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La philosophie des Archimages

La philosophie inhérente à l’Archimagistère en tant que “philosophie” ouverte et inclusive nécessaire à l’énoncé même de ses thèses la définissant, autant que la Magie Initiatique en tant que moyen, sont très simples dans leur concept. Leur difficulté d’appréhension réside dans le décalage qu’elles peuvent parfois induire dans le mental dit “ordinaire” (en opposition à un “mental ouvert” auquel toutes formes de réalités sont accessibles, et appelé alors “supramental”.

ces deux aspects mentaux pourraient très bien être schématisés par des courbes mathématiques, mais trop complexes et totalement hors sujet pour être abordées ici).

Pour ce qui est de l’abord des notions de “mental” ordinaire et de “supramental” (cette seconde appellation n’étant qu’arbitraire), je vous renvoie à l’article “Notions de Réalités“.

La totale spécificité de la philosophie Archimagistérale repose entièrement sur la notion d’Unité, par opposition à la dualité que l’on trouve dans toutes les manifestations de la nature… inférieure.

J’appelle ici “nature inférieure” ce qui a trait à la nature dans son sens le plus vaste, mais uniquement dans ce qu’elle a de visible, ou du moins susceptible d’être appréhendé par la conscience objective de l’humain, et du domaine des conséquences et non relevant du principe des causes. Ceci inclut également les manifestations de la nature et des entités qui l’habitent, sur les plans subtils, eux-mêmes susceptibles d’être perçues grâce à des qualités médiumniques certaines.

La nature a aussi, en sus, ses manifestations supérieures, et encore au-delà, ses Raisons supérieures. Ce dernier domaine appartient au principe causal, hors de portée de l’ambivalence des polarités opposées comme l’est la nature inférieure, siège de l’intérêt de tous les paganistes, lucifériens et autres, hors même de la portée des plus puissants médiums car ce plan causal ne peut être ni “perçu” ni même appréhender de quelque façon que ce soit en tant que source d’informations par rapport aux causes qui y siègent et y prennent naissance.

Il ne peut être intrinsèquement et immédiatement connu à quelque moment que ce soit, qu’en ayant fondu en lui sa conscience.

Ce principe causal est fondamentalement unitiste dans la parfaite et naturelle complémentarité de ce qui en fait l’essence car en lui n’existe aucune opposition ni aucune ambivalence, ni même aucune manifestation de conséquences.

Cette notion d’unité n’est pas en opposition avec celle de la dualité (ce qui la rendrait alors aussi duelle que la dualité elle-même à cause de cette notion d’opposition justement).

L’Unité est au contraire en position de transcendance par rapport à la dualité.

Dans la hiérarchie des manifestations des principes premiers de la Création, le caractère “unique” est supérieur à celui de la multiplicité, c’est une évidence.

La dualité est donc une forme de déclinaison du principe premier fondamentalement UN qui est le principe créateur primordial et qui est aussi le Divin, l’Absolu, le Suprême, quel que soit le nom qu’on puisse donner à cette essence primordiale (et non l’idée que l’on peut s’en faire en tant que “personnage religieux”) car en rien, le Divin n’exprime quelque dualité ou ambivalence que ce soit.

Le manichéisme voyant un Dieu au sommet de la polarité “Bien”, en opposition avec la polarité “Mal”, n’a aucune forme de réalité possible. La seule chose à laquelle le mal s’oppose, c’est le bien, pas le Divin!

Non pas parce que le mal ne le souhaite pas, mais parce qu’il en est fondamentalement incapable. Le mal peut en revanche lutter contre le “plan Divin”, en somme la planification de l’Immanent Ordre des Choses, mais non être en quoi que ce soit sont réel opposé.

Le principe premier et le plus pur du Mal cosmique de la Création lui-même est par nature incapable de s’extraire du plan prévu par le Divin, raison pour laquelle le Mal absolu n’existe pas.

