Double Humanité Néonazisme Terrorisme

Le NAZISME omniprésent au XXIème siècle : Le Retour du « Pharmacos », la victime expiatoire

Mensonge et Exclusion, la tendance psychopathe qui tue…

victime expiatoireLe mythe de la victime expiatoire

Les mensonges de l’histoire ont construit la psyché humaine autour d’une image rassurante et déresponsabilisante, celle de la victime expiatoire.

« C’est lui que Dieu a destiné à être par son sang une victime expiatoire pour ceux qui croiraient. ». Romains 3:25

Lorsque le monde devient ingérable, il cherche un vecteur de déresponsabilisation.

Dernièrement, le président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, François Brottes, a estimé que l’écotaxe était devenue la « victime expiatoire » dans « un moment ingérable » … Symbolisme ou synchronicité !

Le phénomène de la victime expiatoire se traduisant par la politique du bouc émissaire est un phénomène collectif et une réponse inconsciente à la culpabilité ressentie par une personne, par un peuple, ou toute autre entité, envers son propre constat d’incapacité.

Le phénomène du bouc émissaire est la loi du « tous contre un ». Il vise à exclure la violence endogène à la société en la projetant vers l’extérieur.

Pour que ce phénomène soit effectif, il faut :

1. Que la mise en œuvre du rituel du bouc émissaire reste cachée,
2. Que la violence résultante de cet acte n’entraîne pas une escalade de violence, d’où la nécessité d’un « profilage » des victimes (elles ne sont pas choisies au hasard). C’est le principe de moindre violence,
3. Que les individus soient persuadés de la culpabilité du bouc émissaire,
et (dans une moindre mesure) que les victimes soient persuadées d’être coupables. Le problème de ce mécanisme régulateur de la violence est son caractère temporaire..

La Psychopathie et l’exigence d’un « Pharmacos »

La coupe d'Hygie, où est recueilli le venin du serpent, est le symbole de la pharmacie dans de nombreux pays.

Le pharmakos, en grec ancien: « celui qu’on immole en expiation des fautes d’un autre »,  désigne la victime expiatoire dans un rite de purification largement utilisé dans les sociétés primitives et dans la Grèce antique.

Le mot a fini par prendre en grec, à l’époque classique, la signification de malfaiteur. Afin de combattre une calamité ou de chasser une force mauvaise potentiellement menaçante, une personne, parfois revêtue de vêtements sacrés, ou un animal était choisi et traîné hors de la cité, où il était parfois mis à mort. Cette victime sacrificielle, innocente en elle-même, était censée se charger de tous les maux de la cité. Doù l’ambiguïté du terme grec pharmacos, qui pouvait signifier aussi bien « remède », « drogue », « philtre », que « poison » ou « venin »

Bien que la distinction entre névrose et psychose soit difficile et donne lieu à controverse, elle a été maintenue en raison d’habitudes et afin de ne pas froisser une bonne moitié de la population, dont les mieux nantis!..

Il n’y a jamais eu de diagnostic appelé « psychopathie » que ce soit dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (ou DSM) ou la Classification statistique internationale des maladies et problèmes de santé connexes.

Les troubles névrotiques en général, sont les troubles mentaux sans aucune base organique démontrable vis-à-vis desquels le malade peut garder une parfaite lucidité, qui ne s’accompagnent d’aucune altération du sens de la réalité et dans lesquels, habituellement, le sujet ne confond pas ses expériences subjectives et ses fantasmes morbides avec la réalité extérieure. Le comportement peut être très perturbé bien que restant généralement dans des limites socialement acceptables, mais la personnalité n’est pas désorganisée. Les principales manifestations sont une anxiété excessive, des symptômes hystériques, des phobies, des symptômes obsessionnels et compulsifs, la dépression.

A l’inverse, la psychopathie est un trouble de la personnalité, qui se caractérise par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains » décrit comme étant un mode de vie criminel et instable.

Le psychopathe se sent investi d’une mission quasi divine : sortir le névrosé de son état anxieux par substitution des responsabilités individuelles vers un responsable identifié qu’il faut abattre. Une survivance des anciens sacrifices humains.

