Civilisations disparues

Les continents disparus et l’invasion de la terre par le peuple de la Lune

selenites luneLes continents disparus

La dérive des continents postulée par Alfred Wegener au début de ce siècle, l’exhaussement subit des fonds marins, l’effondrement non moins soudain des terres émergées conduisent à penser que la configuration de la Terre a été très souvent bouleversée au cours des âges.

Hérodote relate que les prêtres égyptiens de Thèbes lui contèrent que durant les précédents millénaires, le soleil s’était levé quatre fois contrairement à son habitude, et couché deux fois là où il se lève maintenant. La Terre aurait-elle tourné en sens inverse ?

Le Papyrus Magique Harris, à propos de bouleversements cosmiques, assure que le Sud devint le Nord et que la Terre se retourna. De nombreux manuscrits anciens, tels que les Papyrus Ermitage et Ipuwer, font état des mêmes phénomènes en employant exactement les mêmes expressions.

De mémoire d’homme, et à un stade heureusement moindre, notre planète a connu de fréquentes sautes d’humeur. En 1883, ce fut l’engloutissement partiel de l’île Krakatoa, en Indonésie : les deux tiers des terres émergées s’effondrèrent dans un gouffre marin profond de 300 m. En mer de Chine, en Atlantique, des îles apparurent et disparurent en une journée. Il y a 30 000 ans, la Manche était une terre émergée reliant l’Angleterre à la France. Le 2 octobre 1957, une île volcanique surgit près de l’île Fayal aux Açores.

Depuis le XVIIe siècle, on a vu naître – du moins sur les cartes marines – et disparaître ou demeurer introuvables l’Isla Grande, les îles Aurora, les îles Saxembourg, Thompson et Lindsay en Atlantique, les îles de la Compagnie Royale, Emeraude, Dougherty et l’archipel Nemrod en Pacifique… bref, depuis 2 000 ans, plus de 200 îles, après d’éphémères émersions, ont plongé dans les abysses.

La tradition, la mémoire parfois, ont conservé le souvenir de ces bouleversements géologiques, en brodant souvent, en ajoutant, en inventant même des planètes au compte de notre galaxie, puisque au temps de Pythagore, on croyait à une Anti- Terre, gravitant autour du Soleil, exactement à l’opposé, si bien que l’astre nous la cachait toujours. Pourtant, une ou deux fois l’an, disait-on, il était possible de voir le contour de cette Anti-Terre qui a, aujourd’hui encore, des partisans.

HYPERBOREE

L’Atlantide de Platon que nous situons entre l’Amérique du Sud et le tropique du Cancer, est sans conteste le plus célèbre des continents disparus. Dans le même ordre d’idées, depuis une haute antiquité (Hérodote, Diodore, Pline, Virgile), les hommes ont cru en une autre île sans doute légendaire : le Pays des Hyperboréens, situé dans la zone arctique. Il est certain qu’à une époque géologique très reculée, l’équateur et les pôles changèrent de place, si bien que les régions polaires jouirent d’un climat tropical et d’une flore luxuriante ; est-ce un tel souvenir primhistorique que les hommes se sont transmis ? Toujours est-il que la tradition parle d’une île de glace entourée de hautes montagnes où vivaient des hommes presque transparents : les Hyperboréens.

Des navigateurs grecs et babyloniens auraient vu l’île ceinte de sa corolle diamantine, vision si merveilleuse qu’ils s’agenouillèrent et prièrent leurs dieux.

La coruscation, sur la glace, créait une lumière irréelle et à l’intérieur du pays régnait une douce chaleur où s’acclimatait parfaitement une végétation verdoyante. Aucun contact ne paraissait exister entre l’île et le reste du monde ; pourtant un passage secret (souterrain ?) aurait mené jusqu’en Allemagne du Sud.

Les femmes hyperboréennes étaient d’une beauté indicible et celles qui étaient nées cinquièmes dans chaque famille possédaient des dons extraordinaires de clairvoyance. Quand l’île devint inhabitable « en raison du refroidissement des pôles » écrit Sylvain Bailly, ses habitants émigrèrent en Europe et en Amérique et – toujours selon la tradition – les Hyperboréennes gardèrent leurs dons héréditaires de beauté et de voyance, choisirent des maris de haute valeur et engendrèrent une descendance féminine d’élite que l’on reconnaîtrait encore actuellement à son exceptionnelle intelligence, alliée à une grande beauté.

