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La marche du monde – 2ème partie

par Hélios

Il y a quelques années, suite à l’envoi pendant quelques mois d’une « lettre confidentielle », j’ai appris et compris beaucoup de choses sur la marche du monde. En raison de circonstances particulières sur lesquelles je ne m’étendrai pas, j’ai décidé de publier quelques extraits de ces lettres. J’en trouve le contenu très crédible et digne de confiance, mais vous en jugerez par vous-même. Certaines informations sont, je pense, inédites sur internet.

Lire la 1ère partie

Extrait n° 3 de la « lettre confidentielle ».

L’Égypte pharaonique, une civilisation initiatique

Les Maîtres Maçons de Misraïm [autre nom de l’Égypte]

Aucune civilisation n’a autant fasciné les hommes modernes que l’Égypte ancienne. Cette matrice féconde a produit les germes scientifiques, philosophiques, métaphysiques et religieux qui ont alimenté notre cycle de civilisation. Rappelons que la pensée grecque s’enracine dans le terreau égyptien et que la civilisation hellénistique puise sa lumière dans une subtile transmutation de la connaissance des initiés d’Égypte.

La civilisation pharaonique fut celle des Maîtres Bâtisseurs, au plan physique et spirituel. Leur degré de science spirituelle et de maîtrise des forces dépasse notre entendement. C’est à partir des écoles des mystères d’Égypte que s’est perpétuée la science secrète des Bâtisseurs, ces architectes de l’âme, dont on suit la filiation initiatique à travers la Grèce, Rome, le Moyen-Âge et jusqu’à la Renaissance, avant que ce courant ne cesse d’être opératif.

L’inversion de l’Initiation

C’est sur les symboles, rites et secrets de cette véritable Franc-Maçonnerie spirituelle que s’est opérée l’inversion de la Franc-Maçonnerie moderne.

Voilà pourquoi on parle de Franc-Maçonnerie pure et de Franc-Maçonnerie noire. L’une possédait la science de la reconstruction de l’Être immortel à travers le symbole du Temple de l’Éternel, l’autre veut créer un homme de synthèse qui pourrait survivre artificiellement grâce à des manipulations scientifiques. L’une représente la Gnose, et l’autre l’anti-Gnose.

Les forces qui ont été accumulées dans la pierre et la terre d’Égypte sont considérables. Depuis des siècles une guerre occulte fait rage pour s’approprier les secrets égyptiens, soit pour les cacher, soit pour les révéler, selon la politiques des confréries ésotériques et de leurs chefs.

La Bible nous dit : J’ai rappelé mon fils d’Égypte. Cela signifie qu’à chaque nouveau cycle, la Révélation de la Vérité est libérée de la matrice de Misraïm – le terreau de l’âme incarnée dans la matière.

La philosophie hermétique est née de la synthèse des moyens rassemblés à Alexandrie. En ce qui concerne la Franc-Maçonnerie, une tentative de rétablissement fut opérée au 18ème siècle par le Comte de Cagliostro avec son rite égyptien de Memphis Misraïm. Cagliostro voulut régénérer la Franc-Maçonnerie décadente de son temps en lui insufflant les mystères de l’Égypte. Cette tentative pour faire un lien entre la troisième période post-atlantéenne (l’Égypte) et la cinquième époque (la nôtre) fut brisée par les Jésuites qui avaient fait main basse sur les rituels maçonniques. Le rite originel de Cagliostro a été depuis caricaturé en un système occultiste complexe appelé Rite de Memphis Misraïm.

Ceux qui cherchent la vérité de ce côté pourraient échapper à l’influence des entités rétrogrades qui, ayant jadis vécu en Égypte, veulent maintenir des structures initiatiques obsolètes. La fascination pour l’Égypte est une source d’illusions occultes et d’obsessions psychiques.