Portrait du psychopathe

Ces créatures manquent des éléments qui font que l’être humain est être humain.

Elles ne montrent aucune connexion avec, aucune compréhension de ce que nous appelons « moralité », « honnêteté », « décence », « fair play », …etc. Elles n’ont pas la faculté que nous appelons empathie. Elles n’ont pas cette possibilité humaine que nous appelons introspection.

L’être humain a passé des siècles à essayer de comprendre ces créatures comme une forme d’être humain. En vain. Pas seulement en vain, mais à un coût pharamineux pour notre civilisation. Ces créatures ne sont pas des êtres humains qui ont mal tourné. Elles sont d’une espèce différente… dédiée au meurtre des valeurs humaines… en prélude au meurtre des êtres humains… voir les tactiques utilisées par les Nazis, passés ou présents.

Les psychopathes nous rient au nez. Ils disent : « Personne ne nous comprend. Les gens ne peuvent imaginer l’esprit d’hommes qui agissent sans conscience. Ils essaient de comprendre, mais ils ne peuvent pas. »

Ces créatures ne PENSENT PAS humain. Elles ne PARLENT PAS humain. Elles ne savent pas ce que c’est que D’ÊTRE humain. Nous les classifions comme « humanoïdes ». 

Dr. Amos M.Gunsberg

Visions contradictoires d’une Double humanité

Age d’Or ou Aube dorée?

aube dorée« Vous êtes les prochains, après les immigrés« . Voilà ce qu’on pouvait lire sur une série de tracts apparus en 2012, dans les clubs du quartier gay d’Athènes. Alors que les violences contre les immigrés et les minorités ethniques ne cessaient d’augmenter dans tout le pays, les militants du parti Aube Dorée appelaient à s’en prendre aux homosexuels et aux personnes handicapées.

Ces nouveaux fascistes qui défilent en chemises noires avec leurs torches dans les rues d’Athènes, terrorisent les minorités ethniques et sexuelles, brandissent un emblème qui n’est rien d’autre qu’une swastika déroulée, et n’ont que mépris pour les institutions politiques, sont en fait un nouveau modèle qui tend à se généraliser dans un monde et une Europe en faillite. Et pourtant, ils ne sont toujours considérés que comme un symptôme de la crise économique….

Aube Dorée affirmait représenter la classe ouvrière marginalisée. Le parti se disant l’ennemi d’un système démocratique en faillite, exploite le mécontentement populaire face aux erreurs de la gestion néolibérale. Il se déclare contre l’austérité mais n’a aucun projet économique.

Une stratégie qui repose uniquement sur la violence, la division et le racisme.

Le retour du discours raciste s’inscrit dans une stratégie de diversion visant à détourner l’attention d’une population amère face à la crise.

Le nazisme du XXIème siècle

French Armed Forces, armed with FAMAS F1 assault rifles, particDans les régimes fascistes, le mensonge est érigé en méthode de gouvernement, selon le principe énoncé par Goebbels: « Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croieront ».

Ou encore par Hitler lui-même: « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. »

Ce « martellement du mensonge » a été abondamment utilisé et l’est encore aujourd’hui afin d’ancrer un paradigme dans la psyché des mécontents d’un système en perdition.

Une autre caractéristique du fascisme et plus particulièrement du nazisme est la fanatisation des masses en attisant la haine contre une race dont les représentants deviennent des boucs émissaires et la cible d’une violence encouragée et légitimée. C’est ce font aujourd’hui les nazislamistes, avec la collaboration de ceux dont l’anti-sionisme obsessionnel trahit leur anti-sémitisme.et c’est le cas de la diabolisation d’israël et des juifs en général, sous le nouveau qualificatif de « sionnistes ». Les mots changent mais la vieille haine reste toujours la même!…

Un autre principe de la propagande fasciste est l’inversion de la réalité. Comme par exemple présenter l’invasion de l’Irak comme la « libération du peuple irakien ».

