l’ancienne habitation de Caïn, lieu de son exil (Gen. 4:14-16), s’était accaparé des archives de Noé dans lesquels étaient mentionné la connaissance des anciens carbonisés ou fils du serpent, les puissants constructeurs qui avaient apostasié et qui furent chassés de la terre. Ceux qu’on peux appelé aussi «les fils des cieux», qui après devinrent connus comme les Nephilims, les disgraciés, avaient établit des colonies sur différentes planètes à l’intérieur de notre système planétaire. Ces colonies furent détruites lors de l’explosion de la planète Astra ou Nod qui se trouvait entre Mars et Jupiter.

Nous savons que l’ancienne divinité Babylonienne de « Marduk » fut associé à la planète Mars. Or Marduk fut l’origine et l’apothéose de Nimrod. Il est remarquable qu’une syllabe avec la valeur consonante de «M*R» est retrouvé partout relié à la planète Mars, le dieu de Mars, et est associé à l’emblème du Dragon.

La source de tous ces mots se trouve dans la racine sémitique «marah» (M*R), qui en Hébreu signifie «amer, être cruel ou violent, ainsi que désobéissance». De cette racine est dérivé «marad» (M*R*D) ou rébellion, qui est l’original de Nimrod (en Babylonien Nin-Mir-Rud), ou (N*M*R*D), de même que Marduk et Merodach (M*M*R*D). Marduk fut l’origine des noms et des caractères du dieu Mercure (M*R*K*R) et du dieu Mars (M*R*TS).

Il existe ainsi la distincte possibilité que Nimrod et son clan possédèrent une science, encore inconnue de nos jours, qui leur donna la capacité de voyager vers Mars. Les ruines qui se trouvent sur Mars dans la région de Cydonia ou Cité des Anges, ainsi que dans la Cité des Étoiles et dans le Cratère Hale, ont des ressemblances formidables avec l’ancienne civilisation du temps de Nimrod. Nous voyons ceci dans le nom de CAIRO en Égypte où se trouvent les pyramides, car CAIRO signifie littéralement MARS.

Il advient de ces choses la possibilité que Nimrod, qui s’était emparé de l’ancienne science des carbonisés la réservait à son groupe d’élites pour dominer sur le monde, soit retourné sur la Lune et sur Mars (de là le pourquoi de la construction de la Tour de Babel).

Il y a la forte possibilité que la descendance de ce groupe d’élite s’y trouverait encore de nos jours, revenant à leur base secrète sur terre de temps en temps; ce qui expliquerait pourquoi tant de gens ont vu des O.V.N.I. de tous genres à travers l’histoire. Nous savons d’ailleurs que d’après certains nos gouvernements auraient fait un pacte secret avec une race d’aliénégène qui se nomme les Gris dans le but d’obtenir leur technologie et de retourner parmi les étoiles avant que la terre soit détruite de nouveau. Si tel est le cas, ces aliénégènes ne seraient pas ce qu’on nomme des extra-terrestres mais des humanoïdes, des mutations biologiques créés par la descendance des élites de Nimrod. Quoique nous sommes dans le domaine de la spéculation sur ces choses, on ne peut en négliger la possibilité, car plusieurs indices en donnent l’impression.

CHAPITRE 10

LE DERNIER ADAM UN ESPRIT VIVIFIANT

La Parole de Dieu nous montre en Adam un type de notre Seigneur Jésus-Christ (Rom. 5:12-19; 1 Cor. 15:45). Comme le corps d’Adam fut formé par la puissance de Dieu et pris de la terre, de même Jésus-Christ homme a été formé par cette puissance dans le sein de Marie. Christ est l’image du Dieu invisible, sa parfaite ressemblance. Jésus, en sa qualité de Messie, de Christ, a reçu la domination sur toutes choses. Il est le premier-né d’entre ses frères, le chef et la tige de tous les élus. Enfin, de même que le péché d’Adam est devenu le péché de toute sa race, la justice de Christ appartient à tous ceux qui sont spirituellement sa postérité.

Dans la généalogie de Jésus-Christ que nous donne l’Évangile de Luc (Lc. 3:38), Adam est désigné comme «fils de Dieu». Une autre explication nous est fournie par Gen. 27 et 1 Cor. 15:45: «C’est ainsi qu’il est écrit: Le premier homme, Adam, a été fait créature vivante (psychique) le dernier Adam, esprit vivifiant ». Nous avons ainsi dans la Bible un «premier Adam» et un «dernier Adam».

