EUROPE Terres Sacrées

Lien entre création de l’humanité, royaume souterrain et Croix d’Hendaye

Cet article est directement lié au résumé du livre d’Axel Brücker, disponible sur cette page. Axel Brucker fait un lien entre un feuillet du Guaman Poma, et les symboles de la Croix d’Hendaye. Nous explorons cette piste.

Wikipédia à propos de ce feuillet : « Son œuvre intitulée El primer nueva corónica y buen gobierno (Nouvelle chronique et bon gouvernement), achevée vers 1615, est une longue supplique adressée au roi d’Espagne, abondamment illustrée, et dont les dessins décrivent avec un luxe de détails les terribles conditions de vie des habitants autochtones du Pérou après la destruction de l’empire inca.

Cette œuvre n’a été connue que trois cents ans après sa rédaction, après sa découverte en 1908 dans les archives de la Bibliothèque royale du Danemark ; on se perd en conjectures sur le cheminement qui l’y avait amenée. »

croix hendaye

Les symboles de la croix cyclique d’Hendaye ont en effet une apparence Inca sauf le AAAA. Contrairement au symbole des quatre A, on a dans le Guaman Poma la représentation de l’adoration d’une idole sur une montagne, avec en dessous trois ouvertures sombres.

croix hendaye 2Un feuillet du Guaman Poma

Agrandissement de la représentation des trois ouvertures et comparaison avec deux autres représentations similaires dans le Guaman Poma :

croix hendaye

Sur cette page, nous avons un descriptif de ce feuillet :

PRIMER CAPÍTVLO D[E] LOS INGAS : ARMAS PROPIAS

Ynti Raymi [fiesta del sol] / Coya Raymi [fiesta de la reina] / Choqui Ylla Uillca [el noble del rayo o de oro] / ýdolo de Uana Cauri / Pacari Tanbo / Tanbo Toco [los agujeros del tampu] / ýdolo de los Yngas y arma del Cuzco / armas rreales del rreyno de las Yndias de los rreys Yngas / Inti Raymi / Quya Raymi / Chuqi Illa Willka

C’est le description de la représentation avec les ouvertures qui nous intéresse ici : »Tanbo Toco [los agujeros del tampu]«.

Cette page d’un glossaire inca explique ce que veut dire Tambo Toco :

Tambo Toco: (n) Lieu des fenêtres [place of windows], la montagne à Pacaritambo avec trois grottes, la centrale était celle de laquelle ont émergé les ancêtres des Inca.

Le Temple of Three Windows à Machu Picchu fait référence à Tambo Toco.

MACHU-PICCHU-3-windows-temple

Il y avait trois grottes : Maras Toco, Sutic Toco, et Capac Toco.

Des deux premières sont sorties les lignées des Maras et des Tambo, qui n’eurent pas de descendants.

De la dernière grotte sortirent les frères Ayar, les enfants chéris du Soleil. Comme leur mission était de peupler le monde, Inti leur donna à chacun une femme.

Ainsi, Ayar Manco – le plus vieux — avait comme femme sa propre soeur Mama Ocllo; Ayar Auca avait Mama Huaco;Ayar Ukhu avait Mama Raura et Ayar Cachi était avec Mama Cora. (Voir, tampu.)

A Machu Picchu, nous avons le « temple des trois fenêtre », un mur qui reflète les trois grottes de Tambo Toco. Le glossaire donne des définitions de ces trois grottes. Ces définitions sont plus des interprétations modernes qui font référence au chamanisme :

Maras Toco: (n) La grotte salée à Tambo Toco. La grotte, représentée comme une chambre dans le Ukhupacha, où l’on voit les bonnes et mauvaises actions du client, ainsi que ses « contrats d’âme » et son passé personnel.

Sutic Toco: La grotte humide à Tambo Toco. La grotte, représentée comme une chambre dans l’Ukhupacha, où on voit les différents pachas de vie du client et où l’on obtient une vision (destin?).

Capac Toco: (n) Litéralement, fenêtre riche, l’une des grottes de Tambo Toco.

La grotte de générosité. Représentée comme une chambre dans l’Ukhupacha où le chamane va pour trouver les richesses et dons du client, ce qui est nécessaire pour que le client vive pleinement; les promesses et leurs accomplissements.