De cette Égypte lumineuse d’où jaillit la révélation d’Hermès, qui offrit au monde la science de la régénération spirituelle, sortirent également des hordes de démons lorsque les tombeaux furent profanés.

L’Égypte apporte une bénédiction, mais malheur aux impies, car c’est la malédiction qui les poursuit. La profanation de l’Égypte fut incessante durant l’ère des Poissons, jusqu’à l’égyptologie moderne et les pillage systématique des lieux sacrés. L’égyptologie scientifique est une technique de profanation de sanctuaires pour libérer les entités rétrogrades et détruire l’esprit pharaonique.

L’Égypte pharaonique : un Temple vivant

Je mentionnerai plusieurs événements qui ont concouru à détruire l’esprit de l’Égypte autant que sa beauté. Lorsqu’elle fut fondée par des initiés atlantes, la civilisation de Misraïm devait servir à élever le niveau spirituel des âmes qui s’y incarneraient. La puissante technologie sacrée qui fut mise en place avait pour but de porter au plus haut niveau d’évolution la race humaine. L’effort colossal pour ce but spirituel ne pouvait aboutir qu’après l’effacement de l’Atlantide et des traces de sa corruption scientifique. La vague de vie humaine prenait un nouveau départ dans la période appelée aryenne.

Le conseil des Initiés constitué pour établir le programme de cette nouvelle période grava son plan sur le sol de Misraïm, une terre vierge, propice à servir de sas de décollage pour une civilisation qui serait un modèle unique sur la Terre. En effet, ce ne serait pas une civilisation ordinaire, bâtie pour satisfaire les besoins physiques des êtres, mais une école initiatique pour un peuple entier. Chacun trouverait, à son niveau d’incarnation, la juste place pour participer à l’évolution collective. Tout devait être conçu dans ce but : la libération des âmes.

Depuis le détournement du Nil et la mise en place du réseau magique des temples, aucun aspect formel n’avait d’autre fonction que de participer à l’élévation vibratoire de l’ensemble pour amener la terre à proximité du Ciel. Il faut comprendre cet idéal d’absolu si on veut véritablement pénétrer l’esprit de l’Égypte ancienne. Tout ce qui fut construit servait à sacraliser la vie des âmes, des formes, de la nature, des animaux, pour les rapprocher des puissances divines et les immortaliser. Aucune fonction, aussi modeste fût-elle, ne pouvait se dérouler hors du cadre de cette sacralisation globale. Chacun se sentait appartenir à un immense corps spirituel, hiérarchiquement ordonné pour le bien de tous. Depuis Pharaon, l’antenne dressée vers le cœur de l’univers, jusqu’au peuple, l’énergie circulait harmonieusement dans les organes de la nation, devenue temple vivant.

Cette société traversa des phases diverses tout au long de ses 24 dynasties. Il y eut des crises et des apogées. Une période de décadence apparut inéluctablement lorsque l’Égypte entra dans le cycle de l’Âge Noir, il y a 5000 ans. Durant cet âge, la matérialisation devint opprimante et la conscience s’aliéna dans la vie profane. L’Égypte ne pouvait s’y soustraire, mais elle géra sa fin en douceur, comme une beauté vieillissante qui se retire sans faire de bruit, avec noblesse et distinction.

Monothéisme, négation des Dieux et culte de la matière

Les envahisseurs apparurent quand la haute culture pharaonique n’était déjà plus qu’un souvenir. Les prêtres continuèrent à opérer le service des Dieux anciens jusqu’à la limite nécessaire, qui correspond approximativement avec la réception d’Alexandre le Grand dans le temple d’Amon où il reçut la bénédiction du Dieu pour sa mission d’ouvrir une nouvelle époque. Ensuite, les puissances divines se retirèrent du corps de l’Égypte.

