La Matrice Spiritualité

Le cordon ombilical : une réalité occulte

Par Ganji Anankea

Nous le savons nocif, infantilisant et aliénant. Depuis longtemps déjà, nos psychanalystes pointent du doigt ce détracteur de l’équilibre mental, du bien­être et de l’épanouissement de notre singularité propre, j’ai nommé : le « cordon ombilical» . Mais que se cache­-t-­il réellement derrière cette dénomination communément admise ?

Et si ce cordon n’était pas qu’une simple idée, un concept virtuel ? Et s’il était une réalité tout à fait tangible ?

Alors qu’est-­ce que le « cordon », qu’en est-­il vraiment ? Et quelle est sa fonction tacite ?

Parvient-­on à le couper ? C’est ce que cet article vous propose de découvrir.

Le cordon de dépendance affective : un agent occulte au service des forces noires et du système en place

L’Homme a de tous temps et en tous lieux cherché à s’émanciper du joug de l’injuste autorité. Défiant les principes familiaux, l’autorité des seigneurs, le pouvoir patronal, le totalitarisme et j’en passe, les occasions ne lui manquent pas pour affirmer son intégrité et se faire respecter tout simplement. Mais comme tout un chacun le constate, les choses malgré tout ne changent pas réellement. De siècles en siècles, la soumission demeure et nous reproduisons hélas les mêmes erreurs.

Les révolutions passent pour laisser place à l’éternelle injustice sociale.

Pourquoi cette fatalité ?

Tout simplement parce que l’Homme est en fait maintenu dans l’Invisible en esclavage.

L’incontournable « cordon » empêche toute autonomie véritable. Il lui est donc impossible de matérialiser ses propres idéaux si singuliers soient­-ils. Il parvient tout au plus à mimer cette indépendance, fort habilement d’ailleurs, sans toutefois incarner réellement l’être autonome qu’il souhaiterait devenir. Secrètement humilié par cette subtile défaite dont les causes lui échappent totalement, il préfère se rêver libre, maître de son destin, et se complaît dans la rêverie idéaliste, fabriquant et nourrissant au fil des siècles toutes sortes d’utopies qu’il ne réalisera finalement jamais.

Chers lecteurs, imaginez un instant une toile d’araignée invisible, si vaste, si inextricable qu’elle paraît sans limite. Cette structure complexe lie les Hommes les uns aux autres à travers les liens familiaux, grâce à la procréation. L’être unique que vous êtes est indéfectiblement lié à son père et à sa mère ad vitam æternam à travers le pouvoir occulte de ce fameux appendice. Voilà le vrai visage du cordon : un canal relié à une structure tentaculaire de liens inextricables et libidineux, aussi gigantesque que l’exige le nombre d’humains sur cette planète.

« Et bien, me direz-­vous, c’est bien pour cela qu’il faut savoir couper le cordon ! »

Pas si simple.

Car je ne vous parle pas ici du travail psycho­analytique qui consiste à prendre conscience intellectuellement et émotionnellement des traumatismes qui nous ont définitivement assujettis au diktat parental. Je ne vous parle pas non plus de la technique de la fuite ou de l’indifférence, ou encore du renoncement à toute responsabilité et devoir filial. Ce sont là des astuces, des raccourcis qui ne remettent absolument pas en question l’appendice dont il est ici question.

Vous pouvez fuir à l’autre bout de la Terre, vous exiler en Antarctique mais vous n’aurez pas brisé ce lien maudit tenace. À travers ce cordon occulte vont passer bon nombre de stimuli qui feront naître chez vous culpabilité, pitié, lâcheté, apathie ou encore activisme à en devenir fou et toute sorte d’émotions parasites qui vous mettront à genoux dans l’heure ou vous briseront à l’usure, le cas échéant.

Car ce canal fait entrer en continu, au cœur même de notre intimité la plus « inviolable », de nombreux messages qui nous dictent nos attitudes, raisonnements, émotions en société, en entreprise, dans notre vie conjugale, avec nos amis, nos enfants… Et lorsque nous osons aller à l’encontre de ces directives inconscientes, nous sommes pris dans un étau paradoxal de culpabilité qui nous fait douter et tout remettre en question. Nous revenons alors sur nos pas. Et c’est ainsi que notre initiative propre, notre ressenti, nos valeurs sont bafouées, constamment sabotées.

