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LA RACE DES CHÉRUBINS

par Jean leDuc

CHAPITRE 1

L’ORIGINE DES CHÉRUBINS

Les anciennes civilisations sont parsemées de créatures ailées fantastiques. Une fouille archéologique a mis à jour le trône du roi Hiram de Byblos qui est supporté par deux Chérubins ailés avec des corps de lion et des faces humaine.

Les Assyriens et d’autres peuples sémitiques utilisèrent des créatures ailées symboliques, notamment des lions et des bœufs ailés, pour garder leurs temples et leurs palais.

Les Égyptiens aussi avaient leurs créatures ailées comme nous voyons avec le Sphinx de Gizeh qui garde le chemin de la Pyramide de Chéop. Des Griffons ou Sphinx ayant des corps de lion et des têtes d’aigles furent familiers aux Hittites.

Cet animal hybride apparaît des centaines de fois dans l’iconographie des anciens peuples. Même dans l’Israël de l’Ancienne Alliance les Chérubins sont très bien connus des Hébreux et leur symbolisme faisait parti de leur culture. Plus prêt de nous, la tradition chrétienne décrit les Chérubins comme «les anges du second rang dans la hiérarchie céleste».

Il n’y a aucun doute que le terme «Chérubins» invoque des mystères difficiles à résoudre et à comprendre. Le point de vue que nous présentons ici n’est qu’une tentative de résoudre ce mystère, nous l’avançons non comme un dogme mais comme une hypothèse d’un sujet très mystérieux.

L’énigme de ces créatures fantastiques est une vérité de la foi inaccessible à la seule raison humaine et, du fait qu’ils sont enrobés d’un symbolisme qui réagit contre le réalisme naturaliste s’attachant à l’essence spirituelles des choses et des êtres, ils ne peuvent être connus que par une révélation divine.

Dans l’Écriture, les Chérubins sont généralement accompagnés du terme descriptif «d’animaux» (Ézch. 1:5; 10:14, 15). Or, il est évident ici qu’il ne s’agit point d’animaux naturels tels que nous les connaissons. La révélation se trouve donc dans l’étymologie du mot animaux qui, dans le Hébreu signifie littéralement «êtres vivants», terme qui s’applique aussi bien aux animaux qu’aux hommes, mais avec cette distinction que les Chérubins ont la capacité de raisonner et de s’exprimer.

Il importe aussi de remarquer que les Chérubins apparaissent pour la première fois dans le Texte Sacré au début de l’histoire de la race humaine dans Gen. 3:24. Nous voyons ainsi que les Chérubins se trouvent dans le jardin d’Éden avec le premier homme et la première femme. Mais où dans le texte trouvons-nous leur origine ?

En regardant attentivement Gen. 2:19, 20, nous voyons que le terme «animal» est utilisé pour décrire «les bêtes des champs, les oiseaux des cieux, et tout le bétail». Aurions-nous ici un indice de l’origine des Chérubins ? Le fait que les animaux naturels ont été créés avant l’homme dans Gen. 1:20, 21 et non après comme l’indique Gen. 2:19, 20, nous donne l’impression qu’il y a plus dans ces passages énigmatiques que l’on puisse s’imaginer.

En fait, le mot «animal» qui s’y trouve signifie précisément «êtres vivants». Puisqu’il n’y a aucune contradiction dans la Parole de Dieu, l’auteur utiliserait-il ici un style imagé pour nous présenter une vérité spirituelle qui a échappé longtemps à la raison humaine ?

L’ancien historien Juif, Joseph Flavius, semble le penser car il affirme qu’à partir de Gen. 2:4, Moïse commença à s’exprimer d’une manière figurative. Ceci semble être supporter dans ce passage par l’inversion de l’expression «des cieux et de la terre» à celle «la terre et les cieux», nous indiquant que l’auteur passe d’une description littérale à une description figurative ou spirituelle. Cela devient encore plus évident lorsque nous considérons l’étymologie des mots. En utilisant cette approche on voit par analogie que l’arbre de la connaissance du bien et du mal dans le Jardin d’Éden serait nul autre que le cerveau humain.

Dans cette optique étymologique, nous trouvons dans les passages de Gen. 2:19, 20, la révélation que Dieu créa une race «d’êtres vivants» à l’image d’Adam qui en fut le roi.

