A la Une BLACK PROGRAM Crimes contre l'humanité

Les BLACK PROGRAM: Le projet FAST BUCK

Utiliser l’appât du gain, pour tenter d’influer sur le cours de la guerre du Vietnam

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Pendant la guerre du Vietnam, les forces Américaines se mirent à réutiliser le concept de « l’offre et de la demande », contre versement de récompenses, comme ils l’avaient déjà fait avec succès par le passé.

Le Joint Chiefs of Staff (l’Etat-Major interarmes) a proposé un projet appelé « Opération Fast Buck » en novembre 1966.

Ce projet était en fait calqué sur l’Opération Moolah, réalisée pendant la guerre de Corée où les Etats-Unis offraient cent mille dollars à tout pilote communiste qui déserterait avec son MiG-15 (1). Cette fois, l’Etat-Major espérait obtenir un MiG-21 (2). Ils recommandèrent que cent cinquante mille dollars soient versés pour le premier avion et vingt cinq mille dollars pour le second. Ils ajoutèrent qu’ils étaient prêt à payer vingt cinq mille dollars pour les pilotes ennemis qui déserteraient en sautant en parachute au-dessus de la mer. (En fait, jamais un pilote Nord-Vietnamien ne désertera avec son MIG-21).

Au départ, l’opération visait principalement le MIG-21 et l’hélicoptère MI-6 Soviétique (3) mais bientôt, ils étendirent l’offre à d’autres armements et équipements. Au final, les programmes de récompenses mis en place durant la guerre du Vietnam ont été multiples.

Le démarrage de l’Opération Fast Buck.

Les lettres d’information du OPSPSY/POLWAR, Volume IV, n° 10, du 31 octobre 1969, nous donnent des informations sur la mise en place du projet sur le terrain.

Le programme de récompenses au Vietnam a été annoncé dans un communiqué publié le 3 octobre 1969 par le « Political Warfare Département » de l’état-major général interarmée de l’ARVN. A partir de cette date, la République du Vietnam se mis à récompenser généreusement des pilotes Nord-Vietnamiens, des membres d’équipage, ou même des chefs d’entreprises ou des fournisseurs, pour les inciter à retourner leur veste. Et à rejoindre la cause de la République du Vietnam du Sud avec un avion, un navire, ou avec certaine autres armes. Les déserteurs étaient récompensés en fonction de la valeur du matériel qu’ils apporteraient. La République du Vietnam indiquait aussi accueillir chaleureusement ceux faisant défection, leur apportant la sécurité et la protection et les facilités nécessaires pour vivre au Sud-Vietnam.

La rédaction et la diffusion des tracts.

En 1971 et 1972, la conception et la rédaction des tracts pour présenter les opérations de récompense, avaient été défini par le service de la « guerre psychologique » (4). Les spécialistes des « opérations psychologiques », avaient imprimé les tracts en Laotien, en Vietnamien et en Cambodgien et avaient aussi conçu des versions avec des images pour les analphabètes.

La récompenses suivantes autorisées pour les civils autochtones étaient de:

– 5000 $ pour ramener un membre du personnel des Etats-Unis qui serait prisonnier;
– 500 $ pour toute information importante sur un personnel des Etats-Unis prisonnier;
– 400 $ pour le retour du corps d’un soldat des forces Alliées;
– 150 $ pour des informations authentiques sur l’état ou l’emplacement d’un personnel prisonnier.

Les sommes étaient exprimées avec le symbole « $ », pour désigner la monnaie Sud-Vietnamienne, c’était le « dong », la monnaie ayant cour au sud.

A l’époque, un dollar Américain valait environ onze mille dong Vietnamiens.

Et sur certains tracts, les sommes étaient exprimées en « piastres », la monnaie qui avait eu cour en Indochine entre 1880 et 1954.

L’opération de récompense était aidée dans sa démarche par le JUSPAO, « Joint United State Public Affairs Office » (« Bureau des affaires publiques »).

Le JUSPAO avait été créé en juillet 1965 (après 11 ans d’opérations psychologiques, toutes aussi désordonnée qu’inefficaces, qui avaient commencé dès l’été 1954 au cours de la transition, après la défaite Française). Le JUSPAO était autorisé à entreprendre toutes activités de propagande visant à mettre fin à des litiges et au manque de coordination entre les Américains et les Vietnamiens et entre les organisations civiles et des organismes militaires.

