A la Une Islam Le Grand Secret de l'Islam

Le Grand Secret de l’Islam – Partie 3 À la conquête de jérusalem

Illustration de couverture : sur fond d’un texte manuscrit de la Torah, quelques
étapes de la rédaction du coran selon la légende islamique, depuis son écriture sur
des omoplates de chameau jusqu’aux recueils calligraphiés– la dernière image
(premier plan) est celle de la première sourate du Coran, dite « l’Ouverture », ou « Al
Fatiha ».

À LA CONQUÊTE DE JÉRUSALEM

Lire la 1ère partie 2ème partie

L’endoctrinement des Arabes

Les judéonazaréens se sont lancés dans l’aventure de la conquête de Jérusalem, malgré leur petit nombre. L’Histoire conserve la trace d’une première tentative probable, entre 269 et 272, par l’enrôlement de la reine Zénobie de Palmyre, en Syrie.

Son royaume avait su tirer profit des conflits persoromains, notamment la défaite de l’empereur Valérien devant les Perses en 260. Elle se retrouvait en position de force après avoir battu Gallien, successeur de Valérien, qui souhaitait réduire l’ambitieuse reine de Palmyre.

Les chroniques de l’époque nous racontent comment Zénobie avait été endoctrinée par un certain Paul d’Antioche. « Judaïsée » disent-les documents d’alors, selon le terme employé par les Pères de l’Eglise pour dénoncer la propagande ébionite ou judéonazaréenne47.

Curieux chrétien en effet que ce Paul, évêque déchu, excommunié pour une hérésie toute judéonazaréenne…

Et voici Zénobie qui envahit tout le Moyen-Orient, dont la Judée, jusqu’en Egypte, pour finir par être contrecarrée par l’empereur Aurélien. Il la chassera même de Palmyre en 272, l’emmenant à Rome comme captive. Et l’on n’entendra plus parler de cet évêque hérétique, opposé la foi des apôtres.

Cette tentative très probable de contrôle de la « Terre » par les judéonazaréens leur aura montré malgré son échec qu’ils peuvent s’appuyer sur des supplétifs arabes locaux, combattants mobiles fort efficaces contre la lourde armée romaine.

Fort efficaces si l’on parvient à les motiver suffisamment, puisqu’il semble bien qu’Aurélien ait réussi à en retourner certains en les soudoyant. Il faudra donc leur donner des convictions autrement plus profondes, un véritable endoctrinement pour qu’ils puissent constituer des alliés solides. Les judéonazaréens sauront retenir la leçon.

Nous sommes maintenant au 6e siècle. Intéressons nous aux groupes de judéonazaréens établis depuis longtemps en Syrie.

Les découvertes archéologiques et les études historiques permettent de localiser leurs foyers d’habitat, comme par exemple l’étude des toponymes de Syrie qui ont conservé la mémoire des anciens habitants judéonazaréens. Des noms encore en usage
aujourd’hui comme « Nasiriyé », « Ansariyé », « Wadi an Nasara » (« l’oued des Nasara », c’est-à-dire des Nazaréens) ou encore les « Monts des Nosaïrïs » (Mont des Nazaréens) indiquent leur présence ancienne.

Les fouilles archéologiques du village de Farj dans le Golan, révèlent dans son organisation la cohabitation entre des groupes judéonazaréens et des groupes arabes nomades.

Pour le commerce, bien sûr, mais aussi pour la prédication et la pratique religieuse. Les judéonazaréens ont ainsi renoncé à leur isolement ethnique car ils ont un plan : persuader les tribus arabes nomades voisines48 de rentrer dans leur projet messianiste de reconquête de Jérusalem et de la « terre promise ».

Tant pis pour leur « non-judéité », le projet prime, et en ces temps d’affaiblissement de la puissance romaine (désormais de la puissance byzantine), il semble plus que jamais à portée de main. Ce sera d’autant plus simple que ces tribus christianisées de fraîche date (5e et 6e siècles) n’ont pas encore des convictions très profondes en la matière. Tout juste ont-elles mis fin à leurs coutumes de pillages et de razzias dont les chroniqueurs ont conservé la trace. Les Byzantins s’appuient d’ailleurs sur elles comme relais pour le contrôle de l’empire49.

Parmi ces groupes mixtes, l’un en particulier attire l’attention : à 30 km au Nord Est de Lattaquié (aujourd’hui Al Ladiquiyah), on trouvait encore vers 1920 les ruines d’un caravansérail, c’est-à-dire la base d’une tribu de nomades commerçants caravaniers. C’était « Qurays », ou plutôt « Han al Quraysiy », le caravansérail des Qurays, encore mentionné dans la carte de Syrie réalisée en 1927 par René Dussaud sous le nom de Khân el-Qurashiyé (à voir en page suivante), situé au bord de la rivière Nahr al Quraysiy50.  C’est le point d’ancrage de la tribu de Quraysh, des Qoréchites, dont présence dans la région est attestée jusqu’à nos jours51.