L’existence d’une telle race de Chérubins nommés les Vigilants ou les Perceptifs semble indéniable dans ces passages.

Mais qui sont les Chérubins, comment pouvons-nous les décrire, où résident-ils, et quelle est leur fonction ?

Éloignons immédiatement le concept populaire que Lucifer aurait été un Chérubin, concept que nous savons être faux de par ses exagérations d’une théologie chimérique qui a introduit dans le Texte Sacré entre Gen. 1:1 et Gen. 1:2 la création d’un monde pré-Adamique peuplé d’anges. Nous savons d’ailleurs que Satan, une des désignations de Lucifer qui signifie «celui qui brille» est simplement un terme translitéré qui signifie «l’esprit de la chair», c’est à dire l’intellect ou le raisonnement.

Gardons-nous aussi de l’hypothèse que les Chérubins seraient des entités éthérées que la théologie traditionnelle nomme des anges. Si on peut les caractériser par le mot «anges», c’est seulement dans le sens que ce mot signifie «messagers». Le fait qu’un homme soit le messager d’un autre ne signifie pas qu’il est une créature spirituelle incorporelle. Les anges de la cours céleste ne sont pas des créatures, mais des émanations individuelles des différents caractéristiques de l’Esprit de Dieu.

Mais les Chérubins sont tout autre, ils sont une race complètement à part.

Quoique cela puisse être surprenant pour la grande majorité des savants bibliques et du commun des chrétiens, les Chérubins sont des êtres humains, une race qui brille des révélations de la connaissance de Dieu. Ils sont des êtres de sang créés à l’image d’Adam, et comme tels ils sont des reproductions du modèle primaire. Ils sont reliés à Adam par l’esprit et non par la chair.

En d’autres mots, comme des entités individuels hermaphrodites, dont le nombre est fixe, ils sont l’expansion de la conscience d’Adam dans les diverses sphères de l’existence de la révélation de la gloire de Dieu. Plus précisément, il sont le rassemblement de ses forces ou énergies qui transforment et soulèvent sa perception au-delà du voile de la matière et du temps.

Ainsi le mot «Chérubins» peut se traduire légitimement aussi par «les Voyants» ou «les Perceptifs». Pour utiliser un style imagé, nous pouvons dire qu’ils sont les yeux de Dieu et de l’homme fait à l’image de Dieu avant que le péché fasse son entrée dans le monde.

Ils sont des êtres incandescents qui brillent de la gloire de Dieu, ce qui leur donne une apparence lumineuse. Ils ont la capacité de se changer ou de se transformer par leur perception exceptionnelle de l’essence des choses, et de cela ils ont une porte ouverte à tout l’univers et à tous les mystères de Dieu. Le fait qu’ils sont souvent représentés avec des ailes, indique simplement la rapidité de se projeter dans l’enthousiasme qu’ils ont pour accomplir la volonté de Dieu aux quatre coins de l’univers.

Leur quatre faces (Ézch. 1:10) représentent les quatre caractéristiques essentiels à leur existence, c’est à dire les quatre facultés de la conscience du cœur de l’homme avant le péché:

1) la face d’homme, c’est à dire la réalisation ou l’exécution de la révélation de Dieu;

2) la face de lion, c’est à dire l’accumulation ou le rassemblement des perceptions de la révélation de Dieu;

3) la face de bœuf, c’est à dire l’orientation des perceptions de la révélation de Dieu;

4) la face d’aigle, c’est à dire l’investigation ou la précision des perceptions de la révélation de Dieu.

Cette race distincte d’êtres humains, douée d’une grande intelligence, fut donnée par Adam, leur roi, la surveillance de la création entière duquel il avait été fait le maître (Gen. 1:26-28). Leur attention aux moindres détails et leur soumission parfaite à leur souverain, fit qu’ils furent nommé les Vigilants, ceux qui gardent le silence respectueux devant leur roi. Bref, les Chérubins sont ceux qui voient au-delà des perceptions du voile de la conscience, qui percent la façade de la réalité pour entrer dans la réalisation de son essence.

Des spéculations sans nombre ont été montées sur le Chariot des Chérubins, le Merkabah, avec lequel ils volent à travers les différentes dimensions de l’existence. Ce Chariot est mentionné à plusieurs reprises dans l’Écriture (2 Sam. 22:11; 1 Chr. 28:18; Ézch. 1:15-21).

