Kabbale Le Gardien du Seuil Le Monde Angélique Merkaba Miléna@OR Mondes intérieurs Séphiroth

L’Oeuvre du Char (merkaba): La connaissance des mystères du monde céleste

merkavaMAASSE MERKABAH

Ezéchiel chapitre 1
  • 3- la parole de l’Eternel fut adressée à Ezéchiel, fils de Bouzi, le prêtre, au pays des Chaldéens, près du fleuve de Kébar ; là, la main du Seigneur se posa sur lui.
  • 4- Or, je vis soudain un vent de tempête venant du Nord, un grand nuage et un feu tourbillonnant avec un rayonnement tout autour, et au centre, au centre du feu, quelque chose comme le hachmal.
  • 5- Et au milieu l’image de quatre Haïot ; et voici leur aspect, elles avaient figure humaine.
  • 6- Chacune avait quatre visages et chacune quatre ailes.
  • 7- Leurs pieds étaient des pieds droits; la plante de leurs pieds était comme celle d’un veau et ils étincelaient comme de l’airain poli.
  • 8- Et des mains d’hommes apparaissaient sous leurs ailes des quatre côtés; et les quatre avaient leurs visages et leurs ailes.
  • 9- Joignant leurs ailes l’une à l’autre, elles ne se retournaient pas dans leur marche, chacune allait droit devant elle.
  • 10- Quant à la forme de leurs visages, elles avaient toutes quatre une face d’homme et à droite une face de lion, toutes quatre une face de taureau à gauche et toutes quatre une face d’aigle

La Merkabah était le char divin décrit par le prophète Ezéchiel tel qu’il lui apparût.

La Maasse Merkabah est la mystique du trône divin, la connaissance des mystères du monde céleste.

Elle est le but de la vision mystique, illustrée par toutes les formes de l’oeuvre de la Création.

Ce trône céleste est placé au sommet de sept palais, habités par une population céleste hiérarchisée.

L’ascèse mystique permet l’ascension de ces demeures occultes; cette expérience est appelée « la descente vers le trône ». Il s’agit d’un voyage extatique où l’âme doit vaincre, dans chaque palais, l’opposition d’un portier (symbole de ses défauts).

(Le mystique a besoin pour cela de mots de passe, sous la forme de noms secrets et de sceaux magiques)

(NDM : Il suffit pour les femmes de prononcer un propre mantra intérieur, reçu le plus souvent en méditation. La seule exigence est celle de la pureté (hors période de nidah – menstrues – et une volonté pure de transparence).

La victoire sur un « portier », un « démon », ou un « ange déchu », accorde le passage d’un plan de conscience à un autre.

La descente vers le trône est une expérience spirituelle de haut niveau, dans laquelle l’initié mène un combat très dur contre lui-même, mais aussi contre l’agression des gardes célestes.

Les Kerouvim: Gardiens du Trône

Les Kerouvim se divisent en trois groupes : ceux du jardin d’Eden, ceux du tabernacle (temple), ceux du char divin.

1) Les Kerouvim qui gardent le chemin de l’arbre de la vie, au jardin d’Eden (Berèchit 3,24).
2) Les Kerouvim en or, taillés d’une seule pièce avec le couvercle de l’arche d’alliance qui contenait les tables de la loi (Chemot 25,18).
3) Les Kerouvim tissés dans les tentures qui servaient de toit au tabernacle et dans le rideau à l’entrée du saint des saints (Chemot 26,1 et 31).
4) Les Kerouvim qui ornaient le temple de Salomon (Rois I, Ch6, 23; Ch7, 29; Ch8, 6).
5) Les Kerouvim décrits par le prophète Ezéchiel dans sa vision du char céleste (Yeh’ézkèl Ch1; Ch10 (voir aussi les versets 15 et 20); Ch43, 2) et ceux ornant le temple reconstruit (Ch41, 18).

On trouve dans les commentaires, deux directions pour expliquer le rôle des Kerouvim du jardin d’Eden (1).

Pour les premiers, ils devaient bloquer le chemin qui amène à l’arbre de la vie éternelle afin d’empêcher l’homme d’y accéder. En fautant, l’homme a perdu le droit à l’éternité.

Pour les autres, le chemin (Derech) représente le savoir vivre (Derech Eretz) qui précède et ouvre l’accès à la Thora, représentée par l’arbre de la vie (2). Le rôle des Kerouvim, pour eux est tout à fait contraire: ils servent de « garde fous » le long du chemin qui mène à l’arbre de la vie afin d’assurer que seul les hommes droits, honnêtes et qui savent se comporter vis avis de leurs prochains (qui ont du Derech Eretz) puissent atteindre la Thora qui est notre arbre de vie et notre seule possibilité de nous rattacher à l’éternité.