Avant de s’installer dans le Nord de la Syrie, ces Qoréchites sont signalés plus en Orient par le chroniqueur syrien Narsaï de Nisibe. Il se plaignait en effet dans ses chroniques de 485 des terribles razzias lancées par cette tribu, de leurs pillages et destructions, dont notamment un raid « plus cruel que la famine ».

Leur christianisation semble les avoir apaisés, et intégrés dans le jeu du commerce de la route de la soie, ce qui explique l’implantation toute proche du port de Lattaquié de leur caravansérail. Mais cette christianisation toute fraîche, au-delà de leur pacification, en a aussi fait un terreau fertile pour le projet d’endoctrinement judéonazaréen.

Comment les judéonazaréens s’y sont pris?

Voici leur thème principal de prédication pour gagner les Arabes à leur cause52:

Nous, judéonazaréens, sommes Juifs, descendants d’Abraham par son fils Isaac. Vous, Arabes, êtes descendants d’Abraham par Ismaël53. Nous partageons donc le même illustre ancêtre, qui se trouve être le fondateur de la vraie religion. Nous sommes cousins, nous sommes frères. Nous formons une même communauté, une même « oumma », nous devons donc partager la même vraie religion.

Nous devons obéir aux mêmes lois issues des textes sacrés reçus de Moïse, la Torah (celle conservée au sein du milieu judéonazaréen, ce qui l’a peut-être fait évoluer différemment de celle des Juifs rabbiniques).

Nous devons obéir aux commandements du Messie-Jésus, à l’évangile (le primo-évangile selon Matthieu, conservé et modifié par les judéonazaréens, comme on l’a vu précédemment).

Nous devons donc porter le même projet de conquête de la terre promise, de Jérusalem et de relèvement du temple54.

Vous, Arabes, devez donc nous faire allégeance, à nous vos cousins par le sang, à nous vos frères aînés dans la vraie religion. Et alors nous vous conduirons, et ensemble nous pourrons sauver le monde, en faisant revenir Jésus sur terre, qui y éradiquera le mal, à la tête de nos armées. Et son retour fera de nous, fils d’Isaac, et de vous, fils d’Ismaël, ses élus dans son nouveau royaume, son bras armé. »

Voici une formidable promesse messianiste : faire allégeance aux judéonazaréens, adhérer au projet, c’est devenir soi-même un pur, un élu, en vue d’une rétribution toute terrestre, toute accessible dans le nouveau royaume du messie. Et au passage, sans doute, accumuler le butin55 au fil des conquêtes qui doivent mener jusqu’à Jérusalem.

A cette fin, les propagandistes judéonazaréens, Juifs de langue syro-araméenne, dont beaucoup connaissent l’hébreu liturgique, ont expliqué leurs textes aux Arabes. Plus encore, ils ont formé des prédicateurs arabes, traduit leurs textes en arabe et les leur ont appris. Pour cela, ils ont réalisé pour eux de petits manuels, des florilèges des principaux textes de leur Torah, de leur évangile, de leurs coutumes, de leurs lois, de leurs rites de pureté, de leur circoncision56 …

Il fallait en effet des aide-mémoire à cette époque où l’enseignement était essentiellement su et transmis par cœur : les aide-mémoires capitaux ont été constitués par des traductions en arabe des lectionnaires utilisés par les judéonazaréens eux-mêmes.

Un lectionnaire est un livre liturgique qui présente des lectures et commentaires de textes sacrés, comme en ont toujours les chrétiens. Le lectionnaire judéonazaréen présentait donc des extraits de la Bible, ancien et nouveau testament – du moins ce
que les judéonazaréens en acceptaient – en fonction du calendrier (samedi, dimanche, jours de fête).

En langue syro-araméenne, les chrétiens appelaient ce lectionnaire « qor’ôno » (ce qui se transpose en arabe par « qur’ân », c’est-à-dire « coran »).

S’est donc constitué un ensemble de prédications diverses et de lectures saintes, certaines bénéficiant d’une mise par écrit comme aide mémoire (nous verrons quelle sera l’importance capitale de ces feuillets aide-mémoire par la suite).  Cette propagande visait en particulier la foi chrétienne des Arabes en l’attaquant sous l’accusation d’associationnisme, c’est-à-dire en prétendant que les chrétiens donnent à Dieu des « adjoints » (la trinité) 57.

Abordons maintenant la figure de celui qui sera présenté comme le grand prophète de l’islam, connu comme « le Muhammad », le « béni », Mahomet, le chef de guerre des Arabes.

L’histoire n’a pas retenu son nom véritable, hormis ce surnom dont nous verrons comment il lui a été donné.

On ne sait rien de son année de naissance exacte, il a dû naître à la fin du 6e siècle, au sein de la tribu arabe des Qoréchites, implantée dans la région de Lattaquié en Syrie. Est-il né chrétien ou dans une famille déjà endoctrinée par les judéonazaréens, nous ne le savons pas de façon certaine (l’endoctrinement semble avoir débuté vers la fin du 6e siècle).