Toutefois, il faut dire que le Chariot des Chérubins dans Ézéchiel est une vision spirituelle de la gloire de Dieu qui réside au-delà du voile de la conscience charnelle, et non un vaisseau spatial pour voyager dans l’espace sidérale. Le mot «Merkabah» traduit par le terme «chariot» est un mot composé qui provient de «MAR» dont les significations sont «grand, élevé, immense, excellent, illustre, splendide, beauté, et merveille»; et de «KABÔWD» qui signifie «gloire, éloge, honneur, immortalité, splendeur, rayonnement, et louange». Le mot au complet est souvent traduit par «siège, trône, couvert, couverture, vêtu, vêtir, caché, et nuageux».

Nous obtenons ainsi que le Chariot des Chérubins est un style imagé qui représente «la grande gloire de Dieu duquel le Seigneur Jésus est revêtu, les nuées de son rayonnement glorieux qui couvrent sa Présence derrière le voile de la conscience charnelle, la maison de Dieu et la demeure éternelle des élus qui se nomme la Jérusalem céleste. Le mot «chariot» est aussi merveilleusement relié à celui de «roues» dont la signification est «réflexion», c’est à dire la réflexion de la foi par laquelle nous sommes introduit dans tous les mystères de Dieu. Quoique nous savons que les hommes d’avant le déluge avaient de grandes connaissances au niveau de diverses sciences, le Chariot des Chérubins n’a aucun rapport avec la science technologique que possédèrent les Néphilims de ce temps.

En ce qui concerne la demeure des Chérubins, le livre de l’Exode nous les montre brodés sur le voile du Tabernacle qui sépare le lieu saint du lieu très-saint. Or il est très significatif que le Tabernacle fut divisé en trois parties:

1) la cours extérieur;

2) le lieu saint;

3) le lieu très-saint.

Ces trois parties correspondent exactement au corps humain, à savoir:

1) la chair;

2) l’âme;

3) l’esprit.

Dans cette optique nous voyons que les Chérubins ou les Voyants, résident entre l’âme et l’esprit, une dimension intermédiaire entre le temps et l’éternité qui ne peut être perçue de l’œil humain.

Ceci se voit davantage dans l’étymologie du mot «voile» qui signifie «dimension, immensité, extension, imperceptible, invisible, et incompréhensible». Le fait que le mot voile est relié à celui de «voler» qui signifie «être exalté» ou «être transporté d’extase» nous indique que la demeure des Chérubins est «un état d’être» et non une localité concrète.

L’état d’être des Chérubins nous révèle leur fonction par rapport aux hommes qui descendent du sang d’Adam, fonction qui est celle de bloquer l’accès à la révélation du salut en la présence de Dieu à cause du péché. Le péché est donc la cause principale pour laquelle les Chérubins ne peuvent plus être vu de l’homme. Nous pouvons seulement les voir lorsque Dieu ouvre la perception de notre conscience à leur présence. C’est pourquoi ils manifestent leur présence de nos jours uniquement dans des songes et des visions accordés seulement aux élus, car en Christ le voile est enlevé et le chemin est ouvert à la révélation de la grâce de Dieu. Il importe donc aux élus de pénétrer par la foi au-delà du voile de la conscience de leur existence charnelle, et de percevoir l’essence de la réalité de toutes choses manifesté dans la gloire et la majesté de Jésus-Christ qui est le Dieu Tout-Puissant, notre Sauveur et notre Roi. En Christ nous recevons donc un don particulier que l’on peut nommer «la voyance de la gloire» (Héb. 11:13-16; 12:18, 22-24).

Puisque telle est la condition des Chérubins, il est légitime de se demander comment se fait-il qu’ils ne furent point affecté par le péché lors de la chute d’Adam ? Or, ayant été créés à part de l’homme comme des créations distinctes, des créatures hermaphrodites qui ne peuvent se reproduire, les Chérubins ne pouvaient être responsable des actions de leur chef qui s’écarta de la direction du commandement de Dieu. Le péché d’Adam ne pouvait les affecter car ils n’avaient pas été créé de son sang. Leur état de pureté demeura donc intact lors de la chute de l’homme.

