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La Pensée Mutidimensionnelle pour conjuguer: Sentiment de Sécurité et Distance Emotionnelle

par Miléna@OR

pensée magique2Conjuguer sentiment de sécurité et distance émotionnelle semble difficile, tant le fait de s’éloigner du connu provoque un stress dont nous ne sommes pas totalement conscients.

Pourtant il existe des moyens efficaces, et le chamanisme ancien a pu nous le démontrer. Toutefois, les temps changent et aussi les mentalités, l’inconscient collectif s’adapte et nous pouvons constater que l’être humain est de plus en plus individualisé… Nous avons laissé tomber la conscience de groupe et sommes maintenant bien enracinés dans notre volonté inconsciente de réaliser le but de notre identité.

L’individualisation nous a poussé à la plus extrême séparation, mais tout à coup pointe à l’horizon de notre conscience le concept de multidimensionnalité ….

Il semble difficile de comprendre pourquoi la pensée multidimensionnelle s’apparente à la pensée magique, tant le concept d’exister au sein de multiples dimensions semblent défier notre univers connu.


Pourtant c’est simple à comprendre, puisque nous existons dans plusieurs mondes ou dimensions simultanément, nous pouvons concevoir qu’un double de nous-même agit au sein de ces diverses réalités. Et nous pouvons à tout moment contacter en nous-même nos doubles au sein de ces diverses réalités par des moyens simples que nous auront tout simplement inventé….

C’est ce que font les magiciens du chaos en se construisant des sceaux qu’ils appellent Sigils, les sigils fonctionnent en utilisant directement l’inconscient, qui est une puissante matrice de la volonté magique. Les sigils ne sont que de simples instruments de connexion.

Il existe différentes façons de nous procurer nos instruments personnels de connexion à nos doubles sub/cosmiques..

Joêl Ducatillon a émis le concept de la Pierre Diamant, une simple pierre de rivière encodée de nos énergies en méditation et qui va nous servir dans les moments où nous ne sommes pas en mesure de passer en état alpha, c’est à dire dans toutes les situations que nous vivons en dehors de l’état méditatif….

doudou-ange-lapin-fushiaD’ailleurs l’inconscient collectif a fait en sorte d’éveiller la pensée magique chez les enfants en démocratisant à l’extrême, le concept du « doudou »... Il n’y a jamais de hasard. Dans une société où la technologie tend à nous mécaniser, notre inconscient se devait de trouver une alternative. Il a trouvé le « doudou », magique, rassurant et quelquefois créatif, mais pas suffisamment à mon goût. En effet pour que les effets du « doudou » sur la pensée magique soient réellement opérationnels il serait utile d’inventer maintenant le concept de re/création par l’utilisation de nouveaux jeux et manuels de customisation des « doudous » …

« Custome ton doudou à ton image » devrait être la devise de tous les enfants de trois ans.

En fait, ce qu’il est impératif de comprendre, c’est que nous pouvons choisir en toute indépendance notre façon personnelle de créer nos propres « programmes » afin qu’ils deviennent des « alliés de pouvoir » au service de notre multidimensionnalité.

Ayant une fonction subliminale, « l’objet de pouvoir » va supprimer la barrière qui sépare notre inconscient et notre subconscient.

Il va fonctionner comme un sorte de programme que nous envoyons à notre inconscient afin de transformer nos croyances et adapter nos modes d’action aux « mondes plus sensibles ».

AO Spare dans le livre du plaisir, définit les sceaux magiques comme « un moyen mathématique de symboliser le désir et de lui donner une forme qui ait la vertu d’empêcher toute pensée sur, ou association à, ce désir particulier, échappant aux recherches de l’Ego, de sorte que ce dernier n’attache ou ne restreint pas tel désir à ses propres représentations transitoires, souvenirs et tracas, mais permet son libre accès au subconscient »

Cet éveil de la conscience multidimensionnelle passe donc par notre faculté à reconnaître ce qui est nécessaire pour nous-même en tant qu’individu possédant une identité unique, non séparée de l’infini non-mesurable.

Reconnaître notre Identité propre, est la première étape de notre capacité à « laisser créer » ce qui en nous ne demande qu’à s’exprimer.

Quels sont les plus grands freins à notre réalisation en qualité d’êtres multidimensionnels ?

Je vous propose ici, trois études réalisées par des scientifiques, sur le fonctionnement du mental humain au sein desquelles chacun de vous va pouvoir se reconnaître, s’accepter et se transfigurer….

