A la Une L'Au-Delà L'Hologramme Messianisme Miléna@OR TORAH

Le Grand Changement: Les quatre cavaliers et leurs montures

4 cavaliers

Histoire des « QUATRE DU PARDES »

Réunis chez RABBI CHIMON BAR YOHAÏ, auteur du ZOHAR

il est dit :
Quatre sages pénétrèrent dans le PARDES (jardin de la connaissance et de la proximité de D’, faussement traduit par Paradis).

Ben Azzay, Ben Zoma, Elicha Ben Abouya et Rabbi Akiba.

Ces quatre savants s’étaient penchés sur les enseignements mystiques ayant trait à la création du monde et au sens de l’existence.

– Ben Azzay n’y put jeter qu’un coup d’oeil et en mourut.


C’est de lui dont le Psaume dit: « Précieuse aux regards de l’Eternel est la mort de ses fidèles serviteurs ».

– Ben Zoma, lui aussi, n’y jeta qu’un regard, et perdit la raison.

A lui se rapporte le verset des proverbes:  » As-tu trouvé du miel, n’en mange qu’à ta suffisance! »

– Elicha ben Abouya, appelé : A’her (autre), regarda et fit des ravages parmi les plantations.

« Il coupa les racines »

– Quant à Rabbi Akiba, il en sortit sain et sauf comme il était entré.


Rabbi Akiba leur dit: « Lorsque vous arriverez devant des pierres de marbre pur, ne dites pas: « De l’eau, de l’eau » ( elles vous apparaîtront comme de l’eau) car: « Celui qui débite des mensonges ne subsistera pas devant Mes yeux ».

Qui sont-ils ?

On va commencer par celui qui représente le plus nos « 2000 ans de période messianique » :

ELICHA BEN ABOUYA dit « A’HER »

(ou le drash, sens allégorique, la parabole.)

Il fut un des maître de Rabbi MEÏR. Son génie était vaste et profond, mais il abandonna la foi.

Son père, Abouya était un des plus riches propriétaires fonciers en Israel.

A la naissance de son fils ELISHA, Abouya décida que le jour de la circoncision de l’enfant une grande fête serait célébrée. Parmi les invités Rabbi ELIEZER et RABBI YOCHOUA.

**Quand l’enfant fut circonçis, on se mit à table,et, avec les vins exquis et les mots recherchés (verse encore du vin dans mon verre), les gais propos commencèrent à circuler. Les esprits s’animèrent peu à peu, et à une conversation d’abord réglée, succédèrent bientôt des causeries plus libres, provoquées par l’entrée en scène des chanteurs et des danseuses.

A ce moment les deux docteurs se dirent l’un à l’autre :  » Laissons ces gens s’occuper de leurs affaires mondaines, occupons nous de nos affaires, c’est à dire l’étude de la Thora « 

Ils se retirèrent dans une autre salle et continuèrent leur étude sur la Kabbalah.


Les deux savants étaient donc plongés dans leur discussion sur la MERKAVA, leurs arguments étaient si justes, les questions posées si précises, qu’une  » flamme divine  » descendit sur eux et les entoura.

Abouya se précipita dans la chambre :  » êtes-vous venus içi pour mettre le feu à ma maison ? « .

Les sages lui expliquèrent que cette lumière était une suite à leur étude : « Cette Loi a été promulguée au Sinaï, au milieu de la foudre et des éclairs, et c’est elle qui dégage ces vives lueurs, que toi et tes convives avez pris pour un incendie « .

Abouya plein d’admiration, sur la puissance de la Thora, fit un voeu de consacrer son fils à cette étude.

Mais, les mobiles étaient purement humain.

L’enfant d’Abouya qui reçut le prénom d’Elisha montra dès son jeune âge des dispositions remarquables pour l’étude. A un âge encore jeune, il égalait déjà ses professeurs.

L’étude ordinaire de la Loi ne suffisait plus à son ardeur, il se porta sur la métaphysique : sur le Zohar.

Ce gouffre où d’autres intelligences avaient sombré.