En fait, nous voyons qu’ils furent utilisé de Dieu pour barrer le chemin à l’arbre de la vie, lorsque l’homme fut chassé de la présence édénique de Dieu pour avoir déclaré son indépendance (Gen. 3:24). En d’autres mots, les Chérubins sont les protecteurs de la révélation de Dieu en Jésus-Christ pour le salut des élus. Le tout se résume dans le fait que la source du péché réside dans le cœur de l’homme, et non ailleurs. La responsabilité est la nôtre et non dans des êtres intermédiaires.

CHAPITRE 2

LES CHÉRUBINS ET LA RÉVOLTE DE CAIN

Il n’y a aucun doute que Caïn et Abel détenaient des positions clés dans l’administration du gouvernement Patriarcal de cette première civilisation en voie de dégénération à cause de la chute et du péché. Leur père Adam, étant le chef, nous pouvons être assuré qu’ils étaient des princes d’une influence considérable sur le peuple. Quoique le voile de la conscience avait été fermé lors de la chute, Gen. 3:24 indique que le présence des Chérubins se faisait encore ressentir ouvertement, et qu’il y avait encore des relations concrètes entre «les génération des cieux et les générations de la terre» (Gen. 2:4) pour un certain temps.

En ce qui concerne la population de la race humaine à cette époque, plusieurs études ont démontré qu’elle était très nombreuse. Il nous faut considérer qu’Adam engendra plusieurs fils et plusieurs filles selon sa ressemblance sanguine (Gen. 5:34) et que la race se perpétua très rapidement, car la constitution physique, mentale, et spirituelle d’alors était vastement supérieure à la nôtre dans tous les domaines de la vie. Ce qui veut dire que la population de la terre et des cieux à cette époque était immense, surpassant même celle de nos jours.

Le fait que Caïn était laboureur (Gen. 4:2) ne signifie pas qu’il était un fermier qui laboura la terre, comme la conception simpliste cherche à nous enseigner en négligeant de réaliser que depuis ce temps l’homme est en dévolution intellectuelle. Par la désignation de «laboureur», nous voyons que Caïn avait, sous son père, la direction politique du peuple. En tant que fils premier-né d’Adam et Ève, il avait la totale admiration de sa mère et son plein support dans son administration dans laquelle elle influençait ses jugements. Mais la double signification du nom de Caïn «usurper» et «posséder» nous indique qu’il était un dirigeant cruel, astucieux, arrogant, et orgueilleux qui tenait le peuple sous l’esclavage de ses prétentions d’être le détenteur de la promesse (Gen. 3:15).

En d’autres mots, Caïn se disait être le Messie promit. Cette fausse espérance fut nourrie par les aspirations de sa mère qui voyait en lui «un homme de par l’Éternel» (Gen. 4:1), c’est à dire selon l’original «un homme qui est l’Éternel». En ce sens, Caïn fut officiellement le premier Antichrist.

Le sacrifice que Caïn offrit à l’Éternel (Gen. 4:3) signifie qu’il tenta de marchander avec Dieu en lui offrant la délivrance des hommes sur la base de ses prétentions messianiques de Libérateur. Cette réclamation ne fut guère appréciée de son père, des Chérubins, et de son frère Abel. En toute probabilité elle fut faite dans une cérémonie somptueuse avec tous les honneurs et les prestiges qui revenaient à sa position devant le peuple de l’univers, et dans laquelle sa mère posa sur sa tête la couronne du Roi-Sauveur. Ce fit le pire affront jamais fait à la dignité de son mari et à la Souveraineté de Dieu.

L’orgueil de Caïn l’avait aveuglé à la réalité de sa déviation, et il se réclamait le droit d’imposer sa position de Libérateur. La consternation ébranla le cœur de son père qui était roi et sacrificateur de Dieu en cette période, et le peuple fut soulevé par une telle indignité. Les prétentions de Caïn furent rejetées avec véhémence et lui et sa mère furent couvert de honte.

L’Écriture nous dit que «le visage de Caïn fut abattu» (Gen. 4:5, 6). Or le mot «abattu» qui est «NAPHAL» dans le Hébreu est la racine du mot «NÉPHELIMS», et quoique ce dernier fut traduit par «géants», il signifie littéralement «disgraciés» ou «rejeté de la grâce».