L’histoire musulmane a conservé du milieu propagandiste dans lequel il baigna des figures de religieux judéonazaréens plus ou
moins symboliques (Waraqa et Bahira notamment), certains associés à la ville de Bosra, située sur le chemin de Yathrib, la ville oasis d’Arabie, au sud du désert de Syrie, siège d’une importante communauté judéonazaréenne.

De cette ville de Bosra est également originaire un Arabe converti au judéonazaréisme, Zayd Ibn Tabit (les traditions musulmanes disent qu’il a reçu un enseignement « juif » à Yathrib). Rompu à la lecture et l’écriture du syriaque et de l’hébreu, Zayd jouera un rôle important de lien entre les communautés judéonazaréennes et arabes.

Fidèle à la tradition qoréchite, le jeune Mahomet est alors marchand, et trouve à s’employer auprès de Khadija, une riche veuve, convertie au judéonazaréisme, si ce n’est judéonazaréenne elle même. Elle est en effet la cousine du prêtre judéonazaréen Waraqa, dont certaines traditions islamiques affirment qu’il les mariera tous deux. Ce dernier, toujours célébré dans la mémoire
musulmane, semble avoir joué un rôle éminent auprès de Mahomet. Nous ne savons pas clairement s’il était arabe ou juif ; il pouvait pourtant proclamer au nom des judéonazaréens « Nous sommes les Seigneurs des Arabes et leurs guides »58. Il était sans doute né de mère arabe et de père judéonazaréen, et a pu ainsi constituer, encore plus que Zayd, un véritable pont entre les deux communautés : lettré, il pouvait transcrire l’hébreu en arabe59.

Le mariage avec Khadija semble avoir peu duré – évaluons sa durée à quatre ou cinq années puisqu’il donna quatre enfants à Mahomet (ses quatre filles), qui se retrouve rapidement veuf. Veuf, riche et disponible pour l’aventure de sa vie.

La prise ratée de Jérusalem

L’Histoire vient frapper à la porte des Qoréchites et de leurs maîtres judéonazaréens.

L’empire perse sassanide et l’empire byzantin sont engagés depuis longtemps dans une lutte sans fin pour la domination du Moyen-Orient. Et voici quelques années que les Perses gagnent du terrain et des batailles. Sentant la faiblesse du pouvoir byzantin et certainement poussés par certains Juifs de Perse animés d’un rêve nationaliste, ils tentent une offensive vers la Palestine. Ils ont notamment recruté pour cela des troupes supplétives, en particulier parmi les tribus arabes de tradition
pillarde et mercenaire, et parmi les Juifs désireux de retrouver leur terre. Leurs armées s’avancent en Syrie. Damas, Apamée et Homs sont conquises en 613. Voilà l’occasion rêvée pour l‘oumma judéo-arabe de tenter une prise de pouvoir à Jérusalem.

Ajoutons à cela que les chrétiens qui peuplaient la ville (pour l’essentiel) en interdisaient l’entrée aux pèlerinages des Juifs exilés – et donc certainement aussi à ceux des judéonazaréens. Un contingent composite arabe qoréchite et judéonazaréen va s’engager aux côtés des Perses parmi les troupes auxiliaires et partir à la conquête de la « Terre », sous le commandement du général perse Romizanès (surnommé Schahrbaraz, « le sanglier »).

La Palestine, principalement habitée de chrétiens (dont de nombreux judéochrétiens), comporte aussi en son sein une minorité de Juifs rabbiniques. Parmi eux, nombreux seront ceux qui en profiteront pour se soulever contre les Byzantins, de mèche avec les Perses et les Juifs babyloniens, facilitant ainsi leur avancée.

En avril 614, Jérusalem est encerclée, et à la faveur d’une nouvelle révolte des Juifs de Jérusalem, la ville tombe aux mains des assiégeants. On assiste alors à des massacres effroyables des populations chrétiennes locales. En les additionnant aux victimes de
la bataille, du sac et de la destruction de la ville, des incendies des églises et des lieux saints chrétiens, on compte entre 17 000 et 60 000 victimes selon les sources60. Près de 35 000 chrétiens sont déportés ou réduits en esclavage.

Les Perses confient le gouvernement de la ville aux Juifs locaux.

Ils peuvent ainsi jouir à nouveau de l’esplanade du temple, qui n’était plus alors qu’un champ de ruines anciennes et nouvelles. Mais ils ne comprennent pas ce que ces autres Juifs, bien étranges avec leurs amis arabes, veulent faire sur leur esplanade. Car les judéonazaréens et leurs convertis ne sont pas venus à Jérusalem uniquement pour le butin : ils sont venus pour mener à bien leur projet de reconstruction du temple et de retour du messie. Et ils tentent d’imposer leurs vues face à leurs cousins Juifs rabbiniques.