Pour concilier ces deux explications à priori opposées, mais qui en fait décrivent deux facettes d’un même tout, attardons nous sur le rôle des Kerouvim de la vision du prophète Ezéchiel:

Ces Kerouvim ont chacun quatre visages, en face: un visage humain, à droite: un lion, à gauche: un taureau et à l’arrière: un aigle. Le prophète les appelle « les créatures vivantes » comme les animaux, car ils servent à tirer, à porter le char de la présence divine.

agneauLe visage de l’agneau

Dans un autre passage, le prophète voit un visage d’enfant (Kerouv) à la place du visage du taureau.

Le taureau représente le patriarche Yossef ha tsadik (Joseph le juste), archétype de la séphira Yesod qui représente le monde de la psyché. Nous l’avons vu dans le texte d’Omraam Mikhaël Aïvanhov: Approcher les entités Célestes.

Ce visage d’enfant, kerouv, est le premier né: ange déchu ou Lucifer, l’étoile du matin dont la guématrie 666 est identique à celle de Jésus.

Dans ses trois visions du char céleste, le prophète Ezéchiel, décrit la Présence Divine quittant le temple de Jérusalem, chassée par les fautes du peuple d’Israël, arrivant en exil et revenant dans le futur temple reconstruit (3).

Les Kerouvim, comme tous les anges sont des serviteurs de D., l’homme aussi. Leur rôle spécifique consiste à assurer la garde de la présence divine dans le monde, tout comme l’homme. C’est pourquoi, leur apparence générale a beaucoup de traits humains et un de leur visage est un visage d’homme adulte. L’image humaine des Kerouvim s’adresse donc à l’homme pour servir d’exemple à suivre d’un côté et d’un autre, en tant que miroir du comportement humain.

Chacun des différents visages représente une manière différente de servir D. En effet, le lion représente le service divin à la manière de Yehouda (4), le taureau, celui à la façon de Yossef (5), l’aigle symbolise les envols spirituels soutenus et inspirés par D. (6).

Le visage du taureau s’est transformé en visage d’enfant grâce aux prières d’Ezechiel afin que « les avocats de la défense ne donnent pas d’arguments aux procureurs de l’accusation » (7).

Cela veut dire qu’il existe une manière de servir D. qui est naturelle, pure, sans passions comme celle d’Adam au jardin d’Eden. C’est ce genre de service divin, même s’il est utopique, que le prophète à voulu mettre en valeur au moment du constat de l’échec du peuple d’Israël, parce qu’il rappelle la nature profonde et le véritable potentiel de l’humanité.

Le visage du taureau représente par contre la voie de l’homme juste qui se relève de sa faute pour ne plus jamais y retomber et la réparation de la faute originelle, celle d’Adam ou celle du veau d’or (8). Or c’est justement tout cela qui a échoué au moment où le temple va être détruit à cause de l’idolâtrie.

Les Kerouvim nous montrent donc que chaque homme, à sa manière, aide à tirer le char de la présence divine, peut et doit apporter sa contribution à l’harmonie entre D. et le monde, entre D, et les hommes.

D’un autre coté, les Kerouvim servent de miroir: si la Présence Divine part en exil, c’est parce qu’il n’y a plus d’hommes pour la retenir sur terre. Elle restera proche des exilés, prête à les soutenir dans leur retour vers D., et elle réintégrera le Temple, lorsque les enfants d’Israël auront honte de leurs fautes et aspireront à reconstruire ce qui a été détruit et à sanctifier ce qui a été profané.

Ce même chemin qui amène vers l’arbre de la vie, vers la Thora, vers la Présence Divine est reconstitué dans le Tabernacle. Pour aller jusqu’au Saint des Saints qui contient les Tables de l’alliance et la Thora écrite par Moche, il faut franchir les Kerouvim du rideau du tabernacle (9), marcher sous les ailes des lions et des aigles brodés sur les tentures du toit.