Phérecyde de Scyros, initiateur de Pythagore, aurait été un descendant d’Hyperboréens. Il convient de signaler aussi que le lundi 13 juin 1961, une expédition archéologique partit de Cuxhaven pour rechercher au fond de la mer, dans les eaux d’Helgoland, les vestiges de l’Atlantide. C’était une étrange idée que de rechercher l’Atlantide sous le 54e parallèle (on y verrait plutôt Hyperborée), mais le chef de l’expédition, le pasteur Jurgen Spanuth, était sûr de son fait, ayant, disait-il, déchiffré des inscriptions hiéroglyphiques en Haute-Égypte, mentionnant que l’empire était englouti à cet endroit.

Déjà, en 1953, Jurgen Spanuth avait cru distinguer sous les eaux les fondations d’une cité dont il avait même pris des photos. L’égyptologue français Émile Briollay, cinq hommes- grenouilles et douze scaphandriers formaient le corps de troupe qui travailla en vain pendant plusieurs semaines – l’Atlantide ou Hyperborée demeura introuvable ! Le continent de Gondwara ou Terre de Gond en Antarctique, est le pendant de la légendaire île nordique. C’est un continent copié, décalqué sur le mythe hyperboréen. Selon certains traditionalistes, dans nos lycées et dans nos grandes écoles, on trouve toujours un descendant d’une famille de Gondwara : le plus brillant élève.

LA TERRE de MU

terre de MU
Autre pendant légendaire, mais de l’Atlantide cette fois, la Lémurie ou Terre de Mu que l’on situait dans l’océan Indien. Le mystérieux continent de Mu s’étendait sur la presque totalité de l’océan Pacifique, du détroit de Béring à l’Australie, de l’Inde à la Californie. Au vrai, son existence ne repose que sur les dires mal prouvés et sur les tablettes du « colonel » anglais James Churchward, qu’on n’a jamais vues.

Vers 1868, le colonel, se trouvant aux Indes, devint l’assistant du Grand Prêtre d’un temple-collège et étudia fiévreusement les inscriptions d’un bas-relief ancien. A l’affût de toute cryptographie, il apprit que les archives secrètes du temple recelaient des tablettes d’argile, rédigées par les Naacals (Frères Saints) dans la Terre mère disparue, appelée Mu. Les tablettes étaient encloses dans un emballage et ne devaient jamais être lues, mais le colonel usa d’un stratagème pour satisfaire sa curiosité. « Il serait sage, dit-il, de vérifier deux emballages pour juger de la conservation des messages. »

Le Grand Prêtre, qui lui aussi brûlait d’envie de voir les tablettes, ne se fit pas longtemps prier. Il enleva deux tablettes de leurs enveloppes de tissu. Impossible alors de ne pas voir les caractères tracés dans l’argile. Impossible de ne pas constater aussitôt leur identité avec les inscriptions du bas-relief ! Bref, les deux tablettes furent traduites et, par la suite toutes les autres, qui constituaient l’inviolable dépôt. Elles contaient la genèse du monde et l’histoire de l’engloutissement de Mu, 12 000 ans avant notre ère.

Le géologue William Niven ayant trouvé au Mexique des tablettes indéchiffrables, Churchward appuya la découverte en assurant que les caractères hindous et mexicains, sur les tablettes, étaient identiques. Il prétendit aussi qu’il avait, grâce à la clef hindoue, traduit les deux célèbres textes mayas : le Codex Cortesianus et le manuscrit Troano !

Infatigable, le colonel se mit à parcourir le monde à la recherche de confirmations et tant de zèle inspire la sympathie, sinon la confiance. Le peuple de Mu, qui aurait colonisé le monde entier, s’appelait Uighur et sa capitale se situait en Asie, là où le professeur Koslov découvrit – dans le désert de Gobi –, à 50 pieds de profondeur sous les ruines de Khara-Khota, une tombe peinte vieille de quelque 18 000 années.

Le sarcophage contenait les dépouilles d’une reine et d’un roi portant (d’après Churchward) les emblèmes de Mu : un M, le Tau et un cercle traversé verticalement par un diamètre. Un manuscrit découvert dans un vieux temple bouddhiste de Lhassa au Tibet conte également la fin de Mu, et les poteries préhistoriques trouvées à Glozel, en 1925, reproduiraient les signes et l’écriture des Uighurs.

L’apogée de Mu daterait de 75 000 ans, mais l’empire remonterait à 150 000 années et davantage. De nos jours, une secte américaine de Ramona (Californie) perpétue les théories de Churchward et par une curieuse coïncidence avec les traditions de Tiahuanaco, étudie le caractère vénusien de la civilisation de la Terre de Mu.

Le colonel anglais n’a jamais apporté la preuve de l’existence des tablettes hindoues. Cependant on peut être frappé par deux faits significatifs :

1° Churchward, honnêtement, a fort bien pu se fourvoyer dans des traductions fantaisistes, mais il n’a sûrement pas inventé l’existence des tablettes.

