Parasha de la semaine TORAH

 » Le Prélèvement » Passer de « CROIRE » à « VOIR »… – Teroumah

teroumahParacha «  Troumah »  – « Prélèvement»

Shabbat du 1er février 2014

La Parasha est l’unité de division hebdomadaire de la Torah

Le « peuple juif » n’est pas un énième peuple supplémentaire aux 70 nations, il est la « Troumah », le prélèvement des 70 nations. Et en cela, il a accepté de recevoir la Torah afin de révéler la lumière cachée dans l’obscurité.

On peut lire dans le Midrach (Chémot Raba, 33) :

« Parce que c’est une bonne prise que Je vous ai offerte, Ma Torah ne l’abandonnez pas » (Proverbes 4, 2).

N’abandonnez pas l’offre que Je vous ai faite. Parmi ce que l’homme acquiert, se trouve soit l’or sans l’argent, soit l’argent sans l’or. Mais dans ce que Je vous offre, vous y trouverez l’argent, comme il est dit : « Les paroles de l’Eternel sont des paroles pures, de l’argent raffiné – késsef tsarouf » (Psaumes 12, 7). Mais vous y trouverez aussi l’or, comme il est écrit : « Et elles sont plus précieuses que l’or, même le plus fin » (Psaumes 19, 11)… ».

Térouma – en bref

Exode 25, 1 – 27, 19

Il est demandé au peuple d’Israël de faire don de 15 matériaux – or, argent, cuivre ; laine teinte de bleu, de pourpre et de rouge ; lin, poils de chèvre, peaux d’animaux, bois, huile d’olive, épices et gemmes – desquels D.ieu dit à Moïse:

« Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux. »

Au sommet du mont Sinaï, Moïse reçoit des instructions détaillées sur la façon de construire cette demeure pour D.ieu afin qu’elle puisse être facilement démontée, transportée et réassemblée lors du voyage du peuple dans le désert.

Dans la pièce la plus intérieure du sanctuaire, derrière un rideau artistiquement tressé, se trouvait l’arche contenant les tables du témoignage sur lesquelles étaient gravés les Dix Commandements ; sur le couvercle de l’arche, se tenaient deux chérubins ailés, taillés dans un bloc d’or pur. Dans la pièce extérieure se dressait la Ménorah à sept branches et la table sur laquelle les « pains de proposition » étaient disposés.

Les trois murs du sanctuaire étaient composés de l’assemblage de 48 planches de bois qui étaient chacune recouverte d’or et tenue par une paire de socles en argent. Le toit était constitué de trois couches de couvertures : a. des tapisseries multicolores de laine et de lin, b. une couverture de poil de chèvre, c. une couverture en peau de bélier et de ta’hach. Face à l’entrée du sanctuaire, une tenture brodée était tenue par cinq poteaux.

Entourant le sanctuaire et l’autel recouvert de plaques de cuivre, il y avait une clôture de tentures de lin soutenues par 60 poteaux en bois comportant des crochets et des ornements en argent et renforcées par des pieux de cuivre. ( http://www.fr.chabad.org)

Des yeux pour voir et un coeur pour aimer

couleurs ameLes couleurs de l’âme (extrait) – ( lire le texte original  de Tali Loewenthal )

« Le Sanctuaire, construit avec soin par Moïse et le peuple juif après qu’ils aient reçu la Torah au mont Sinaï, était le prototype du Temple. Comme dans le Temple de Jérusalem, il créait un espace sacré, avec des niveaux croissants de sainteté : la cour extérieure, puis une pièce intérieure où se tenait la Ménorah en or, puis la pièce la plus intérieure, le Saint des Saints, où se trouvait l’Arche sainte qui contenait deux blocs de saphir, gravés des Dix Commandements, que Moïse avait rapportés du Sinaï.

La ‘Hassidout explique que le Sanctuaire n’est pas seulement un édifice matériel, destiné à être construit sous la forme plus pérenne du Temple à Jérusalem. Le Sanctuaire existe aussi dans le cœur de chacun.

Ainsi D.ieu déclare-t-Il dans la Torah : « Ils me feront un Sanctuaire, et Je résiderai en eux » Le verset ne dit pas « Je résiderai en lui », dans le Sanctuaire, mais « Je résiderai en eux », dans le cœur de chaque Juif.

Que signifient les couleurs dans le sanctuaire du cœur ?

Voici comment Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le sixième Rabbi de Loubavitch, les explique:

Le bleu exprime notre crainte devant l’infinie grandeur du Divin.

Toute l’immensité de notre univers décrite par les astronomes n’est rien comparée à D.ieu dont l’infinitude absolue dépasse le monde. Cette idée fait naître un sentiment de crainte : le bleu.

Et pourtant les Kabbalistes nous disent que la même idée peut induire un sentiment différent, une soif passionnée de se lier avec D.ieu, au-delà du monde, au-delà de la vie elle-même : un amour enflammé pour D.ieu: l’écarlate.

La combinaison de ces deux sentiments, la crainte et l’amour enflammé, conduit à la perception de notre propre petitesse, une conscience de notre pitoyable insignifiance par rapport à la grandeur infinie de D.ieu.