Au commencement, Dieu créa, de la poussière de la terre et de son souffle, la race des hommes consistant de mâles et de femelles, et ce fut l’humanité telle que nous la connaissons: esprit, âme et corps, à l’image et à la ressemblance du Créateur. La création divine avait été parfaite tout avait été qualifié de «bien» et de «très bien». Cependant, le péché ayant fait son apparition. La relation, la communion avec Dieu, par l’intermédiaire de l’Esprit, fut ainsi interrompue, et l’homme, soumis à une autre intelligence, perdit le contact intime avec son Créateur. Mais le Créateur, avait devisé à l’avance un plan pour le salut de la créature égarée, mais seulement d’entre celles qu’il avait choisi: «C’est lui… qui nous a sauvés [irrévocablement], et nous a appelés par un saint appel [à renaître], non selon nos œuvres, mais selon sa propre intention [immuable], et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles, Et qui a été maintenant manifestée par l’introduction de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par le message de la grâce.» (2 Tim. 1:9-10).

C’est ainsi que Dieu, pour la réalisation de ce plan, s’est incarné Lui-Même comme Fils au temps voulu, c’est à dire que le Père Éternel s’est enveloppé d’un corps de chair et s’est révélé au monde comme Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Nouvel Homme. Ce fut en quelque sorte une deuxième création, une création spirituelle, un deuxième et dernier Adam. Une femme de la première création fut choisie, et il lui fut annoncé: «La Sainte Présence viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre; c’est pourquoi aussi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils, Dieu même.» (Lc. 1:35).

L’un et l’autre sont dénommés «fils de Dieu», sortis des mains du Créateur; l’un est tiré de la terre, «terrestre», désigné comme étant une image de celui qui devait venir l’autre, «venu du ciel», céleste. Une deuxième comparaison nous présente, dans le même sens, un contraste saisissant entre ces deux êtres: «Adam a été fait âme vivante» (animée), le dernier Adam, un esprit qui donne la vie (vivifiant). Deux hommes semblables quant à leur apparence extérieure, deux êtres dissemblables quant à leur essence intime; l’un dominé et dirigé par les forces de l’âme (intelligence naturelle, volonté, sentiments, etc.); l’autre conduit par l’Esprit, par des forces de vie, de lumière, d’amour, par des valeurs transcendantes, des valeurs éternelles.

Le premier Adam avait, par sa faute, entraîné l’humanité dans le chemin de la mort, et le jugement de Dieu exigeait une condamnation. Par contre, comme l’apôtre Paul le souligne: «Car, si par le péché d’un seul la mort a régné par un seul homme, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils dans la vie par un seul, savoir, par Jésus-Christ!» (Rom. 5:17).

Nous portons l’image de «l’homme terrestre», mais demain, nous porterons celle de «l’homme céleste», cela par suite de la foi qui nous est donné d’avoir en Christ et à la Parole. En ce jour-ci, nous recevons déjà les premiers fruits de cette victoire, les arrhes de l’Esprit, les bénédictions de Celui qui «donne la vie». Que dirons-nous donc ? Dieu n’a point épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour tous ses élus. C’est Dieu qui justifie.

Notre privilège est de faire monter vers le ciel notre adoration, notre reconnaissance, et de dire et de redire: «Rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ, notre Seigneur!» Le Seigneur Jésus est ressuscité et le jugement est passé. Il se tient maintenant comme Dieu dans une nouvelle position: comme celui qui a parfaitement enduré le jugement sur les péchés et sur le péché, mais qui comme Dieu s’est ressuscité comme preuve qu’il avait pleinement satisfait au jugement divin; et maintenant, il vit une vie de résurrection en nous et nous en lui. Voilà la position du Seigneur Jésus, comme le second homme, le dernier Adam, depuis qu’il est devenu chef de la nouvelle famille, la famille de Dieu, d’une nouvelle race céleste et éternelle du Nouvel Homme.

L’apôtre Paul nous dit (Rom. 5:12-21) que tous ceux qui sont identifiés avec lui partagent cette position avec lui: «Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense. Car, si par le péché d’un seul plusieurs sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu, et le don par la grâce qui vient d’un seul homme, savoir Jésus-Christ, s’est répandu abondamment sur plusieurs!» (v.15), le mot «plusieurs» indiquant qu’il ne s’agit pas de tous les hommes mais de seulement les élus.

«Et il n’en est pas de ce don, comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché, car le jugement de condamnation vient d’un seul péché; mais le don gratuit, de plusieurs péchés, est envers la justification.» (v.16). «Car, si par le péché d’un seul la mort a régné par un seul homme, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice, régneront-ils dans la vie par un seul, savoir, par Jésus-Christ!» (v.17). L’œuvre du Seigneur Jésus est suffisante pour la «justification de vie» et par son obéissance, nous avons été «constitués justes» (v.18,19). La grâce règne «Afin que, comme le péché a régné dans la mort, ainsi la grâce puisse régner par la justice pour donner la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.» (v.21). «Car si, lui devenant semblables dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi dans sa résurrection» (Rom. 6:5).