2° Toute la théorie qu’il a échafaudée, et qui était incohérente il y a quatre-vingts ans, se trouve sérieusement fortifiée par les découvertes de Tiahuanaco et de Glozel. En réalité, nous avons la certitude que des bibliothèques secrètes existent aux Indes et aussi en Europe, au Vatican, à l’Escurial, et même en France.

LES HOMMES VOLANTS DE ZIMBABWE

Dans ces conditions, on comprend fort bien que Churchward n’ait jamais voulu révéler où il avait lu les tablettes, et il était, bien entendu, dans l’impossibilité de les produire. Autre point en faveur du colonel : il dépensa sa fortune et le reste de ses années à parcourir le monde à la quête de confirmations, ce qui n’est pas le fait d’un mauvais plaisant.

L’identité ou l’analogie des écritures des tablettes hindoues, mexicaines et glozeliennes s’inscrit fort bien dans notre hypothèse d’individus atlantéens s’étant dispersés dans le monde. Il n’a pas été retrouvé de tablettes à Tiahuanaco – où nul ne s’est jamais soucié d’en chercher – mais la tradition est formelle : il existait une écriture antédiluvienne en Amérique du Sud, écriture détruite par ordre de Pachacuti IV, 63e Inca. On ne pensait pas que les anciens Mexicains-pré-Mayas aient écrit, pourtant le géologue Niven découvrit des tablettes ! On ne croyait pas à l’écriture préhistorique… pourtant elle existe à Glozel ! Et voilà que Churchward et ses successeurs attestent que les écritures de toutes ces tablettes sont semblables et découlent d’une origine commune ! Aventureusement on précise cette origine : elle est extraterrestre, elle vient de Vénus… comme l’Orejona de Tiahuanaco !

Dans le domaine du contrôlable, les ruines de Zimbabwe en Rhodésie, si elles attestent l’existence d’une antique civilisation en Afrique australe, posent néanmoins une énigme. 104 Au Vatican : une véritable bibliothèque secrète. A l’Escurial : les manuscrits musulmans trouvés lors de la chute de Grenade. En France : à Paris et à Aix.

Zimbabwe, découverte en 1868 par Adam Renders, est une cité cyclopéenne dont l’édification remonte au XVIe siècle selon certains historiens, à l’époque préhistorique selon d’autres. Située dans un pays riche en minerai aurifère, elle fut même identifiée avec la mystérieuse Ophir où les vaisseaux d’Hiram et de Salomon allaient chercher l’or dont parle la Bible. Alentour, et dans toute l’Afrique du Sud, il ne semble pas que des civilisations se soient autrefois développées, si bien que Zimbabwe constitue une sorte d’îlot où vécut un peuple mystérieux.

Dans les ruines, mais encore en fort bon état, on remarque – comme à Machu Picchu au Pérou – de hautes tours ovales, sortes de cornues, sans aucune ouverture latérale, la seule issue possible se trouvant en haut de la construction, comme si les habitants de ces étranges maisons avaient été munis d’ailes ou du pouvoir de voler. A Machu Picchu, on appelle ces cornues : « les Chambres des Hommes Volants ». Nous ne pensons pas à des êtres pourvus d’ailes, mais à des humains possédant le secret scientifique de l’apesanteur et du déplacement dans l’espace, secret non divulgué, mais rapporté par les traditions, aussi bien d’Amérique que d’Afrique et d’Asie.

Des hommes volants, il y en eut de tout temps d’après la chronique, depuis les Incas à plateaux volants, Icare et les saints à lévitation, jusqu’aux « Rocket Belt men » modernes, pourvus de ceinture à réaction (ou ceinture volante). Il ne faut pas trop se hâter de juger la tradition. Il est possible que Zimbabwe, que Machu Picchu aient jadis été habités par des hommes initiés à une science dont nous n’avons pas encore idée. Qui a construit Zimbabwe ?

Avec Serge Hutin, nous pensons aux Égyptiens et, pour notre part, plus précisément encore à des missionnaires de Tiahuanaco, ou, ce qui revient sans doute au même, aux Atlantes chassés de leur continent détruit ou de leur île submergée.