Miléna

pensée magique 3

Pensée magique, sentiment de sécurité et distance émotionnelle

 

1 – Avons-nous un parti pris contre la créativité?

Par

Selon une étude menée par Jack Goncalo, professeur au département de comportement organisationnel à l’université Cornell, Jennifer S. Mueller de l’université de Pennsylvanie et Shimul Melwani de l’université de Caroline du Nord, nous avons tendance à avoir un parti pris contre les idées créatives et ce, même quand on les désire ardemment.

Alors qu’elles sont le moteur de l’innovation, les organisations, les institutions et leurs responsables ont tendances assez uniformément à les rejeter, même lorsque la créativité est le moteur essentiel de leur existence.

Pire, les gens ont tendance à ne pas les reconnaitre et à être mal à l’aise quand ils y sont confrontés.

cerveau créativité

Image : Est-ce que le monde traditionnel des affaires est en guerre contre la créativité ?, par OpenSourceWay.

En fait, constate l’étude, les idées créatives ont plutôt tendances à générer un sentiment d’incertitude qui rend la plupart des gens mal à l’aise. Ils ont tendance à les rejeter au profit d’idées purement pratiques et éprouvées.

Pire notre partialité vis-à-vis des idées créative est si subtile, qu’elle nous empêche bien souvent de les reconnaître.

Dans les expériences menées par le professeur Goncalo, les cobayes avaient ainsi une réaction négative quand on leur présentait une innovation comme une chaussure de course équipée d’un tissu pour refroidir le pied et réduire les ampoules, alors qu’à priori, on devrait plutôt faire bon accueille à une pareille révolution ! 😉

Alors que les gens affirment explicitement apprécier les idées créatives, bien souvent, ils les considèrent négativement et ont tendance à les rejeter, comme on écarte du revers de la main un nouveau produit parce qu’on ne le connaît pas ou qu’on doute de ses effets.

Cela ne veut bien sûr pas dire que toute idée qui vous rend mal à l’aise est une solution créative – les mauvaises idées sont toujours des mauvaises idées -, mais que vous devriez vous y reprendre à deux fois quand vous avez tendance à rejeter une idée…

“L’incertitude que les idées créatives génèrent en nous, nous rend moins capables de reconnaître la créativité quand on en a le plus besoin”, concluent les chercheurs (via Science Daily).

Une étude précédente (.pdf) de Jack Goncalo et Jennifer S. Mueller montrait déjà que les plus créatifs talents d’une entreprise sont majoritairement perçus comme de piètres leaders.

Le créatif fait un piètre manager car aux yeux de ses subordonnés : un leader crédible doit être sérieux plutôt qu’original.

Les stéréotypes ont décidément la vie dure.

 

2 – Quand les langues étrangères accroissent la rationalité de nos décisions

Comment accroitre la rationalité de nos décisions ?

Dans de nombreux articles, nous avons mentionné les recherches en économie comportementale, qui montrent l’existence de deux processus concurrents dans notre cerveau :

ceux que le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman nomme″ le “système 1″ et le “système 2.

Le premier, rapide, intuitif et fortement émotionnel, nous aide à prendre des décisions dans l’urgence : c’est l’héritier de millions d’années d’évolution. Parfait pour la savane, il éprouve cependant quelques difficultés dans le monde contemporain, et notamment à gérer des calculs un peu complexes. Il est hautement dépendant de notre état émotionnel.

Le “système 2″, lui, concerne la pensée consciente,logique, linéaire, rigoureuse…Malheureusement, il est aussi plus lent, et aisément perturbé par le stress.

Des chercheurs de l’université de Chicago (.pdf) se sont interrogés sur les conséquences de l’usage d’une langue étrangère sur notre prise de décision.

Deux réponses s’offrent à nous. Dans le premier cas, il se pourrait que la “surcharge cognitive” provoquée par la nécessité d’user d’un langage mal connu réduise nos facultés de pensée rationnelle, laissant libre court à nos réactions plus spontanées. Dans le second, on imagine qu’au contraire, la nécessité de recourir à nos capacités logiques pour nous exprimer tendrait à accentuer notre côté rationnel. Selon les travaux menés par cette équipe, la seconde hypothèse semble la bonne.

Les chercheurs ont effectué une série d’expériences en utilisant des dilemmes bien connus des spécialistes de l’économie comportementale.