Les lois d’oppositions qui régissent le principe dualistique sont naturelles (la nuit “s’oppose” au jour, l’homme à la femme, le chaud au froid etc; l’opposition dont il est ici question n’est PAS conflictuel mais complémentaire), donc sans JAMAIS se combattre (contrairement aux hommes et à leurs intérêts personnels dominés par l’ego, sur lesquels s’appuie leur usage du “mal”, ou du “bien” d’ailleurs).

Les lois d’oppositions ne font donc exclusivement que se compléter dans une totale harmonie, à l’image de chaque point d’un cercle auquel un autre point est diamétralement opposé par rapport au centre, seul et unique condition nécessaire à l’existence dudit cercle. Si nous abordons maintenant la notion de bien et de mal en tant que bipolarité opposée, nous pouvons considérer qu’ils ont chacun leur place sur tous les plans du Cosmos, de l’échelle de la Création à l’échelle humaine, mais la connotation que nous leur donnons car la seule connaissance actuelle qu’en ait la nature Humaine est leur perversion, autant celle du”mal” que celle du “bien”, ce en quoi ces termes, dans l’absolu, sont inadéquats, représentant une dérive de la compréhension correcte de la chose due au conditionnement de la civilisation actuelle, glorifiant en outre la force que représente ce qui est mal, et le ridicule utopiste que représente ce qui est bon.

Si on oppose par exemple la magie blanche et les œuvres du Bien, à la magie noire et les œuvres du Mal, on pourrait être tentés de conclure, comme le font d’ailleurs les satanistes et autres démonolâtres qui s’ignorent pour la plupart, que l’usage du bien comme celui du mal relève des lois de la nature et que l’un et l’autre ne sont ni fondamentalement “bons” ni fondamentalement “mauvais”, mais qu’ils sont, tout simplement, et que tour à tour l’humain en fait usage en fonction des circonstances. C’est ainsi que les lucifériens justifient leurs actions négatives, ou les satanistes, leurs appels aux forces lourdes et telluriques à vocation destructrices.

C’est ici qu’une autre notion doit être abordée et qui ne l’est systématiquement jamais.

C’est une sorte de “chaînon manquant” à cette logique d’absolution à quatre sous, et dont l’absence passe relativement inaperçue, bien qu’elle suscite certaines questions chez certaines personnes; questions auxquelles les religions répondent généralement par quelque chose d’à peu près équivalent à: “c’est un mystère”, “Dieu seul le sait”, “C’est un péché de chercher à savoir”, “Dieu est grand un point c’est tout”, ou encore “Tais-toi, ou je te coupe la tête”, selon les religions concernées.

Cette notion est celle de la philosophie unitiste et des éléments contextuels qu’elle apporte afin de compléter définitivement le décor dans lequel se déroulent les polémiques sur le Bien et le Mal.

Afin de s’en persuader il faut admettre deux choses :

L’être humain n’est pas davantage abouti par rapport à son état idéal, que le mouton l’est par rapport l’être humain ordinaire. “L’être humain”, en terme d’évolution intérieure, de maturité spirituelle, disons de maturité de conscience au sens vertueux du terme, va de l’humain bestial à l’Humain Divinisé, manifestant alors sa totale fusion dans le Principe Divin duquel sa nature profonde est issue, et donc manifestant aussi sa naturelle finalité.
Ce qui préside à l’intention, elle-même présidant à l’entreprise d’une action, est déterminant dans l’équilibre précaire des forces évolutives et involutives du microcosme à titre individuel, comme du macrocosme à titre collectif.

La méconnaissance totale de ces deux vérités mène systématiquement à cette gravissime aberration :

“L’être de forme humaine représente, de par sa seule forme et sans efforts de sa part, un total aboutissement en position de souveraineté dans un monde où la dualité préside à toute chose en tant que ses moyens d’actions, eux-mêmes les plus aboutis“.

Ceci est PURE ILLUSION et source de toutes les dérives faisant de notre civilisation humaine et de notre planète par conséquent, le monde en ruine que nous lui connaissons (pour peu que nous soyons encore assez lucides pour parvenir à le percevoir ainsi).