La querelle s’envenime, des rixes éclatent. Romizanès prend le parti des locaux, des Juifs rabbiniques sur qui il s’est appuyé pour prendre Jérusalem. Les judéonazaréens et leurs alliés arabes sont alors expulsés de Jérusalem et chassés de Palestine61.

Ils ne portaient déjà pas dans leur cœur les rabbiniques qu’ils accusaient d’avoir dévoyé, ou plus exactement recouvert, les écritures saintes (la Torah) avec l’ajout des talmuds. Voilà qui ne va certainement pas les porter à de meilleurs sentiments envers eux.

Le retour en Syrie a du se révéler difficile pour la troupe d’Arabes qoréchites et leurs chefs religieux judéonazaréens. Comment réintégrer les villages, le caravansérail, la vie de la tribu et le train-train des caravanes alors que la ferveur religieuse a décuplé avec l’expédition perse? Alors qu’ils avaient touché Jérusalem, et qu’il s’en était fallu de si peu qu’ils n’arrivent à faire revenir le
messie !

Les Qoréchites restés au pays, simples commerçants caravaniers, les voyant ainsi revenir ont sans doute un peu de mal à comprendre et à accepter ces guerriers. Mahomet en renforcera sans doute d’autant sa position de chef politique et religieux des Arabes ralliés, sous la houlette des judéonazaréens.

A ses fidèles Qoréchites de la première heure, ses compagnons de Jérusalem, s’ajoutent peu à peu d’autres membres des tribus voisines. Il joue ainsi à plein son rôle de courroie de transmission de l’endoctrinement auprès des Arabes christianisés, via Waraqa, appuyé par d’autres prédicateurs arabes « judéonazaréisés ».

Les judéonazaréens mettent tous leurs espoirs dans cet endoctrinement : l’épisode de Jérusalem a bel et bien montré la pertinence de s’appuyer sur la force militaire des Arabes nomades. Leur objectif n’a jamais été si proche, il faut poursuivre cet endoctrinement. C’est sans doute à cette époque que le chef arabe gagne le surnom de Muhammad, latinisé en Mahometus, puis francisé en Mahomet.

Les musulmans d’aujourd’hui veulent y voir le sens de « celui qui est digne de louanges », « le très loué ». Pourtant, le sens de ce
surnom (le « très loué », le « béni ») se trouve déjà de nombreuses fois dans la bible (psaume 118, 26 : « Béni soit celui qui vient au nom de Dieu », acclamation messianique qui, selon les évangiles – cf. Mt. 21,9 – a salué l’arrivée de Jésus à Jérusalem, et se traduisant en arabe par « Muhammad rasul allah »).

E-M. Gallez en propose ainsi une tout autre interprétation : Muhammad serait « l’homme des prédilections » (de Dieu), « l’homme qui désire plaire à Dieu », c’est-à-dire la reprise exacte du surnom donné au prophète juif Daniel (cf. Daniel, 9,23-24)62 dans les textes prophétiques juifs eux-mêmes. Daniel, le dernier prophète juif avant Jésus, celui qui annonçait justement sa venue. A qui d’autre identifier Mahomet, le chef de guerre qui prêche et œuvre pour le retour imminent du « Messie Jésus » ?

L’émigration

L’Histoire revient donner une chiquenaude au groupe des messianistes judéo-arabes. Dans la longue guerre qui l’oppose aux Perses, l’empereur Héraclius reprend la main et engage la contre-offensive à partir de 620. Après une série de victoires, ses armées se présentent au nord de la Syrie et le danger est grand qu’elles ne se vengent des aventuriers qoréchites et judéonazaréens qui avaient rejoint Romizanès dans l’expédition en Palestine.

C’est sans doute par peur d’être confondus avec eux que les Qoréchites et judéonazaréens restés alors en arrière sauront faire comprendre aux vétérans de Jérusalem qu’ils ne sont plus vraiment à leur place en Syrie. Pas question de mettre en danger le commerce caravanier ! Ils les obligent à partir. Il faut fuir, et émigrer chez des judéonazaréens amis établis loin de la portée des armées byzantines.

Ce sera à Yathrib, la cité-oasis du désert d’Arabie où s’était établie depuis fort longtemps une partie de la secte judéonazaréenne63. Les membres du groupe, de la communauté judéo-arabe, de l’oumma, s’appelleront dorénavant les émigrés, les muhajirun en langue arabe.

Yathrib sera rebaptisée en Môdin (arabisée en Médine), du nom même de la ville d’où partit l’insurrection juive des Maccabées, au 2ème siècle avant Jésus Christ64
.
A posteriori, cette fuite à Yathrib sera relue par l’oumma judéo- arabe (et par leurs descendants) comme un événement fondateur, à la très forte symbolique religieuse : les « purs » ne fuient pas, ils se préparent ! C’est encore une fois l’image de l’exode du peuple juif dans le désert qui s’impose, le peuple quittant l’Egypte de Pharaon en quête de terre promise sous la conduite du patriarche Moïse.

