A la Une Crimes contre l'humanité

La Turquie experte en génocides des peuples chrétiens

Pour les peuples chrétiens, l’histoire de la domination turque a été un long et douloureux martyre. Depuis le Moyen Age, aucune tyrannie ne fut aussi sanglante que celle des Turcs. Cette histoire est une longue série de massacres, de conversions forcées à l’islamisme et de toute espèce de terreur.

Le «raïas», terme de mépris qu’on donne aux chrétiens, a été constamment exploité et persécuté.

Les relations entre la race conquérante et les peuples chrétiens conquis étaient celles de l’exploiteur et de l’exploité, du maître et de l’esclave. A certaines époques, les Turcs avaient droit de vie et de mort sur les «raïas». Mais le plus souvent le chrétien, pour avoir la vie sauve, a du ramper devant son maître et subir toute espèces d’humiliations.

Cette situation était d’autant plus intolérable que les peuples chrétiens conquis étaient plus civilisés que le conquérant turc.

Il y a 140 ans, l’Empire ottoman commettait le génocide bulgare de Stara Zagora

Un génocide anti-chrétien qui fit 15 000 victimes

Du 19 au 21 Juillet 1877, la Bulgarie vivait une des épreuves la plus terrible de son histoire. La ville de Stara Zagora est entièrement détruite et incendiée par l’armée régulière turque de Soliman Pacha avec la participation de bachibouzouks (Cavaliers mercenaires) Albanais, Circassiens et Tsiganes islamisés.

Les actes de sadisme sont terrifiants.

Les femmes enceintes sont éventrées et leurs enfants à naître arrachés.

Les gens sont enfilées sur des broches et cuits comme pour un barbecue humain.

D’autres sont écorchés vifs, leurs peaux sont remplis de paille et accrochés sur les arbres.

Beaucoup ont été brûlés vifs. D’autres ont été brûlés sur les autels après avoir été crucifiés.

Les jeunes femmes sont contraintes de danser nues au milieu des ruines sanglantes avant d’être abattues.

Dans l’église «St. Trinity  » 2.500 personnes trouvent la mort, certains corps restant debout par manque de place où tomber.

De nombreux villages environnants subiront le même sort. Ceci est probablement le plus grand massacre documenté dans l’histoire bulgare. La ville de Stara Zagora a été complètement détruite et sera reconstruite après la libération.

Le bilan de ce génocide est terrible : On dénombre entre 14 000 et 15 000 morts.

1200 survivants mourront de faim par la suite.

10 000 jeunes garçons, jeunes filles et femmes sont emmenés en captivité en Turquie afin d’y être vendus comme esclave dans l’Empire ottomans ou pour les jeunes garçons devenir des janissaires, guerriers fanatiques convertis de force à l’Islam.

Le seul édifice public qui survivra à l’incendie et à la destruction est la mosquée Esk Dzhamiya, encore visible de nos jours.

Un génocide bien documenté par la presse internationale

Le journaliste américain Mc Gahan fit le récit suivant de ce génocide commis par les turques :

« Un morceau de plafond, un mur incomplet s’élevant, tout le reste en ruines… Nous avons encore regardé le tas de crânes et de squelettes face à nous pour nous apercevoir qu’ils étaient tous petits et que la facture des vêtements embarrassés dans ces os gisant là était faite pour les femmes. Ce n’était, par conséquent, que des femmes et des fillettes.

De ma selle, je distinguais environ cent squelettes, sans compter ceux cachés sous les premiers dans un horrible tas. D’autres squelettes étaient dispersés un peu partout à travers les champs. La plupart des crânes étaient séparés du reste des os, les squelettes étaient presque tous sans tête. Ces femmes avaient toutes été décapitées… et la procédure avait été, semble-t-il, la suivante : ils auraient saisi une femme, l’auraient soigneusement dépouillée de sa chemise, auraient déposé au sol les vêtements les plus onéreux, ainsi que les bijoux qu’elle aurait pu porter. Puis tous ceux qui en avaient envie les avaient violées, et le dernier passé la tuait ou pas, selon son humeur…

Nous avons jeté un œil dans l’église incendiée mais non détruite, à la charpente noircie. C’était un bâtiments peu élevé au toit bas, que supportaient de lourdes arches irrégulières. Il était à peine possible pour un homme de haute taille de s’y tenir. Ce qu’on vit là était trop horrible pour un rapide coup d’œil. Un nombre immense de cadavres avaient été partiellement brûlés là et les restes carbonisés semblaient à moitié remplir la pièce, jusqu’aux sombres arches basses, ce qui les rendait encore plus sombres et basses. Les restes gisaient dans un état de putréfaction tel qu’il était impossible de s’y attarder. Je n’aurais jamais pu imaginer quelque chose d’aussi horrible.