L’expertise géophysique donne actuellement une explication nouvelle et un sens plus raisonnable aux divulgations de Platon. Tout découle de la théorie de Wegener sur la dérive des continents, confirmée par les découvertes du professeur Stuart Blackett, prix Nobel de physique? qui a déclaré récemment :

« Il est hautement probable que les masses continentales se soient éloignées les unes des autres depuis le Paléozoïque. Par exemple, je crois que durant les 440 millions d’années qui précédèrent l’époque quaternaire, l’Amérique du Nord s’est éloignée d’environ 3 000 milles du vieux continent. »

Ce qui revient à dire qu’à l’époque tertiaire, les Amériques étaient soudées à l’Europe et à l’Afrique. On peut n’être pas d’accord avec le professeur Blackett sur l’estimation chronologique des époques géologiques, lesquelles sont véritablement avancées « à l’estime », 400 millions d’années pouvant tout aussi bien céder la place à 4 millions, voire même à 400 000 ans – la préhistoire n’est pas chiche de telles approximations – mais les dérives continentales constituent une hypothèse acceptable. Le globe terrestre – grosso modo – est constitué par un noyau central, le « nife » (NIckel-FEr) que cerne une pulpe, le « sima », constitué principalement de SIlicates de MAgnésium. Le sima est plastico-visqueux, c’est une pâte qui va se durcissant jusqu’à la croûte terrestre proprement dite que nous connaissons : le « sial » (SIlice et ALumine).

Les continents, en somme, seraient des sortes d’îles dures flottant sur le sial visqueux.

« A l’origine, dit Wegener, il devait y avoir une seule masse continentale que la rotation de la Terre tendit à répartir sur l’ensemble du globe : l’Amérique dériva vers l’ouest, l’Australie vers l’est, l’Antarctique vers le sud et le Groenland vers le nord. » Sir Stuart Blackett a calculé que la Grande-Bretagne dérivait vers le nord-ouest à raison de 6 mètres par siècle; on sait que le Groenland vogue vers l’ouest à une vitesse de 90 cm par an, et bientôt, les satellites américains et russes, en chiffrant exactement les distances intercontinentales (encore approximatives), permettront de mesurer au mètre près la dérive de l’Amérique par rapport au vieux continent.

Il est probable que ces dérives ne sont pas constantes et peuvent subir des ralentissements ou des accélérations brusques et accidentelles, si bien que la tradition du continent de l’Atlantide peut être examinée sous un jour nouveau. L’Atlantide de Platon aurait été l’Amérique, alors ancrée dans l’océan Atlantique assez près des côtes d’Afrique et d’Europe ; une dérive brutale aurait entraîné un cataclysme et un effondrement, ou un engloutissement partiel. Bien entendu, tout cela n’est qu’hypothèse, mais « hautement possible », surtout si l’on considère l’arrachement américain particulièrement intense sur la ligne équatoriale, là où la rotation terrestre se fait sentir au maximum.

Cette hypothèse, sans les accréditer formellement, apporte néanmoins une certaine vraisemblance aux traditions de l’Atlantide, de Mu, de la Lémurie et de ces îles arctiques, Groenland, Islande, Spitzberg, détachées de la terre ferme. Un seul obstacle : les géologues et les préhistoriens font état de millions d’années, défiant la mémoire humaine. Et si ces estimations étaient considérablement exagérées ? Les datations par les méthodes de désintégration, de transmutation et de carbone 14 sont notoirement entachées des pires dérèglements.

Actuellement, les savants américains qui effectuent des sondages au fond des fosses du Pacifique et de l’Atlantique, dans le cadre du Projet « Mohole », sont de cet avis.

La chaleur en particulier, provenant soit d’une masse interne en surfusion, soit de la radioactivité naturelle des roches, ne correspond pas aux définitions du degré géométrique des géologues. De même, l’épaisseur des sédiments traversés par les sondes avant qu’elles n’atteignent les couches dures du manteau terrestre ne correspond pas à l’âge admis des océans.

On les croyait vieux d’un milliard d’années.

Or, il aurait suffi de 90 millions d’années pour constituer les 550 mètres de dépôts moyens qui existent aujourd’hui.

LES FANTAISIES D’HOEBIGER

C’est clair : sur l’évaluation de l’âge des océans, les savants ont commis une légère erreur : 1 milliard d’années au lieu de 90 millions, c’est-à-dire que le globe serait sans doute vingt fois moins vieux que prévu ! Les astronomes ne sont pas logés à meilleure enseigne : les techniciens de l’Observatoire du mont Palomar en Amérique admettent 100 à 200 % d’erreurs dans leurs calculs concernant les mesures de l’Univers. Par exemple, notre galaxie serait plus grande qu’on le penserait de 60 000 années-lumière, ou même de 60 millions !