Le jeune docteur, entré, comme le dit le Talmud,dans un jardin merveilleux ( PARDES ) foula aux pieds les plantes les plus délicates, en d’autres termes, le scepticisme devint sa doctrine.

Certains disent : Lorsque Elicha vit la langue de HOUTSPIT le métourgueman (l’interprète) broyée par un porc, il s’écria: « Voilà la bouche d’où sortait des pierres précieuses lèche la poussière! Il s’en alla alors et fauta. »

Une fois, alors qu’il étudiait la Thora dans la vallée de Guinossar, Elisha vit un homme grimper à la cime d’un palmier pour y attraper des oiseaux.

La Thora interdit de prendre ensemble la mère et les oisillons.

Il faut d’abord renvoyer la mère : « Afin que tes jours se prolongent « .

Il vit l’homme appliquer intégralement la  » mitsva  » en renvoyant d’abord la mère, mais en redescendant il fut piqué par un serpent et mourut !

« Où sont les jours qu’il était sensé de vivre ?…. »

Elisha en voyant cela devint hérétique ; on l’appela alors A’HER = AUTRE ….


il est bien évident que cette histoire doit être comprise au second, troisième puis 4ème degré.

Il y a 4 niveaux de compréhension de la Torah, selon les initiales du mot PaRDeS :

  • P = pshat ou sens littéral ou historique.
  • R = remez ou sens allusif ((littéralement : allusion).
  • D = drash ou sens allégorique (littéralement : creuser, sonder, chercher)
  • S = sod ou sens mystique (littéralement : secret)

Le Midrash se concentre sur le remez et le drash.

Les paraboles des Evangiles ont été écrites sous forme de drash (elles l’étaient, en tous cas, avant falsification par Rome). Le drash étant aussi la moralité, l’homélie et l’éloquence persuasive et de chaire.

La kabbale se concentre sur le sod.

Elle prend son essor avec le Zohar, reçut par rabbi Shimon Bar Yo’haï et compilé par Moïse de Leon.

Le 4 de la tradition juive est aussi le chiffre de la dissémination, du hors-livre, de l’autre face invisible.

Comparé à la Circoncision au cours de laquelle, le sang s’écoule sans coaguler, Pshat veut littéralement dire : dénudée comme un gland.

Nous comprenons ici que le but ultime n’est pas le sod en lui même puisqu’il représente la vérité voilée ( se qui se cache derrière le prépuce), mais la descente du sod dans le pshat.

C’est à dire la révélation littérale du sens caché…

Le pshat représente à cet effet la matérialité (Malkhout ou le Féminin).

La tradition veut que seul Mashiah pourra accomplir cette prouesse.

Ainsi pour en revenir à l’histoire des quatre sages :

Nous savons que Elisha Ben Abouya est comparé au drash. Son histoire est celle du drash, il entre dans le Pardes et devient « autre ». La parabole sera interprétée.

Rabbi Shimon Ben Azzay est comparé au pshat il meurt.

Rabbi Shimon Ben Zoma est comparé au remez, il perd la raison et devient fou.

Et enfin, Rabbi Akkiba est comparé au sod, il sort sain et sauf, comme il était entré.

La mitsva de l’oiseau et le renvoi de la mère : « Prend pour toi les oisillons et renvoie la mère Afin que tes jours se prolongent », doit être comprise selon les 4 sens de compréhension, dont l’un est représenté par l’attitude de Rabbi Méïr face à son Maître Elisha dont nous reparlons plus loin.

En réalité, les promesses de bonheur et de longévité ne peuvent se rapporter qu’à l’existence de l’âme dans le monde à-venir ( olam haba). Certains de nos sages font la différence entre l’usufruit de la récompense d’une mitsva  » dans ce monde  » et le  » capital  » réservé pour le monde à-venir. Il apparaît donc, de ce midrash, qu’il faut élargir le DOMAINE DE DEFINITION DE LA VIE, AU MONDE A-VENIR. ce midrash nous parle en réalité de Multidimensionalité de l’Être….

Après cet épisode où Elisha devint A’HER, autre ou mal traduit : hérétique, Rabbi MEÏR continua d’étudier auprès lui.