La première portait sur l’aversion au risque. Ils ont proposé à leurs sujets l’énoncé suivant :

Une maladie mortelle se répand à toute allure et a atteint 600 000 personnes. Il existe deux médicaments qui donneront les résultats différents.

1) Avec le premier, on pourra sauver 200 000 personnes.
2) Le second aura 33,3% de chance de guérir tout le monde, et 66,6% de ne sauver personne.

jeu de casinoLa seconde possibilité apparaît comme trop risquée. Dans la plupart des cas, les gens choisissent l’hypothèse 1. Mieux vaut tenir que courir. Pourtant, en cas de succès, le second médicament pourrait sauver beaucoup plus de vies.

Les chercheurs ont réitéré cette expérience, mais avec une variation. Ils ont, bien entendu, fait appel à un groupe témoin dans lequel, comme on pouvait s’y attendre, 70% des cobayes ont opté pour la première option. Mais ils ont aussi travaillé avec d’autres groupes qui ont répondu au questionnaire en utilisant une langue étrangère et avec un résultat très intéressant.

Forcés de s’exprimer en Japonais, les sujets ont presque fourni un 50-50 (avec toujours toutefois un petit avantage pour la réponse 1). Les chercheurs ont obtenu les mêmes résultats avec des groupes parlant d’autres langues.

Une langue étrangère pour se distancer de ses émotions

La seconde série d’expériences concernait un autre phénomène bien connu : l’aversion à la perte.

Lorsqu’on propose à quelqu’un de parier une somme sur un pile ou face, plusieurs fois de suite, il a tendance à éviter les choix qui risquent de lui faire perdre de l’argent. Par exemple, expliquent les auteurs, si vous proposez à quelqu’un un pari où il risque de gagner 12$ ou d’en perdre 10, les gens préfèrent décliner l’offre, bien que, rationnellement, la décision inverse pourrait s’avérer positive. On a donc demandé à des sujets coréens d’accepter ou de refuser une série de 18 paris, certains impliquant de petites sommes, d’autres des montants beaucoup plus importants. Ici encore, on observe une asymétrie selon que le test est mené dans la langue maternelle ou en anglais. Mais la différence s’exprime surtout sur les “gros” paris, les plus attrayants (et les plus risqués).

Lors de la dernière expérience, on donna 15 $ à des sujets anglophones et on leur proposa une suite de paris très simples, à pile ou face. A chaque fois, il devait miser 1 $. Si le joueur gagnait, il recevait 1,5 $. Sinon, il perdait sa mise. Il pouvait parier autant de fois qu’il voulait et pouvait conserver l’argent à la fin.

Lorsque la procédure s’est déroulée en espagnol, les parieurs se sont avérés bien plus audacieux.

A quoi serait dû cet effet ?

Au fait que l’usage d’une langue étrangère placerait une distance avec toutes les connotations émotionnelles qui encombrent les mots appris dans notre enfance.

Une conclusion qui pourrait bien avoir des conséquences pratiques d’après les auteurs :

“Sachant que de plus en plus de gens utilisent une langue étrangère de manière quotidienne, notre découverte pourrait avoir de larges implications pour les individus et la société. Par exemple, les personnes qui prennent couramment des décisions dans une langue étrangère pourraient s’avérer moins biaisées dans leurs économies, leurs investissements ou leurs choix de retraite, à cause d’une réduction de leur aversion myopique du risque. Sur le long terme, cela pourrait se révéler très profitable.”.

Via Scientific American.

 

3 – Les bienfaits de la pensée magique

Le consensus semble établi par la plupart des chercheurs en neurosciences.

L’homme n’est pas un animal rationnel.

Tandis que les experts en neuroéconomie, le prix Nobel Daniel Kahneman en tête, découvrent que l’être humain est un pauvre calculateur (au point que certaines personnes souffrant de lésions cérébrales montrent une bien meilleure capacité à investir et évaluer les risques que des personnes saines), d’autres chercheurs appréhendent les origines biologiques et cognitives de la religion : un récent numéro de New Scientist a d’ailleurs fait sa couverture sur le sujet.

D’un autre côté, Matthew Hutson, journaliste scientifique spécialisé dans les sciences cognitives et les neurosciences, nous chante les bienfaits de la superstition.

Il vient de publier le livre : Les 7 lois de la pensée magique : comment nos croyances irrationnelles nous gardent heureux, en bonne santé et sains.

Les fondements cognitifs de la religion populaire

Le New Scientist vient donc de sortir un numéro spécial “Science de Dieu”.