Qu’est-ce que l’Ukhupacha, où se trouverait la grotte ? Plusieurs définitions et interprétations sont proposées par ce même « glossaire Inca » :

Ukhupacha, Uhupacha : (n) Littéralement, monde intérieur. (…) Le monde inférieur ou souterrain, le domaine de l’intuition, des rêves et de l’inconscient. (…) C’est un endroit froid et sombre, où les âmes des damnés sont éternellement faim. (…) Monde souterrain; monde intérieur; monde inférieur; inconscient; l’intérieur de la planète, le monde intérieur, traditionnellement symbolisé par le serpent, l’enfer (sens après la christianisation). (…) Dans les montagnes de l’Équateur, le Kaypacha et l’Ukhupacha sont considérés comme des images miroir.

Ukhupacha, Uhupacha

Curieusement, ce thème des « trois ouvertures » se retrouvent partout sur Terre.

Nous les retrouvons en Roumanie, dans les Carpates, mais aussi en Egypte, comme le montre cet article sur les liens entre les cultures Inca et égyptiennes.

« Les anciens égyptiens et les pre-incas/incas construisaient les mêmes temples tryptiques. Le modèle tryptique est un phénomène architectural mondial qui orne les façades des temples, et qui symbolise la même Religion Universelle pratiquée toute autour du monde.

Cette religion se base sur « l’équilibre des opposés ». (NDM: L’arbre de vie séphirotique)

Les deux portes extérieures symbolisent les opposés (le côté gauche/le côté droit de notre soi inférieur temporel) tandis que la porte du milieu symbolise le point central de l’éternité (le soi supérieur éternel et centré). Le modèle des temples tryptiques fut ensuite repris par les constructeurs des cathédrales gothiques.«

lien inca egypte

Revenons au glossaire chamanique Inca :

inca

Pacarimoc Runa: (n) Littéralement, le premier homme qui émergea. Ces gens ne savaient rien faire, pas même faire des vêtements, ils portaient des feuilles d’arbres et des nattes de paille. Ils ne savaient pas non plus construire des maisons, et vivaient dans des grottes ou sous les falaises.

Pacaritambo: (n) La demeure de la Procréation où Inti donna naissance aux premiers immortels, qui furent créés là après le déluge (Uñu Pachacuti) et émergèrent de trois grottes. (Voir, Tambo Toco, paqarichiy.)

Paccariscas : (n) Les endroits où les ancêtres tribaux croyaient qu’ils avaient émergé sur Terre. Ce pouvaient être des grottes (la plus importante étant Pacaritambo), des monts, lacs ou sources (paqarinas), et cela devint des lieux importants d’action de grâces.

Maintenant, plus d’informations sur les origines des Incas : Légende des ancêtres des Incas. En voici un extrait en bref :

D’après la légende un couple originel, Manco Capac et Mama Ocllo, seraient sortis des eaux du lac Titicaca accompagnés de trois autres couples constitués par leurs frères et sœurs: Ayar Cachi et Mama Cora, Ayar Auca et Mama Huaco, et Ayar Uchuet Mama Rahua. Ces quatre couples partent en direction du Nord. Après avoir traversé une zone semi-désertique de l’Altiplano ils arrivent dans des vallées verdoyantes. Après un séjour dans une grotte à Pacarectampu les Ayars reprennent leur odyssée sous la conduite de Manco Capac muni d’un bâton en or qui permettra de trouver le nombril du monde, la terre promise. Plusieurs années plus tard ils arrivent sur le Huacaypata, c’est là que le bâton magique s’enfonce dans le sol, désignant ainsi la fin du voyage.

Et une version plus détaillée :

incas histoie Cette version provient d’une chronique du XVIe siècle, Historia de los Incas (1572), par Sarmiento de Gamboa qui a eu des entretiens précoces avec les gardiens de la mémoire de l’état inca, les Quipucamayoqs (les gardiens des quipus).

Pacaritambo était « l’auberge ou la maison de l’aube », le « lieu des origines ».

Selon les chroniqueurs, il se trouvait à six lieues environ au sud de Cuzco; La montagne, Tamba Toco, comportait trois fenêtres, celle du milieu étant appelée Capac Toco (« fenêtre riche »). Les quatre couples ancestraux, à la fois frères et soeurs, et époux et épouses, sortirent de cette fenêtre : Ayar Manco Capac et Mama Ocllo, Ayar Auca et Mama Huaco, Ayar Cachi et Mama Ipacura ou Mama Cura, et enfin Ayar Uchu et Mama Raua.

