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Le culte de la Santeria

Le culte de la Santeria est connue au travers le monde mais beaucoup oublient l’origine de ce culte, c’est en effet une croyance dérivée de la religion Yoruba. Cette religion est aussi la base même du culte vaudou et reste l’une des croyances les plus répandues dans le monde.

Pour connaître ce fameux culte, il faut remonter à l’ère de l’esclavagisme en Afrique.

La santeria est principalement connue par les adeptes de la sorcellerie même si en réalité, les cultes favorisent le remerciement envers les esprits célestes nommés les orishas et les yorubas.

Il faut prendre en compte que pendant l’ère de l’esclavagisme les catholiques avaient imposé aux croyants de la religion Yoruba de donner un équivalent à leurs propres saints par ceux nommés dans la Bible.

C’est ainsi qu’est né la Santeria. Mais secrètement, les santeros ont gardé leurs propres croyances secrètes pour éviter la torture ou la mort en montrant aux catholiques l’amour illusoire qu’ils auraient pour les saints qui leur ont été imposés.

Les santeros se rendent alors le dimanche à l’église mais pour venèrer leurs dieux polythéistes mais aussi pour accomplir des actes de dévotion et de sagesse comme n’importe quel chrétien. Le culte de la Santeria se retrouve notamment à Cuba ou la Havane.

La religion yoruba, qui est donc l’essence de la santeria, se constitue de la croyance en un dieu divin, Olodumare (l’énergie spirituelle de l’univers), un Yoruba céleste dirigeant d’autres esprits et demi-dieux inférieurs, les Orishas.

Les orishas sont des dieux inférieurs qui surveillent et aident leurs croyants à accomplir leurs missions de vie par l’ouverture de conscience mais aussi pour éviter que le croyant ne vive la roue de la réincarnation (tout comme l’hindouisme ou le bouddhisme).

Parmi une grande liste d’esprits supérieurs il y a :

Obatalá : Il est l’envoyé de Olodumare et personnifie la sagesse, l’amour, la paix, la créativité ainsi que l’esprit à l’homme.
Yemajá : Esprit de l’océan et de la maternité.
Oggún : Esprit du feu et de la guerre.
Oshún: Esprit de la sexualité féminine et de la féminité.
Odduá : Esprit des morts et des esprits.

Pour devenir un santeros, rien de plus simple : c’est au cours de l’un des cultes de la Santeria (ou Regla de Ocha sous son autre nom) qu’il est possible de devenir tout d’abord un initié (iyawo) grâce à l’appui des prêtres santeros (babalawos).

Les babalawos vont tout d’abord déterminer quel orisha est le plus en harmonie avec l’initié avec l’aide d’un autre prêtre (obba) consacré pour présider les initiations au cours d’une cérémonie se nommant la Kariocha.

L’initié doit par la suite obéir à des règles strictes et se vêtir de blanc pendant un délai fixé par les babalawos.

Puis l’initié aura une autre cérémonie (ebbo) pour confirmer son entrée dans la religion. Il devient ainsi fils ou fille de l’esprit attitré de la personne. Par la suite, il pourra faire une cérémonie (pinaldo) à laquelle l’iyawo recevra un couteau avec lequel il pourra faire des sacrifices d’animaux. S’il possède des talents divinatoires il pourra aussi devenir un italero en lisant notamment les cauris.

La Santeria est une religion axée sur la protection en agissant avec des rituels de danse et de consécration et ne vise pas le malheur d’autrui, contrairement aux ont-dit.

Lors des rituels il est demandé l’aide des saints, plus exactement des esprits yorubas de venir en aide à la ou les personnes ayant besoin d’être guidé et amener sur sa mission de vie.

Les origines du Vaudou

Pratiqué par 50 millions de personnes au travers le monde, le vaudou est considéré comme dangereux voire inhumain par ses nombreux rites mais surtout la méconnaissance de cette religion ancienne de plusieurs siècles. Néanmoins elle reste très populaire dans le monde, découvrez les origines du culte vaudou.

Le vaudou trouve son origine en Afrique de l’ouest, dans l’ancien royaume du Dahomey qui disparut au XIXe siècle.

Le vaudou était la religion qui était consacrée dans ce royaume. Considéré comme étant une religion animiste, le vaudou consistait, et consiste d’ailleurs au culte de la nature, des objets, des morts, au travers de différents cultes et cérémonies. Chaque chose comportait d’après la religion vaudou un esprit qu’il fallait bénir et nourrir au travers différentes façons. Rien ne mourrait, tout devait être célébré et vénéré.

Lorsque l’esclavagisme commença à se répandre au XVIIe siècle, par la capture des Afro-américains pour aller servir dans des colonies de blanc un peu partout au travers le monde, notamment dans les îles Caraïbes et en Amérique. Le vaudou se transforme et les gens commencent à se passionner de ce culte mystique.

