A la Une Conspirationisme

Le bilan de la France en tant que force d’occupation au Mali…

Cinq ans après le début de l’intervention française au Mali, la situation sécuritaire ne s’est pas améliorée. Ce qui provoque un mécontentement de la population envers les troupes françaises.

Cette photo prise le 29 juin 2018 à Sévaré (centre du Mali) montre des débris devant le quartier général de la force conjointe du G5 Sahel, après l’attaque à la voiture piégée qui a fait cinq morts et de nombreux blessés. | STRINGER / AFP

L’intervention d’une armée étrangère dans un pays souverain devrait être dictée par une règle: améliorer la situation locale, et non la dégrader. Plus de cinq ans après le début de l’intervention de l’armée française aux côtés des forces maliennes pour chasser des groupes djihadistes et autonomistes du nord du pays dans le cadre de l’opération Serval, devenue Barkhane en 2014, le bilan de la France sur place n’est guère reluisant.

Le 11 janvier 2013, lors d’une conférence de presse où il annonçait l’entrée en guerre de Paris dans le Nord-Mali, François Hollande avait dressé trois grands objectifs aux militaires français: «arrêter l’agression terroriste qui consistait à vouloir, y compris jusqu’à Bamako, le contrôle du pays»«sécuriser Bamako» et «permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale»selon les mots du président.

L’identité du locataire de l’Élysée a changé depuis. Lors de son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a affirmé que la France poursuivrait sa mission de maintien de l’ordre au Mali sous son mandat. Mais l’aide de l’ancienne puissance coloniale n’est plus aussi désirée aujourd’hui à Bamako, où l’élection présidentielle du 29 juillet pourrait bien rebattre les cartes dans ce dossier.

«Il faut qu’on arrête d’être un peuple assisté»

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, avait été élu à la tête du pays en septembre 2013. Il doit en grande partie son poste à l’intervention française qui avait empêché à l’époque les groupes djihadistes du nord de s’emparer de Bamako. «IBK», son surnom, n’est plus aussi souverain sur ses terres aujourd’hui. Il a affronté vingt-trois autres candidats pour la présidence et son bilan est sévèrement critiqué par ses compatriotes, qui lui reprochent son inaction et la hausse des violences dans le centre et le nord du territoire.

Depuis sa prise de fonction, IBK ne s’est rendu qu’à trois reprises dans le nord du Mali. Il a même fallu attendre le 19 juillet 2018 pour que le président malien, en pleine campagne pour sa réélection, ne se rende à Kidal, la grande ville du massif des Adrar des Ifoghas. Pendant près d’un an, la ville était tombée aux mains de la rébellion touarègue entre mars 2012 et janvier 2013.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta (au centre) arrive au stade de Gao pour un meeting de campagne, le 18 juillet 2018. | Souleymane Ag Anara / AFP

Une présence politique extrêmement faible qui a contribué à accroître le sentiment de mépris qu’ont les populations touarègues pour le régime de Bamako qui, selon elles, ne tient pas compte de leur sort. Des critiques que reprennent les opposants à IBK, qui y ajoutent des griefs sur le manque de transparence de l’opération Barkhane.

De passage à Paris en mars pour rencontrer la diaspora malienne, Niankoro Yéah Samaké, candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet et ambassadeur du Mali en Inde, exposait les changement à mettre en place, selon lui. «Il faut qu’on arrête d’être un peuple assisté. Nous avons les ressources, les compétences pour devenir un pays émergent. Notre souhait est que l’armée malienne remplace toutes les armées étrangères présentes sur son sol. Tout Malien espère cela. Il faut que les termes de notre coopération avec la France soient mieux définis. Il faut que cette assistance soit gérée de façon transparente. Le peuple malien ne trouve pas que la présence française au Mali se fasse dans un cadre transparent, comme on ne connaît pas toutes les conditions du soutien de Paris», dit-il confortablement installé dans le hall de l’hôtel Sofitel des Champs-Élysées.

Des bavures camouflées

L’armée française est pointée du doigt dans les zones où elle intervient, parfois accusée de dissimuler des bavures commises par certaines de ses unités. Le cas le plus sensible est sûrement celui d’un enfant malien tué par erreur par une patrouille. Le 30 novembre 2016, dans les environs de Tigabatene, une localité située à une soixantaine de kilomètres de Tessalit (proche de la frontière algérienne dans le nord du Mali), Issouf Ag Mohamed avait été chargé par ses parents de rassembler les ânes pour aller chercher de l’eau. Son père et sa mère retrouveront son corps sans vie marqué de nombreux impacts de balles le lendemain dans la zone où il avait disparu.