Des fenêtres latérales, appelées Maras Toco et Sutic Toco, sortirent les Maras et les Tambos, les futurs peuples alliés des Incas.

Un lien divin fut immédiatement établi pour promouvoir le mythe : les Ancêtres et leurs alliés étaient sortis des grottes à la demande de Ticci Viracocha.

Ayar Manco déclara qu’il conduirait ses frères et ses soeurs, ainsi que leurs alliés, à la recherche d’une terre fertile, où les populations seraient conquises et leurs terres confisquées. Il promit la richesse à ses alliés. Avant de se mettre en route les Ancêtres et leurs alliés furent répartis en dix groupes familiaux appelés ayllus (Telle est l’origine des dix ayllus de roturiers de Cuzco, en opposition aux Panacas, les dix ayllus royaux, qui étaient les descendants des peuples incas.)

Ayar Manco conduisit ses disciples vers le nord, en direction de la vallée de Cuzco. Muni d’une barre en or qu’il avait apportée de Tambo Toco, il testait la fertilité du sol en la plantant régulièrement dedans.

Le groupe progressait lentement, s’arrêtant souvent en chemin. Au premier arrêt, Ayar Manco et Marna Ocllo conçurent un enfant. Au deuxième arrêt naquit un garçon qu’ils appelèrent Sinchi Roca. Le troisième arrêt fut Palluta, où ils vécurent plusieurs années, mais la fertilité de la terre décrut et ils partirent pour Haysquirsrro. C’est là que le premier accroc apparut dans le groupe.

Ayar Cachi était réputé pour son côté turbulent et parfois cruel. Partout où les Ancêtres passaient ou s’arrêtaient, il s’attirait des ennuis avec les habitants des lieux. Fort habile à la fronde, il pouvait lancer des pierres assez fort pour fendre les montagnes en deux, soulevant la poussière et obscurcissant le soleil.

Aux yeux des autres Ancêtres, il devint un fardeau et un frein à leurs projets, ses frères et ses soeurs échafaudèrent alors un plan pour se débarrasser de lui. (NDM: Histoire de Joseph et ses frères)

Ayar Manco l’informa que plusieurs objets importants censés accompagner la barre en or avaient été laissés à Pacaritambo : une tasse en or (topacusi), une petite figurine de larna (napa) et certaines graines. Ayar Cachi refusa de retourner à Capac Toco, puis il accepta lorsque sa soeur, Marna Huaco, également dotée d’une forte personnalité, se mit en colère et l’accusa d’être fainéant et peureux.

Ayar Cachi retourna à Capac Toco avec un compagnon Tambo appelé Tambochacay (littéralement « porteur de l’entrée de la fenêtre »). Mais il ne savait pas qu’Ayar Manco et les autres avaient persuadé Tambochacay de se débarrasser de lui. Lorsque Ayar Cachi entra dans la grotte pour aller chercher les objets oubliés, Tambochacay ferma l’entrée, piégeant ainsi Ayar Cachi à l’intérieur pour toujours.

Ce site, par la suite connu sous le nom de Mauqallaqta, devint un important Huaca et lieu de pèlerinage. »

Maintenant, Robert Charoux dit :

« Les découvertes archéologiques, les recherches de certains scientifiques et historiens qui osent braver l’interdit et le système de pouvoir actuel, nous permettent de brosser la situation suivante, de loin pas achevée et définitive.

1) En Bolivie, à 4000 mètres d’altitude, se trouve Tiahuanaco , la plus vieille ville du monde, détruite par un séisme mais dont subsiste la porte du soleil. Les Incas racontèrent à Fernand Pizarre, le conquérant espagnol, qu’ils n’avaient jamais connu cette ville qu’en ruine.

Les Aymaras, le plus ancien peuple des Andes, disaient que cette cité était celle des premiers hommes de la Terre. Garcilaso de la Vega, espagnol instruit qui participa aux conquêtes espagnol et dont les écrits furent plus tard interdits et les livres brûlés, dans un document qui a échappé à la destruction, rapporte une légende des Andes : à l’ère tertiaire, il y a environ cinq million d’années, alors que nul être humain n’existait sur la terre, un aéronef brillant comme l’or vint se poser sur l’île du soleil du lac Titicaca.