Le directeur du JUSPAO était un civil, Barry Zorthian (en 1965) et il devait rendre compte à la USIA, l’Agence d’information des Etats-Unis.

Les opérations psychologiques faisaient partie de l’USIS, (« le Service des Informations des Etats-Unis », la branche « Outre-mer », qui dépendait de l’USIA).

Le tout chapeauté par la USAID, « US Agency for International Development » (« l’agence des Etats-Unis pour le développement internationale »), qui exerçait un commandement mixte, avec les militaires du MACV, « Military Assistance Command Vietnam », par l’intermédiaire de l’ambassade Américaine.

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Guide de l’opération « Chieu Hoi » du MACV, publié pour les forces armées Américaines.

Le JUSPAO organisa de vastes campagnes pour inciter les troupes Nord-Vietnamiennes à se rendre. La majeure partie de l’argent et l’attention s’est focalisée sur le « Open Arms » (« Chieu Hoi » en Vietnamien). Un programme visant à encourager le Viet-Cong à se rallier à la cause de la République du Vietnam.

Commencée en 1963 et administré par le JUSPAO après sa création en 1965, la campagne « Chieu Hoi » aboutira à la publication de milliards de tracts, du placardage de millions d’affiches, d’encarts dans les magazines, de distributions de dépliants, et de milliers d’heures de messages diffusés par haut-parleurs, pour encourager la défection du Viet-Cong.

En plus de la garantie d’une amnistie et d’être bien traité, des offres de récompenses avaient été offerts et payés à des transfuges qui s’étaient rendu avec des armes. Il y avait des tarifs spéciaux pour les défections de masse.

Les résultats pour la reddition de troupes, ont été très fructueux et l’opération a été prolongée jusqu’en 1969, mais a pris fin le 31 décembre 1969, officiellement en raison d’abus répétés (par exemple, il y en avait qui désertait pour toucher la récompense, et qui ensuite, retournait avec les troupes du nord). Et aussi tout simplement parce que cela commençait à coûter cher.

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Insigne de l’opération « Chieu Hoi ».

Ce seront plus de 10 milliards de tracts, qui furent largués pour la seule année 1969.

En 1971, les Américains et les Sud-Vietnamiens larguèrent plus de 98 millions de tracts au-dessus du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge, pour annoncer le programme de récompenses.

Et plus de 32 millions de tracts au début de 1972 (on dit que l’opération « Fast Buck » a peut-être été la plus grande campagne de propagande de l’histoire).

Une offre qui s’étendra constamment au cour de la guerre.

Le système de récompenses monétaires immédiates se trouva aussi appliqué pour ceux qui aideraient tout personnel des Etats-Unis capturés ou portés disparus, en facilitant leur évasion et leur retour, en fournissant des informations, en amenant du matériel trouvé ou toute autre preuve qui prouverait, et aiderait à identifier le statut de l’Américain détenu prisonnier. Ou même ceux qui aideraient à rapatrier un ou plusieurs corps de soldats tués.

En 1971, les Américains versaient l’équivalent de 1925 dollars Américains pour le retour des restes ou des informations qui conduiraient à la restitution des dépouilles et les personnes qui apporteraient une aide dans les opérations de récupération. A partir de 1972, ce sera 400 dollars Américains qui seront versés pour des actions similaires.

Au début de la guerre, le JUSPAO avait préparé une première brochure de base, la notice « SP-769 » (le « SP » voulait dire « Projet Spécial » et preuve que le tract était Américain).

En outre, comme il avait été souhaité que la population croit que ces tracts étaient en provenance de leur propre gouvernement, le « SP » a ensuite rapidement été retiré de la référence. Ce fût l’une des premières brochures mises en circulation. La notice SP-769 était destinée à récupérer des armes (c’était un moyen comme un autre, pour désarmer la population).

Il y eu aussi des Centre « Chieu Hoi » répandu un peu partout au Vietnam, pour recevoir les redditions ou les personnes qui amèneraient des armes. Il y avait aussi, rattachés à ces centres, des centres d’hébergements pour les déserteurs et leurs familles, le temps qu’ils trouvent à se reloger ailleurs, avec une aide financière et du matériel, s’ils le souhaitaient (évidemment, pour beaucoup dans le pays, ces personnes étant considérées comme des traîtres, elles voulaient souvent refaire leur vie dans un autre endroit).

