A la Une Islam Néonazisme

Le mouvement tentaculaire des Frères Musulmans traite les kurdes de terroristes avec l’accord de l’UE

Pas d’entité kurde en Syrie, dit le chef des Frères Musulmans …

Dans une interview au quotidien turc Cumhuriyet, Mohammed Riad al-Shaqfa, secrétaire général de la confrérie, a dit clairement qu’il est «opposé à l’établissement d’une entité kurde en Syrie»

Les Occidentaux ont-ils abandonné les Kurdes en Syrie, et pourquoi?

Pour Patrice Franceschi, écrivain, ne pas s’élever contre l’intervention turque « est une faute morale et politique ». Il demande à la France de mettre en place des pressions économiques et de peser au Conseil de sécurité de l’Onu pour faire cesser les manœuvres de la Turquie.

Les Kurdes vont être les dindons d’une histoire sinistre au Moyen-Orient

6 minutes pour trancher :

Patrice Franceschi met en garde : « c’est la sécurité des Français qui est en jeu ». « Si on laisse faire les Turcs, dans un an ils ont réinstallé le djihadisme dans le nord de la Syrie », prévient-il.

Il dénonce la politique de « désinformation » de la Turquie, qui traite les Kurdes de terroristes.

Patrice Franceschi demande que le président Emmanuel Macron se saisisse du sujet.

Les Kurdes en Syrie sont les alliés de la France, rappelle-t-il.

« Ils détiennent des terroristes français et vont les faire juger », explique l’auteur.

Mais, Macron qualifie de « potentiels terroristes » les Kurdes visés par la Turquie en Syrie

Après avoir été soutenus par la coalition internationale, dont la France, cette milice qui a lutté contre Daesh est aujourd’hui traitée de « potentiels terroristes » par Emmanuel Macron dans une interview accordée au Figaro.

Macron soutient Erdogan et sa politique…

N’oublions pas qu’Erdogan cite l’Allemagne nazie d’Hitler comme exemple de régime présidentiel…!

« Dans un système unitaire [comme la Turquie] un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l’histoire. Vous en verrez l’exemple dans l’Allemagne d’Hitler », a-t-il dit à des journalistes jeudi 31 décembre, de retour d’une visite de travail en Arabie Saoudite.

En même temps, sur le territoire français le Djihad silencieux fait son chemin :

Le journaliste Zvi Yehezkeli qui s’est inventé une fausse identé pour filmer une série documentaire sur le rôle des Frères musulmans en France et en Europe, dit quelque chose de très significatif :

« La France ne sait pas encore qu’elle est sous la menace d’un jihad silencieux »

L’islam qu’on enseigne aux jeunes musulmans n’est pas celui que vous croyez …! Dans les librairies, on trouve partout les livres et les enregistrements de Yusuf al-Qaradawi qui prône le nazisme.

Qaradawi est un religieux extrémiste dont les œuvres sont interdites en Arabie Saoudite.

Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt en Egypte, et n’est pas autorisé à entrer aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France. Mais ses livres de haine sont en vente libre en France, et ils sont partout.

Ce n’est pas l’islam qui est un problème, c’est l’islam politique, totalitariste, nazislamiste, dont la Turquie est le fer de lance …

Alors, outre la théorie du « grand remplacement », ne pourrait-on pas voir qu’il existe une autre théorie qui vise à remplacer l’islam religieux par un islam politique et totalitaire ?

Un peu d’histoire : L’évolution de l’Islam politique en Turquie

Avec le déroulement des négociations en ce qui concerne l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne(UE), plusieurs polémiques émergent au sein des pays composant celle-ci. Outre le poids démographique non négligeable que représente ce pays issu de l’empire Ottoman, la question de sa longue tradition musulmane lance les débats à savoir quelle identité veut revêtir l’UE.

L’Islam au sein de l’Empire ottoman

La Turquie actuelle fut bâtie sur les vestiges de l’Empire ottoman, un des empires les plus durables de l’histoire.

Une des principales caractéristiques définissant l’identité de cet empire est sans aucun doute son appartenance au monde musulman. En effet, son organisation politique était définie par le modèle de califat et de sultanat.

Le sultan, dénomination attribuée aux souverains des États musulmans, agissait aussi comme califat.