Ces Kerouvim sont surajoutés aux tissus, ils sont brodés, ils ne font pas encore partie intégrale du rideau. Ils symbolisent un service divin qui n’a pas encore été pleinement intégré, qui a encore quelque chose de superficiel. Pour franchir le prochain rideau, les Kerouvim doivent être tissés dans l’étoffe même de la personnalité. Les prochains Kerouvim, ceux de l’arche sont taillés à même l’or du couvercle: ils appellent à un intériorisation parfaite de la Thora. Ils ont aussi changé de visage: ce sont des visages d’enfants, ceux du jardin d’Eden, eux gardent la Thora, l’arbre de la vie, sur eux repose la Présence Divine, qui se révèle au grand prêtre à Yom Kippour, s’il est lui-même parvenu à ce niveau élevé du service de D.. Sinon, le chemin sera fermé, il ne ressortira pas vivant du Saint des Saints (10).

Les Kerouvim ont donc un seul et même rôle, qu’ils soient placés à l’entrée du chemin de la vie, dans le temple ou dans la vision d’Ezéchiel : ils sont bien des gardiens dans tous les sens du terme. (11)

Pour conclure, rajoutons une petite remarque didactique: la clé des Kerouvim nous est offerte par Yeh’ezkel lui-même au chapitre 28, dans son allégorie sur Tyr.

Pour le Malbim, les Kerouvim appartiennent au monde de la yetzira (12). Vous pourrez aussi les retrouver dans l’intériorité de votre monde spirituel.

(1) Rachi. Eliyahou Rabba 1. Tanh’ouma Buber. Rekanati: sur Ber.3, 24. La voix de la Thora, Rav Elie Munk Ber. 3,24 et Chemot 25,18.
(2) Suivant le verset bien connu de Michlé 3,18: עץ חיים היא…
(3) Voir aussi Talmud Roch Hachana 31a, les étapes de l’exil de la Présence Divine.
(4) Berèchit 49,9; Talmud Yoma 69b: lors de l’abolition des désirs paganiques, un lion de feu est sorti du Saint des Saints.
(5) Berèchit 49,6; Devarim 33,17;
(6) Chemot 19,4; Devarim 32,11; Pirkey Avot 5,20 (Yehouda ben Tema)
(7) Talmud H’aguiga 13b.
(8) Talmud Avoda Zara 8a: le taureau que Adam a sacrifié après sa faute n’avait qu’une corne.
(9) Voir Rachi Chemot 26,36.
(10) Voir le passage sur Nadav et Avihou: Vayikra 10,1-4; 16,1-3.
(11) Voir aussi Ramban sur Chemot 25,1 et 21.
(12) Rav Méir Livouch Ben Yeh’iël Michal, 1809-1879, Volin, Varsovie, Bucarest. Ezéchiel 1.

La Merkabah ne concerne pas uniquement le mystique, toute âme juive doit y progresser après la mort.

On peut aisément supposer que les autres âmes aussi, depuis le XIIème siècle, en considérant le chemin beaucoup plus difficile (?). Le défunt traverse donc les différents palais et doit y vaincre ses propres tendances et peurs, sous la forme de gardiens du seuil. L’âme, en fonction de son degré d’évolution, se fixera dans un palais plus ou moins élevé. D’où l’intérêt d’apprendre à descendre vers le trône pendant sa vie physique.

Au commencement, affirme la cabale, « Dieu a désiré voir Dieu ».

Par un acte libre et créateur, il a alors retiré le Tout absolu (l’aïn sof), l’a contracté, afin de permettre l’apparition d’un vide dans lequel allait se manifester le miroir de l’existence. Cet acte est appelé « zimzoum » (contraction).

Puis de l’aïn sof or (la lumière sans fin qui entoure le vide) a émané un rayon de lumière (kav) qui s’est manifesté à dix niveaux différents. Ces dix niveaux sont connus sous le nom de sephiroth. La racine du mot hébreu sephira (singulier de sephiroth) est à la fois proche de celle du mot « chiffre » et de celle de « sphère ». Les sephiroth représentent les attributs divins imbriqués dans de mutuelles relations. Les relations entre les sephiroth sont gouvernées par trois principes (voir plus haut les règles de base): les Splendeurs cachées (zazahot), qui sont:

– la Volonté – qui maintient l’équilibre,

– la Miséricorde – qui répand le flux de l’émanation

– et la Rigueur, qui le contient.

Les Splendeurs organisent les sephiroth, et elles le font selon un modèle symbolique connu sous le nom d’arbre de vie, ou arbre cabalistique. Cet arbre est l’archétype à partir duquel la Création s’ordonne. Si les sephiroth sont des attributs de Dieu, elles peuvent aussi se comprendre en termes d’expériences humaines. Elles sont la commune mesure entre le Créateur et sa Création.

La cabale est aussi une gnose: l’Homme recherche en lui sa part de divinité.