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Un centre « Chieu Hoi ».

Les différents tracts, brochures, et dépliants diffusés lors de la guerre.

Il y eu de multiples tracts et brochures distribués au cour du conflit Vietnamien, il serait trop long de les expliquer tous en détail, mais en voici quelques uns.

La Brochure « SP-769 »:

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Cette brochure représentait deux scènes sur le front. Dans la première, deux civils Vietnamiens remettaient des fusils à un soldat du Sud-Vietnam. Dans le second, ils recevaient des billets pour son armement. Le dos illustrait diverses armes et dressait la liste des prix courants que le gouvernement paierait pour ces armes.

Les prix étaient:

– 800 $ pour un pistolet;
– 2000 $ pour un pistolet mitrailleur;
– 8000 à 10000 $ pour un mortier (selon la taille);
– 5000 à 6300 $ pour une mitrailleuse lourde (selon le calibre).

La Brochure « SP-3863 »:

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Cette brochure était à destination du Viet-Cong, pour le convaincre de déserter avec ses armes. Elle montrait en couverture le fusil-mitrailleur Soviétique « RPD », qui était payé 7500 $, et des explications au dos.

En voici la traduction:

« VOUS POUVEZ UTILISER CETTE NOTICE COMME UN PASSEPORT POUR RENTRER.

SI VOUS N’AVEZ PAS CETTE NOTICE, VOUS SEREZ TOUJOURS BIEN ACCUEILLI.

Le texte au dos, explique tout l’avantage d’un ralliement: CHAQUE RAPATRIÉ RECEVRA DU GOUVERNEMENT:

1. Bon traitement.

2. Documents de citoyenneté.

3. Des soins pour sa santé au « Centre Open Arms ».

4. Une Réunion avec sa famille.

5. 30 piastres pour la nourriture chaque jour.

6. 200 piastres d’argent de poche chaque mois tout en vivant au Centre « Open Arms ».

7. Récompense pour les armes retournées – 500 à 7800 piastres.

8. Deux combinaisons de vêtements d’une valeur de 1.000 piastres.

9. 1.000 piastres pour le transport pour rentrer chez vous.

10. Aide pour trouver un emploi.

11. Tout rapatrié vivant dans le village « Open Arms » recevra: du ciment, des matériaux de toiture métalliques, 10.000 piastres pour payer les coûts de construction, 2.000 piastres pour le mobilier, et la fourniture de riz supplémentaire pendant six mois. »

La Brochure « 2500 »:

La notice « 2500 » émise par le JUSPAO, était une variante de la « 3863 ». Elle faisait une offre en espèces pour le Viet-Cong, pour l’inciter à rentrer chez lui, dans sa famille, si elle vivait au sud. Ou encore de déserter avec les siens, s’ils vivaient au nord.

La brochure montrait un Viet-Cong en pyjama noir, retrouvant sa femme et ses enfants tandis qu’un soldat Sud-Vietnamien sourit et lui tape dans le dos. Le texte était le suivant, voici la traduction:

« Soldats et Cadres du Viet-Cong et de l’Armée Nord-Vietnamienne au Sud-Vietnam. Le Gouvernement de la République accueillera les rapatriés de vos rangs dans le cadre du programme Hoi Chieu. Revenez et vous profiterez d’une vie de paix et de liberté. »

Au dos, un long message, sensiblement identique à la brochure « 3863 »:

« Le Gouvernement du Vietnam s’engage à donner à chaque rapatrié: 30 $ par jour pour l’alimentation et 200 $ chaque mois comme argent de poche, des récompenses pour les armes portées à partir de 500, jusqu’à 75000 $, deux costumes ou 1200 $ pour les vêtements, et de financer la réinstallation avec 1000 $ pour vous et pour chaque membre de votre la famille quand ils quitteront le Centre Chieu Hoi. Les rapatriés avec leurs familles recevront aussi, 30 $ par jour pour la femme et les enfants plus âgés et 15 $ pour les jeunes enfants, 100 $ chaque mois pour chaque famille au Centre Chieu Hoi, et les rapatriés qui auront choisi de vivre dans les hameaux Chieu Hoi recevront 12000 $ et le ciment et la toiture et l’aide pour construire et meubler une maison et six mois de riz. »

Le JUSPAO avait préparé une série de quatre tracts numérotés 2990 à 2993, qui offraient pour les militaires des récompenses personnelles pour avoir provoqué la reddition d’unités entières.