En Eretz Israel on disait : » Rabbi MEÏR a mangé la datte et rejeté le noyau ».

Et RABBA d’expliquer :  » Pourquoi les sages sont-ils comparés à des noix ? « 

 » C’est que les noix, même si la coquille est pleine de boue, ce qui est à l’intérieur reste propre. De même si un sage s’est avili, son enseignement ne perd pas de sa valeur « .

A’HER tomba malade et dut s’aliter .

Rabbi MEÏR alla lui rendre visite et le trouva très malade :  » Si je me repens à présent que je suis très malade mon repentir sera-t-il accepté ? »

« Même lorsque l’âme d’un homme est vacillante, son repentir est encore accepté. »

A ce moment Elisha se mit à pleurer et rendit son âme.

Rabbi MEÏR, fidèle au maître dit :  » Après ma mort, j’intercèderai pour lui et j’obtiendrai son pardon définitif. Ce jour une flamme sortira de la tombe de A’HER. » Signifiant qu’il allait faire en sorte que son maître puisse expier ses fautes au Gehinom.

Cependant Rabbi YOHANAN dit :  » Quel est cet exploit d’avoir réussi à faire consumer son maître par le feu ? Il ajouta :  » Quand mourrai-je pour éliminer cette fumée qui s’échappe de sa tombe «  Quand Rabbi YOHANAN quitta ce monde il n’y eut plus de fumée sur la tombe de A’HER. Grâce à lui Elisha Ben Abouya monta du Gehinom auprès de l’Eternel

Rabbi MEÏR est l’un des docteurs de la Mishna les plus éminents de la quatrième génération (IIe siècle). Dispensateur de l’enseignement de Rabbi Akiva après la révolte de Bar Kokhba (environ 115/117 après JC). il se distingue par sa sagacité. Il serait un descendant de l’empereur Néron prétendûment converti au Judaisme par certains, ou au Christianisme naissant, par d’autres. Il est, quoi qu’il en soit, à l’origine de la Mishna.

 

Rabbi CHIMON BEN AZZAY

(ou le pshat ou sens historique.)

Ben Azzay était réputé pour la manière dont il s’était totalement voué à l’étude de la Torah.

Il y eut un jour une discussion sur l’importance du précepte concernant le devoir de procréation.

Y participaient: Rabbi Eliezer, Rabbi Alazar ben Azaria Rabbi Akiba et Ben Azzay.

Ben Azzay se montra beaucoup plus catégorique que les autres…. Alors ils lui dirent : « …Il y en a qui prêchent et qui réalisent, d’autres qui ne prêchent pas mais réalisent à merveille, mais toi, si tu prêche bien… tu n’appliques pas ce que tu dis ».

Effectivement Ben Azzay ne s’était pas marié. Il leur répondit: Que puis-je faire? Moi qui n’est d’autre amour que la Torah Le monde pourra toujours se perpétuer grâce à d’autres.

On croit en effet, qu’il fut fiancé à la fille de Rabbi Akiba, mais ils ne se marièrent pas.

Ben Azzay était en train d’expliquer la Torah: Il se trouva environné de flammes.

On lui demanda: » Peut-être es-tu en train de commenter le « CHAR CELESTE ».

Non répondit-il, « mais j’essaie de tresser les enseignements de la Torah avec ceux des prophètes, et ceux des prophètes avec ceux des Hagiographes, et les enseignements de Torah se réjouissent comme le jour où ils furent révélés au Sinaï dans les flammes. »

Il jouissait d’une renommée telle qu’il apparaissait comme le modèle d’une autorité en matière de Torah.

Rav, le grand maître de Babylone se disait être le Ben Azzay de son pays. Rava et Abbaye disaient d’eux-mêmes : Je suis l’égal de ce qu’est Ben Azzay à Tibériade.

Quant à Ben Azzay lui-même disait que tous les Sages de son époque, étaient par rapport à lui comme des pelures …, sauf Rabbi Akiba.

 

RABBI CHIMON BEN ZOMA

(ou le remez ou sens allusif, l’allusion.)