Nous avons donc l’indice que la présence de Caïn fut «disgraciée» et qu’il devint le maître du péché (Gen. 4:7). Cela est confirmé davantage par la marque que Dieu mit sur le front de Caïn, marque qui correspond à la loi de Dieu écrite sur le cœur de l’homme déchue. Cela ne peut être autrement, car la puissance du péché est la loi, et Caïn fut le premier à transgresser la loi après la chute. Cette marque est portée maintenant par tous sans exception, car la loi est écrite sur le cœur de tous (Rom. 2:14, 15). Il y a aussi de fortes probabilités que cette marque, qui porte aussi la notion de prodige et de miracle, altéra l’apparence physique de Caïn et que sa peau prit la couleur de son cœur ténébreux. Si tel fut le cas, cette marque devient ainsi la source du début des différentes races parmi les hommes, particulièrement de la race noire dont le terme signifie «les brûlés», c’est à dire ceux qui sont enflammés, qui sont consumés par l’envie.

En ce qui concerne Abel, Il est dit «qu’il fut berger» (Gen. 4:2), c’est à dire qu’il détenait la direction spirituelle du peuple. La double signification de son nom «insignifiant» et «père» nous indique qu’il n’était point considéré aux yeux de sa mère qui voyait en son frère jumeau le Messie promit, mais qu’il avait l’admiration de son père parce qu’il supportait ses aspirations pour le salut promit en Christ.

De toute évidence, Adam était prophète et avait «prophétisé la grâce qui nous était réservé» (1 Pierre 1:10, 11). Abel, que le Seigneur Jésus surnomme «le juste» (Matt. 23:35), fut sûrement éduqué par son père dans «les souffrances qui devaient arriver à Christ, et la gloire qui devait les suivre». Il n’y a aucun doute que des tensions surgirent entre Adam et Ève concernant la promesse, et nous voyons que celle-ci fut rebelle aux instructions de son mari et refusa de se soumettre à lui comme Dieu lui avait ordonné (Gen. 3:16).

Dans sa rébellion persistante, la femme désirait avoir son propre Messie, un Sauveur façonné selon ses pensées, et non Celui qui demandait sa soumission constante. En d’autres mots, elle voulait non être sauvé par Dieu mais sauvé de Dieu, et créer Dieu à sa propre image. La chute l’avait humilié, et dans son orgueil elle refusait de se repentir, elle voulait se venger de Dieu pour l’avoir abaissé dans la poussière. Elle éduqua donc son fils Caïn dans ses voies tortueuses et le façonna à son image. Il est ainsi facile de voir que le message d’Abel s’opposa radicalement à celui de son frère Caïn. Ceci est évident dans le sacrifice d’Abel qui fut un sacrifice d’humilité et de repentance, tandis que celui de Caïn fut un sacrifice d’orgueil et de rébellion.

Pour nous placer plus dans le contexte de l’histoire, regardons les huit premiers versets de Gen. 4:1-8 dans la Bible de l’Épée, édition TULIPE, 2005:

1 ¶ Or, Adam connut Ève sa femme, et elle conçut, et enfanta Caïn (conquérir, envahir, usurper), et fascinée elle dit: J’ai acquis un homme qui est Dieu.

2 Elle enfanta encore son frère Abel qu’elle considérait insignifiant; et Abel (renoncement, soumission, abaissement) dirigeait la conversion des êtres vivants, mais Caïn gardait les hommes sous l’esclavage.

3 ¶ Or, au bout de quelque temps, Caïn proposa la délivrance des hommes en offrande à l’Éternel;

4 Et Abel présenta, le droit d’aînesse de la conversion et de son enrichissement. Et l’Éternel eut égard à Abel, et à son offrande;

5 Mais il n’eut point égard à Caïn, ni à son offrande; et Caïn s’enflamma de colère, et sa présence fut disgraciée (NAPHAL).

6 ¶ Et l’Éternel dit à Caïn: Voici tu t’es enflammé, et ainsi ta présence est rejetée (NAPHAL).

7 Si tu fais bien, ta présence ne sera-t-elle pas restaurée? Mais, si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte, et son désir devient le tien; et toi, tu en seras le maître

8 ¶ Et Caïn parla à Abel, son frère. Et comme ils étaient dans l’expansion de leur existence, Caïn s’éleva contre Abel son frère, et le tua.