Certes, la tradition n’offre pas de meilleure garantie, mais il n’est pas déraisonnable d’imaginer que l’Amérique-Atlantide ou encore une grande île actuellement immergée autour des Bermudes ou sous la mer des Caraïbes ait existé en Atlantique il y a 20 000 ans. Les théories de l’illuministe allemand Hans Hoerbiger, reprises par le Français Denis Saurat, écartent délibérément toute donnée scientifique et bousculent la répartition des continents et des mers.

En bref, pour Hoerbiger, le Cosmos est régi par une lutte incessante entre le froid et le chaud, entre la glace et le soleil. Des lunes s’approchent et s’éloignent de la Terre, attirant plus ou moins les océans, qui engloutissent des montagnes et assèchent des fonds marins.

Dans ce complexe cosmo-philosophique, l’Homme est associé intimement à l’évolution de la nature et, selon l’influence lunaire, subit des mutations désordonnées. Tantôt il est atteint de gigantisme (quand la Lune proche exerce une attraction redoublée), tantôt il est écrasé par une pesanteur de plomb.

Selon ces données, notre humanité issue de géants blonds, à la belle peau blanchie dans l’aura des glaces éternelles, ressuscite le vieux mythe ancestral du pays hyperboréen, de ses hommes supérieurs et de ses ravissantes femmes pythonisses. Une telle hypothèse était bien faite pour séduire Adolf Hitler qui avait besoin, pour refaire le globe d’une nouvelle mythologie.

Or, Hans Hoerbiger lui apportait cela et davantage encore : une science exaltée, toute différente des vieux principes établissant d’autres normes de physique, de chimie, de littérature et d’archéologie. Cette conception politico- romantique du monde à venir, calquée sur la reconstitution à grand spectacle du passé traditionnel, aurait pu fournir à l’humanité une science diamétralement opposée aux concepts classiques. Le fantastique rêvé par Hoerbiger et Hitler n’était ni plus faux ni plus fou que le fantastique d’Einstein-Kennedy- Khrouchtchev.

INVASIONS LUNAIRES

En France, l’hypothèse du primhistorien Marcel Boscher, très personnelle, se rapproche des théories d’ Hoerbiger, de Bellamy et de Saurat. La Lune y joue le rôle primordial. Elle peut également suggérer des rapports avec la Terre de Mu.

D’après cette théorie, la Lune aurait déterminé une résultante mécanique et sociale : résultante mécanique du fait des cataclysmes déclenchés, sociale par la conquête militaire d’un peuple lunaire.

Cette hypothèse emprunte à un vaste et surprenant ensemble cosmogonique, métaphysique et physique, s’écartant délibérément de la science rationnelle. Elle part d’un postulat : tout est Énergie-Matière indissociable, ne se différenciant que par le potentiel pour l’énergie, et par la masse pour la matière.

Le principe mécanique du monde est la gravitation et l’attraction produite par l’énergie-matière. Une différence constante de potentiel magnétique équilibre l’aliment moteur de la cellule vivante : l’oxygène. En bref, la vie et l’évolution humaines sont conditionnées par ce potentiel magnétique et par l’oxygène.

L’homme originel, vivant dans un milieu parfaitement équilibré, était une sorte de dieu dont les cellules se régénéraient elles-mêmes en totalité. Il ne connaissait ni la souffrance ni la mort et avait la perception de toute chose – la connaissance – par des facultés psychiques développées qui lui permettaient de se passer du progrès technique et agissaient à la façon des postes émetteurs et récepteurs de télévision.

Sa stature était d’environ trois mètres et le gigantisme était commun aux règnes végétal et animal.

Il semble que nous trouvions ici l’état de grâce et le paradis des temps bibliques. La déchéance, la faute originelle, ne furent pas le fait d’Eve, mais de la mécanique céleste, de Dieu, pourrait-on dire. On ne sait quel dérèglement cosmique – ou perturbation voulue par la Providence – motiva les errements de la planète Lune ; toujours est-il qu’elle se mit à vagabonder dans le Cosmos, jusqu’à placer son orbite sur le plan de l’écliptique terrestre. Auparavant, elle évoluait beaucoup plus près du Soleil et son humanité, soumise à une durée de vie relativement courte en raison de son faible diamètre, avait brûlé les étapes de la connaissance et se situait au niveau que nous atteindrons vers l’an 2000.

Sans apporter de références, ni situer l’événement dans le temps, M. Boscher pense qu’à ce moment-là les Sélénites étaient en péril, l’atmosphère de leur planète se raréfiant et le sol s’asséchant en raison directe du phénomène.

L’approche de la Terre fut donc une chance inespérée de salut et les Luniens préparèrent l’envahissement de notre globe. La satellisation de la Lune se fit dans un laps de temps assez considérable – des siècles – et eut des conséquences désastreuses pour les Terriens. L’équilibre magnétique étant rompu, l’atmosphère terrestre devint beaucoup moins riche en oxygène, par suite de la diminution de la pression atmosphérique, et la pesanteur augmenta dans des proportions considérables.