Ce dernier titre est considéré comme le descendant du prophète Mahomet et il est attribué au chef de la communauté musulmane.

Principalement, son rôle est de maintenir l’unité au sein de la nation islamique en plus de veiller au respect de la loi et à la diffusion de la religion musulmane. Notons que le califat d’Istanbul fut le seul à ne pas appartenir aux Arabes.

Sécularisation de l’État turc

À la suite de la chute de l’Empire ottoman en 1923, d’importants changements visant à moderniser l’État turc naissant sont entrepris.

Pour y parvenir, un comité exécutif provisoire, avec à sa tête Mustafa Kemal Atatürk, fut créé.

Ce conseil promulgua une nouvelle Constitution en 1924. À travers plusieurs articles, cette nouvelle Constitution, et les amendements qui la modifièrent, vise à distinguer la Turquie de son passé ottoman musulman. L’objectif du kémalisme – doctrine politique attribuée à Mustafa Kemal Atatürk qui façonna l’élaboration du nouvel État – vise à substituer la référence culturelle que représente l’islam, au profit d’un nationalisme turc.

Avant l’adoption de cette nouvelle Constitution, plusieurs étapes ont été nécessaires afin d’assurer une rupture avec la tradition musulmane.

Voilà pourquoi on assista tour à tour à l’abolition du sultanat, en 1923, et du califat, en 1924.

Les mesures comme le remplacement du sultanat par une république ainsi que l’abandon du califat visent à doter l’État turc d’institutions politiques modernes et laïques. Ainsi, les tribunaux et codes civils musulmans sont remplacés par des formes plus modernes d’inspiration européenne, notamment l’adoption du Code civil suisse.

De surcroît, d’autres mesures vinrent consolider l’objectif de modernisation étatique en réduisant le poids et l’influence de l’Islam.

Par exemple, l’enseignement est retiré aux organisations religieuses, ce qui entraîne la fermeture des écoles religieuses, tant islamiques que chrétiennes. Le nouveau programme, fortement inspiré des méthodes occidentales, prône plutôt un enseignement laïc qui pourra permettre à la Turquie d’atteindre le niveau de développement économique et social des nations européennes.

L’Islam dans la laïcité

La nouvelle république étant laïque, cela ne signifie pas la disparition des mouvements religieux pour autant. En effet, dans un pays où le développement économique reste à consolider et où la disparité des revenus demeure importante, l’institution sociale que représente l’Islam n’a pas perdu de son rayonnement populaire.

Par ailleurs, le fait que le nouvel État turc ait adopté des idéologies comme le capitalisme et le libéralisme ne fait qu’accentuer la différence de niveaux de vie, particulièrement entre les villes et les villages. Ainsi, l’islam trouve de plus en plus de soutien dans les franges les plus démunies des villages ou des bidonvilles qui sont en quête de solutions et de sécurité, tant au niveau social qu’économique. Par exemple, en raison de l’absence de mouvement de gauche en Turquie, les organisations islamiques remplissent leur rôle au sein de la population. Pour ce faire, elles sont capables de mobiliser des foules à travers des discours contre l’ordre établi, contre l’exploitation, ou encore en privilégiant les droits de l’homme(8).

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les organisations islamiques sont confinées à l’aspect social de l’organisation et de l’identification communautaire. Cependant, comme elles détiennent un large soutien populaire, elles peuvent s’insérer dans la politique active, par partis politiques interposés. Ces derniers tirent avantage de la situation en allant chercher un plus grand appui dans des régions qui ne leur auraient pas été propices sans la connivence des ordres religieux.

Dès le début des années 1990, et même un peu avant, on assiste à ce que Samuel Huntington appelle la résurgence islamique.

Cette réapparition contribue à faire de la religion musulmane une source d’identité, de sens, de stabilité, de légitimité, de puissance et d’espoir, qui s’était quelque peu atténuée durant la guerre froide, dû à la suprématie des idées séculières de la Constitution et aux deux blocs qui régnaient à cette époque.

L’AKP au pouvoir

À la tête du pays depuis 2002, le Parti pour la justice et le développement(AKP) se présente comme un parti conservateur démocrate.