Les parents connaissent d’instinct l’existence de ce cordon et utilisent secrètement ce canal pour instiller en nous toutes sortes de réactions conditionnées. Les réactions de culpabilité par exemple ne nous appartiennent pas. L’aveuglement qui caractérise certains d’entre nous vis à vis de leurs parents et les empêche de les voir comme ils sont est encore un effet de ce cordon. La censure quant à elle nous contraint à les traiter avec indulgence et respect en toute circonstance. Nous demeurons soumis, perdons notre dignité et notre intégrité et nous enflons d’une colère qui s’accumule et se retourne contre nous tôt ou tard.

« Couper symboliquement le cordon » est nécessaire, nous dit la psychanalyse, j’en conviens mais plus essentiel encore est l’acte ultime de couper le cordon qui nous relie à cette Matrice dont parlent les cinéastes mais qui n’a rien de cinématographique, je peux vous l’assurer. La toile occulte à laquelle l’Homme appartient ne peut être abandonnée comme l’on quitte une salle de cinéma. Elle est omniprésente et influence votre lecture à cet instant même !

Le cordon filtre vos opinions les plus objectives et finit par dénaturer toutes vos sensations, si pertinentes soient-­elles. Annihiler cette emprise paraît dès lors impossible.

Pour parvenir à vos fins, vous ne pouvez pas compter uniquement sur votre bonne volonté : l’intervention d’une force supérieure et bienveillante est nécessaire. J’en témoigne car j’ai subi mo-­même cette extraordinaire intervention, et c’est en me délestant de ce lien que j’ai pu l’observer dans toute son horreur et que je suis aujourd’hui capable d’en parler. J’ai pu moi-­même constater l’impact considérable de cet événement sur ma vie. Malgré mon apparente indépendance, je demeurais foncièrement attaché à l’esprit de ma famille et cela affectait indirectement mes décisions.

Se libérer du cordon occulte vous rend votre corps et votre esprit. Vous n’êtes plus alors le prolongement affirmé ou renié, conscient ou inconscient, de vos parents. L’univers vous rend votre véritable personnalité, celle que vous avez cherché toute votre vie. Vous accédez à la connaissance directe car plus rien n’entrave votre lucidité.

C’est par le « cordon » que se maintient depuis l’aube des temps une structure sociale naturellement pyramidale et par conséquent étouffante. Les révoltes ont beau se succéder, nous demeurons frustrés et globalement soumis au système dominant, purs produits de cette société à laquelle nous répondons selon notre nature. Notre vie durant nous continuons de nous définir à travers elle : soit nous validons ses principes, soit nous nous y opposons, ce n’est que la forme qui change. Car si le cordon occulte nous rend dépendant de nos procréateurs, il nous rend également esclave des maîtres de cette super­structure, j’ai nommé les forces démoniaques qui agitent les fils de cette vaste toile selon les besoins de leurs plus délirants fantasmes.

Lorsque le cordon occulte est coupé, c’est la société et ses multiples peurs qui s’effondrent, c’est l’émotion conditionnée qui disparaît. Les parents tels que nous nous les représentions s’évanouissent pour laisser place à une femme et à un homme qui nous semblent bien loin de nous, des étrangers en somme. Nous perdons alors nos bons vieux réflexes d’identification et de soumission.

Qui devenons-­nous alors ?

Nous perdons subitement nos dépendances habituelles, notre violence, nos fantasmes, nos craintes, parfois même nous cessons de nous alimenter durant une certaine période car toutes les fonctions vitales sont réinitialisées, laissant ainsi place à une toute nouvelle configuration, plus saine cette fois-­ci. Surtout nous découvrons notre véritable identité et devenons capable de réaliser notre plein potentiel. Nous sommes autre et pourtant, nous n’avions jamais été autant nous­-même.

Ce vaste réseau occulte à l’image d’une inextricable et sinistre toile cesse d’émettre ses besoins, ses ordres, et son pouvoir se délite enfin en nous.

La jubilation circule toute neuve dans nos veines.Une toute nouvelle existence nous invite à saisir toutes sortes d’opportunités.

Nous devenons alors capables de créer.

Ganji Anankea

www.tarot­ganji­medium.com

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