Nous comprenons donc plus clairement pourquoi Caïn tua son frère Abel qui fut le bien-aimé de son père mais le rejeté de sa mère. Dévasté par la honte qu’il avait subi lors de son sacrifice, la rage surgit en lui et il se vengea pour lui et sa mère en tuant son frère Abel. Par ce meurtre il voulait détruire les aspirations de son père et forcer la main de Dieu à l’accepter en empêchant la promesse de se réaliser au temps pré-ordonné.

Il est fort probable que le conflit entre Caïn et Abel engendra une guerre cosmique entre la race des Chérubins qui suivirent Abel, et les Néphilims qui suivirent Caïn.

Il est légitime de penser qu’à ce point, lors du meurtre D’Abel, que les relations avec les Chérubins cessèrent et qu’ils se retirèrent derrière le voile de la conscience, ne pouvant plus être perçu par l’œil naturel de l’homme. En ce sens la race des Vigilants disparue de la perception normale de la conscience, ainsi que leur civilisation éblouissante.

Le concept d’une guerre apocalyptique se voit dans le fait que Caïn tua son frère Abel lorsqu’ils étaient dans le champs (Gen. 4:8), car le mot «champs» ou «SÂDÂY» signifie «l’étendue, l’au-delà, l’espace, l’immensité», nous donnant l’indice que le conflit s’étendu jusqu’à la porte même de la résidence des Chérubins.

Dans sa tentative de forcer la porte du ciel, Caïn tua son frère, mais la porte était fermée et il ne put réussir à s’emparer du trône de Dieu en renversant la perception de la révélation sublime de la grâce. Pour châtiment, il fut banni de la terre (Gen. 4:14) et interdit d’y revenir. Désormais son habitation serait un monde déréglé, un astre errant du nom de Nod où il construisit une réplique charnelle de la civilisation des Vigilants.

Caïn pensa avoir entravé le plan de Dieu en tuant Abel, mais Dieu ne peut être prit par les astuces subtiles des hommes déchues. Dieu suscita un remplaçant à Abel du nom de Seth qui engendra une nouvelle race de fils de Dieu du sang d’Adam. C’est ce qui est indiqué dans Gen. 4:26 où il est dit dans certaines versions: «Alors on commença de s’appeler du nom de l’Éternel».

Il importe de remarquer que les fils de Dieu dans Gen. 6:2, 4 ou «les constructeurs puissants» selon un des sens de l’original, étaient les descendants de Seth et non de Caïn, ou encore moins des anges comme prétendent plusieurs. Ceci est confirmé sans aucun doute par le mot «renom» dans Gen. 6:4 qui dans le Hébreu est «Seth», nous indiquant que «les gens de renom» sont «les gens de Seth», c’est à dire de la lignée ou postérité de Seth.

CHAPITRE 3

LA CATASTROPHE DE LA PLANÈTE NOD

L’Écriture nous dit que le lieu de l’exil de Caïn et de sa descendance est un monde du nom de Nod (Gen. 4:16). L’étymologie du nom nous indique la possibilité que le pays ou le monde de Nod fut une planète perdue qui aurait existée à l’aube de l’humanité. Ceci est indiqué dans le Hébreu où nous voyons que Nod signifie «errer», et que dans le Grec le mot «errer» est «planète» qui souvent est traduit par «astre errant».

L’existence d’une planète entre Mars et Jupiter, détruite d’une manière mystérieuse, est confirmé par plusieurs scientifiques de nos jours qui lui ont donné le nom de Héphaïstos ou Vulcain. Il est intéressant de remarquer que le dieu Vulcain de la Mythologie antique porte les mêmes traits ou caractéristiques que ceux de Caïn. La Mythologie nous dit que Vulcain construisit des robots et des chars volants pour les dieux de l’Olympe. Dans cette optique il est fascinant de voir que la science de la métallurgie trouve sa source dans les descendants de Caïn (Gen. 4:22).

L’ancien historien Juif, Joseph Flavius, que nous avons déjà mentionné, a écrit que les premiers hommes d’avant le déluge possédèrent des sciences prodigieuses dans l’astronomie, la biologie, et plusieurs autres. Des anciens écrits comme la Mahabarrata qui datent de plusieurs millénaires avant Jésus-Christ, mentionnent qu’en ce temps là les hommes volaient dans les airs dans des vaisseaux lumineux nommés des Vimanas. Considérant que les hommes de ce temps vivaient de huit à neuf cent ans, on ne peut être surpris que cette ancienne civilisation était avancée au niveau de la technologie au point que nous ne pouvons même pas nous imaginer, et que le voyage interplanétaire était une réalité.