Les sephiroth sont les dix puissances de l’âme: les trois supérieures, le sekel (intellect), sont la conscience pure.

Les sept autres, les Middoth (attributs), constituent les 7 forces émotionnelles de l’âme. Dans l’Homme, les Middoth sont vivifiées et rendues effectives par le sekel, ceci ayant pour résultat les états mentaux et les dispositions affectives.

Les sephiroth portent les noms suivants, dans l’ordre d’émanation:

KETER: la couronne. Sephira la plus haute, elle est le siège de la conscience pure, la lumière s’y trouve à l’état pur. Elle est l’origine de tout, le lien direct avec la divinité.

HOCKMAH: la sagesse. La matière première, l’origine des puissances intellectuelles. Dans l’Homme elle régit l’imagination, le concept, l’intuition.

BINAH: l’intelligence. Elle permet de comprendre les informations provenant de la conscience pure, de réfléchir, de spéculer.

HESSED: la clémence. La bienveillance illimitée. Elle est l’ouverture et le partage. L’expansion des qualités, des facultés.

GVOURAH: la rigueur. La restriction, l’intransigeance. L’acte de ramener à soi et de discipliner.

TIPHERETH: la beauté. La synthèse et l’harmonie des forces émotionnelles de l’âme. L’organisation des énergies.

NETSAH: la victoire. Elle structure l’élan d’ouverture de hessed. Permet de produire l’acte pratique qui fera réaliser l’intention.

HOD: la gloire. Elle spécule sur l’acte pratique de netsah, le contrôle et le discipline.

YESSOD: le fondement. La fondation sur laquelle reposent les forces émotionnelles de l’âme; si yessod n’est pas parfaitement stable, l’édifice entier ne peut se maintenir.

MALKUTH: le royaume. La matérialisation, le support physique des forces émotionnelles. Elle est l’acte exprimé, la partie de l’iceberg que l’on voit.

Les 22 lettres sacrées:

L’alphabet hébraïque est constitué par 22 consonnes, les voyelles n’existant pas en Hébreu. Pour les cabalistes, ces 22 lettres sont à l’origine de la création du monde (souvenez-vous: « au commencement, il y avait le Verbe »…)

Le mot hébreu pour désigner une lettre est « auth« . Ce mot ne se traduit pas uniquement par le mot « lettre », mais aussi par « signe », « preuve », « symbole » et « miracle ».

Les lecteurs qui connaissent la langue hébraïque savent que c’est une de ses particularités. Les autres, peut-être, l’apprennent…

Chaque lettre est une puissance à la fois matérielle et immatérielle. Matérielle, parce qu’elle existe et permet la communication avec le monde matériel. Immatérielle, car elle vibre dans chaque région de la création.

Les lettres sont la manifestation d’une vibration primitive symbolisée par le YOD, la plus petite des lettres, car réduite à un simple point.

Le YOD primitif est un point tournant sur lui-même, et de son expansion sont nées les autres lettres.

(NDM : Vortex de l’origine)

S’unissant entre elles, les 22 lettres ont permis à toutes choses d’exister.

Obéissant à une loi universelle précise, les 22 lettres sont partagées selon une structure bien connue des symbolistes.

En: 3-7-12, c’est-à-dire, 3 lettres mères, 7 lettres doubles et 12 lettres simples.

Les 3 mères. Elles personnifient les trois tendances mères de la nature: l’actif, le passif et le neutre.

C’est la loi de la triade: « Trois qui ne forment qu’un ».

Ces trois lettres se nomment: Aleph, Mem, Shin.

Le neutre et équilibré est Aleph, la première lettre de l’alphabet. Le passif, féminin, est Mem, la 13ème lettre. L’actif, masculin, est Shin, la 21ème lettre. Ces trois tendances symbolisent la manifestation de l’unité qui par elles se développe en sept forces cosmiques manifestées par les 7 lettres doubles.

Les 7 doubles. Dans l’alphabet hébraïque, sept lettres ont deux prononciations possibles, c’est pourquoi on les appelle doubles. Pour les cabalistiques, elles existent en force (Shin) et en faiblesse (Mem).

Elles symbolisent la loi de l’accomplissement parfait des agrégats du cosmos. La structure du septénaire se manifeste symboliquement par sept jours, couleurs de l’arc-en-ciel, notes de musique… Ces sept principes évoluent dans un espace-temps régi par le nombre 12, d’où la catégorie des douze lettres dites simples.