Fortement influencé par divers mouvement religieux depuis son arrivée au pouvoir, il remet en question de façon de plus en plus notable des grands principes kémalistes, dont l’implication des religieux en politique. D’ailleurs, plusieurs nominations au sein de l’appareil étatique en témoignent, comme celle de Senol Demiröz, qui occupe le poste de président de la radio et de la télévision turque.

Rappelons qu’il était le proche du dirigeant de Hizb-i Islam, mouvement radical islamique afghan.

Le chef de l’AKP et premier ministre Recep Tayyip Erdogan n’hésite pas à remettre en cause la laïcité, mais tente de conjuguer le nationalisme turc, issu des réformes kémalistes, à la source identitaire que représente la religion musulmane.

Cette tentative de médiation est motivée par la volonté que la république laïque et l’islam ne doivent pas évoluer dans un contexte d’antagonisme.

La Turquie est le point central d’un islam conquérant.

Le nouveau Tamkine (projet) des Frères Musulmans passe par la Turquie :

Qu’en est-il de la propagande ?

Kemal Atatuk qui a voulu transformer la Turquie en un état laïque et moderne se voit qualifié de juif sioniste …! La pire insulte qui soit dans l’esprit du djihadiste …

Comme preuve cette vidéo qui circule sur le net :

La Turquie Moderne serait, selon cette idéologie fasciste : un état Sioniste secrètement contrôlé par les Dönmeh (une secte descendant d’un groupe de Juifs séfarades qui furent expulsés d’Espagne durant l’inquisition Espagnole des 16ème et 17ème siècles).

L’influence politique et économique vieille de plusieurs siècles de ce soit disant groupe connu en Turquie sous le nom de « Dönmeh » commence à peine à faire parler d’elle parmi islamistes de tous bords.

Ce serait ces mystérieux Dönmeh qui auraient organisé le génocide des Arméniens en 1915…

Un magazine de propagande écrit ceci :

« Les Jeunes Turcs, sous la direction d’Atatürk, expulsèrent également les Chrétiens Grecs des cités Turques et tentèrent de commettre un génocide de plus petite échelle des Assyriens, qui étaient aussi Chrétiens pour la plupart.

La direction Dönmeh des Jeunes Turcs n’assassinèrent pas seulement des centaines de milliers d’Arméniens et d’Assyriens mais aussi détruisirent les manières et coutumes musulmanes traditionnelles Turques.

De la connaissance que ce furent les Dönmeh, dans une alliance naturelle avec les Sionistes d’Europe, qui furent responsables de la mort de chrétiens Arméniens et Assyriens, de l’expulsion de chrétiens orthodoxes grecs de Turquie, et de l’éradication culturelle et religieuse de la tradition Islamique Turque, découlera dans la région une nouvelle réalité.

Plutôt que des Grecs et des Chypriotes Turcs vivant sur une île séparée, les Arméniens tenant une vendetta contre les Turcs, et Grecs et Turcs se querellant un territoire, tous les peuples attaqués par les Dönmeh réaliseraient qu’ils ont un ennemi commun qui est leur persécuteur actuel. »

Le retour des Frères Musulmans

Erdogan est devenu la lumière qui éclaire le « sentier »

Le président turc a décidé d’affronter la « terre entière », s’il le fallait, pour dérouler sa vision de l’histoire.

Ne pouvant attendre des décennies, il a provoqué et laissé faire un « surprenant coup d’état » qui n’avait aucune chance d’aboutir. Il avait besoin d’accélérer le cours de l’histoire de son pays. Une fenêtre s’ouvrait à lui, notamment pour quelques mois avant l’arrivée d’un nouveau président aux USA. C’est dans cette période, selon lui, qu’il fallait agir… Il l’a fait.

La situation en Turquie est simple à comprendre, toute personne qui ne suit pas Erdoğan sur son sentier, est un ennemi potentiel et doit être mis à l’écart de toute responsabilité dans le meilleur des cas.

Qui peut l’arrêter dans sa démarche ?

Il connait bien les européens et les américains et il a su se rendre indispensable.

Au-delà des mots, ils ne feront rien !

Les autres pays et puissances ne comptent pas vraiment à ses yeux.

L’islam est-il compatible avec la politique ?