Oserions-nous penser que notre civilisation dite moderne serait la seule dans l’histoire à posséder une telle connaissance qui est en voie de progression pour notre destruction ? Si oui, nous serions surpris par la Parole de Dieu qui nous dit dans l’Ecclésiaste: «Ce qui a été, c’est ce qui sera; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une chose qu’on puisse dire: Voici ceci, c’est nouveau ? Elle a déjà été dans les siècles qui furent avant nous» (Ecc. 1:9, 10).

Le moyen par lequel Caïn se rendit sur la planète Nod ou Vulcain nous est révélé dans la science de l’anti-magnétisme, science qui est convoitée fortement par les scientifiques de nos jours et qui fut utilisé par les Égyptiens pour construire leurs pyramides. Même que l’attraction du champ magnétique de cette planète mystérieuse aurait déterminé la stature des habitants sur notre monde, ce qui fait que le gigantisme était l’état normal des choses sur la face de la terre en ce temps. En fait, une version française du livre d’Énoch mentionne même que Noé et ses fils étaient des géants, ce qui expliquerait très bien pourquoi il y avait encore des géants après le déluge, comme nous voyons dans Énoch 105:13-16:

13- Alors, moi, Énoch, je lui répondis : Le Seigneur est sur le point de faire une nouvelle œuvre sur la terre. Je l’ai vu dans une vision. Je t’ai parlé du temps de mon père Jared, de ceux qui, nés du ciel, avaient cependant transgressé la parole du Seigneur. Voici : Ils commettent l’iniquité, et ils ont transgressé les ordonnances, et habitaient avec les femmes des hommes, et engendraient avec elles une postérité infâme.

14- Pour ce crime, une grande catastrophe surviendra sur terre ; un déluge l’inondera et la dévastera pendant une année.

15- Cet enfant qui vous est né survivra seul à ce grand cataclysme avec ses trois fils. Quand tout le genre humain sera détruit, lui seul sera sauvé.

16 Et ses descendants enfanteront sur la terre des géants, non pas nés de l’esprit, mais de la chair. La terre sera donc châtiée, et toute corruption sera lavée. C’est pourquoi, apprends à ton fils Lamech, que le fils qui lui est né est véritablement son fils ; qu’il l’appelle du nom de Noah, parce qu’il vous sera survivant. Lui et ses fils ne participeront point à la corruption, et se garderont des péchés qui couvriront la face de la terre. Malheureusement, après le déluge, l’iniquité sera encore plus grande qu’auparavant ; car je sais ce qui doit arriver ; le Seigneur lui-même m’en a révélé tous les mystères, et j’ai pu lire dans les tables du ciel.

Tout semble indiquer que la destruction de la planète Nod ou Vulcain joua un rôle important dans le déluge. Des calculs récents de certains scientifiques indiquent que Mars aurait été une des lunes ou satellites de cette planète perdue. Mars aurait même été habitée en cette période par la descendance de Caïn. Ce qui semble être des ruines d’une ancienne civilisation à sa surface dans la région de Cydonna, la cité des anges, indiqueraient la présence possible d’une race intelligente qui l’habita lorsqu’elle fut couverte d’océans et d’un sol fertile.

Les circonstances qui sont reliées à la destruction de Nod, se rapportent à une tentative d’invasion et d’infiltration des Néphilims sur la terre, dont le but fut de corrompre l’esprit des fils de Dieu et de semer la débauche.

Que l’Écriture se donne la peine de souligner le fait «qu’il y avait des Néphilims (disgraciés) sur la terre en ce temps là» (Gen. 6:4) indique clairement qu’ils n’étaient point sur la terre avant cela.