Ben Zoma disait: « Quel est celui qui est un Sage? Celui qui apprend au contact de tout homme. Quel est celui qui est fort? Celui qui résiste à la colère et domine ses passions.Quel est celui qui est riche? Celui qui sait se contenter de ce qu’il possède. »

Il disait: « Que dois dire un invité convenable? Quel mal mon hôte s’est donné pour moi…tout ce vin…tous ces gâteaux …et toute cette peine qu’il a prise. »

L’invité grossier dira: « Quel mal il s’est donné…tout juste un morceau de pain…un bout de viande…un seul verre de vin.et le mal qu’il s’est donné ce n’était pas pour moi, mais pour lui et ses enfants.. »

Ben Zoma fut un des quatre Sages polyglottes de Yavné.

Mais ce qui frappait surtout c’est sa capacité de tirer de l’Ecriture toute sa sève.

parmi les quatre qui s’introduisirent dans le PARDES, il fut celui qui put entrevoir les choses, mais il en subit les dommages.

Il essaya de pénétrer le mystère de la Création (Maassé Bérechit) et à propos du verset D’ créa le firmament, on dit que ce fut un des versets à cause desquels Ben Zoma fit trembler le monde.

Une discussion entre Rabbi Yochoua et Ben Zoma sur la Création du monde, récit qui se termine ainsi: Rabbi Yochoua dit à ses disciples: « Ben Zoma est déjà hors du monde ».

Peut de temps après Ben Zoma mourrait à son tour.

RABBI AKIBA

(ou le sod, le sens mystique, le secret;)

Pendant 13 ans, Rabbi Akiba fréquenta l’école de Rabbi Eliezer sans que celui-ci le remarquât.

Rabbi Akiba fit de tels progrès dans la Thora qu’à la fin on ne pouvait se séparer de lui.

Un jour, Rabbi Akiba arriva en retard à l’Ecole, il dut s’asseoir dehors.

Or, une question de Halakha (loi) fut posée dans la salle. Les disciples dirent alors :  » La Halakha se trouve dehors ! « 

Comme une autre question se posait, les disciples s’écrièrent :  » La Thora est à l’extérieur ! « 

A la troisième question, ils déclarèrent, en termes plus précis :  » c’est à l’extérieur qu’est Rabbi Akiba ! « 

On lui fit alors place, et il vint s’asseoir.

24 ans après avoir quitté son foyer Rabbi Akiba revint dans sa ville accompagné de 24000 élèves. Rabbi Akiba était un des plus grands rabbins du Talmud. Or tous ces étudiants périrent au cours des 33 premiers jours du Omer parce qu’ils ne se témoignaient pas de respect mutuel.

Leur mort créa un vide spirituel, jusqu’à ce que Rabbi Akiba enseigne la Thora à 5 nouveaux Talmidim :

Rabbi CHIMON bar YOHAÏ – Rabbi MEÏR – Rabbi YOSSI – Rabbi NEHEMIA – et Rabbi YEHOUDA.

Ces grands Tsadikim sont les TANAÏM ; ils sont les rabbins de la MICHNA.

rabbi Akiba ouvrit une école à Bné Brak et devint membre du Sanhédrin ce qui l’obligeait de se rendre souvent à Yavné.

Akiba a ouvert une nouvelle voie aux études sacrées.

Dans la Thora, disait-il, rien n’est superflu – on n’y trouve pas un mot, pas une syllabe, pas une lettre, pas un signe qui n’ait sa raison d’être.

En vue de permettre aux juifs qui ne comprenait plus l’hébreu, l’accès de la bible, il favorisa une nouvelle traduction grecque de l’Ecriture, entreprise d’un prosélyte Aquilas. (les Septantes)

Rabbi Akiba n’était pas seulement un profond érudit, il était aussi un homme d’action. Il n’hésita pas à entreprendre de longs et pénibles et périlleux voyages dans l’intérêt du judaïsme. C’est ainsi qu’il se rendit à Rome, à la tête d’une délégation juive, pour obtenir des autorités un allègement aux accablantes mesures qui frappaient les juifs.