Cet exode biblique au désert représenta pour les Juifs le temps et le lieu de la purification, de la formation par Dieu lui même de son peuple pour qu’il puisse prendre possession de la « terre promise ». C’est ainsi que sera interprété après coup l’exil du groupe judéo-arabe comme le commencement d’une ère nouvelle, avec son nouveau calendrier qu’instituera le calife Omar en 639. Il débutera à partir de cet événement, l’an 1 de l’Hégire, c’est-à-dire de l’exode, de l’exil, de l’émigration.

L’installation à Yathrib-Médine permet d’accroitre encore les forces de la communauté nouvelle.

Les judéonazaréens locaux la rejoignent (c’est l’objet de la charte de Médine), et le travail de prédication, auprès des tribus arabes voisines, du retour du messie à Jérusalem et des promesses messianistes gagne de nouveaux adeptes à la cause. Le groupe devient assez puissant pour soumettre encore d’autres tribus par l’épée. Elles seront purgées par la suite de leur christianisme.

L’histoire musulmane (selon Ibn Ichâm) conserve d’ailleurs le souvenir de l’opposition de tribus arabes commandées par des femmes, un élément significatif du véritable statut des femmes dans l’Arabie christianisée d’alors65.

Nous disposons d’autres sources historiques peu connues, contemporaines des événements de Yathrib, et relatant la prédication de Mahomet, le bien curieux propagandiste de cette communauté composite judéo-arabe : la Chronique [arménienne dite] de Sebêos mentionne la rencontre de Juifs rabbiniques arrivés à Yathrib en 625-627 avec Mahomet :

« En ce temps-là, il y avait un Ismaélite [un Arabe] appelé Mahmet, un négociant. Il se présenta à eux comme sur ordre de Dieu, comme un prédicateur, comme le chemin de la vérité, et leur apprit à connaître le Dieu d’Abraham car il était très bien instruit et à l’aise avec l’histoire de Moïse…

[Mahmet, s’adressant aux Arabes christianisés] ajouta : Dans un serment, Dieu a promis ce Pays [la terre promise] à Abraham et à sa postérité (…) Maintenant vous, vous êtes les fils d’Abraham et Dieu réalise en vous la promesse faite à Abraham et à sa postérité. Aimez seulement le Dieu d’Abraham [refusez la vision trinitaire et chrétienne de Dieu], allez vous emparer de votre territoire que Dieu a donné à votre père Abraham66. ».

Avec la Doctrina Jacobi et les écrits de Théophane, ces documents comptent à ce jour parmi les rares témoignages contemporains de Mahomet dont disposent les historiens à son sujet (les sources musulmanes datent au mieux de près de deux siècles après Mahomet). Leur contenu s’oppose radicalement au discours musulman. Nous allons comprendre pourquoi par la suite.

C’est ainsi que, de proche en proche, Mahomet et les chefs religieux judéonazaréens unifient des tribus arabes dans leur projet et construisent une force militaire. L’heure de la conquête de la Palestine approche. Les premières expéditions ne rencontrent cependant pas de succès autre que le butin des razzias67.

Celle de 629 frappera toutefois les mémoires : la lecture de la Chronique de Théophane nous apprend comment Mahomet avait envoyé cavaliers et armées arabes une nouvelle fois à la conquête de la « terre promise ».

L’empereur Héraclius était alors en train de chasser les Perses de Palestine et de Syrie. Il avait repris Jérusalem cette année là, mais ses armées étaient épuisées par la guerre sans fin menée contre la Perse. Observant l’affaiblissement mutuel des deux grands empires qui se disputaient le Moyen-Orient, Mahomet a sans doute repéré une fenêtre stratégique. Mais son projet de conquête de la Judée depuis l’Arabie par la Mer Morte pour suivre de là le cours du Jourdain et imiter ainsi le récit biblique de l’exode, butta à Moteh (Mu’ta en arabe) sur l’armée byzantine, appuyée de contingents arabes68.

La défaite fut cuisante, trois des grands généraux furent tués, et l’armée de l’oumma fût sévèrement entamée. Elle dut rebrousser chemin vers Yathrib-Médine, tandis que Mahomet et les chefs religieux déploieront des trésors de prédication69 pour remonter le moral de leurs troupes.

Malgré tous ses efforts, Mahomet ne verra pas la conquête de la terre sainte.

Il mourra70 à Médine, entre 629 (bataille de Mu’ta) et 634 (bataille de Gaza). Les musulmans retiennent la date de 632, bien que peu sûre71). Le commandement militaire de la troupe échoira à l’un des généraux, Abu Bakr (personnage dont il est fort probable qu’il ait été un concurrent de Mahomet et d’Omar, le futur calife ; les traditions musulmanes sont étonnamment peu disertes sur celui qu’elles considèrent comme le premier calife – aucune source ne le mentionne avant le 8e siècle).

Les chefs religieux judéonazaréens exercent toujours leur autorité, ils poursuivent leur travail d’exhortation et d’unification des tribus d’Arabie au service du projet, par eux-mêmes et avec l’appui des prédicateurs arabes.