12828337L’article le plus intéressant du dossier est sans doute celui de Robert McCauley, spécialiste reconnu de la science cognitive de la religion, qui a récemment popularisé ses idées dans un livre Pourquoi la religion est naturelle alors que la science ne l’est pas.

Pour MacCauley, il existe dans notre cerveau un certain nombre de “modules” déjà câblés nous permettant, par exemple, de reconnaître les visages, d’apprendre le langage, d’avoir une “théorie de l’esprit”, d’être capable d’éviter les dangers…

Il emploie pour décrire ces fonctions le terme de “naturellement mature”.

Autrement dit, elles font partie du développement cognitif “normal” et ne nécessitent pas d’efforts particuliers d’apprentissage. Ce sont aussi des systèmes rapides, ils s’apparentent à ce que l’économiste comportemental Daniel Kahneman nomme le système 1, soit les fonctions mentales qui nous permettent de décider rapidement.

C’est l’ensemble de ces systèmes qui nous rendent réceptifs à la pensée magique et religieuse, explique McCauley. Lorsqu’ils se combinent entre eux, ils sont capables de créer des “faux positifs” susceptibles de nous amener à croire à des phénomènes “contre-intuitifs”.

Un exemple en est l’anthropomorphisme, qui consiste à attribuer une “théorie de l’esprit” à des objets qui en sont dépourvus. Dans le cadre d’un système rapide, l’anthropomorphisme a certainement une valeur adaptative réelle. Il valait mieux, pour l’homme préhistorique, soupçonner une intention (c’est-à-dire un prédateur) derrière un mouvement de branchages qu’ignorer cette intention lorsqu’elle existait.

Une autre conséquence est “l’apophénie” qui consiste à repérer des modèles significatifs là où il n’y en a pas : par exemple, apercevoir la Sainte Vierge sur sa tartine de confiture de fraise.

Tout ceci crée un réseau de comportements et de pratiques (rituels, espaces et objets sacrés, etc.) qui fondent de que McCauley appelle la “religion populaire,” un socle mental “par défaut” que nous avons tendance à développer naturellement.

Ainsi, pas besoin, comme le pensent certains scientifiques, d’imaginer une “zone du cerveau” consacrée à la religion. Celle-ci est une conséquence du développement cognitif normal de l’individu.

Mais McCauley insiste sur la notion de “religion populaire”, bien différente de la religion dogmatique et doctrinale qu’on peut revendiquer consciemment. S’il faut comparer la science à quelque chose, ajoute-t-il, ce n’est pas à la religion, mais plutôt à la théologie.

Science et théologie appartiennent en effet au “système lent” de Kahneman : ce sont les produits des fonctions les plus élevées, les plus rationnelles de notre cerveau.

Ce qu’il est important de noter, continue le chercheur, c’est que la théologie est finalement aussi éloignée de la religion populaire que cette dernière peut l’être de la science.

Un croyant aura beau mettre en avant certaines des caractéristiques les plus élevées de la divinité (omniprésence, omnipotence, etc.) cela n’aura guère d’impact sur son comportement religieux :

“Lorsqu’on leur demande, au cours d’expériences, de parler ou de penser aux actions de Dieu ou des dieux, les personnes religieuses abandonnent complètement et immédiatement les doctrines théologiquement correctes en faveur de la religion populaire – même s’ils viennent juste de revendiquer et affirmer ces doctrines. La façon dont ils pensent et parlent montre qu’ils considèrent plus Dieu comme une version de Superman que comme le maître omniscient omniprésent et omnipotent dans lequel ils affirment croire”.

Dans son livre, McCauley donne un exemple de ces expériences. Il raconte ainsi que la plupart des croyants interrogés lors d’un test de mémoire (dans lequel ils devaient se remémorer une histoire où un enfant prie pour avoir rapidement la vie sauve alors que Dieu est en train de répondre à une autre prière), tendaient à réinterpréter des passages en laissant entendre que Dieu avait du mettre un certain temps pour répondre à la prière, soit parce qu’il devait se relocaliser après avoir répondu à la prière précédente, soit parce qu’il n’avait pas fini d’exaucer cette dernière.

Les autres articles du New Scientist laissent passer un message analogue.

Un premier nous informe que les enfants sont “naturellement religieux”, qu’ils ont tendance à voir dans les événements aléatoires l’expression de la volonté d’agents.

Un second insiste sur le rôle fondamental des religions dans la naissance des civilisations.