On peut également citer la stratégie qui consiste à organiser un crime pour en accuser ses adversaires et justifier leur élimination. Comme par exemple l’incendie du Reichtag perpétré par les nazis et attribué au parti communiste afin de l’interdire et d’exécuter ou déporter ses dirigeants. Ou encore les attentats du 11 septembre qui ont servi à justifier une guerre sans fin contre le « terrorisme » et des lois contraires à la constitution. Et demain peut-être, un attentat nucléaire pour justifier l’instauration de la loi martiale et une troisième guerre mondiale…

Dans les pays musulmans, parmi les livres les plus vendus, on trouve « Mein Kampf » d’Adolf Hitler ainsi que le livre qui l’a inspiré, les « Protocoles des Sages de Sion ».

La haine des Juifs est depuis longtemps ce qui réunit les islamistes et les partis ou groupuscules occidentaux d’extrême-droite. Rappelons que pendant la seconde guerre mondiale, le grand mufti de Jérusalem est allé plusieurs fois à Berlin rencontrer les dirigeants nazis pour les encourager à aller jusqu’au bout dans la « solution finale ».

Enfin, le fascisme va de pair avec une volonté d’expansionnisme et d’hégémonie planétaire par les armes. 

La manipulation du monde musulman





Le grand mufti de Jerusalem Amin Haj al-Husseini avec Hitler et les nazis


Le fascisme a aujourd’hui deux nouveaux visages: celui lisse et moderne des « néo-conservateurs » et « libéral-fascistes » occidentaux, et un autre nettement plus archaïque, celui des islamistes, dont le potentiel de fanatisation est d’autant plus grand qu’il s’appuie sur la religion.

 « La croix gammée et le turban », un documentaire d’Arte à propos du Grand Mufti de Jerusalem et son soutien actif aux Nazis

Voir aussi l’article sur l’opération Paperclip menée par la CIA en 1948 pour faire échapper à la justice plus de 1000 criminels de guerre nazis afin de les intégrer au secteur militaro-industriel américain…

Lire l’article original sur syti.net

Un membre du Parlement Européen qualifie l’Union Européenne de « Plan Nazi »

Gerard Batten, un membre du Parlement Européen pour le United Kingdom Independence Party de Londres (UKIP), a dit plus tôt ce week end à Watford, à l’extérieur de la conférence Bilderberg, que l’Union Européenne a été inventée par les Nazis.

« En 1942, » a dit Mr. Batten à Alex Jones, « La Banque Centrale Allemande sous le Docteur Walther Funk avec des leaders industriels ont dit comment allons-nous faire fonctionner les économies de l’Europe après que nous avons gagné la guerre. » Ils ont proposé la « Communauté Economique Européenne, c’est ce qu’ils l’ont appelée, et ils avaient une politique commune sur l’agriculture » et lois couvrant d’autres aspects des affaires culturelles et des échanges.

Batten a dit qu’il est plus probable que la plupart des architectes économiques nazis responsables de l’élaboration des plans pour une union trouvèrent leur chemin dans la bureaucratie après que l’institution supranationale soit lancée sous les auspices de la Communauté économique européenne dans les années 1950, en même temps le Groupe de Bilderberg a été créé et a commencé à tenir des réunions annuelles. Le traité de Maastricht a établi officiellement l’actuelle Union Européenne en 1993.

Questionné à propos du rôle de la CIA à forcer la Grande Bretagne à rejoindre l’union via des accords d’échange dans les années 1970, Batten a dit que l’agence de renseignement a manœuvré ceux qui sont opposés à l’intégration.

« Je vois cela comme un instrument de la politique étrangère américaine à l’époque« , a déclaré Batten, ajoutant que l’élite mondiale était vivement intéressé par la création d’une dictature centralisée et autocratique en Europe.

La Télévision Saoudienne présente Hitler dans une publicité

god-bless-hL’Anti Defamation League (ADL) appelle à l’élimination immédiate des messages promotionnels «offensifs et scandaleux» montrant le dictateur nazi Adolf Hitler chantant des louanges de la programmation du réseau satellite Saoudien pour Septembre.