La Brochure « 2992 » était une offre spéciale. Le texte était:

« PRIX SPÉCIAL. Dans les cas où une unité militaire communiste serait convaincue à se rallier en tant que groupe, l’individu qui à incité le groupe à se rallier recevra non seulement une récompense pour chaque individu dans l’unité, mais aussi un bonus supplémentaire. Les droits de la personne qui incitera un communiste à un ralliement ou un groupe à se rallier seront respectés et son nom ne sera pas divulgué. »

Le dos de la brochure montrait deux piles de billets de banque avec le texte:

« Une unité ne sera considérée comme ayant ralliée un groupe que si les conditions suivantes sont remplies: Elle doit être composée d’un minimum de trois ralliés (une escouade). Ils doivent tous être de la même unité. Ils doivent se rassembler dans le même temps. Si l’unité est plus grande qu’une escouade, alors au moins les deux tiers de son effectif de commandement doivent l’accompagner ainsi que deux-tiers de ses membres combattants. »

La Brochure « 2993 » était identique à la « 2992 », mais elle était à destination des civils.

Et les deux brochures prévoyaient un tarif spécial pour avoir provoqué la défection de Cadres du parti Communiste: 250.000 $ pour un Secrétaire Régional; 120.000 $ pour un délégué de province; 64000 $ pour un Commissaire Général des affaires de District et 36000 $ pour un délégué de village.

La Brochure « 6-083-68 ».

Le 6ème PSYOP Battallion s’était lui aussi occupé de la préparation de tracts (comme d’ailleurs plusieurs autres bataillons des opérations psychologiques). L’un des plus intéressant était une offre pour capturer un leader Viet-Cong, nommé Tam Nui, recherché pour terrorisme. La brochure avait un dessin de Tam Nui sur le devant et le texte:

« Jusqu’à 50.000 $ de récompense. Nguyen Van Lac, alias Tam Nui. 53 ans, 1 mètre 68 de haut, armé d’un pistolet. Il est généralement accompagné par un garde du corps et 30 hommes est souvent dans ou près de Ap 6 Chanh (la Plantation Michelin). »

Texte sur le dos était:

« Les Forces Alliées au Dau Tieng paieront jusqu’à 50 000 $ pour obtenir des renseignements qui conduiront à l’arrestation de Nguyen Van Lac, alias Tam Nui, chef de district assistant, du district Tri Tam. Tam Nui s’est montré être un ennemi du peuple vietnamien par l’illégalité de ses activités terroristes dans Tieng Dan et la plantation Michelin.

La personne qui fournira des informations qui conduiront à l’arrestation de Tam Nui recevra une récompense en argent qui pourrait lui fournir l’occasion de démarrer une nouvelle entreprise et une nouvelle vie. S’il le désire, le bénéficiaire pourra également se voir fournir le transport pour lui-même, sa famille et les biens du ménage pour se réinstaller n’importe où, à Binh Duong, Tay Ninh, Hau Nghia ou dans les provinces de Gia Dinh ou à Saigon. »

En anglais et en vietnamien: « L’individu porteur de cette notice contient des informations sur les hommes cadres Viet-Cong. Emmenez-le immédiatement à la brigade S-2. » (5)

Il faut noter que plusieurs divisions de combat, comme par exemple la 101ème Airborne ou la 25ème division d’infanterie, publièrent elles-aussi des tracts auprès de la population, dans le but d’obtenir des informations sur: « les mines terrestres, les dépôts des forces communistes, les tunnels, les caches d’armes, les pièges et où se produisent les embuscades. » Et ce, contre paiement, si l’information était vérifiée.

Le principe de récompense fût repris dans les années quatre-vingt, dans l’espoir qu’il pourrait permettre de retrouver des prisonniers Américains, qui seraient encore détenus de nos jours.