La religion accroitrait l”‘esprit de coopération, explique l’auteur, et faciliterait les comportements sociaux en donnant à chacun l’impression d’être surveillé par des êtres surnaturels.

La superstition, un bienfait ?

cover-3dhutsonReste à savoir que faire de cette pensée “rapide”, si prompte à encourager le développement de toutes sortes de croyances diverses. C’est là que le livre de Matthew Hutson apporte un éclairage inédit. Sortez vos porte-bonheurs, vos fers à cheval et vos trèfles à quatre feuilles: la superstition joue un rôle positif.

L’auteur a exposé certains points clés dans un récent article pour le New York Times.

Selon lui, “nous sommes tous des mystiques”, à un certain degré.

Il va même plus loin en affirmant que “la pensée magique est la pensée par défaut”.

Autrement dit, nous sommes tous spontanément conduits à former des raisonnements “superstitieux”.

On s’aperçoit que bien des “lois psychologiques” énoncées par Hutson retrouvent les aspects de la religion populaire chère à McCauley : comme celle qui consiste à voir, même dans des événements aléatoires, l’expression d’un sens profond, d’un dessein caché.


Autre exemple, l’animisme, qui prête des intentions à l’ensemble des objets du monde vivant, y compris nos voitures (et bien sûr, aux robots, même les plus primitifs).

Parmi les “7 lois” formulées par Hutson (présentées dans le magazine Forbes), on mentionnera aussi le fait que “les objets ont une essence”, ce qui implique la multitude des objets sacrés, des talismans, des amulettes.

Ou encore, l’importance des symboles : ainsi, un mariage un jour d’orage, nous dit Hutson, peut être vu comme le signe de difficultés conjugales à venir. Bref autant d’attitudes magiques qui servent bien souvent de soubassement à la religion populaire au sens où l’entend McCauley.

Par bien des côtés, tout cela n’est pas bien nouveau pour les anthropologues, qui reconnaitront dans ces “lois” des phénomènes déjà décrits depuis bien longtemps par James Frazer ou Levy-Bruhl, et bien d’autres.

La nouveauté, c’est de reconnaitre que ces différents processus mentaux ne sont pas simplement des croyances induites par la culture ou qui participent d’une mentalité “primitive”, mais constituent la base de notre structure mentale. Et surtout, qu’ils peuvent se montrer avantageux.

220px-Buddist_PhasDans le New York Times, Hutson se base sur diverses expérimentations en psychologie pour asseoir son argumentation. Parmi elles celles réalisées par Lysann Damisch et son équipe à l’université de Cologne (.pdf).

La première expérience demandait aux sujets d’effectuer une épreuve dans laquelle certains disposaient d’une “balle de golf chanceuse”. Résultat, ceux qui ont utilisé la balle “porte-bonheur” (ou plutôt qu’ils croyaient telle) ont obtenu de meilleures performances que ceux qui se sont servis d’une balle présentée comme “neutre” – une petite note d’importance s’impose ici : un prétest avait établi que 80% des sujets croyaient aux pouvoirs des porte-bonheur.

Cette expérience montre donc que les gens superstitieux sont plus enclins à réussir certaines tâches en fonction de leur croyance, mais pas que des personnes sceptiques puissent se retrouver inconsciemment sous l’influence d’une superstition…


L’équipe a poursuivi d’autres expériences sur la superstition, et s’est essayée à comprendre les mécanismes psychologiques qui amenaient une augmentation de performance chez les sujets superstitieux.

Il s’est avéré que, amenés à résoudre une énigme en présence de leurs amulettes, ceux-ci tendaient à essayer plus longtemps et plaçaient la barre plus haut. Ils augmentaient ainsi leurs chances de réussir.

La “nouvelle magie” de Hutson connaitra-t-elle un effet de mode comme le neuromarketing ?

Peut-être bien. The Investor publiait récemment un article basé sur les thèses de Hutson pour donner des conseils aux hommes d’affaires. L’article lui-même n’est pas d’un grand apport, mais il est intéressant de remarquer que les idées de Hutson entrent déjà dans le logiciel intellectuel d’une profession qui, avec son armée de spin doctors et de “méthodes de réussite”, repose bien plus souvent sur l’ancien chamanisme que sur une quelconque rationalité.

Rémi Sussan

Source : http://www.internetactu.net/


Dossier réalisé par Miléna pour http://www.elishean.fr/

LIRE AUSSI : La magie du CHAOS

 

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