La veille, des habitants avaient vu deux hélicoptères de l’armée française survoler la zone puis tirer sur une cible. L’armée française n’a jamais reconnu publiquement avoir tué l’enfant par erreur. Mais le magazine Jeune Afrique avait eu accès au compte-rendu d’une réunion tenue à huis clos entre l’état-major français et des enquêteurs de l’Onu, qui révèle qu’un officier français a bien reconnu avoir abattu par erreur le jeune Malien, avant de l’enterrer en catimini.

Paris est également accusé d’avoir ajouté du désordre au désordre en montant des tribus, des clans, des ethnies les unes contre les autres dans le nord, où l’état-major français s’est allié à des groupes armés locaux pour en combattre d’autres dans le cadre de la lutte anti-terroriste.

«En intervenant, l’armée française a redéfini les conflits locaux. Un conflit pour une lignée de chefferie dans un village à la frontière du Mali et du Niger va devenir un combat entre terroristes et alliés de la France», analyse Aurélien Tobie, chercheur et chargé de mission en faveur de la paix au Mali pour le Stockholm international peace research institute. «Faute aussi de se renseigner préalablement sur la sociologie locale, Serval, puis l’accord d’Alger, puis Barkhane se sont ainsi trouvées instrumentalisées dans les luttes intertouareg», juge Nicolas Normand, ancien ambassadeur français au Mali, auteur d’une tribune sur le sujet dans les colonnes du journal Le Monde.

Le centre du pays a sombré dans le chaos

En 2013, la majorité des Maliens n’avait pas compris pourquoi les soldats français avaient laissé les forces du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) libérer la ville du Kidal, contrôlée depuis des mois par le groupe salafiste Ansar Dine. Une incompréhension majeure était née de là, entre la population malienne et les troupes de Paris. «Les gens parlent beaucoup de la France fascinée par “les hommes bleus” [les Touaregs] qui seraient privilégiés à la population du sud», confirme le chercheur Aurélien Tobie.

La situation sécuritaire du Mali semble s’être dégradée au fil des années de l’opération Barkhane. Aux combats qui se poursuivent dans le nord, se sont ajoutées des violences interethniques qui ont fait basculer la région du centre du pays dans le chaos.

«Dans le nord du pays, le désarmement des groupes armés n’a guère avancé et le gouvernement a réalisé des progrès insuffisants en matière de rétablissement de l’autorité de l’État, ce qui a aggravé l’absence d’État de droit et le vide sécuritaire, facilitant un banditisme généralisé et le déplacement de nombreuses personnes. Dans le centre du Mali, la présence de groupes armés islamistes et les mesures d’intimidation à l’encontre de la population se sont accentuées tout au long de l’année, entraînant plusieurs exactions graves, dont des exécutions sommaires de fonctionnaires locaux et de personnes suspectées d’être des informateurs du gouvernement», s’alarmait l’ONG Human Rights Watch dans son rapport 2017 sur la situation au Mali.

Paris, qui mène toujours une chasse aux djihadistes dans le désert, n’est en revanche pas intervenu dans le centre du pays pour maintenir la paix. Une dichotomie dans l’investissement militaire français qui laisse un goût amer dans la bouche d’une partie de la population malienne, confrontée chaque jour à une montée de l’insécurité. Soumaïla Cissé, le principal rival du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, l’a bien compris. Il tenait jeudi 26 juillet un meeting de campagne à Mopti, grande ville du centre du Mali, pour affirmer qu’en cas de victoire électorale il mettrait de l’ordre dans la région. «Il y aura la paix ici», a t-il assuré. Pas sûr que l’armée française n’ose affirmer, désormais, qu’elle est en mesure d’offrir cette paix aux Maliens.

http://www.slate.fr/

Pourquoi l’intervention française au Mali a échoué?

Interview de Denia Chebli pour RFI

Au Mali, l’intervention française a « échoué », affirme la chercheuse française Denia Chebli, qui a enquêté dans le nord de ce pays.

Près de cinq ans après le lancement des opérations, elle estime même que « les islamistes ont gagné la bataille de l’opinion publique ». Doctorante à Paris I, Denia Chebli est aussi membre du programme européen Social Dynamics of Civil Wars et chercheuse à Noria Research.

RFI : Pourquoi dites-vous que l’intervention française au Mali est un échec?

Denia Chebli : Je le dis pour plusieurs raisons. La première, c’est que le premier objectif de l’intervention française, c’était d’éradiquer les mouvements islamistes qui sont très présents encore à l’heure actuelle ; et la deuxième, c’était recouvrer l’intégrité territoriale du Mali.