Rabbi Akiba devint très riche à la fin de sa vie. L’argent venait de partout.

Akiba était aussi un grand patriote. Il prit une part prépondérante dans les préparatifs d’une dernière insurrection organisée par BAR KOKHBA contre les romains. Ce soulèvement, l’un des évènements les plus étonnants en vérité de l’histoire du monde qui se termina pour les juifs d’une manière tragique.

Les Sages du Talmud étaient en général des gens réalistes, leur pensée était toujours logique et assez sceptique face aux impulsions extrémistes des patriotes.

Et pourtant Rabbi Akiba soutint BAR KOKHBA.

Lorsque Rabbi Akiba vit Bar Kokhba il s’écria :  » Celui-là est le Roi Messie « .

Le Zohar nous informe que Akiba et Bar Kokhba avait une racine commune issue de CHELA troisième fils de YEHOUDA.

Le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas.

Rabbi Yohanan ben Torta contemporain de Rabbi Akiba lui disait :  » Akiba ! il te poussera de l’herbe sur les joues avant que le Messie n’arrive.

Les romains écrasèrent la révolte, mais non sans mal.

Comprenant que c’était dans leur religion que les juifs puisaient leur force, ils interdirent aux juifs l’étude de la Thora.

Au mépris de la mort, Akiba continua à enseigner à ses élèves.

Un juif du nom de papos ben yéhouda vint le trouver et lui demanda : Akiva ! n’as tu point peur des autorités ?

Il lui répondit par une allégorie :

 » Un jour, le renard ayant observé que les poissons se mouvaient anxieusement dans l’eau : Pourquoi, leur demanda-t-il êtes vous inquiets ? Parce que nous craignons les filets des pécheurs- Et bien venez au bord du rivage, nous vivrons ensemble en paix. Quoi répondirent les poissons, si nous ne sommes en sécurité dans l’eau qui est notre élément naturel comment pourrions nous l’être sur terre. »

Notre élément vital c’est la Thora ajouta Rabbi Akiba, l’abandonner ce serait nous livrer à la mort.

Les romains arrêtèrent et le jetèrent en prison. Papos fut aussi arrêté.

Lorsque Rabbi Akiba vit Papos il lui demanda : Papos, qui t’a amené ici ?

Et celui-ci répondit : Heureux Rabbi Akiba, qui t’es fait arrêter pour la cause de la Thora ! Malheur à moi, Papos, qui me suis fait emprisonner pour des futilités.

Rabbi Akiba, âgé de 120 ans fut amené à Césarée pour être jugé devant le chef romain. Lorsqu’on fit sortir Rabbi Akiba pour l’exécuter, c’était l’heure de réciter le  » chéma  »

Ses bourreaux torturaient son corps avec des peignes de fer, et lui, il acceptait le joug du royaume des cieux.

Ses disciples lui demandèrent : Notre maître, jusque là ?

– Toute ma vie, leur répondit-il, je me suis affligé à propos de ce verset  » de toute mon âme  » et à présent que cette occasion se présente, ne l’accomplirais-je point ?

 » ECOUTE ISRAEL, HACHEM, NOTRE D’ , HACHEM EST UN  »

Une voix céleste se fit entendre et déclara : – Heureux Rabbi Akiba car ton âme s’est envolée en disant EHAD.

Les anges se présentèrent devant D’ et demandèrent :  » Est-ce cela la Thora ? Est-ce là son salaire ? C’est de ta main qu’aurait dû mourir Rabbi Akiba et non pas par la main des hommes.

 » La vie est leur lot « . répondit le Saint Béni Soit-Il.

Le lot des justes et leur récompense ne leur sont point donnés dans ce monde-ci mais dans la terre de vie, dans le monde qui vient.

Quand Moshé posa à D’ la même question : Est-ce cela la Thora ? Est-ce là son salaire ?

– Tais-toi ! lui ordonna le Saint Béni Soit-Il. Tel est mon plan. L’intelligence et les pensées de l’homme ne sont pas à même de saisir les pensées du Créateur.