« Cette campagne offensive et scandaleuse banalise l’Holocauste en affichant Hitler comme un enfant de dessin animé, » a dit le directeur national de l’ADL Abraham H. Foxman.

« Peut-être que quelqu’un a trouvé que ça allait être amusant, mais on se demande comment cela va être interprété dans le Monde Arabe, où il y a peu d’études sur le meurtre de six millions de Juifs et de millions d’autres par Hitler et les nazis et où la négation de l’Holocauste et de l’antisémitisme sont endémiques.

« Pourquoi un média Saoudien voudrait s’associer avec l’un des meurtriers de masse le plus démoniaque de l’histoire? »

La campagne de publicité pour MBC Action, qui est basée à Dubai, présente des clips du film de 2009 « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino, où le dictateur Nazi est présenté dans une pièce entrain de parler à d’autres responsables Nazis.

Des sous-titres Arabes insérés dans les images se concentrent sur la nouvelle programmation de la chaîne de télévision en Septembre.

Hitler dit: «Regardez les réalisations de MBC Action. Ils vont contrôler l’ensemble de la région. Ils se préparent à une campagne intitulée «Septembre à se Rappeler».

L’ADL presse le réseau à immédiatement empêché la campagne de circuler.

YNetNews

Vu sur http://www.nouvelordremondial.cc/

Le Néo-nazisme allemand aujourd’hui

neonaziPropos de Stéphane François recueillis par Annick Berger, rapportés dans le Jérusalem Post, édition française, 6-12 décembre 2011, p.18

Que qualifie-t-on aujourd’hui d’idéologie néonazie ?

Stéphane François : Le néonazisme doit être vu comme une résurgence de l’idéologie nationale-socialiste après 1945, dans une version moins conceptualisée, moins réfléchie. La référence à Hitler et au IIIème Reich y sont omniprésentes. Il fait la promotion de la défense de la race « blanche », et non plus comme durant la guerre de la seule composante nordique, même si elle reste très prégnante. Nous trouvons fréquemment les tags suivants dans les zones où se trouvent des néonazis : « mort aux youpins » ; « mort aux négros » ; « mort aux arabes », « mort aux bougnoules » ; « tonton Hitler » ; « vive l’holocauste », « white power », « SS », « HH », etc.

Le néonazisme est violemment homophobe, raciste et antisémite, et parfois négationniste.

Je dis parfois car nous pouvons nous retrouver devant deux possibilités : soit la Shoah est reconnue et revendiquée (avec en plus souvent des propos du type : « on n’en a pas brulé assez », ou autres discours explicites de ce type), soit la Shoah est niée, et nous nous trouvons face à un discours négationniste (« les chambres à gaz n’ont pas existé »).

Sociologiquement, les néonazis sont plutôt issus de milieux populaires, en déshérence et ont un niveau scolaire assez bas.

Quelle différence entre fascisme et néonazisme?

Stéphane François : Pour faire simple, nous pouvons dire que le néonazisme, c’est le fascisme plus l’antisémitisme et le racisme. Même, plus précisément, nous pouvons dire que le nazisme (que les néonazis reprennent), c’est la conception fasciste de l’Etat plus la « vision du monde » nazie : antisémitisme, impérialisme racial, supériorité de la « race blanche », etc.

Historiquement, il y a eu un fascisme générique, c’est-à-dire qu’il y a eu plusieurs expériences fascistes, adaptées aux contextes nationaux (notamment en Italie et en Hongrie), mais une seule expérience nazie, en Allemagne. Les mouvements des autres pays ont calqué et accepté cette vision du monde. Evidemment, cette acception peut être discutée. Elle l’est d’ailleurs dans les milieux universitaires. Pour résumer, le nazisme et son rejeton le néonazisme sont des racialismes violents. Déjà le distinguo avait été fait en 1934 par le juriste nazi Carl Schmitt. Après une rencontre avec Mussolini, il a pu écrire que le fascisme se distingue du nazisme sur deux points : « le primat de l’Etat sur le parti » et « l’absence du problème de la race ».