Et on voit qu’à l’heure actuelle, l’Etat malien vit plutôt une souveraineté par procuration, par le biais de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali) et des différentes institutions qui l’appuient. Quelque chose qui est très critiqué au Mali par de nombreux citoyens.

Sur le plan militaire, vous dites que l’armée française a essayé de s’appuyer sur les renseignements fournis par les habitants, mais que cela ne marche pas?

Une des techniques les plus utilisées par l’armée française, c’est le renseignement humain. Pour savoir à qui s’attaquer et où sont déjà les caches des islamistes, qui a collaboré avec les mouvements islamistes au moment de l’occupation, on prend les gens de manière individuelle.

Pour les interroger, on peut très vite imaginer que dans une situation déjà conflictuelle, cela peut être dénoncer son voisin, dénoncer un membre de sa famille. Cela peut-être un moyen de régler des comptes. Cela crée énormément de suspicion entre les habitants.

Et le deuxième problème, c’est que les habitants, qui ont collaboré avec l’armée française, n’ont pas bénéficié de protection sécuritaire de l’armée française.

Du coup, il y a eu énormément d’assassinats ciblés, de représailles. Ce qui fait qu’à l’heure actuelle, les habitants hésitent énormément à collaborer au niveau des renseignements avec l’armée française.

Et vous dites qu’un certain nombre de gens préfèrent renseigner les islamistes que les Français?

Clairement, il y a plus de bénéfices à renseigner les islamistes puisque, pour le coup, on obtient une sécurité, souvent un petit véhicule et d’autres biens tels que des médicaments ou l’accès à une petite école islamique etc.

A partir du moment où les personnes qui sont suspectes de renseigner les Français risquent d’être décapitées, risquent d’être égorgées, est-ce que ce n’est pas difficile de toute façon pour les habitants de parler avec des Français?

C’est cela, tout simplement, c’est cela.

Donc là, c’est une politique de terreur des islamistes qui produit ces effets?

Oui, puisque ce n’est pas collaborer avec ce qu’ils appellent « le mécréant ».

Vous dites qu’un certain nombre d’habitants des grandes villes comme Tombouctou regrettent l’époque de l’occupation islamiste?

Pour des raisons malheureusement très concrètes qui sont des raisons sociales et politiques, c’est-à-dire que les islamistes ont apporté des services sociaux, comme par exemple la mise en place de transports en commun, la suppression des taxes, des impôts, une forme de justice excessive et compréhensible pour les habitants, ou l’accès à l’hôpital, aux soins gratuits, aux médicaments gratuits qui sont des services sociaux de base qui ont été très peu fournis par l’Etat malien.

*A l’heure actuelle, dans les zones rurales, les mouvements islamistes sont les seuls à fournir ce genre de service.

Vous vous fondez sur des témoignages que vous avez recueillis sur place?

Oui, oui.

Mais quand les Français de Barkhane (l’opération de lutte contre les groupes armés jihadistes dans toute la région du Sahel) sont entrés dans Tombouctou, Gao en février 2013, est-ce qu’il n’y a pas eu des scènes de liesse populaire?

Si, complètement, complètement. C’est pour cela que c’est des situations très complexes, très délicates.

Cela fait penser un peu aux ex-pays communistes, où par exemple si on va en Roumanie, les gens peuvent nous dire : voilà, maintenant on a la démocratie, on se sent libres mais par contre, on ne peut plus manger, on n’a plus de travail. C’est ce genre de situation en fait très délicate pour laquelle on doit répondre en tant qu’individu.

Avez-vous rencontré des gens dont le cerveau était coupé en deux : d’un côté ils regrettent, de l’autre ils sont soulagés?

Oui, même si pareil, c’est toujours plus complexe que ça.

Je pense que les gens attendent que l’Etat malien soit en capacité de fournir ces services sociaux de base. Et oui, on pourrait dire cela, que les discours sont très nuancés.

Mais n’est-ce pas justement à cause de l’insécurité créée par ces islamistes que l’Etat malien ne peut pas apporter l’éducation, la santé comme il devrait pouvoir le faire?

A l’heure actuelle, oui. Sauf qu’avant le déclenchement du conflit, les services sociaux de base n’étaient pas apportés dans tout le pays.

L’attaque armée par exemple le 15 octobre 2017 du siège du Comité international de la Croix-Rouge à Kidal. Est-ce que ce n’est pas la preuve qu’il y a chez les groupes armés une stratégie du chaos pour empêcher les services publics de pouvoir produire leur effet?