La mémoire de Mahomet s’estompe alors – son influence, au-delà des rivalités des émirs, avait dû lui attirer de très solides inimitiés au sein même de sa troupe, et notamment parmi les tribus arabes converties ou gagnées au projet par la force. Elles devaient conserver vivace le souvenir de la dureté de la férule de Mahomet72 Et la poussée vers la terre sainte de se poursuivre. Abu Bakr meurt à son tour à Médine, en 634 (date encore une fois peu sûre73).

Un autre chef arabe (son concurrent ?), Omar, lui succède au commandement de l’armée, toujours encadrée par les judéonazaréens qui forment en quelque sorte ses commissaires politiques.

L’affaiblissement d’Héraclius, épuisé par ses campagnes de reconquête face aux Perses, diminué également par des épidémies récurrentes de peste tout au long des 6e et 7e siècles, permet au groupe d’entrer en Syrie, un terrain qu’il connaît très bien et
où il bénéfice même d’alliés de la première heure. N’oublions pas qu’y étaient restés les Qoréchites et judéonazaréens plus ou moins gagnés à la cause mais qui n’avaient pas suivi dans l’Hégire dix ans plus tôt, certainement par peur de l’armée byzantine.

L’arrivée des Emigrés dans leur dynamique de conquête change la donne, et les sceptiques d’alors rejoignent la troupe, de gré ou de force. Ils seront des Ansar, des « secoureurs de Dieu » célébrés dans la mémoire musulmane.

La Syrie est ainsi prise en 636, sans qu’Héraclius ne puisse significativement s’y opposer. Face à la déferlante, il préférera se retirer à l’abri des solides remparts qui ont toujours protégé Byzance au cours de l’Histoire.

Mais ce cours de l’Histoire vient de changer. Forts de leurs positions en Syrie, les Emigrés avancent vers la Palestine et approchent de Jérusalem. Après tant de sièges, tant de batailles et de massacres, la ville qu’Héraclius avait rendue aux chrétiens ne peut opposer de résistance. Les Arabes campaient déjà à proximité en 634, entre Bethléem et Jérusalem, empêchant les chrétiens
d’y effectuer leurs dévotions comme le soulignait son évêque, le patriarche Sophrone, dans son sermon de Noël. Pour éviter que ne se répète le terrible bain de sang de 614, il finit par ouvrir les portes.

La date n’étant pas connue de façon certaine entre 635 et 638, nous retiendrons celle de 637.

Il s’agit pourtant d’un événement considérable : les Emigrés viennent de prendre Jérusalem, ça y est, le projet va se réaliser, le temple va être reconstruit, le messie va revenir…

Le messie ne revient pas

Entrant à Jérusalem, les Emigrés se précipitent aussitôt à l’esplanade du temple, couverte des ruines des guerres judéo-romaines et abandonnée depuis74, pour y mener à bien leur projet.

« Lorsque les Arabes vinrent à Jérusalem, il y avait avec eux des hommes d’entre les fils d’Israël qui leur montrèrent l’emplacement du temple » indique un contemporain75. Ils veulent évidemment rebâtir le temple, et l’on imagine leur ferveur et leur excitation.

Un autre témoin, Théodore, raconte ainsi la scène : « Aussitôt, en courant, ils arrivèrent au lieu qu’on appelle Capitole [l’esplanade du temple]. Ils prirent avec eux des hommes, certains de force, d’autres de leur plein gré, afin de nettoyer ce lieu et d’édifier cette maudite chose, destinée à leur prière, qu’ils appellent une midzgitha [un lieu de prosternation c’est à dire un « masjid »]76.

L’opposition de Sophrone ne peut entraver le projet. Les fanatiques se mettent au travail sans même attendre la venue d’Omar, le chef militaire, resté à Médine, qui n’y entrera qu’en 638. Le crédit de cette reconstruction du temple lui sera toutefois attribué : on lit en effet dans les « Secrets du Rabbi Ben Yohai » qu’un « deuxième roi qui se lève en Ismaël [c’est-à-dire Omar] réparera [a réparé] les brèches du Temple »77.

Le modèle original ancien sera respecté : on construira un grand cube de pierre, marbre et bois (Sophrone évoque le rôle d’un marbrier qu’il en a d’ailleurs excommunié). Il reprendra les dimensions et la forme du saint des saints de l’ancien temple des Juifs, bien que la tradition ait perdu ce souvenir en le désignant comme « mosquée d’Omar ».

Ce nom est d’ailleurs passé au bâtiment qui a succédé au temple judéonazaréen : ce que l’on voit aujourd’hui n’est plus le cube de 637-638 mais ce que fera construire le calife Abd Al-Malik par la suite à sa place (ou presque), sur le rocher qui affleurait sur l’esplanade, sommet du mont Moriah auquel la tradition juive (et judéonazaréenne) rattachait le sacrifice manqué d’Isaac par
Abraham (appelé la « ligature »).

