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Les Arabes, les Perses et les Turcs considèrent les Kurdes comme des djinns (non humains)

Le 16 mars 2018 marque le 30ème anniversaire du gazage musulman de Halabja, un évènement tragique est gravé à jamais dans l’Histoire du peuple kurde et dans sa conscience collective. Ceci n’attire pas l’attention des « humanistes » puisque ça ne concerne pas les palestiniens…

A la fin des années 80, le régime arabe sunnite irakien de Saddam Hussein lance un nettoyage ethnique systématique comme solution à ce qu’il avait nommé « la question Kurde« .

Le 16 mars 1988, le régime de Saddam Hussein envoie en direction de Halabja une cinquantaine d’avions bombardiers transportant chacun 500 kg de bombes chimiques. En quelques heures, 5000 personnes sont assassinées, en majorité des femmes et des enfants, et plus de 10000 autres blessées, provoquant, jusqu’à aujourd’hui, des taux de cancers parmi les plus hauts au monde au sein de la population.

Le massacre de Halabja (aussi appelé Vendredi Sanglant) reste à ce jour l’une des plus grandes attaques chimiques jamais perpétrée contre des populations civiles au Proche-Orient. Ce massacre arabe de 5 000 Kurdes irakiens, 30 ans, il est encore dans leur conscience collective.

Les journalistes filmant le corps d’un homme et son fils le 20 Mars / Mars 1988 dans la ville kurde de Halabja après l’ attaque chimique par l’ armée irakienne , IRN

Cet épisode peu glorieux de l’armée arabe irakienne était justifié religieusement.

Une attaque chimique au nom du Coran

Cette campagne militaire est baptisée « Al Anfal » en référence à la sourate célèbre du Coran du même nom qui, dans la tradition islamique, rend licite le butin de guerre, image permettant au régime de Saddam Hussein d’illustrer sa volonté d’extermination du peuple kurde et ainsi de justifier la campagne de destruction des villes et villages kurdes entre 1987 et 1988.

La tâche est alors confiée à son cousin Ali Hassan Al-Majid, chargé de mettre à exécution l’opération Anfal.

Cette opération, se faisant avec le recours massif aux d’armes chimiques, à des offensives militaires au sol ainsi que des bombardements aériens, mais aussi des déportations de masses et des pelotons d’exécutions, entraînera la destruction systématique des lieux de vie kurdes.

Des piles de corps jonchaient les rues poussiéreuses de Halabja, des fosses communes avaient été construites à la hâte et les bâtiments avaient été rasés au bulldozer sur les cadavres.

Des centaines villages sont détruits (dont 31 localités chrétiennes) et au moins un million de personnes déplacées.

Les familles seront transportées en centre de détention (surtout vers la région de Kirkouk) et les hommes, séparés des femmes et des enfants, seront plus tard enterrés (parfois vivants) dans des fosses communes.

Après la libération de l’Irak, le Haut Tribunal pénal irakien reconnaît, en mars 2010, le massacre de Halabja comme un acte de génocide et condamne Ali Hassan Al-Majid, dit « Ali le Chimique » à la peine de mort.

Le massacre inoubliable, impardonnable des Arabes contre les Kurdes

Les personnes assassinées étaient des hommes âgés, des femmes et des enfants. Ce massacre est considéré comme le pire massacre contre les Kurdes par l’armée musulmane, mais on peut penser qu’il ne sera pas le dernier. En particulier après ce que nous voyons depuis le 20 janvier 2018, avec l’invasion du canton d’Afrin par l’armée turque au nord de la Syrie.

Après 30 ans, cette volonté musulmane d’anéantir les Kurdes se poursuit encore plus fortement aujourd’hui.

L’histoire des Kurdes est remplie de massacres depuis l’Empire ottoman mais ces massacres musulmans se sont intensifiés depuis la création des États turc, syrien et irakien au 19ème siècle. En effet, les massacres de Dersim commis par la Turquie d’Ataturk entre 1937 & 1938 ont fait plus 80 000 mort (au moins 20% de la population). Depuis, les massacres et déportations des Kurdes et la modification de la démographie dans les régions kurdes de Turquie se poursuivent sans relâche.

Les épurations ethniques contre les Kurdes ne suscitent pas la sympathie d’un monde arabe majoritairement musulman qui s’est allié aujourd’hui avec les Turcs pour parvenir à achever « La question Kurde ».

La majorité des arabes refusent de reconnaître cette effroyable boucherie.

Comme indifférents aux malheurs des autres, les arabes sont attaché uniquement aux Palestiniens puisqu’ils revendiquent le privilège unique d’avoir symbolisé la résistance islamique aux juifs.

Massoud Barzani, le chef du Parti démocratique du Kurdistan, a déclaré que l’État irakien est responsable du massacre qui a eu lieu il y a 30 ans dans la ville de Halabja, dans la région du Kurdistan.

Selon lui, le massacre de Halabja ne disparaîtra jamais de la conscience collective du peuple kurde.

Les survivants Kurdes des massacres de 1988 se réuniront pour prier à l’endroit où leurs proches ont été enterrés dans des fosses communes. Mais, le monde n’observera pas une minute de silence pour les victimes innocentes de Halabja, ni de reportages au sujet des survivants et de leur existence malheureuse sur les lieux de ce crime horrible.

Paix à l’âme des victimes de Halabja et que la terre leur soit légère.

Dans la conscience islamique, les Kurdes ne sont pas des êtres humains mais des djinns, ces créatures parfois nuisibles

Les Arabes, les Perses et les Turcs musulmans considèrent les Kurdes comme inférieurs.