L’eau douce et la pression atmosphérique convenaient à ces voyageurs venus de Vénus où l’atmosphère est à peu près analogue à la nôtre. Une femme descendit du vaisseau et s’accoupla avec un tapir pour fonder une nouvelle race terrestre. Elle eut des enfants puis repartit seule vers Vénus. Cette histoire est écrite sur la porte du soleil. A. Kazantsev, ingénieur russe, a identifié un calendrier vénusien sur le porte du soleil avec des années de 225 jours terrestres.

Garcilaso de la Vega rapporte une autre légende : « Le Dieu Soleil, ancêtre des Incas, leur envoya dans des temps très anciens un de ses fils et une de ses filles pour leur donner la connaissance, délégués que les hommes reconnurent comme divins à leurs paroles et à leur teint clair « .

Le point commun de ces légendes des Andes est la venue d’extra-terrestres qui ont donné aux hommes une science inconnue sur terre.

Le peuple issu de ces extra-terrestres conserva son sang et sa science et vint s’installer sur le continent de l’Atlantide dont les terres étaient à plus de 4000 m d’altitude. Le peuple qui avait accueilli ces voyageurs resta dans les Andes et utilisa lui aussi cette science mais la colonie d’extra-terrestres restées à Tiahuanaco s’éteignit et ne subsista que les indiens de souche.

Le teint clair du dieu des incas nous rappelle que dans le chapitre 5 de son Senorio, Cieza enregistra la légende suivante sur l’apparition d’un dieu blanc aux ancêtres des Incas :

« Avant que les Incas soient les maîtres, ou avant même qu’on en entende parler dans ces royaumes, ces Indiens parlaient d’une autre chose bien plus grande que toutes les autres, parce qu’ils affirment qu’ils restèrent longtemps sans voir le soleil et que, souffrant terriblement de son absence, ils adressèrent de grandes prières et de grandes supplications à ceux qu’ils respectaient comme dieux en leur demandant de rétablir la lumière dont ils manquaient; et ainsi, de l’île du lac Titicaca, qui est le grand lac de Collao, le soleil se leva dans tout son éclat, ce qui les rendit tous très heureux.

Et après, ils disent que du pays du soleil au zénith, vint et apparut un homme blanc très grand dont l’apparence et la personne montraient une grande autorité et une grande vénération et cet homme avait une puissance si grande qu’il aplanit les montagnes et éleva les plaines en les transformant en d’immenses collines et en faisant couler l’eau des rochers ; puisqu’ils reconnaissaient son pouvoir suprême, ils l’appelèrent le créateur de toutes choses, leur créateur, le père du soleil, car, outre cela, il fit beaucoup de choses plus merveilleuses parce qu’il donna la vie aux hommes et aux animaux et de sa main ils reçurent des bienfaits réels.

Selon les Indiens qui me le dirent, qui eux-mêmes l’entendirent de leurs pères, qui eux-mêmes l’entendirent dans les chants qu’ils préservent depuis l’antiquité, cet homme se rendit dans le nord, accomplissant de nombreux miracles sur son chemin à travers les montagnes et ils ne le revirent jamais. Un peu partout on dit qu’il donna des commandements aux hommes sur la manière de vivre et qu’il parlait avec amour et beaucoup d’humilité, en les exhortant à être bons et à ne pas se faire de mal mutuellement mais plutôt à s’aimer les uns les autres et à avoir de la charité.

En général, ils l’appellent Tiki Viracocha, bien que dans la province de Collao, ils l’appellent Tuapaca et que dans d’autres lieux on le connaît sous le nom d’Arnauan. De nombreux temples ont été construits à son honneur en différents endroits où ils ont érigé des statues de pierre à son image devant lesquelles ils offraient des sacrifices. Les grandes statues de pierre de la cité de Tiahuanaco datent de cette période, pense-t-on, et même si par tradition héritée du passé, les Indiens racontent ce que j’ai dit de Tiki Vira cocha, ils ne disent rien d’autre à son propos, ni qu’il est jamais revenu dans une partie ou une autre de ce royaume ».

