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Le mystérieux site du  »trône du Roi Salomon »

Ce site du patrimoine mondial est situé en Iran, près de la ville de Takab, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. Takht-e Soleymân (le trône de Salomon) est le lieu le plus sacré du zoroastrisme et de l’empire sassanide.

Le site fortifié est situé dans une vallée s’étendant au milieu d’une mosaïque de champs cultivés à 400 km à l’ouest de Téhéran. Le site se compose des restes d’un sanctuaire zoroastrien partiellement reconstruit durant la période ilkhanide ainsi qu’un temple de l’époque sassanide qui était dédié à la déesse perse Anahita.

Comme beaucoup d’autres sites en Iran, tels que Firouzabad, les chercheurs pensent que les plans du temple du feu, du palais et de l’organisation générale du site auraient fortement influencé l’architecture islamique.

La légende raconte que le roi Salomon avait l’habitude d’emprisonner des monstres à 100 m de profondeur dans le cratère voisin de Zendan-e Soleyman, la « prison de Salomon ». Un autre cratère à l’intérieur des fortifications lui-même est rempli d’eau de source, on dit que Salomon aurait fait creuser un bassin qui existe toujours aujourd’hui.

Un manuscrit arménien du IVe siècle à propos de Jésus et Zoroastre ainsi que plusieurs historiens de la période islamique mentionnent ce bassin. On attribue la fondation du temple du feu autour du bassin à cette légende.

Les fouilles archéologiques – menées notamment par le bureau de Téhéran de l’institut archéologique allemand – ont révélé des traces d’une occupation durant la période achéménide au Ve siècle av. J.-C., ainsi que des occupations parthes dans la citadelle.

Des pièces de monnaie appartenant au règne des rois sassanides ainsi qu’à l’empereur byzantin Théodose II (408-450 ap. J.-C.) ont aussi été découvertes ici. D’après la légende, chaque souverain sassanide potentiel voyageait ici afin de se soumettre à l’autel du feu sacré avant de monter sur le trône.

trone de salomon 2Un lac artésien et un volcan sont des éléments essentiels de Takht-e Sulaiman. Au cœur du site se trouve une plate-forme ovale fortifiée qui s’élève à quelque 60 mètres au-dessus de la vallée environnante et mesure environ 350 m sur 550 m.

Cette plate-forme comporte un lac artésien, un temple du feu zoroastrien, un temple dédié à Anahita (la divinité des eaux) et un sanctuaire royal sassanide. Le site fut détruit à la fin de l’ère sassanide, mais retrouva une nouvelle vie et fut en partie reconstruit au XIIIe siècle.

A environ trois kilomètres à l’ouest, un ancien volcan, le Zendane Sulaiman, s’élève à quelque 100 m au-dessus des terres environnantes. A son sommet se trouvent les vestiges de sanctuaires et de temples qui datent du premier millénaire av J.-C.

Le bien, qui couvre 10 ha, comprend également le Tepe Majid, un tumulus archéologique culturellement lié au Zendane Sulaiman; une montagne à l’est de Takht-e Sulaiman qui a servi de carrière pour le site, et le mont Belqeis à 7,5 km au nord-est, sur lequel subsistent les vestiges d’une citadelle de la période des Sassanides.

Le patrimoine archéologique de l’ensemble de Takht-e Sulaiman est enrichi par la ville sassanide (qui n’ont pas encore été fouillés) situés dans les 7,438 ha de paysage des zones tampons.

trone de salomon 3Le climat de la région, en particulier la longue saison des pluies et les variations extrêmes de températures, ainsi que l’action sismique, constituent les principales menaces sur l’intégrité des pierres et de la maçonnerie d’origine.

Les risques potentiels futurs incluent les pressions dues au développement et la construction d’équipements pour recevoir les visiteurs dans les zones tampons autour des sites. En outre, il existe un conflit potentiel entre les intérêts des agriculteurs et ceux des archéologues, en particulier dans le cas où des fouilles seraient entreprises dans les champs de la vallée.

Source et plus d’infos sur : Unesco.org

Voir ici les 774 comptes rendu de Recherches archéologiques à Takht-i Suleiman

Salomon est un des fils du roi David, sa mère est Bethsabée, et roi d’Israël selon la Bible hébraïque et le Coran (de 970 à 931 av. J.-C, aussi prophète (il a rédigé le livre des Proverbes).

Salomon fit construire la première maison de Dieu (Temple de Jérusalem, dit aussi le Temple de Salomon) dont son père, le roi David, avait jeté les premières fondations et qui dura tout le long des 40 ans du règne de Salomon. Son immense sagesse fait de lui le roi le plus sage de l’Ancien Testament.

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Selon la tradition juive, chrétienne, islamique :

Le sceau de Salomon était un anneau magique que le roi d’Israël Salomon était censé avoir possédé, et qui lui donnait simultanément le pouvoir de commander les Éfrits et les génies (jinn) ou de parler avec les animaux.