Comme cloués au sol, les hommes perdirent vite leurs meilleures facultés et l’insensibilisation du réseau nerveux (circuit magnétique) de leur corps. Ils connurent la douleur et la mort. La Lune se plaçant sur des orbites sans cesse plus rapprochées, la Terre subit des raz de marée, des éruptions volcaniques, puis une grande catastrophe déterminée par le basculement des pôles, ce qui eut aussi pour résultat d’imprimer une vitesse de gravitation plus grande et d’augmenter les forces d’attraction.

L’oxygène atmosphérique devint plus rare et la pesanteur crût encore, si bien que les Luniens, en atterrissant, trouvèrent une humanité amoindrie qui ne sut plus se défendre qu’avec des moyens primaires analogues à ceux des anciens Perses, Assyriens et Chaldéens. Les envahisseurs, de taille gigantesque, pourvus d’un armement atomique, n’eurent aucune peine à vaincre les Terriens et passèrent à leurs yeux pour des dieux descendus du Ciel ! La race terrestre se modifia au rythme des fluctuations cosmiques et géophysiques, car le globe avait subi un bouleversement profond.

Des continents étaient engloutis, d’autres émergeaient des océans. L’équateur, qui passait jadis par la Sibérie, se fixait au- dessous de l’Asie. Pourtant, il n’y eut ni déluge ni période glaciaire et la Terre se rapprocha du Soleil, réchauffant son atmosphère, se stabilisant peu à peu sur son aire actuelle et retrouvant aussi son potentiel magnétique et sa teneur en oxygène.

Au cours de cette évolution naturelle, les autochtones terriens et leurs conquérants fusionnèrent en une race commune dont les caractéristiques auraient été surtout conservées par les jaunes. Telle est la primhistoire conçue, forgée par Marcel Boscher. Elle échappe évidemment à notre sens critique, mais présente des éléments d’étude tout neufs qui ne sauraient être écartés a priori. M. Boscher imagine aussi que les forces colossales libérées par l’atome pourraient un jour permettre de ralentir la vitesse de gravitation de la Terre, ce qui aurait pour résultat d’augmenter la pression atmosphérique et, de ce fait, la richesse de l’air en oxygène. On verrait alors, pense l’auteur, renaître l’équilibre originel, disparaître l’usure des cellules et revenir les facultés psychiques de nos Ancêtres Supérieurs.

Le Dr Siegel, de l’Union Carbide Research Institute, prône l’oxygénisation artificielle des tissus cellulaires pour accroître la longévité.

Dans l’origine en partie extraterrestre de notre humanité, proposée par M. Boscher, les jaunes, descendants amoindris des géants Luniens, auraient-ils pu peupler la Terre de Mu ?

La Lune aurait-elle pu transporter de Vénus – ou de Mars – des émigrés, véritable véhicule cosmique ou fusée sidérale ?

Dérives de continents, cataclysmes naturels, tremblements de terre, déluges, éruptions volcaniques, chutes de corps célestes, continents disparus et invasion de planétaires : déjà l’Histoire, la tradition et certaines imaginations se rejoignent pour donner un visage à l’inconnu.

LES SECRETS DETRUITS

Tiahuanaco, les pyramides, Ba’albek projettent déjà quelques lueurs sur la vieille énigme, et les sanctuaires secrets ne sont pas loin d’ouvrir leurs portes.

Certains témoignages ont été détruits. Jules César porte la lourde responsabilité du premier incendie de la bibliothèque d’Alexandrie où le lettré Ptolémée Soter avait réuni 700 000 volumes qui constituaient alors la totalité de la tradition transmise et du savoir humain.

Quatre siècles plus tard, un second incendie allumé par des hordes indisciplinées ravagea cette même bibliothèque qui fut définitivement brûlée en 641 sur l’ordre du calife Omar. On raconte que, consulté par ses capitaines sur le sort à réserver aux livres, le chef musulman répondit : « Si ce qu’ils relatent est dans le Coran, ils sont inutiles et vous pouvez les brûler. Si ce qu’ils relatent n’est pas dans le Coran, alors il faut les détruire comme nuisibles et impies. » Les précieux manuscrits servirent pendant plusieurs mois de combustible aux chaudières des établissements de bains d’Alexandrie. Quelques-uns seulement échappèrent au feu.

Un autodafé semblable fut l’œuvre, en 240 avant J. C., de l’empereur chinois Tsin Che Hoang qui fit détruire tous les livres d’histoire, d’astronomie et de philosophie existant dans son empire.