L’idéologie néonazie est-elle toujours centrée sur les thèmes dominants du nazisme : antisémitisme, homophobie, notion de supériorité de race ?

Stéphane François : Oui. Elle l’est toujours. Le tout est toujours enrobé dans un discours ultra-violent.

Observe-t-on une augmentation des mouvements néonazis en Allemagne ? Si oui depuis quand ?

Stéphane François : Oui, les mouvements néonazis ont augmenté en Allemagne. Leur apparition est datable : entre la chute de l’URSS et le début de la réunification allemande.

Elle est liée au décalage entre la l’opulence Ouest-Allemande et la situation économique désastreuse dans les Lands de l’ex Allemagne de l’Est : les meurtres racistes et les attentats xénophobes qui se sont multipliés dans l’ex-Allemagne de l’Est à cette période trouvaient leur origine dans le profond choc provoqué par la réunification, par la mise au grand jour du décalage entre l’opulence de l’Ouest et l’effondrement de l’économie de l’Est. Une petite frange de laissés pour compte issue des milieux défavorisés s’est alors lancée dans une dérive raciste, en s’en prenant notamment aux immigrés turcs et aux foyers de travailleurs immigrés, en particulier africains, installés en RDA à l’époque communiste.

On retrouve un schéma similaire dans le Nord et l’Est de la France en pleine désindustrialisation, sans toutefois la violence meurtrière présente en ex RDA. Le néonazisme apparaît donc plutôt dans les régions fortement industrialisées, qui voient le déclassement et la paupérisation d’une classe populaire blanche. Ceci dit, des mouvements apparaissent aussi dans des zones rurales, par exemple aux États-Unis.

Comment expliquer cette recrudescence d’idée de « haine » de l’autre ?

Stéphane François : Le contexte économique joue un rôle très important dans la recrudescence de mouvements néonazis, que ce soit en Allemagne ou dans d’autres pays. Ils réapparaissent dans les périodes de crises économiques profondes : l’Angleterre des années 1970, l’Allemagne de l’Est des années 1990, la Russie de la même période…

Il s’agit d’une idéologie du ressentiment, qui n’existe que par la volonté de se créer un bouc émissaire : les Juifs dans l’Allemagne des 1930, les populations de couleurs à partir des années 1970 (en plus des Juifs).

Le néonazi est un homme de violence qui n’existe que dans l’affrontement à l’autre : c’est la notion de lutte, de combat qui retient toute l’attention de ce genre de personne.

L’opposition violente à tout adversaire (individu ou groupe) le caractérise. L’antagonisme, le conflit sont les lieux par excellence qui le définissent. En outre, Ces personnes, ne sentant pas leurs revendications sociales prises en compte par les politiques, ont investi le champ idéologique identitaire/raciste comme une thématique de compensation. C’est ce que j’appelle le « socialisme de ressentiment » : la « race » a remplacé dans leur discours, la « classe ».

Et comment expliquer le retour d’un tel phénomène en Allemagne, pays d’Hitler et de la Shoah ?

Stéphane François : Il y a plusieurs raisons, comme la résurgence dès l’après-guerre de formations nazies, devenues « néo ». En outre, il y a toujours eu des nostalgiques du régime national-socialiste en Allemagne, ainsi que des personnes ayant une vision raciale du monde et qui continuera de se manifester dans le racisme et l’antisémitisme.

Enfin, le nazisme n’a pas été chassé partout de la même façon : dans certains pays, comme les États-Unis, il a été très peu pourchassé au nom de la liberté d’expression. Et je ne parle même pas des groupes existants en Amérique Latine, ou des nazis réfugiés dans différents pays du Proche Orient… et qui sont entrés en contact avec les nazis allemands qui ont réussi à passer entre les mailles de la dénazification…

Cette montée de l’extrémisme est-elle symptomatique du climat de peur de l’autre qui s’impose peu à peu dans nos sociétés modernes ?