Le livre d’Énoch mentionne que «les fils des cieux» descendirent sur la terre sur le sommet du mont Hermon dans le temps de Jéred. Ils étaient deux-cent qui descendirent et vinrent enseigner aux hommes toutes sortes de sciences cachées comme l’art de la guerre, les complots, le retentissement des sons, les plaisirs de la sensualité, et la propriété des plantes, comme nous voyons aussi dans la Bible de l’Épée à Gen. 5:16-24:

16 ¶ Alors Caïn renonça à la présence de l’Éternel, et habita dans l’astre errant de Nod (errer, planète), et s’éleva contre la Grâce de Dieu.

17 Puis, en ce lieu, Caïn réalisa son existence, qui conçut et engendra une initiation à une nouvelle naissance; et il érigea une vengeance terrible contre Dieu, qu’il appela Hénoc, du nom de sa condition de disgrâce

18 Puis Irad (la séquestration) naquit à Hénoc, et Irad engendra Mehujaël (affligé de Dieu), et Mehujaël engendra Methushaël (l’homme divinisé), et Methushaël engendra Lémec (le renversement de l’être).

19 ¶ Et Lémec prit deux femmes: le nom de l’une était Ada (plaisir), le nom de l’autre Tsilla (protection).

20 Et Ada enfanta Jabal (fastueux); il fut père de ceux qui demeurent dans des sanctuaires et près des rachetés.

21 Et le nom de son frère était Jubal (une source); il fut père de tous ceux qui manipulent le retentissement (harpe) de la sensualité (chalumeau).

22 Et Tsilla, elle aussi, enfanta Tubal-Caïn (le producteur), qui affinait (forgeait) tous les complots et les enchantements qui se transpirent; et la sœur de Tubal-Caïn fut Naama (séduisante).

23 ¶ Et Lémec dit à ses femmes: Ada et Tsilla, écoutez ma voix; femmes de Lémec, prêtez l’oreille à ma parole: Oui! j’ai tué un homme pour ma séparation d’avec Dieu, et un jeune homme pour mon attachement à Cain.

24 Car si Caïn est vengé sept fois contre Dieu, Lémec le sera soixante-dix-sept fois.

Or, Jéred (Gen. 5:15-20), signifie littéralement «la descente» ou «l’abaissement», car en ce temps, les hommes de la lignée de Seth tombèrent dans l’abaissement moral. C’est exactement cela que nous voyons dans Gen. 6:5 où il est dit «que la malice des hommes était très-grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de leur cœur n’était que mal en tout temps». C’est la raison pour laquelle Dieu décida d’exterminer la race des hommes de dessus la terre (Gen. 6:7).

Il est important de comprendre que pour les anciens, le mot «terre» détenait souvent un sens cosmique plutôt que local. C’est à dire qu’il ne se rapporte pas toujours à notre monde que nous nommons «la Terre», mais à tous corps de matière solide dans notre système planétaire où il y avait de la vie, de l’eau, et de la végétation. Si tel est le cas ici, et tout semble indiquer que ce l’est, nous faisons face à une extermination universelle de la race humaine, autant des hommes qui vivaient sur notre terre que ceux qui vivaient sur d’autres corps célestes à l’intérieur de notre système planétaire.

Le retour de Caïn sur notre terre d’où il avait été banni, engendra ainsi une catastrophe cosmique universelle. Selon plusieurs scientifiques, la planète Vulcain (ou Nod) entra en collision avec un autre corps céleste qui en toute probabilité fut une de ses lunes. L’explosion de la planète déstabilisa l’équilibre de l’ordre dans les sphères célestes et détruisit le système écologique de tous les mondes habités. Des fragments énormes frappèrent Mars et plusieurs autres mondes, mais aussi notre Terre bouleversant son axe de positionnement spatial et occasionnèrent le déluge. Tout ce qui avait souffle de vie dans la création entière, incluant le Néphilims qui habitèrent Nod, fut exterminé, sauf les Chérubins qui habitent une dimension d’existence différente de la nôtre. Mais Dieu se garda huit personnes dans le but de restaurer la création et sauvegarder la promesse du salut en Jésus-Christ.

De tout ce que nous avons vu, il est évident que le péché provient du cœur de l’homme, de sa conscience dépravée, et non d’une source externe. Malgré que Dieu détruisit le premier monde par le déluge universel, le péché continua à exercer ses ravages dans les survivants. On ne tarde pas à le voir faire surface dans les fils de Noé et dans toutes les générations qui suivirent, et cela sera ainsi jusqu’à la fin des temps.

A Christ seul soit la Gloire

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