Le disciple de Rabbi Akiba, qui était aussi son serviteur, Rabbi Yehochoua Hagarsi, fut séparé de son maître la veille de Yom Kipour…

Et il retourna chez lui… Le prophète Elie se présenta à lui pour lui dire que son maître Akiba est mort en prison.

Ils se mirent en route. Là-bas, ils trouvèrent les gardes endormis. Ils prirent le corps de Rabbi Akiba, toute la nuit ils le transportèrent et arrivèrent dans la région de Tibériade. Une grotte s’ouvrit devant eux, ils déposèrent Rabbi Akiba sur la litière et sortirent.

Quand Rabbi Akiba fut exécuté à Césarée, la nouvelle parvint à Rabbi Yéhouda Ben BAVA et à Rabbi HANANYA BEN TARDION. Ils se déchirèrent les vêtements en déclarant :

 » Frères, écoutez-nous ! Rabbi Akiba n’a été mis à mort que pour nous avertir que des décrets terribles nous attendent ».

Effectivement, 12 mois après la mort de Rabbi Akiba, cette prophétie s’accomplit.

Avec Akiba périrent 9 autres rabbins célèbres.

Après ces malheurs des célèbres Tanaïm disciples de Rabbi Akiba gagnèrent le nord du pays, pourvus de la SEMIKHA (imposition des mains), donnée par Rabbi Yehouda ben Bava.

Ils se rendirent en Galilée pour assurer à Oucha la continuité spirituelle de Yavneh : Rabbi Meïr, Rabbi Yehouda ben Ilaï , Rabbi Chimon Bar Yohaï, Rabbi Yossi Ben Halaphta et leurs collègues.

Ils sont les Sages de la Michna.

La Résurrection

L’histoire du sacrifice du sod, ne pouvait se traduire en drash…. car la parabole transforme le message qui devient autre.

Le but du sod est d’arriver intact au moment de la délivrance pour être enfin transmis, compris et intégré en tant que pshat.

C’est aussi le secret de la résurrection des morts : triat hamétim, que pratiquaient les Tanaïm dont faisaient partie ces quatre sages.

Faisaient-ils réellement revivre les morts, comme dans l’histoire de Lazare, ou était-ce une allégorie ?


Il y est fait allusion dans une histoire de la fête de Pourim où il est coutume de boire jusqu’à être saoul…

Un Tana aurait tué son ami sous le coup de l’alcool et l’aurait réssuscité.

Etait-ce une résurrection spirituelle ?

Toutes ces histoires seraient-elles uniquement des codes pour comprendre le sod à un niveau bien plus subtil.

Ne serait-ce pas par cette gymnastique de subtilité de conscience que nous pourrions avancer notre A-venir ascensionnel et celui de toute la Galaxie ?

Il n’y a pas de date pour la venue de la Délivrance Messiannique, nous l’avons vu dans le précédent article: A l’aube du grand Changement avant la prochaine « lune de sang »….

Mais il nous est possible d’avancer cet A-Venir certain…

Nos attentes créent le tissu de la toile matricielle et notre conscience est la colle qui maintient le tout …


Avec un peu de subtilisation et une bonne volonté de discernement, il serait facile de délivrer le monde et lui donner des ailes pour s’élever au delà de la matrice…

Et si c’était uniquement ça : l’au-delà ?

Un territoire composé de bulles de temps où chacun va se reposer entre deux mi-temps ?

Morts ou Vifs, nous sommes prisonniers des croyances, mais nous ne sommes jamais prisonniers de la Foi.

Encore faut-il s’entendre sur la définition du mot Foi …..


Miléna

Réponse d’un étudiant de la Torah à la question du pouvoir de résurrection des Tanaïm :

Adapté par Miléna à partir de plusieurs sources et d’un texte du site : http://rabbimeir.chez.com

Nouveauté

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2014/ Elishean mag



Print Friendly, PDF & Email

Articles similaires

Recevez la Newslettter

Vous souhaitez être informés des bons plans, découvrir les meilleurs articles du réseau Elishean et recevoir des conseils pour optimiser l'Ascension. C’est très simple, inscrivez-vous...

Votre aide est importante…

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Articles Phares

Suggestion Amazon