Dans Éphésiens 2:6 le sujet va plus loin encore. Dieu nous a vivifiés ensemble avec Christ, et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus.

Nous savons donc que l’œuvre du Seigneur Jésus signifie davantage pour nous que le seul pardon des péchés. Lorsqu’un pécheur vient à Dieu en confessant ses péchés, et dans la foi qu’il a reçu au Seigneur Jésus, Dieu lui assigne sa place dans la famille de Dieu, dans l’assemblée des élus dans laquelle il fut prédestiné en Christ avant la fondation du monde; il appartient au Seigneur Jésus. L’œuvre tout entière du Seigneur Jésus lui est imputée. Cela veut dire: le châtiment de ses péchés a été porté sur la croix; et par conséquent ceux-ci sont expiés. Mais sa nature pécheresse a aussi été jugée et est morte dans la mort du Seigneur Jésus, à la croix. Maintenant il participe à la vie de résurrection du Seigneur Jésus; le dernier Adam «un esprit vivifiant» (1 Cor. 15:45) a soufflé en lui et lui a donné sa propre vie de résurrection (Jn. 20:22). Il possède la vie éternelle, le Seigneur Jésus lui-même comme sa vie (Jn. 3:15,16; 1 Jean 1:1,2; 5:11-13,20), et l’Esprit de sa Sainte Présence habite en lui pour le fortifier, le diriger, le protéger, et l’instruire dans toutes ses voies.

CHAPITRE 11

RÉSUMÉ ET CONCLUSION DU SUJET

Il importe de rendre compte de l’essentiel sur tout ce qui vient d’être dit sur le sujet de la création de l’homme. Au début Dieu créa l’homme en deux genres, une multitude de mâles et femelles. Ils furent créés comme une collectivité infinie d’êtres vivants sans distinctions dans une nature divine parfaite et glorieuse qui reflétait l’image de Dieu, un miroir précis de son essence éternelle. Ils étaient et agissaient tous comme un seul Homme et avaient la domination sur l’univers. Dieu éveilla dans cette collectivité la conscience de l’existence charnelle, la réalisation qu’ils étaient des créatures de chair faibles et vulnérables, et ce réveil engendra l’individualité dans l’unité.

La conscience de l’individualité fit que les êtres vivants dans la collectivité s’interrogèrent sur le pourquoi de leur existence et sur l’utilité de servir Dieu. Ils considérèrent donc la puissance de leur unité comme collectivité et se dirent eux-mêmes des dieux. La réalisation de cette réflexion engendra la rupture d’avec Dieu et la dégénération dans l’être dans toute la collectivité. Ceci occasionna des désaccords et la collectivité fut divisée en deux groupes, un qui demeurait fidèle à la promesse de la délivrance pour le rétablissement de la collectivité dans sa nature divine, et l’autre à l’esclavage de la chair qu’il considérait plus avantageux à l’existence individuelle. Cette opposition entre les deux déclencha des hostilités et Dieu intervint pour protéger ses fidèles.

Pour distinguer les deux groupes et pour servir de signe et d’avertissement, il carbonisa le groupe des infidèles, les transformant en des êtres de peau noire, puis les bannie tous de la terre vers un autre monde. Après un certain temps, les carbonisés revinrent parmi les ivoirins sur la terre, mélangèrent les deux races et corrompirent leur moralité, leurs coutumes, et empoisonnèrent leur espérance en la promesse d’un Messie à venir pour les délivrer. La colère de Dieu s’abattit sur eux et il les détruisit tous, sauf huit survivants qui portèrent l’espérance de la promesse vers un nouveau monde.

Le nouveau monde de Noé fut un rétablissement de l’ordre de la création avec des changements drastiques dans les principes de la nature. Ce nouveau monde devint autant corrompu que l’ancien vu que la nature humaine est totalement dépravée et sans espérance, elle nécessitait une renaissance et celle-ci se produisit dans l’accomplissement de la promesse du Messie à venir, le Seigneur Jésus-Christ. En Christ, les élus ou enfants de la promesse sont donné une nouvelle existence et la vie éternelle. Comme dernier Adam, Christ est le Nouvel Homme en qui nous sommes et en qui nous formerons une nouvelle race céleste et éternelle.

A Christ seul soit la Gloire

SOURCE : http://levigilant.com/

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