Les 12 simples. Elles sont appelées simples car elles n’ont qu’une seule prononciation. Ces lettres constituent la trame rythmique de l’espace et du temps sur laquelle évoluent les sept principes précédents, ceci suivant la règle des trois forces fondamentales.

Elles s’associent à des structures telles que le zodiaque, les mois de l’année, un octave musical (12 notes)…

Il faut souligner, pour terminer, que 22/7 est égal à 3,14, le nombre transcendant, rapport de la circonférence (sphère de l’espace) au diamètre du cercle.

La cabale dit la roue des lettres (la rota).

En règle générale, la cabale (la « vraie ») implique une excellente maîtrise de l’Hébreu aussi bien à l’écrit qu’à l’oral et une force de volonté – et du temps – dans la voie spéculative.

 

Voici les principaux auteurs dont les travaux se sont portés sur la cabale:

SALOMON IBN GABIROL (1021-1058)

Poète et philosophe d’Espagne, connu aussi sous le nom d’Avicebron. Il développa des idées généralement néoplatoniciennes, auxquelles il rajouta ses conceptions propres par lesquelles il met l’accent sur une Volonté primordiale créant librement et considérée comme la source ultime de l’être.

ABRAHAM IBN EZRA (1092-1167)

Cabaliste d’Espagne et d’Italie, il fut un grand grammairien, un philosophe et un poète. IBN EZRA fit d’importantes analyses mystiques portant sur les nombres et les lettres du Nom de Dieu. Sa cabale est mêlée d’idées pythagoriciennes.

ELEAZAR DE WORMS (1176-1238)

D’origine allemande, il élabora une doctrine cherchant à unir une stricte adhésion à la Loi rabbinique avec la mystique cabalistique. Il écrivit des notes exégétiques sur la Bible, des commentaires sur les prières et des poèmes liturgiques.

ISAAC L.AVEUGLE (XIIIème siècle)

Il vécut en Provence et est considéré comme le Père (en Occident chrétien) de la cabale. Il est l’auteur du SEPHER HA BAHIR. Il insiste sur la doctrine de la transmigration des âmes.

RAYMOND LULLE (1235-1315)

C’est le premier savant chrétien à s’être occupé de la cabale. A ses yeux, c’est « l’absorption de toutes les vérités divinement révélées par l’âme rationnelle de l’Homme. »

ABRAHAM ABOULAFIA (1240-1291)

Né à Saragosse, il élabora la doctrine de la cabale prophétique. Son enseignement est principalement axé sur l’union avec Dieu par l’extase, à travers des postures du corps, des respirations et surtout les permutations des lettres du Nom de Dieu. Le disciple doit se concentrer sur une lettre, entre autres, de l’alphabet hébreu jusqu’à ce qu’il se sente inspiré par Dieu.

MOISE DE LEON (XIVème siècle)

Il élabora une doctrine mystique de l’âme fondée sur la distinction entre les âmes végétales, animales et « raisonnables ». Ses thèmes principaux sont la nature de l’âme, son état après la mort, le monde futur et la résurrection. Il est l’auteur du SEPHER HA ZOHAR.

PIC DE LA MIRANDOLE (1463-1494)

Philosophe et savant italien, il publia dès l’âge de 23 ans ses premières thèses cabalistiques qui démontraient l’aboutissement de tous les courants de pensées antérieures dans le christianisme. Pour PIC DE LA MIRANDOLE, l’association de la pensée platonicienne et pythagoricienne donnerait la clef de la « parole perdue » de la cabale.

CORNELIUS AGRIPPA (1486-1534)

Il traita de la magie des nombres, de l’usage des carrés magiques. Il développa les aspects « magiques » de la cabale. Il est à l’origine de la confusion entre la cabale, la numérologie, la nombrologie, la sorcellerie et l’occultisme.

MOISE CORDOVERO (1522-1570)

Cabaliste de l’école de Safed (Palestine), il fut un grand théologien de la cabale. Il a écris, entre autres, le « Pardes Rimonim » dans lequel il développe la réalité indépendante des sephiroth entant que récipients permettant l’action de la substance divine unitaire.

Sources :

  • http://www.oeildusphinx.com
  • http://www.akadem.org/
  • http://www.cheela.org/

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources : Copyright © 2013 ELISHEAN.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2015/ Elishean mag



Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Votre aide est importante…

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Suivez nous sur les réseaux sociaux

ISOLATION + CHAUFFAGE pour 1 euro. Nouveau dispositif 2020

Vérifiez votre éligibilité !

Articles Phares