Au IIIe siècle, à Rome, Dioclétien fit rechercher et détruire tous les livres contenant des formules pour faire de l’or, sous prétexte que l’art de la transmutation pouvait permettre d’acheter des empires. Le Nouveau Testament (Actes des Apôtres) révèle que saint Paul réunit à Éphèse tous les livres qui traitaient de « Choses curieuses » et les brûla publiquement.

Jacques Weiss rapporte que des moines d’Irlande, ignorants, firent brûler 10 000 manuscrits runiques sur écorces de bouleau, contenant toutes les traditions et toutes les annales de la race celtique. Toujours dans le passionnant ouvrage de Jacques Weiss, on lit :

« Savary, dans ses « Lettres sur l’Égypte », relate les propos tenus à la fin du XVIIIe siècle par le Père Sicard dans ses « Lettres édifiantes » : « On me rapporte qu’il y avait dans ce village (le petit port égyptien de Ouardan) un colombier rempli de papyrus recouverts de caractères magiques, achetés à quelques religieux coptes et schismatiques. « J’en fis sans résistance l’usage que je devais en faire (un autodafé) et je plantai à leur place une croix de Jérusalem que les Coptes révèrent avec beaucoup de dévotion. « 

Déjà, au XVIe siècle, le fanatisme religieux, allié à une criminelle ignorance, avait livré aux flammes les Manuscrits du Yucatan au Mexique :

Les évêques espagnols, au XVIe siècle, en firent brûler des quantités énormes et c’est l’intervention d’un franciscain français, Jacques de Testera, qui arrêta la destruction des derniers de ces précieux documents. Les conquérants commirent d’ailleurs des cruautés inouïes envers la population pourtant paisible et douce de ces contrées, tranchant les mains, les bras et les jambes, coupant les seins des femmes, frappant à coups de crosse les petits enfants, si bien que la race fut à peu près anéantie.

Il fit jeter le tout au feu. L’existence de cette écriture inca est accréditée, par José d’Acosta.

Le vice-roi du Pérou, Francesco Toledo, vers 1566, parle dans ses rapports d’étoffes incas et de tablettes peintes d’une grande richesse narrative : histoire, sciences, prophéties, etc.

Fort heureusement, les Jésuites et les Papes sauvèrent une partie du patrimoine traditionnel. Les livres de Garcilaso de La Vega et quelques manuscrits rapportant les plus précieuses données de la mythologie sud- américaine furent brûlés en Espagne au XVIe siècle, mais la bibliothèque Vaticane et M. Garcia Beltran, descendant de Garcilaso, détiennent l’essentiel de la tradition sur manuscrits inédits dont nous avons eu communication.

LES PIERRES DE BAMIYAN

bamiyam

Des messages, des témoignages publics furent laissés dans presque toutes les parties du globe, afin de conjurer les maléfices du Temps et des cataclysmes.

En Afghanistan, l’odyssée et les avatars de l’homme seraient contés par les statues de pierre et des sculptures de Bâmiyân. Bâmiyân est une ville ruinée de la province du Kapisa au nord-ouest de Kaboul où 12 000 maisons sont creusées dans le roc. C’est l’antique Djouldjoul (la Thèbes de l’Orient) qui fut pillée et démolie en 1221 par Gengis Khan. Toute la vallée où elle se trouve est trouée de cavernes et de grottes où des moines bouddhistes ont vécu pendant des siècles et amassé des témoignages que l’on dit extrêmement anciens.

Actuellement, trois statues colossales, sculptées en plein roc, sont les gardiennes des ruines. Il y a peu de temps, les monolithes étaient encore au nombre de cinq. La plus grande statue mesurait 53 mètres de hauteur, 7 de plus que la statue de la Liberté à New York ; la seconde 35 mètres ; la troisième 10 mètres ; les autres étaient de moindre importance, la plus petite ayant environ la taille d’un homme. Elles sont, assure la tradition, les « impérissables témoins » de la doctrine secrète laissée par des Atlantes réfugiés en Asie.

(note de miléna: ces statues furent détruites les 8 et 9 mars 2001)

Des moines les ont recouvertes de plâtre pour les transformer en Bouddhas, mais il est aisé de discerner la supercherie. Bien entendu, les archéologues officiels ne sont pas d’accord à ce sujet avec les traditionalistes à qui pourtant un fait singulier semble devoir donner raison : ces pseudo-Bouddhas n’ont pas de visage. Alors que le corps des statues a été relativement respecté – et trafiqué, comme nous l’avons dit – les faces ont subi une déprédation systématique : plus de front, plus de nez, d’yeux ni de lèvres.