Pour une large partie des musulmans, les Kurdes font partie des djinns الجن, ces créatures habitant la Terre et pouvant prendre diverses formes, dont celles de l’homme ou des animaux. Cette croyance existe en islam sunnite comme chez les chiites.

En Islam, les djinns ont la capacité de changer de forme et d’apparence. Par exemple, ils peuvent prendre une forme humaine comme les kurdes ou animale telle qu’une vache, un scorpion, un serpent ou encore un chien.

Dans la conception islamique les djinns peuvent aussi exercer leur influence sur les autres par l’intermédiaire des pratiques démoniaques comme la magie, la sorcellerie ou la possession.

Les djinns peuvent aussi être musulmans ou non-musulmans. « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran, 51/56).

A cause de leur nature fougueuse, les djinns- et par conséquence les Kurdes- ne sont forcement pas aimés par la majorité des musulmans Arabes, Perses et Turcs.

Abou Saïd Khoudri أبو سعيد الخدري, qui était un compagnons du prophète de l’islam Mahomet et était un des plus jeunes, rapporte ainsi que le Prophète s’adressa une fois aux Compagnons et leur dit en ce sens :

« Un groupe de djinn s’est converti à Médine ; lorsque vous voyez l’un de ces insectes nuisibles, lancez-lui un avertissement en trois fois d’abord (afin de savoir s’il ne s’agit pas d’un de ces djinn musulmans qui a revêtu cette forme), ensuite, si vous le voulez, tuez-le. » (Tirmidhi).

Chez les sunnites cette corrélation entre Les djinns et les Kurdes est basée sur un hadith de Mahomet.

Il a été rapporté en 18 de l’année hégire ou 639 du calendrier Grégorien que ‘Umar ibn al-Khattaab (عمر بن الخطاب un compagnon et ami proche de Mahomet) a rapporté que le Prophète a dit :

« Les Kurdes sont une génération des djinns qui ont été démasqués. Ils se nommèrent les Kurdes parce Salomon -la paix sur lui- lorsqu’il a conquis l’Inde, il a capturé quatre-vingt femmes esclaves dans une ile. Un djinn est sorti de la mer, il a péché en forniquant avec quarante femmes parmi elles, qui sont devenues enceintes. Lorsque Salomon a pris connaissance, il a ordonné d’envoyer ces femmes enceintes aux pays des Perses. Elles ont eu quarante bâtards. Et lorsqu’ils sont devenus nombreux, les descendants de ces bâtards sont devenus des pirates et des corrompus. Lorsque les gens se sont plaints à Salomon, il enjoint ses soldats de les kurder –envoyer- dans les montagnes. Ils ont pris le nom des Kurdes.» Ragheb al-Asfahani – p.160 (source sunnite)(1).

Donc pour les arabes sunnites les Kurdes sont des enfants d’adultère, qui descendent directement des djinns, mais Dieu a révélé leur visage.

Chez les chiites cette corrélation entre Les djinns et les Kurdes est basée sur un autre hadith de Mahomet.

Un narrateur Al-Kalini a narré sur Al-Kafi sous l’autorité d’Abi al-Rabee al-Shami que le Prophète a dit:

« J’ai demandé à Mahomet la paix soit sur lui, j’ai dit : que nous avons des Kurdes, et ils viennent encore commercer chez nous. Est-ce qu’on commerce et on se mélange avec eux ? Il a dit : O Abi al-Rabee ne vous mélangez pas avec eux. Les Kurdes sont une espèce des djinns qu’Allah a révélé leur visage.»

Al-Kafi 5/158 Riyad al-Masaal pour M. Ali al-Tabatabai Tome 1, page 520.(sources chiites)(2).

Cette conception envers les Kurdes explique éventuellement l’incapacité des Arabes, des Perses et des Turcs à avaler le peuple kurde, contrairement au reste des peuples de la région.

À ce jour, ils trouvent très difficile d’accepter l’existence de la nation kurde, en plus de sa capacité de résister et de ne pas les obéir.

Les Kurdes ont refusé de s’assimiler notamment avec les arabes et se sont abstenus d’apprendre la langue arabe.

C’est le calife musulman Omar ibn al-Khattab عمر بن الخطاب, qui avait ordonné de couper la langue de tout Kurde qui s’abstenait de le faire. Les personnes dont la langues fut coupée se comptaient par milliers.

D’ailleurs ce calife très proche de Mahomet est celui qui a dirigé l’occupation du Kurdistan, par ses soldats, menés par le général arabe Qais bin Salma al-Assaji. قيس بن سلمى الأسجعي

La haine envers le peuple kurde est enracinée dans la religion et l’esprit collectif de ces peuples.

Dans un autre endroit, les sources sunnites estiment légitime de tuer les Kurdes non musulmans, avec une promesse divine que tous ils seront un jour des musulmans. Le très célèbre Imâm l’exégète (moufasir) Ibn Kathîr mort en 774 rapporte :

«Le narrateur Ibn Abi Khalid إسماعيل بن أبي خالد، nous a parlé de son père le transmetteur que : «Abou Hourayra (أبو هريرة) est descendu vers nous pour nous dire que Le Messager d’Allah a dit: vous combattez les gens avec beaucoup de cheveux. Ils sont distinctifs, ils nous parlent des kurdes. Vous les combattez ou alors ils adorent l’Islam –sourate 48 verset 16-vous avez le droit de les combattre, ça continuera toujours et vous remporterez la bataille sur eux jusqu’à ils adoptent votre religion sans se battre, mais par leurs choix.» Tafsir Ibn Kathir 4/242 (3).

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