Nous devînmes tous malades et titubâmes hors de l’église ravagée, contents de retrouver la rue de nouveau. Nous fîmes le tour de la place et vîmes le même spectacle se répétant encore et encore une centaine de fois. Des squelettes masculins avec des vêtements et de la chair, encore pendus et pourrissant de concert. Des crânes de femmes à la chevelure traînant dans la poussière, des os d’enfants partout. On nous montra là une maison où 20 personnes avaient brûlé vives; là une autre dans laquelle une douzaine de fillettes avaient trouvé refuge et avaient été assassinées. C’était partout des horreurs cachant d’autres horreurs ».

Dans le contexte de la guerre de libération bulgare

D’avril à mai 1876, diverses insurrections sont organisées par les bulgares alors soumis à l’Empire ottoman.

Le rétablissement de l’indépendance du Patriarcat de Bulgarie en 1870 fait émerger un sentiment national fort. Cette progression de la conscience nationale est connue sous le nom de « Renaissance nationale bulgare ».

Cette dernière finira par atteindre son but par la libération de la Bulgarie du joug musulman en octobre 1879 grâce à l’intervention des troupes russes et roumaines commandées par le Roi Carol 1er.

Ce fut le théâtre du Génocide de la vile de Batak, commis autour du 5 mai 1876 et qui fit entre 3 et 5 000 victimes. Ce massacre souleva d’indignation l’Europe et fit perdre à la Turquie son alliance avec l’Angleterre.

Cranes-des-massacres-de-Batak-en-1876-en-Bulgarie

Le 24 avril 1877, la Russie déclare la guerre à la Turquie. La Roumanie accepte d’entrer en guerre aux côtés des Russes dans l’espoir d’obtenir une reconnaissance internationale de son indépendance.

Ainsi, en juin 1877, la principale armée russe, accompagnée des troupes roumaines, franchit le Danube, traverse le nord de la Bulgarie puis vient piétiner dans les cols des Balkans (dont le col de Chipka) où les Ottomans tentent de les arrêter. Ces derniers vont réussir, du 19 au 21 juillet 1877, à reprendre aux russes la ville de Stara Zagora. La ville sera rayée de la carte par Soliman Pacha, qui utilisa encore les bachi-bouzouks et le massacre dépassa en horreur celui de Batak.

La Bulgarie parvint finalement à retrouver son indépendance en octobre 1879 et ainsi se libérer de plusieurs siècles de colonisation turque.

Le souvenir du génocide de Stara Zagora est encore présent dans les mémoires et les victimes sont honorées comme il se doit : Chaque année une marche au flambeau rappelle aux jeunes générations quel « enrichissement » l’islam a apporté à la Bulgarie…

1915 Le génocide arménien

L’Allemagne, complice de la Turquie

Le 25 avril 1915, la police ottomane, sur ordre du Comité central du parti au pouvoir « Union et Progrès », arrête 200 intellectuels et hommes politiques arméniens, citoyens de l’Empire ottoman.

Le régime dirigé par trois officiers, et en particulier le ministre de l’Intérieur Talaat Pacha, s’attache ensuite à désarmer les soldats arméniens avant de procéder au pillage, au déplacement et au massacre de la population arménienne. D’avril 1915 à décembre 1916, entre 1,2 million et 1,5 million de personnes sont assassinées.

En 1915, en pleine guerre mondiale, l’empire allemand était l’allié de l’empire ottoman. Il entretenait en Turquie une mission militaire très importante (jusqu’à 12.000 hommes). Longtemps sous-estimé, le rôle historique de l’Allemagne a été mis en lumière par plusieurs études récentes, qui montrent qu’elle était informée des plans génocidaires de l’Empire ottoman, et ce dès 1912.

En 1915, les officiers allemands présents sur place étaient les premiers témoins du drame et avaient fermé les yeux. Et, depuis, en refusant jusqu’à aujourd’hui de qualifier le massacre de génocide ». Ayata Bilgin, de l’Université libre de Berlin.

Hans Freiherr von Wangenheim, ambassadeur allemand auprès de l’empire ottoman de 1912 à 1915, savait que les Turcs planifiaient le génocide arménien :

Pacha nous demande de ne pas intervenir dans les déportations, et je soutiens cette requête », déclarait l’ambassadeur von Wangenheim.

Dans le livre « Aide au génocide » (« Beihilfe zum Völkermord »), Jürgen Gottschlich révèle que l’ambassadeur n’était pas le seul à savoir. Trois officiers allemands au moins auraient été directement impliqués dans les massacres.

Des ordres de déportation

C’est également la thèse défendue par l’historien Vahakn Dedrian, qui a publié plusieurs ouvrages sur la responsabilité allemande dans le génocide.

A partir des archives allemandes et autrichiennes, l’historien arménien apporte la preuve de la participation à la préparation et la mise en œuvre des massacres de certains fonctionnaires et militaires allemands en poste dans l’Empire ottoman.