Ce sont des enjeux très locaux. Il faudrait être sur place à Kidal pour savoir qui tenait ce centre, quel était son rôle politique dans la ville ? C’est difficile de parler d’une politique du chaos, ce serait vraiment caricatural.

Vous dites que les Français sont considérés comme une force d’occupation par beaucoup de populations du Nord, mais à Bamako, est-ce qu’on ne dit pas exactement le contraire? Et est-ce qu’on ne reproche pas aux Français d’être trop proches de ces populations du Nord et notamment des Touaregs de Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA)?

Oui. En fait, de chaque côté, la France est considérée comme l’émissaire caché de l’ennemi.

Parmi les témoins que vous citez, il y a une jeune femme d’Aguelhok déclare : « Les islamistes ont fait plus de choses pour la population que le Mali ». Mais du temps de l’occupation jihadiste, est-ce que cette jeune femme avait le droit de sortir sans voile ou de sortir avec un homme qui n’était ni son mari, ni son père?

Cette jeune fille a été pour la première fois de sa vie enseignante, sous l’occupation.

C’est pour cela qu’il y a des choses très étonnantes. Il y a eu énormément de négociations aussi de la population avec les mouvements islamistes.

Et c’est vrai qu’il faut regarder cela avec moins d’a priori, avec moins de filtres moraux occidentaux qui nous permettront de comprendre la situation dans toutes ses nuances parce que, effectivement, il y a eu des atteintes aux libertés de la femme.

Je ne pense absolument pas que les islamistes soient la solution au Mali.

Tout ce que j’essaie de dire, c’est que l’intervention purement militaire nie énormément les pans sociaux et politiques de cette crise.

Et quand cette jeune fille me dit ça, elle me le dit aussi sous le ton de la provocation pour me faire comprendre quelque chose moi, en tant qu’occidentale qui justement lui renvoie à peu près les mêmes questions que les vôtres.

http://www.rfi.fr/

MINUSMA : Une force d’occupation

Des casques bleus de la Minusma à Kidal le 22 juillet 2015. – REUTERS

Envoyé au Mali pour instaurer la paix au Mali la MINUSMA, ne joue pas son rôle. D’ailleurs, elle est qualifié par nombreux maliens comme une force d’occupation.

En effet, si l’arrivée du tout nouveau représentant du secrétaire général des Nations Unies, le Tchadien Mahamat Saleh Amannadif a été saluée par nos autorités, nombreux sont les maliens qui qualifient cette nomination une stratégie pour dépouiller le Mali de ses maigres ressources.

Selon certains citoyens lambda, la MINUSMA n’a plus sa raison d’être au Mali.

Un habitant de Gao témoigne que, la MINUSMA est plus tôt un bailleur de fonds qu’un soldat de paix au Mali, pour preuve tous les projets qui doivent tomber dans la caisse de l’Etat malien sont gérés automatiquement par la MINUSMA c’est pourquoi il n’est pas rare de voir les petits projets poussés dans le nord.

Cependant, relatent nos sources, à Gao et Tombouctou, les attaquent se multiplient au nez des casques bleus.

Aux dires de nos sources les mêmes sources, les casques bleus vaquent à leurs occupations personnelles au lieu de s’occuper de leur mission, c’est-à-dire la protection des personnes et de leurs biens, chose qui fait que les bandits n’hésitent pas à attaquer les populations.

Selon un autre citoyen de Douentza dans la commune de Mondoro, le village de Isye cercle de Douenza, c’est la peur au ventre pas une journée ne passe sans qu’un habitant ne soit victime de vols, de bradages, de meurtres, de viols.

Pour preuve la tête du premier conseiller du chef de village, monsieur Abrahim Angoîba a été retrouvée tôt le matin de bonheur au centre du village tout cela sous le nez de la MINUSMA taxée de forces de mal pour certains et de forces d’occupation pour d’autres.

La même source souligne que la MINUSMA n’a jamais été une solution en temps de conflit partout où elle s’est présentée, c’est pourquoi le départ de l’ex secrétaire général Mongi Handi a été salué par des organisations de la société civiles.

Ce monsieur roulait pour les bandits armés notamment, MNLA, CMA etc.

Cependant, un autre citoyen de Gao précise qu’à cause de la médiocrité et du laxisme de la MINUSMA des Syriens ont envahi le nord de notre pays.

Aux dires de celui-ci, la MINUSMA est une force d’interposition entre l’armée malienne et les mouvements armés.

Aussi, sur l’axe Gao-Gosi quatre de nos forces de sécurité ont été tués et un véhicule enlevé la semaine dernière.

Yacouba Dembélé

La boussole – http://maliactu.net/

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