Dans un des Contes des Mille et Une Nuits, un mauvais génie a été emprisonné pendant 1800 ans dans une bouteille de cuivre scellée d’un bouchon de plomb estampillé par l’anneau.

Dans certaines versions de l’histoire, l’anneau était fait de fer et de laiton, serti de quatre joyaux, avec le nom de Dieu gravé sur lui. Dans des versions plus tardives, l’anneau porte simplement ce qu’on appelle maintenant l’étoile de David (ou hexagramme), souvent à l’intérieur d’un cercle, habituellement avec les deux triangles entrelacés plutôt qu’entrecroisés.

Souvent les intervalles contiennent des points ou d’autres symboles.

Concernant le vrai trône du roi Salomon, voici la véritable histoire, assez incroyable il faut le reconnaitre :

Dès qu’Assuérus se fut fait proclamer roi de Perse, il décida de se servir du trône du roi Salomon pris en butin aux rois de Juda.

Ce trône était le plus merveilleux trône sur lequel un roi se fût jamais assis. Il était en ivoire, recouvert d’or, serti de rubis, saphirs, émeraudes et autres pierres précieuses qui jetaient des feux de couleurs éblouissantes.

Il avait six marches dont chacune devait rappeler un des six commandements spéciaux qu’un roi d’Israël devait observer. Sur chaque marche deux animaux en or se faisaient face, sur la première, un lion et un bœuf, sur la seconde, un loup et un agneau, sur la troisième, un tigre et un chameau, sur la quatrième, un aigle et un paon, sur la cinquième, un chat et un coq, sur la sixième enfin, un faucon et une colombe. À la partie supérieure du trône, une colombe en or tenait, dans son bec, un faucon en or.

Sur le côté, s’élevait au-dessus du trône une splendide Ménorah (candélabre) en or pur, ornée de coupes, de boutons, de pétales de fleurs, le tout en or. De chaque côté de la Ménorah (candélabre) se dressaient sept branches. D’un côté étaient gravés les noms des sept pères du monde : Adam, Noé, Sem, Abraham, Isaac et Jacob avec Job au milieu. De l’autre côté étaient gravés les noms des hommes les plus pieux : Lévi, Kehat et Amram, Moïse et Aaron, Eldad et Médad et ‘Hour au milieu.

De chaque côté du trône se trouvait une chaise spéciale en or, l’une pour le Grand Prêtre et l’autre pour le Segan (le vice-prêtre), entourées de soixante-dix chaises en or pour les soixante-dix membres du Sanhédrin (la Cour de Justice suprême), vingt-quatre vignes en or formaient un large dôme au-dessus du trône.

+Quand le roi Salomon montait sur le trône, un mécanisme se mettait en marche. Dès qu’il avait touché la première marche, le bœuf d’or et le lion d’or tendaient leurs pattes pour soutenir le roi et l’aider à atteindre la marche suivante. De chaque côté, des animaux maintenaient fermement le roi jusqu’à ce qu’il fût bien assis sur le trône. Mais à peine avait-il pris place qu’un aigle d’or lui apportait la grande couronne et la maintenait juste au-dessus de sa tête pour qu’il n’en sentît pas le poids élevé.

Ensuite la colombe d’or s’envolait au-dessus de l’Arche sainte, en sortait une petite Torah en forme de rouleau et la mettait sur les genoux de Salomon, conformément aux préceptes de la Torah selon lesquels elle devait toujours accompagner le roi et lui servir de guide pour régner sur Israël.

Le Grand Prêtre, le vice-prêtre et les soixante-dix membres du Sanhédrin se levaient et saluaient le roi. Ensuite, ils s’asseyaient pour rendre leur jugement dans les affaires qui leur avaient été présentées.

Tous les rois et princes de cette époque parlaient du trône de Salomon et venaient pour admirer sa beauté et son ingéniosité.

Plus tard, lorsque le roi Pharaon Néco envahit le pays de Juda, il s’en empara, mais en mettant le pied sur la première marche, le lion d’or lui asséna un coup si violent à la cuisse, qu’il tomba et demeura infirme toute sa vie. C’est la raison pour laquelle on lui donna le sobriquet « néco » – ce qui veut dire « le boiteux ».

Plus tard encore, lorsque Nabuchodonosor détruisit le Temple et conquit également l’Égypte, il emmena le trône à Babylone. Mais, lorsqu’il essaya d’y monter, le lion le fit tomber, de sorte qu’il n’osa plus s’y asseoir. Puis, le roi Darius de Perse conquit Babylone et emporta le trône en Médie.

Lorsqu’Assuérus voulut à son tour monter sur le trône, il reçut un coup dans le bas du dos et tomba. Il n’essaya plus jamais de s’y asseoir, mais il fit appeler des hommes renommés d’Égypte et leur ordonna de lui construire un trône analogue à celui du roi Salomon. Ceux-ci travaillèrent presque trois ans pour réaliser le trône et c’est à cette occasion qu’Assuérus donna une grande fête.

Source : Chabad.org

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