C’est le Dôme du Rocher, que nous pouvons toujours y voir de nos jours, de forme octogonale et non cubique. Nous y reviendrons.

Revenons à l’Histoire : le temple est enfin relevé, la ferveur est à son comble (comme l’indique l’institution par Omar du nouveau calendrier hégirien, en 639), les sacrifices et les rites vont pouvoir avoir lieu. Les judéonazaréens invoquent la figure du messie, appellent son retour. Mais le messie ne revient pas.

Les prêtres judéonazaréens tentent de temporiser avec les guerriers arabes et leurs chefs, impatients de devenir les élus du nouveau royaume du « Messie Jésus », comme dit le Coran. Mais passe le temps et force est de reconnaître qu’ils se sont fait berner.

En 640, les chefs arabes ont compris : le messie ne reviendra pas, il n’y a pas de royaume pour les élus, ils ont été trompés. Les maîtres judéonazaréens sont des escrocs et des traîtres qui les ont entraînés pour rien dans près de 40 années de fausses promesses, d’efforts, d’exil, de sacrifices, de guerres… C’est la crise au sein de l’oumma.

Hé bien, que périssent les judéonazaréens puisqu’ils n’ont pas de messie ni de royaume des élus à donner aux Arabes !

Mais il existe pourtant bel et bien un royaume, celui que les Arabes viennent de conquérir au nom du projet judéonazaréen.

En 640, profitant de l’épuisement de l’empire byzantin que nous avons expliqué, Omar et son armée ont le contrôle militaire de l’ensemble du Moyen Orient – l’empire byzantin se voyant réduit par la poussée arabe aux frontières de l’actuelle Turquie, coupé de ses possessions en Afrique du Nord.

En éliminant les chefs judéonazaréens, Omar a fait d’une pierre deux coups : non seulement il s’approprie la conquête, mais il récupère aussi le commandement religieux. L’intuition de l’islam vient de naître. Mais avant qu’elle ne prenne vraiment forme comme doctrine, il faudra plus de 100 ans – et avant qu’elle ne s’impose et ne se structure définitivement, au moins deux siècles de plus.

Aller vers la quatrième partie

Notes :