La philosophie des Initiatique démontre, par le simple constat du vécu de certains et de ses conséquences sur eux-mêmes comme leur entourage proche ou lointain, que l’humain est une pure manifestation du Divin non encore manifestée consciemment en tant que telle (un être humain serait donc, pourrait-on dire, quelque chose de “non fini”, tant dans le sens d’illimité que dans celui de non-terminé, le premier justifiant le second, bien qu’il existe sur l’échelle de cette progression une frontière séparant clairement la nature humaine limitée de la nature Divine illimitée pour une même forme humaine.

C’est ce que la Tradition a désigné sous le nom de “libération spirituelle”, “réalisation intérieure”, “illumination” etc.).

L’intention première déterminant les choix de vie de l’Humain est également déterminante dans ses propres devenir et finalité spirituels, mais aussi ET SURTOUT sur celle des autres car TOUS, êtres sensibles que nous sommes de par la Création, sommes aussi les infinies déclinaisons sous des formes multiples d’une chose commune, seule et unique: l’Absolu en chacun, comme en toute chose, les uns et les autres, humains mais aussi animaux, végétaux, minéraux, dieux ou assassins, de la Terre ou d’un autre monde, tous, sans exception, inter-reliés les uns avec autres!

La philosophie des Initiatiques ne s’attache qu’à la valeur de l’Unité, seule voie possible permettant d’échapper aux inévitables excès des extrêmes dualistiques (voie dite “du milieu” enseignée par le Bouddha historique notamment), alors que certains osent prétendre suivre une telle voix médiane car ils enchaînent les excès des deux opposés tour à tour (je pense, à titre d’exemple, au nouvel “Ordre du Scorpion Noir” dont rien que le nom n’est pas très avenant).

Ainsi, un véritable Magicien Initiatique, lorsqu’il opère (correctement), NE DECLENCHE JAMAIS de choc en retour! (voir à ce sujet, la rubrique “Approche du choc en retour“).

L’USAGE DU MAL EN TANT QUE VOIE DE DESTRUCTION POUR QUELQUE RAISON QUE CE SOIT, HORS DU CONTEXTE NATUREL SUPÉRIEUR DE GESTION DES FORCES ÉVOLUTIVES ET INVOLUTIVES, HORS D’UNE ATTITUDE STRICTEMENT DÉTACHÉE DU RÉSULTAT DE CET USAGE ET DE SES CONSÉQUENCES, DONC FONDAMENTALEMENT NON-EGOÏSTE, HORS D’UN SENTIMENT D’AMOUR PROFOND ET VRAI POUR LA CRÉATION ENTIÈRE, HORS DE TOUT AUTRE ATTENTE QUE CELLE D’UNE VOLONTÉ D’ÉVOLUTION COLLECTIVE DE TOUTES LES CONSCIENCES DE LA CRÉATION, QUELLES QUE SOIENT LEURS FORMES, ET HORS DE TOUTE ATTITUDE INTRINSÈQUEMENT DÉSINTÉRESSÉE POUR SOI-MÊME, SANS HAINE ET SANS PEUR, MÈNE SYSTÉMATIQUEMENT AU DÉSÉQUILIBRE INTÉRIEUR ET CONCOURT A LA PERTE DE L’UNIVERS TOUT ENTIER, COMME UN VIRUS, EN PARTANT D’UNE ACTION ISOLÉE, CONCOURT A LA MALADIE DU CORPS DANS SON ENSEMBLE PUIS A SA MORT… SI LE VIRUS N’EST PAS ÉRADIQUE AVANT !

(Je vous renvoie à ce propos à la rubrique “Approche de la vraie nature de Dieu).

ET IL EN VA EXACTEMENT DE MEME POUR L’USAGE DU BIEN !

Le “Mal” Cosmique en tant que force universelle d’une part, et le mal dont peut être capable un être humain d’autre part, N’ONT STRICTEMENT AUCUN RAPPORT! Et comme je le disais plus haut, quel que soit le mal dont puisse être capable un individu quel qu’il soit, et quoi qu’il fasse pour s’y opposer, ne peut en rien se placer hors de la phénoménale étendue du plan Divin pour chacun comme pour lui-même personnellement.

https://archimagistere.com/

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