Stéphane François : Oui, je le pense. La peur de l’autre se développe dans tous les pays occidentaux. Seulement, parfois le bouc émissaire change : certains partis/groupuscules extrémistes de droite ont abandonné l’antisémitisme (du moins officiellement, donc de façon stratégique) pour le remplacer par une haine des musulmans, surfant ainsi sur la peur des islamistes, qui, en tant qu’expression d’une vision du monde intolérante, sont à combattre.

La crise actuelle est-elle un vecteur de la montée de cet extrémisme, notamment en Allemagne, impliquant un repli sur soi ?

Stéphane François : Il y a un lien très net avec les ravages de la mondialisation. De façon générale, les périodes de crise, et les situations de détresse sociale qui en découlent, favorisent le repli et les discours identitaires, en particulier dans la dérive radicale de certains groupuscules.

En France par exemple, la montée en puissance de l’extrême droite commence avec la crise de 1973. On retrouve un schéma similaire en Grande-Bretagne à la même époque, ainsi qu’en Russie dans les années 1990, comme je l’ai dit ci-dessus. La peur de l’avenir entraîne la peur de l’autre, la volonté de revenir à une société fermée, pour reprendre l’expression de Poppers.

Comment œuvrent aujourd’hui ces groupes ? Et qui visent-ils ?

Stéphane François : La stratégie de ces groupes relève de l’amateurisme et de la pulsion. Il n’y a pas, comme l’ont suggéré des articles allemands, de « Brigades Brunes » (calquées sur les Brigades Rouges des années 1970). Il s’agit, simplement, mais c’est déjà beaucoup, de passages à l’acte, très violents, puisqu’il y a eu des morts, d’individus (et non de groupes). Pour rester dans le cas allemand qui vient de défrayer la chronique, le passage à l’acte visait des personnes issues des minorités de couleurs.

Ceci dit, la violence antisémite n’a pas disparue. Elle se manifeste plus actuellement par des violences aux personnes, des tags sur les synagogues et des destructions de tombes. Cependant des affaires de l’ampleur de l’affaire de Carpentras, pour prendre cette fois un exemple français, ont plutôt tendance à disparaître.

La découverte du groupuscule néonazi, Nationalsozialistischer Untergrund, et les accusations de coopération avec la police révèlent-elles un problème profond de l’Allemagne à gérer le retour de ces idées d’extrême droite ?

Stéphane François : A mon avis non : la police allemande a toujours eu tendance à infiltrer ces milieux afin de les surveiller. La stratégie des services allemand relève à la fois du cynisme et du réalisme : il vaut maintenir quelques-uns de ces groupes pour en surveiller les membres, plutôt de voir des éléments radicaux jouer les électrons libres, comme cela vient de se passer, et de voir des passages à l’acte.

Comment expliquer le phénomène du village de Jamel en Allemagne totalement contrôlé par un pouvoir proche du néonazisme ?

Stéphane François : Honnêtement, je ne sais pas… Le hameau de Jamel est un cas intéressant. Je ne peux émettre qu’une hypothèse : la volonté de la part de Krüger et de ses amis de créer une sorte de communauté blanche, un entre-soi loin, comme le font les séparatistes blancs américains. Ce n’est pas impossible. Elle est même plutôt probable puisque, de mémoire, Krüger et ses amis parle du hameau comme étant une « zone nationale libérée ». La question est « Libérée de quoi ?, de qui ? » La réponse est évidente. Nous retrouvons la volonté d’être « entre soi », c’est-à-dire entre « blancs ».

Pourrait-on envisager l’interdiction du NPD en Allemagne, parti connu pour ses affiliations avec le monde néonazi ?

Stéphane François : Non, je ne le pense pas. Le NDP est un vieux parti d’extrême droite, né en 1964, qui a, jusqu’à présent, réussi à exister. Comme il s’est institutionnalisé depuis quelques années, il serait très dur de l’interdire. Il ne faut pas oublier que différentes institutions allemandes ont tenté de l’interdire. En vain : la décision a été rejetée en 2002 par la Cour constitutionnelle allemande. (http://tempspresents.com/)

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