Ce qui était autrefois une bénédiction de la nature devenait alors une malédiction pour ceux qui oser faire du mal à l’un des leurs. En tout cas une partie seulement, puisque le vaudou n’est pas que constitué de rites de vengeance, il est aussi utilisé pour guérir, aider et surtout bénir des objets ou des lieux.

Le vaudou est à la base un mélange de culture africaine entre les dieux Yorubas (dieux de la nature) mais aussi avec les divinités des peuples Fon (Nigéra, Bénin et Togo) et Ewes (Ghana et sud du Togo, mais aussi Bénin).

La construction de cette nouvelle religion est fondée alors à l’hymne à la nature mais surtout aux esprits vivant dans chaque création de l’homme et de la nature.

Sa conception est aussi la croyance en plusieurs divinités que les pratiquants utilisent pendant leurs rites. Il y a un dieu principal et des divinités représentants notamment les élémentaires de la nature. Pendant les cérémonies, le prêtre vaudou demande l’aide de l’Iwa (Lwas: esprit divin) de Papa Legba, c’est un esprit divin, c’est aussi une divinité qui sera dans la réflexion ou l’âme devra se rendre après la mort, le vaudou ne reconnaît ni le paradis ni l’enfer, néanmoins l’âme ira là où ses choix de vies le conduiront selon le choix de la divinité : dans la lumière ou les ténèbres.

Papa Legba est utilisé pour ouvrir le monde un espace intermédiaire entre les vivants et le monde des esprits. C’est une des divinités les plus importantes dans la culture vaudou.

Dans le culte de cette religion, d’autres divinités sont aussi utilisées :

Mawu : Dieu suprême régnant sur le monde des esprits et des autres divinités. Mawu ne possède aucune forme et ne possède aucune représentation de lui. Il ne possède d’ailleurs aucun objet ou culte lui appartenant, c’est un Dieu que les praticiens honorent et glorifient. Il est considéré comme étant un dieu bienveillant envers ses sujets.
Lwas : Ce sont des entités pouvant entrer en contact avec le monde terrestre. Ces esprits se retrouvent notamment dans la nature ou dans les objets sous une forme de matérialisation.
Erzulie : C’est esprit divin considéré comme faisant partie des Lwas. C’est la déesse de l’amour.
Gu : C’est l’esprit divin de la guerre.
Ogun Zobla : Esprit divin de l’intelligence et la réussite.
Sakpata : Esprit divin de la maladie et la guérison.
Damballa : Esprit divin de la connaissance.
Hevioso : Esprit divin de la météo, notamment sur l’orage et la foudre.
Mami Wata : Esprit divin des eaux, elle peut aussi être constructrice et généreuse comme étant destructrice. La divinité est aussi utilisée pour les rites de la fécondité.
Dan : Esprit divin représenté comme étant un serpent (notamment un python), le python était considéré comme étant un animal sacré que personne ne doit tuer. Le serpent est considéré comme étant un soutien en tout rite mais surtout à la construction de l’univers.

L’esclavagisme et la déportation des victimes de l’exploitation sont à l’origine de la transformation du vaudou, en effet, lorsqu’ils ont été vendus, ils ont été obligés de se convertir à la religion de leur maître.

C’est ainsi qu’au fil du temps seuls des brides du vaudou original avaient pu être sauvées et adaptées à leurs nouvelles conditions de vie, notamment dans les îles Caraïbes et en Amérique. C’est ainsi que les techniques et les rites changent, mais garde la même base : celle de la vénération des Lwas.

Les praticiens du vaudou agissent en groupe, le prêtre vaudou est appelé « le Hougan » tandis que la prêtresse est appelé « la mambo », ce sont eux qui conduisent les rites sacrés et qui communiquent et servent d’intermédiaires au monde des esprits. La violence de l’esclavagisme et l’asservissement sont aussi les origines de la transformation des rites pacifiques en rite de vengeance contre leurs maîtres mais surtout envers tous ceux qui pourront leur faire du mal.

Le vaudou devient alors craint et le bouche-à-oreille amplifie la peur des sorciers vaudou mais surtout la crainte de tout perdre, entendant des histoires de ruine en tous genres par les rites vaudou.

La terreur vaudou est surtout un moyen de protection contre les oppresseurs et devient de plus en plus répandue.

Le cinéma donne alors une vision négative du vaudou souvent sous le même type de d’histoire, des Afro-américains jaloux utilisant leur haine contre les maîtres blancs innocents dans un but d’asservissement et de contrôle. Alors que la réalité est tout autre.

Les clichés liés au culte sont la diabolisation totale de la religion, y ajoutant notamment des histoires de cannibalismes, sorcelleries, pédophilies mais encore des envoûtements sombres notamment par l’aide de la fameuse poupée vaudou. Mais la poupée n’est pas utilisée pour que jeter des sorts, c’est aussi utilisé pour la protection et la guérison. l’imagination fertile des personnes en a fait ce que le vaudou est considéré désormais, mais surtout la méconnaissance de ce culte.

Le vaudou est toujours considéré par son aspect négatif et terrifiant et le jugement ne prend plus en compte le fondement même de la religion : le culte aux esprits.

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