47 – Selon les écrits d’Eusèbe de Césarée, Filastre de Brescia, Athanase, Photius ou encore Théodoret de Cyr.
48 – Nous noterons que les témoignages archéologiques d’écriture arabe antéislamique ont été essentiellement retrouvés en Syrie et en Jordanie (l’Arabie Pétrinienne). Cela a notamment été exposé par A-L de Prémare (Les Fondations de l’Islam, p.241) et développé par Robert Kerr dans son article « Aramaisms in the Qur’ān and their Significance ».
49 – Selon les travaux de Yehuda Nevo (Crossroads to Islam)
50 – « Nahr al Quraysiy » également nommé « Ras Korash » comme on le voit encore sur les indications de ces cartes britanniques anciennes de 1843 et 1851 (mentionné à proximité de Lattaquié / Ladikiyeh).
51 – Des descendants des Qoréchites vivent toujours aujourd’hui en Syrie. Pour l’anecdote, c’est le cas de l’acteur Tayem Hassan, une célébrité syrienne, qui revendiquait dans une interview à la télévision syrienne ses origines qoréchites.
52 – Nous verrons en troisième partie comment le Coran conserve encore les traces de cette prédication (p. 80)
53 – C’est sans doute à cette fin d’endoctrinement que fut inventée l’histoire de la descendance arabe d’Ismaël, complètement inconnue des juifs jusqu’alors. Le seul écrit « juif » à le mentionner est justement un texte typiquement judéonazaréen, Le Livre des Jubilés.
54 – Le Coran a conservé cette prédication, par exemple en s95,1-6 ou en s2,127 (nous le détaillerons en page 80) et nous allons voir par la suite comment le coran a été constitué à partir de ces prédications.
55 – Nous retrouverons ces promesses de butin dans le Coran, en s48,20-22 (cf. page 85).
56 – Chez les Juifs, la circoncision était le signe de l’alliance avec Dieu (Abraham fut le premier circoncis, selon la tradition juive). Il en allait de même pour les judéonazaréens.
57 – On trouvera des échos de cette propagande d’alors dans l’article « The Hidden Origins of Islam » d’Edouard Marie Gallez.
58 – Selon la sîra d’Al Halabi.
59 – Selon la sîra de Ibn Hicham : « [Waraqa] était nazaréen … il était devenu nazaréen et avait suivi les livres et appris des sciences des hommes … il était excellent connaisseur du nazaréisme. Il a fréquenté les livres des Nazaréens, jusqu’à les connaitre comme les gens du Livre [les Juifs] ». Boukhari écrira de lui « Le prêtre Waraqa écrivait le Livre Hébreu. Il écrivait de l’Evangile en hébreu ce que Dieu voulait qu’il écrive ».
60 – Les restes de milliers de personnes ont encore été récemment découverts dans la piscine de Mamilla, parmi d’autres charniers.
61 – Voir en pages 85 à 87 les traces de cet événement dans le discours musulman.
62 – La déviation du sens de Muhammad vers « digne de louange » est à mettre en rapport avec la volonté des musulmans de voir dans les évangiles une annonce de Mahomet. Jésus y annonce en effet la venue du « Paraclet », c’est-à-dire de l’Esprit Saint pour les chrétiens. Les livres manichéens du 3e siècle (dénoncés par Eusèbe) faisaient déjà de Mani le « Paraclet », les musulmans feront de même avec Mahomet. En traduisant «Paraclet » par « ahmad », ils veulent lui donner la signification de « loué », pour coller au discours qui stipule que chaque religion monothéiste a annoncé le prophète qui allait la réformer (Le judaïsme annonce le christianisme qui annonce l’islam). Cette déformation tardive de la racine hmd (ahmad) au sens premier voisin de « désirer » ou « convoiter » s’est réalisée lors de l’élaboration de la théologie musulmane des rappels à l’ordre de Dieu, des remplacements successifs des religions abrahamiques par une religion abrahamique supérieure, jusqu’à l’islam.
63 – La présence juive y est attestée de très longue date (entre autres par Pline L’Ancien et Ptolémée) mais selon A-L. de Prémare (Les Fondations de l’Islam), l’existence d’un foyer juif rabbinique aux 6e et 7e siècles est déniée par les sources judaïques elles mêmes. Qui étaient alors ces Juifs non rabbiniques habitant Yathrib sinon des judéonazaréens ?
64 – Premier livre des Maccabées, 2, 23
65 – Les fouilles récentes réalisées par Christian Robin, archéologue du CNRS, ont par ailleurs révélé que l’ensemble de la péninsule arabique était juive ou chrétienne à l’époque de Mahomet ; le polythéisme décrit par les traditions musulmanes est selon lui « totalement en contradiction avec ce que l’on peut observer à partir des sources archéologiques ».
66 – On trouve des échos à cette prédication dans le Coran, s19,40 : « C’est nous, en vérité, qui hériterons la Terre et tout ce
qui s’y trouve » (voir en page 81) – on le retrouve également en s5, 21.
67 – On trouve une mention à ce groupe des Emigrés dans la Chronique de Jacques d’Edesse : « Le royaume des Arabes que
nous appelons Tayyâyê [émigrés] commença lorsqu’Héraclius, Roi des Romains, était dans sa 11e année et Chosroès, Roi des Perse, dans sa 31e année [l’an 621] (…) les Tayyâyê commencèrent à faire des incursions dans le pays de Palestine ».
68 – La bataille de Mu’ta en 629, évoquée par Théophane est des très rares événements de la vie de Mahomet qui soit à la fois historiographiquement sûr et bien daté ; c’est d’ailleurs l’un des seuls à être attesté par des sources non musulmanes. Ce fait historique est souvent passé sous silence dans la tradition islamique, sans doute parce qu’il s’agit d’une défaite et qu’il contrevient à la logique de l’histoire musulmane : qu’allait faire Mahomet en Palestine en 629, alors que selon le discours musulman, il était supposé tourner toutes ses attentions vers La Mecque ?
69 – Le Coran en conserve un écho, dans les sourates 30 (dite Les Romains) et 105 (dite L’Eléphant) – voir page 87.
70 – Certaines traditions musulmanes affirment qu’il serait mort assassiné (empoisonné par une veuve juive).
71 – Thomas le Presbytre écrivait ainsi en 640 que Mahomet (le Muhammad) commandait encore ses troupes à la bataille de Gaza, en 634. S’agissait-il de lui, ou bien est ce que son surnom de Muhammad était-il passé à un autre ?
72 – La tradition musulmane reconnait à Mahomet une conduite impitoyable envers ses adversaires et ses détracteurs.
73 – Certains spécialistes soutiennent que Mahomet serait mort en 634 et qu’Omar lui aurait alors succédé directement. Abu Bakr n’aurait été qu’un des généraux de l’armée, sans titre de calife (lequel titre ne lui a de toutes façons été décerné qu’a posteriori, lors de l’écriture de l’histoire musulmane). Cette manipulation aurait alors évité de devoir transmettre le souvenir d’un Mahomet ayant cherché à conquérir Jérusalem, et les questions légitimes que cela aurait entrainé sur les buts alors poursuivis.
74 – Hormis la période 614-629 où Jérusalem se trouvait sous autorité perso-juive, l’esplanade servait même de dépotoir.
75 – Extrait d’une « Lettre de l’Académie de Jérusalem à la diaspora d’Egypte » traduite et citée par A-L de Prémare dans Les Fondations de l’Islam.
76 – Extrait d’un texte issu de la Grande Laure monastique de Saint-Sabas, à l’est de Jérusalem, toujours cité par A-L de Prémare.
77 – Ecrit juif du 8e siècle cité par Patricia Crone et Michael Cook dans Hagarism, the making of the islamic world.

Livre écrit par Olaf

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