Du front au menton les faces ont été ramenées à un plan vertical. Cette mutilation, qui paraît volontaire, a peut-être voulu éviter l’identification, comme dans les crimes maquillée. Les statues ne seraient donc pas à l’effigie de Bouddah, mais de quelque autre mystérieux personnage dont on aurait tenté de cacher l’existence. Un dieu, un géant ?

La cosmographie gravée dans la « Grotte du Kohistan » et représentant la planète Vénus reliée à la Terre comme par une voie de communication sidérale, présente-t-elle un indice valable ?

Les statues étaient-elles à l’image de Vénusiens ou d’êtres venus des étoiles ?

D’après une tradition, elles seraient les seuls souvenirs matériels des deux premières races, qui eurent un corps éthéré ; les statues de l’île de Pâques, hautes de trente à quarante pieds et construites par des transfuges du continent américain, représenteraient la troisième race, la première dont le corps fut physique (nous reproduisons des interprétations résolument occultistes)

Notre civilisation n’a pas encore songé à laisser pour les millénaires à venir un témoignage concret de son existence. Dans moins de 20 000 ans, si le monde existe encore, l’expression de notre génie actuel sera totalement détruite.

La statue dédiée aux Atlantes, bien que gigantesque, se rapproche par ses dimensions de l’homme actuel. Un des temples de Bâmiyân était assez vaste pour servir de refuge à une armée entière.

Il y a 10 000 ans, l’Asie était colonisée par la race noire chassée d’Europe, et une de ses deux métropoles était Bâmiyân.

Les Brahmanes, en conséquence, mutilèrent volontairement leurs propos écrits pour limiter l’étendue du forfait, gardant pour eux l’essentiel et laissant l’exotérisme aux profanes

En Europe, la race blanche était sous l’empire des Druidesses qui officiaient à l’île de Sein. Les Celtes s’étant révoltés contre elles, les machiavéliques pythonisses répandirent une épouvantable superstition pour décimer les révoltés. Les Celtes avaient le renom d’un courage inégalable. Misant sur leur fierté et leur mépris pour la mort, les Druidesses décidèrent de déléguer au « Pays situé de l’Autre côté de la Vie » les hommes les plus nobles et les plus braves afin de porter un message aux ancêtres.

Et l’on vit cette chose abominable : l’élite des Celtes se donner la mort ou la subir le front haut à chaque solstice et fête religieuse, si bien que tous les chefs disparurent en quelques années sans qu’un seul osât se dérober à ce sacrifice volontaire.

C’est alors que Ram le réformateur parut et fut, lui aussi, condamné à mort par le Synode des Druidesses de Sein. Pour sauver la race, Ram s’exila avec son peuple en direction de l’est, laissant sur son passage et dans l’histoire de nombreux témoignages toponymiques : Hiram, Ram, Iran, Ramayana.

L’âge d’or de Ram en Asie dura 3 500 ans. La tradition aryenne relatée par les Upanishads ne conduit pas apparemment vers les ancêtres extraplanétaires dont l’existence peut être vérifiée par la science de demain et les fusées spatiales, mais il est avéré que cette tradition n’a été transmise que sous son aspect métaphysique. Historiquement, le fait est dû à l’initiative de Bouddha qui, en son temps, voulut révéler à tous les mystères sacrés. Les prêtres et les Brahmanes s’opposèrent à cette divulgation qui fut jugée sacrilège, comme le fut la prédiction de Jésus par les docteurs de la Synagogue.

Ainsi parlent les tenants de l’archéologie traditionnelle. Nous ne pensons pas qu’il faille accorder un crédit total à ces interprétations et à la tradition occulte relatée par les auteurs anciens et les modernes, Fabre d’Olivet, Schuré, Saint- Yves d’Alveydre, René Guenon, Ossendowski, Rudolf Steiner, G. Trarieux d’Egmond, Jacques Weiss, Mme Blavatzky.

En l’absence de toute preuve scientifique et formellement écrite, il est nécessaire d’essayer de reconstituer le puzzle du passé, mais il est un peu trop facile de le ressusciter par la voyance ou la révélation divine, ou par une documentation tenue secrète à la façon du colonel Churchward.

Inversement, il serait puéril de s’en tenir aux faux témoignages scientifiques des préhistoriens, et malhonnête de répudier en bloc la tradition. L’archéologue Schliemann est parti du principe que les livres d’Homère n’étaient pas des fables, mais des récits d’événements historiques ; et il a découvert la ville de Troie.

Extrait de Histoire inconnus des hommes depuis 10 000 ans – Robert Charroux CHAPITRE VI

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