Il évoque l’exemple du général Fritz Bronsart von Schellendorf, qui signa des ordres de déportation dans lesquels il demande de « sévères mesures » à l’encontre des soldats arméniens incorporés dans l’armée ottomane.

Après le conflit en Arménie, c’est en Allemagne que le ministre de l’Intérieur Talaat Pacha et les autres responsables turcs du génocide se réfugient, comme le rappelle la revue d’histoire « Hérodote ».

Rencontre entre l’Empereur d’Allemagne Guillaume II et le ministre turc de l’Intérieur Talaat Pacha, en 1915.

D’un génocide à l’autre

En Allemagne, le niveau de reconnaissance historique a varié selon les périodes. Dans l’entre-deux guerres, la tendance est plutôt à la réparation symbolique. Le traité de Sèvres signé le 10 août 1920 entre le nouveau gouvernement de Moustafa Kémal et les Alliés prévoit le jugement des responsables du génocide.

La victoire d’Adolf Hitler en 1933 mettra un coup d’arrêt à ce processus :

Qui se souvient encore de l’extermination des Arméniens », aurait lancé le chef du régime nazi en 1939, à la veille du massacre des handicapés en Allemagne.

D’autant que les relations entre la Turquie et le Troisième Reich étaient très amicales.

Les généraux allemands présents sur place ont été nombreux à rejoindre les rangs nazis.

C’est le cas par exemple de Rudolf Höss, qui a ensuite commandé le camp d’Auschwitz.

Il faudra attendre les années 1980 pour que la mémoire du génocide arménien refasse surface dans la population allemande, et beaucoup plus tard pour que les autorités reconnaissent pleinement l’extermination de plus d’un million d’Arméniens, et le rôle des autorités germaniques dans le massacre.

En dépit de ses déclarations récentes, le gouvernement allemand n’est pas représenté aux commémorations dans la capitale arménienne. (https://www.nouvelobs.com/)

Istanbul 1955 : Le génocide oublié des chrétiens grecs

Ce génocide antichrétien oublié de 1955 est survenu une trentaine d’années après le massacre par les Turcs des Grecs pontiques – toujours pas reconnu comme génocide – qui causa, entre 1916 et 1923, la mort de quelque 500 000 chrétiens grecs.

Durant la nuit du 6 et 7 septembre 1955, les 150 000 chrétiens grecs d’Istanbul subirent un nouveau pogrom qui causa la mort d’un millier de chrétiens et la fuite des autres.

Les habitants non chrétiens des îles proches subirent les mêmes crimes.

Une foule de plusieurs dizaines de milliers de personne s’en est pris aux maisons, aux boutiques et aux bâtiments des non-musulmans qui avaient été marquées préalablement. Les biens ont été pillés et saccagés, des crimes ont été commis, des femmes ont été violées.

A la suite de ces événements qui ont commencé avec la rumeur selon laquelle une bombe avait été jetée contre la maison d’Atatürk à Thessalonique, des milliers de non-musulmans ont abandonné le pays qui était le leur depuis des milliers d’années, persuadés qu’il ne leur était plus possible de vivre en Turquie avec les musulmans.

L’étudiant en sciences politiques à l’université de Thessalonique désigné comme celui qui a jeté la bombe contre la maison d’Atatürk, Oktay Engin, est devenu par la suite bureaucrate dans l’administration turque. Il a exercé en tant que préfet de Nevşehir du 22 février 1992 au 18 septembre 1993.

Sabri Yirmibeşoğlu qui travaillait pour le Conseil de Mobilisation et d’Investigation à l’époque des faits et devient plus tard secrétaire général du Conseil National de Sécurité a affirmé dans un entretien avec le journaliste Fatih Güllapoğlu à propos des évènements du 6-7 septembre : « Le 6-7 septembre c’était un coup du Département de la Guerre Spéciale. C’était magnifiquement organisé. Et l’objectif a été atteint. »

Au cours de ce génocide, les diasporas arménienne et juive ont également fortement souffert.

Le bilan fut lourd : 15 personnes d’après les autorités turques, 950 personnes d’après des sources grecques et l’universitaire américain Dilek Güyen ont été tuées.

30 personnes d’après les sources officielles, 3000 d’après certaines autres sources non-officielles ont été blessées.

Toujours d’après Dilek Güven le nombre officiel de 60 femmes violées est sans doute beaucoup plus proche de 400.

Ce jour- là 5317 bâtiments, parmi lesquels : 4214 habitations, 73 églises, 1 synagogue, 2 monastères, 26 écoles, des centaines de tombes, des usines, des hôtels et des bars ont été attaqués et pillés.

Les 5 000 chrétiens qui resteront à Istanbul seront contraints à l’exil en 1964, quittant ce qui était leur terre depuis 2 000 ans.

http://histoirerevisitee.over-blog.com/

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