De cette perspective, on considère sa propre personne avec compassion, comme en observant de très haut : pauvre petit moi, si perdu à penser exclusivement à moi-même… Ce mélange de bleu et de rouge écarlate donne le violet.

Mais il existe aussi une autre forme d’amour de D.ieu.

Non pas l’amour enflammé qui transcende l’univers, mais un amour qui coule comme de l’eau pure, conscient de la proximité intime et bienveillante de D.ieu et de l’amour de D.ieu pour nous. Ce chaleureux sentiment d’amour et de bienveillance est le blanc.

Ce sont là les couleurs de l’âme, les émotions avec lesquelles nous nous lions à D.ieu dans notre propre Sanctuaire intérieur : le bleu, l’écarlate, le violet, le blanc… ».

Dr Tali Loewenthal

« ..Ils prendront pour moi une Troumah (un prélèvement)… »

Il est bien évident que selon la couleur des lunettes que nous choisirons notre vision du monde sera différente et notre réaction aux évènements va s’y adapter car comme de bien entendu : « chacun voit midi à sa porte »…

En réaction à une information déstabilisante et controversée, certains choisissent la peur quand les autres préfèrent le déni…

Les lunettes grises, ou les lunettes roses … mais il existe aussi des lunettes transparentes qui permettent de voir un sujet dans sa globalité.

Nous retrouvons ici les trois couleurs de l’âme dont parle le rabbi :  le bleu ou les lunettes grises de la crainte, l’écarlate ou les lunettes roses qui entraînent le déni, et le blanc ou les lunettes transparentes du Discernement.

Passer de « CROIRE » à « VOIR »…

L’idolâtrie dans le Temple !!! – Paracha Trouma- 29 Janv 2014 par le rav Dynovisz

Là où réside l’Essence

michkan troumah

«Je suis venu dans Mon jardin»

Basé sur les lettres et les discours du Rabbi de Loubavitch
Extrait des enseignements du Rabbi de Loubavitch ; adapté par Tzvi Freeman.

Lorsque toutes les dimensions des cieux furent déployées sur la Terre lors de la réception de la Torah, comme des draps fins tendus sur un matelas, c’est alors que D.ieu dit : « Je suis venu dans Mon jardin, l’endroit que J’ai le plus désiré depuis le début. »

Les anges en furent stupéfaits. Ils étaient pourtant là à louer le Créateur en harmonie sublime depuis le début de l’existence. Il n’y a pas de jalousie ou de désagrément parmi eux, seulement amour et fraternité. Pas d’ignorance, pas de confusion, seulement la révélation et la vision.

Ils considèrent notre monde d’atrocités barbares, de cruauté de l’homme envers l’homme, de cécité face aux plus évidentes des vérités ; un lieu où chaque chose s’agrippe à sa place et refuse de céder à l’autre, et ils disent :

« C’est cet endroit qu’Il désire ?! C’est cela qu’Il appelle un jardin de plaisir ?! Mais c’est le plus bas de tous les mondes possibles, c’est la plus grande descente de Sa Lumière sacrée ! La dissimulation dans sa forme la plus absolue ! Et c’est cela qu’Il choisit pour Sa sainte demeure ?! »

Alors, le Tout-Puissant répond :

« Pour Moi, le plus élevé des mondes est en soi une descente. J’ai commencé avec la Lumière Infinie qui contenait toutes les choses et qui en est la perfection. Dans cette lumière, J’ai imaginé les ombres de nombreux êtres, et J’ai retiré la lumière pour que les ombres puissent devenir réelles. Ces ombres, ce sont vous et vos mondes, sustentés par la lueur ténue du reflet d’un halo de la Lumière qui parvient à se frayer un chemin. De monde en monde inférieur, la lumière est progressivement diminuée par de nombreux filtres et de nombreuses contractions.

« Dans vos esprits à vous, les créations de chaque monde, la Lumière Infinie a été retirée. Mais Ma Présence, elle, n’a jamais été retirée. Je demeure intact et inchangé, sans rien recevoir, sans rien perdre.

« Ai-Je alors un quelconque besoin de cette descente de la lumière ? Il n’est rien que toute la beauté de tous vos mondes réunis puisse M’apporter que Je ne possède déjà. Je n’ai pas de besoins, pas de manques, Je n’ai donc pas besoin d’une raison pour toute chose que Je fais, y compris la création de chacun de vous.

« J’ai créé vos mondes non pas par besoin, non pas sous l’effet d’une cause, mais néanmoins avec un but et une volonté :

J’ai décidé que la Lumière Infinie rencontrerait l’Obscurité Absolue et, dans leur mariage, se trouverait Mon Essence.

J’ai choisi de me trouver chez Moi dans le plus bas de tous les mondes. »

C’est ce qui est affirmé dans l’ancien Midrache : la raison fondamentale de la création de tous les mondes, supérieurs et inférieurs, est que le Saint, béni soit-il, a souhaité une demeure dans le plus bas de tous les mondes. (http://www.fr.chabad.org)

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources par Miléna  : Copyright © 2014 ELISHEAN

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