En 1987, le POW-MIA, « Prisonner of War – Missing in Action » (l’association des prisonniers de guerre et des disparus en service), avec l’accord du ministère de la Défense, lança une offre pour la libération de prisonniers Américains, encore détenus au Vietnam. Le financement de l’offre a été fourni par 21 membres Républicains du Congrès, et d’anciens prisonniers de guerre. Comme le capitaine de vaisseau Eugene McDaniel, Billy Hendon, ancien membre du Congrès de Caroline du Nord, et les propriétaires de la société Charlotte Motor Speedway. En tout, chacun avait promis de contribuer à hauteur de cent mille dollars. Cela fait 2,4 millions.

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La récompense sera accordée à tout citoyen ou groupe de citoyens du Vietnam, du Laos ou du Cambodge qui libérerait un prisonnier de guerre Américain détenu contre son gré au Vietnam, au Laos ou au Cambodge et livrerait le prisonnier aux autorités Américaines.

La récompense ne sera versée que si le prisonnier Américain est remis dans une installation officielle du gouvernement des Etats-Unis. Les installations définies comprennent, entre-autres, l’ambassade Américaine et le bureau Américain du MIA à Hanoï au Vietnam, l’ambassade Américaine et bureau Américain du MIA à Vientiane, au Laos, l’ambassade Américaine et le bureau Américain du MIA à Phnom Penh, l’ambassade Américaine et le bureau Américain du MIA à Bangkok, en Thaïlande. Les ambassades Américaines en Chine, en Birmanie, en Malaisie, à Singapour, en Indonésie, à Brunei, aux Philippines, à Taiwan ou à Hong Kong et tous navires de l’US Navy, mouillant dans ces régions.

La récompense ne sera versée que si le prisonnier Américain figure sur la liste officielle du gouvernement Américain, répertoriant le « personnel des Etats-Unis non comptabilisé en Asie du Sud. » (en fait, la liste de tous les disparus et les prisonniers non restitués après la guerre).

La récompense ne sera versée qu’après que de nombreuses entrevues auront été menées par les autorités militaires Américaines et les représentants autorisés du POW-MIA, qui sont des experts dans le domaine de prisonniers et disparus en Asie du Sud.

Si la personne libère plus d’un détenu des Etats-Unis, seulement 2,4 millions de dollars seront versés. En d’autres termes, quelque soit le nombre de prisonniers libérés, la personne ne touchera pas plus. Cela récompensera plus le geste en lui-même, que la valeur propre et réelle, du (ou des) prisonnier récupéré.

L’offre de récompense se présente sous forme d’un dépliant. Il y a quatre dessins sur un côté. Le premier montre un prisonnier Américain détenu par une armée laotienne, identifiés par le drapeau de la République démocratique populaire du Laos, au-dessus de lui. Dans la deuxième photo l’évasion de l’Américain, emmené par un garde amicale, alors que la sentinelle s’est endormie. Dans la troisième image, ils passent la frontière entre le Laos et la Thaïlande, identifié par le drapeau du Royaume de Thaïlande sur l’autre rive. Dans l’image finale, les Américains récompensent le Laotien avec l’or. La légende du texte en laotien est: « Amenez un pilote Américain pour sa sécurité et vous recevrez un énorme prix en retour. »

La même organisation a également préparé des étiquettes de récompense, qui étaient collées sur des billets Soviétiques, des Roubles (exprès pour attirer l’attention) et qui furent diffusés au Vietnam et au Laos. Par exemple, un billet de 5 Roubles de 1961, porte une étiquette avec le texte en anglais et en Vietnamien: « 2.400.000 $ de récompense pour les prisonniers de guerre Américains livrés à la Croix-Rouge internationale. »

A ce jour, aucun prisonnier n’a été récupéré.

(1) Pour plus d’informations, voir « Les Black Program: Le Projet Moolah ».

(2) En novembre 1966, les Etats-Unis n’avaient pas encore réussi à obtenir de MIG-21. Pour plus d’informations, voir « Les Black Program: Le Projet Doughnut ».

(3) Le nom de code appliqué par l’OTAN pour le MIG-21 était « Fishbed » et celui pour l’hélicoptère était « Hook ».

(4) Les opérations « Brown Stallion », « Buffalo Track », et « Elephant Walk ».

(5) Le « S-2 » est la dénomination pour les services de renseignements de l’US Army.

Sources:
www.psywarrior.com;
www.aitubinhdien.aimoo.com;

http://actualitedelhistoire.over-blog.com

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