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La pure intelligence qui rayonne – Bob Adamson

 

BOB ADAMSON

BOB ADAMSON EST ABSOLU DEPUIS SA RENCONTRE AVEC Sri Nisargadatta Maharaj

Bob Adamson : citations

« Ce que vous êtes, c’est la pure intelligence qui rayonne. L’idée même de rayonner implique un mouvement. Le mouvement est énergie. Je l’appelle « pure intelligence-énergie ». Elle brille dans vos yeux. Vous ne pouvez pas dire ce que c’est, et vous ne pouvez pas non plus la nier. C’est « rien », une « non-chose » (no-thing, en Anglais), elle ne peut être objectivée. Son expression, c’est une sensation de présence, un sentiment vivant, vibrant qui se traduit à travers le mental par la pensée « je suis ». Cette pensée première « je suis » n’est pas la réalité. C’est le mieux que le mental ou la pensée puisse exprimer de la réalité, car la réalité est inconcevable pour le mental. C’est un non-objet. Sans la pensée « je suis » est-ce la tranquillité, le silence? Ou existe-t-il une pulsation, une vie, un rayonnement? »

La pensée en termes de sujet et objet semble recouvrir l’état naturel (la Conscience). Mais sans conscience, la pensée ne pourrait pas avoir lieu. Parce que la pensée apparaît dans la Conscience (comme un nuage apparaît dans le ciel), réalisez que la pensée en essence est conscience. En comprenant cela, le fait de penser ne peut plus obscurcir la conscience.

S’il est vu que l’ego ou point de référence n’a pas de substance, n’est pas de nature indépendante, il sera clair que tous concepts ou images qui apparaissent, apparaissent naturellement d’eux-mêmes, et au lieu de ressentir le besoin de les rejeter ou de les écarter, ils peuvent être vus comme utiles pour la protection, l’aide ou la défense de l’organisme – comme dans le royaume animal, un changement de couleur peut se produire… sans aucune tentative de changer l’apparence.

Si l’ego ou le point de référence est pris pour quelque chose de substantiel, avec une nature indépendante – un « je » ou un « moi » existant – alors tout ce qui arrive, au lieu d’être un fonctionnement naturel, se passe dans un état forcé, de peur, d’anxiété, de stress etc., car cette entité n’existant pas, elle ne peut vivre à la hauteur de ce qui est imaginé. Et même si on entend parler d’un fonctionnement naturel non conceptuel, croyant encore au point de référence, des efforts inutiles et artificiels vont être faits pour recréer l’idée de cela.

C’est une illusion de croire que « vous » existez – l’entité « vous » est imaginée. Le fait que vous imaginez que « vous » existez comme quelque chose ou quelqu’un de séparé est la cause de l’acceptation ou du refus de quelque chose de connu. C’est l’illusion racontant l’histoire de sa propre déception. Le connaisseur et le connu sont simplement des concepts divisant en apparence la connaissance naturelle non conceptuelle. Croire en la pensée « je suis » donne une apparente réalité au monde objectif, qui est en perpétuel changement, pourtant en essence tout est cette connaissance naturelle – rien d’autre.

La Conscience-présence qui brille d’elle-même n’est pas le résultat d’un effort. Il n’est nul besoin d’essayer de faire quoi que ce soit, dans l’espoir que soudainement quelque chose se produise et qu’elle apparaisse. La Conscience-présence est toujours là, maintenant, qu’elle soit reconnue ou apparemment perdue. Ce n’est pas quelque chose qui peut être créé ou détruit. La pensée conceptuelle est comme le nuage qui apparemment bloque le soleil.

Nous sommes Cela. « Cela » signifiant la place apparente dans la Conscience où la Conscience brille. Mais dans l’ignorance de notre vraie nature, Ce que nous sommes, cette apparente place dans la Conscience est appelée « je » ou « moi ».

Tout ce qui est traduit ou mis en concept comme autre que la Présence-Conscience, n’a pas à être refusé, mais reconnu pour ce qu’il est – pure Conscience-présence apparaissant comme autre – toujours et seulement Cela.
Le reconnaissant, la conceptualisation tombe et la conscience pure reste non concernée par les pensées.

Dans la reconnaissance de la Présence-conscience, il n’y a « rien » à voir, simplement la vision naturelle, non conceptuelle, telle que c’est présentement, sans sujet ni objet. Voyez cela et la réalisation est immédiate, que ce qui est étiqueté comme conscience ou mental ne peut être exprimé en tant que sujet ou objet. Etant vide d’un sujet ou objet, c’est la vacuité qui voit (la vacuité qui connaît). La vacuité ne peut être ni vidée du vide, ni remplie par lui. Avec ce concept annulé, seule demeure la vacuité indescriptible, sans mots ni pensées. Pas le vide ou le néant, mais une vacuité intense qui brille, se connaît, et est consciente d’elle-même, comme un ciel clair plein de lumière. Voyez vous-même. Personne ne peut le faire pour vous. Une simplicité immédiate. Observez que la vision est permanente. Un doute, une question et le chercheur est présent de nouveau. Voyez-le et la vacuité non conceptuelle reste non perturbée.

Chaque chose vient de, apparaît dans et retourne à la vacuité naturelle. Les allées et venues des choses sont temporaires, mais la vacuité connaissante, étant vide demeure. Etant vide, elle n’est rien en soi, elle ne peut être remplie ou vidée de choses, car les choses qui apparaissent dans la vacuité ne sont pas de nature indépendante et donc, en réalité, elles sont la même vacuité, apparaissant comme autre. Chaque chose perçue est vacuité.

Reconnaissez l’état naturel que vous êtes – la pure Présence-conscience qui embrasse tout, ressemble à l’espace, toujours spontanée, sans point de référence, qui n’a aucune substance ou existence indépendante. Ne pas reconnaître cet état naturel (l’unité de l’apparence et de la vacuité, l’espace et son contenu) l’illusion se produit et il y a une fixation sur l’apparence – moi et les autres, une apparente dualité. Sans cette fixation, c’est la liberté en tant qu’état naturel, l’illusion se dissout et l’équanimité (non-dualité) prévaut. Demeurer naturellement dans cet état est la méditation naturelle, avec personne pour méditer et rien comme objet de méditation – il ne s’agit pas d’essayer d’obtenir ou d’essayer d’éviter, mais simplement être sans effort, ce qui est toujours et déjà le cas. Reconnaissez cela encore et encore.

Il ne peut exister un problème que si les choses – y compris « celui qui voit » – sont prises pour être autre chose que cette vacuité naturelle.

Bob

Bob Adamson, « le marin », a voyagé en Inde dans les années 1970, où il a rencontré Sri Nisargadatta Maharaj. La recherche de Bob s’est terminée en la présence de Nisargadatta : « Nisargadatta m’a montré la réalité que Je Suis. Maintenant je réside en Cela. ».
Depuis, il partage sa compréhension avec ceux qui recherchent des réponses aux questions essentielles de la vie. Ce livre rassemble des échanges qui ont lieu chaque semaine, chez lui, à Melbourne, en Australie.

Source : ABSOLU

A lire également : http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2007/08/la-pure-intelligence-qui-rayonne-bob.html

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