Il est mentionné :

viracocha« Viracocha qui, croient-ils, était un homme de taille moyenne, blanc et vêtu d’une tunique blanche drapée autour de son corps et qui portait un bâton et un livre dans ses mains. »

Et : « Ils me dirent que c’était une homme grand et qu’il avait des vêtements blancs qui lui descendaient jusqu’aux pieds et que cette tunique était resserrée à la taille ; il avait les cheveux courts et il portait une couronne sur la tête comme un prêtre et il marchait pieds nus et il tenait un objet dans la main qui ressemblait aux petits livres religieux que les prêtres emportent avec eux à notre époque.. »

Et : « Avec ravissement, recevant le bâton de sa main de sorte qu’avec ce bâton, ils recevaient ce qu’il leur prêchait avec chaque chapitre indiqué et souligné ».

Pacaritambo

Revenons à l’histoire de grotte au sud de Cuzco. Cette grotte de Pacaritambo est située à environ 30 km au Sud de Cuzco. (Plus de détails sur ce mythe de la sortie des cavernes : Les généalogies imaginaires: ancêtres, lignages et communautés idéales, XVIe … Par Pierre Ragon).

« La légende de Pacaritambo ne possède pas de fondements archéologiques. L’origine des Incas se situerait néanmoins effectivement dans la région de Cuzco.

D’autres légendes font également sortir Manco Cápac du lac Titicaca, plus au Sud. »

Pour une étude archéologique du sud-est du Pérou, voir cette page. Et un livre intéressant sur le Popol Vuh.

Une autre page du feuillet du Guaman Poma montre une croix avec INRI, le N étant inversé.

Les N inversés sont objet d’interrogation pour certains, comme, voir cette page par exemple.

A noter aussi les curieux motifs sur les autres représentations d’Incas… les petites croix en X, les Z avec deux points de chaque côté, etc. A noter également (p.207), les armes de Capac Apo Ninarua, un fauve et un serpent formant un 8 horizontal.

Maintenant, à propos des symboles Inca, nous avons la « croix inca« , la Chakana :

La « chacana » ou croix andine (Cruz Andina) est un symbole récurrent dans les cultures de l’ancien Pérou et, par la suite, des territoires de l’empire inca. Sa forme est celle d’une croix carrée et échelonnée, avec 12 pointes.

On rencontre des chacanas dans diverses œuvres architecturales, pétrographiques, textiles, céramiques et sculpturales à Paracas, dans le département de Ica, à Chavín dans le nord du Pérou, ainsi qu’à Tiahuanaco, dans l’actuelle Bolivie. On en a également trouvé en Équateur, en Argentine et au Chili.

De fait, un temple pre-inca du nord du Pérou, dans le complexe archéologique de Ventarrón (district de Pomalca, province de Lambayeque) possède la forme de chacana la plus ancienne identifiée à ce jour. L’ancienneté de ce temple n’a pas pu être encore exactement déterminée, mais il daterait d’il y a 4000 à 5000 ans.

En soi, le symbole est une référence à la Croix du Sud, bien que sa forme évoque également le plan d’une pyramide au centre circulaire, avec ses escaliers sur les côtés. C’est un symbole cosmologique auquel on attribue de fait une signification très similaire.

La chacana n’est pas simplement un motif géométrique, mais représente les liens très étroits qui unissent le ciel et la terre.

Les trois niveaux d’existence sont

  • Hana Pacha (le monde supérieur habité par les dieux),
  • Kay Pacha, (le monde de la vie quotidienne)
  • et Ucu ou Urin Pacha (le monde souterrain peuplé par les esprits des morts, les ancêtres, leurs chefs et diverses déités en contact avec le plan terrestre).

Dans nos recherches sur l’origine des symboles de la croix d’Hendaye et du feuillet du Guaman Poma, nous avons découvert des photos d’un portique étonnantes. La légende des photos indique « Symboles incas sur un portique colonial en ruine, à Maras, Vallée Sacrée, Pérou »

portique 2

portique

portique 3

Il serait très intéressant d’avoir des informations sur ce portique, car il y a sans doute un lien entre celui-ci et la croix d’Hendaye.

Le photographe, James Brunker de Magical Andes Photography, à La Paz en Bolivie, a indiqué que cela fait plusieurs années qu’il a pris ces photos et qu’il n’est même pas certain que le portique soit toujours là (car la maison attenante était en ruine). Il a aussi indiqué qu’il y a de nombreux portiques gravés comme celui-ci au Pérou et en Bolivie, qui mélangent un symbolisme catholique et indigène comme ici (avec notamment le soleil et la lune).

(Par Jsf, 07/2012)

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