Le débat risque d’être alimenté à nouveau et plus vite que certains le pensaient, car voilà que la Turquie, le dernier grand bastion des Frères Musulmans, pourrait expérimenter en grandeur nature le projet ou Tamkine que des savants musulmans ont préparé dans leurs locaux en Suisse.

Si le débat avec l’Organisation de l’état islamique est impossible, celui avec les Frères Musulmans risque d’être beaucoup plus complexe, car ils proposent une alternative au désordre ambiant au Moyen Orient….!

A ce jour ni les américains, ni les anglais, ni les européens dans leur ensemble ne considèrent les Frères Musulmans comme des terroristes.

Si le projet « Tamkine » a été travaillé en Suisse où résident de nombreux savant de la Confrérie, il fallait un homme capable d’accepter un destin peu ordinaire : ERDOGAN …

Pour convaincre Erdogan qu’il devait être porteur du Tamkine de la Confrérie, le jeune émir du Qatar fut envoyé pour faire alliance.

Un grand pays comme la Turquie, un argentier comme le Qatar, malgré la crise des hydrocarbures, et la force de la Confrérie des Frères Musulmans dans les pays du Moyen Orient et au-delà, l’ensemble devient consistant.

Erdogan a su, à plusieurs reprises, prendre la défense de hauts responsables des Frères musulmans. Ces derniers lui en sont reconnaissants.

Leur maître spirituel, le cheikh Youssouf Qaradawi, a affirmé en 2014 :

« L’union des Savants musulmans a déclaré que le Califat doit être instauré à Istanbul, car elle est la capitale du Califat… La nouvelle Turquie, qui intègre la religion et l’État, l’ancien et le moderne, ce qui est arabe et ce qui ne l’est pas, unit la « Oumma » [la nation musulmane] en Afrique et en Asie, en Europe, aux États-Unis et partout dans le monde.

L’homme qui a fabriqué cette Turquie est Recep Tayyip Erdogan… C’est le dirigeant qui connaît son Dieu, qui se connaît, qui connaît son peuple, qui connaît la « Oumma », qui connaît le monde. Vous avez le devoir de le soutenir, de lui prêter allégeance, et de lui dire : Va de l’avant !

Je prédis qu’il va réussir, avec l’aide d’Allah, car Allah est avec lui, ainsi que l’ange Gabriel et que le Prince des croyants. ».

Qaradawi a conclu son discours en déclarant qu’Erdogan était son candidat pour être le prochain calife de l’Islam, à savoir le dirigeant politique de la Nation musulmane.

Qaradawi a béni Erdogan pour son soutien à la « résistance » palestinienne, pour ses voyages dans le monde en soutien à la position palestinienne, pour le Marmara et les victimes turques de ce bateau, ainsi que pour sa fidélité au Coran, à la Sunna et à la Charia (législation islamique).

Erdogan rencontre fréquemment les chefs terroristes du Hamas, invités d’honneur de la Turquie.

Contrairement à l’idéologie de l’État islamique, qui vise à imposer l’Islam par la violence, les Frères musulmans prônent « la conquête pacifique » du monde – à savoir par le biais de la prédication et la croissance démographique des Musulmans.

C’est leur politique déclarée, et le cheikh Qaradawi a prédit qu’elle réussira là où les deux tentatives militaires de conquête (aux 8ème et 17ème siècles) ont échoué.

Il se peut que réside là l’explication de l’exigence d’Erdogan d’ouvrir aux citoyens turcs les portes de l’Europe, en l’échange de l’arrêt du flux de migrants et de réfugiés par son territoire. L’Union européenne a donné son accord de principe d’exempter les Turcs d’un visa d’entrée, mais y a posé des conditions, dont la révision de la loi anti-terroriste turque. L’application de cet accord entraînerait probablement un afflux considérable de Musulmans turcs en Europe de l’Ouest.

Alors Macron ami et allié des Frères musulmans contre les Kurdes musulmans mais « indisciplinés » et amis d’Israël ??? Certainement !

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2018/ Elishean mag



Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Votre aide est importante…

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Suivez nous sur les réseaux sociaux

ISOLATION + CHAUFFAGE pour 1 euro. Nouveau dispositif 2020

Vérifiez votre éligibilité !

Articles Phares