Dans le monde, le monothéisme, ferment de dissolution de l’Âge Noir, était apparu. Chez les penseurs, cette idée évoluerait en athéisme, sous l’influence du Bouddhisme qui apparaitrait un peu plus tard. L’idée du Dieu unique est une croyance spécifique de l’Âge Noir. Elle était d’abord apparue en Égypte avec Akhenaton, qui voulait servir un principe solaire unique à l’exclusion des puissances organiques de l’Univers. C’est du moins ce que l’on retient aujourd’hui de son règne.

Bien entendu, les Initiés reconnaissaient la source absolue des univers qu’ils servaient sous l’une ou l’autre de ses hypostases, les divinités supérieures par lesquelles un contact réel était possible avec la source et la pluralité des mondes. Mais ils savaient que le monothéisme allait entraîner l’athéisme et le nihilisme, en raison du caractère abstrait d’une divinité unique, régnant seule sur des espaces vides infinis.

Lorsque le culte des Dieux tourne à la superstition dans les périodes de décadence de la hiérarchie sacerdotale, alors, l’humain abandonné des Dieux véritables, se sentant seul au monde, projette un Dieu unique à son image, à la fois misérable et orgueilleuse. Le Dieu unique est l’étape préliminaire au matérialisme.

Lorsque l’idéal totalitaire du monothéisme se cristallise dans un dogmatisme exclusif comme dans le judéo-christianisme et l’islam, l’esprit n’a plus de référentiel vivant auquel s’identifier, et le croyant, renvoyé à sa propre image, se tourne vers une divinité abstraite, lointaine, qu’il s’imagine trônant dans la stratosphère tel un fantôme. Cette représentation morte aurait surpris les anciens paganistes dont les Dieux étaient présents dans les temples lorsque les conditions magiques rituelles étaient réunies.

Le monothéisme détaché de la vie sensible se résout en athéisme lorsque l’esprit, absorbé par les contingences matérielles, oublie jusqu’à l’idée de transcendance divine. Les Arabes apportèrent sur la terre d’égypte le monothéisme exclusif qu’ils avaient emprunté aux juifs, en rasant les signes de ce qui leur paraissait une extravagante idôlatrie, comme l’église romaine l’avait fait en son temps par rapport aux temples de l’Antiquité.

La profanation du Nil

On ne contemple plus aujourd’hui que les vestiges du saccage, ces immenses carcasses de pierre abandonnées dans le sable, mais qui furent de splendides œuvres d’art ornementées avec grâce, délicatement posées au milieu de jardins luxuriants. L’égypte fut un jardin rempli de dizaines de milliers de temples, de bassins et de palais, avant que le Nil d’azur et de lumière, descendant des hauteurs ne soit changé en un égout à ciel ouvert, une offense aux Dieux qui rendaient ces eaux saintes.

Les pilleurs de tombes ouvrirent la boîte de Pandore à des forces obscures, dont la vengeance se répandit sur le monde.

Symbole ultime de la déchéance de cette terre sacrée dans l’Âge Noir, le barrage d’Assouan se dresse par-dessus un cimetière de milliers de sanctuaires inondés, comme un sortilège de gravats et de béton, menaçant et prêt à rompre. Assouan représente la victoire des forces d’en-bas sur l’Égypte céleste. Et Nasser, chef des croyants athées, disait avec effronterie : Nos usines (hydrauliques) sont les pyramides des temps modernes.

Le barrage d’Assouan

En 1952, le président égyptien Nasser amorce le projet d’un des plus grands barrages du monde, à Assouan, sur la rive droite du Nil. La guerre froide bat son plein. Il demande d’abord une aide financière et technique des États-Unis et de la Grande-Bretagne, mais c’est finalement l’Union Soviétique qui réalise ce gigantesque projet, inauguré en grande pompe par Khroutchev et Nasser. Grâce à cette réalisation, l’influence soviétique s’exercera longtemps dans la vallée du Nil.

La construction du barrage est gigantesque. Long de 3600 mètres, d’une hauteur de 111 mètres et d’une largeur de 980 mètres, son chantier mobilise 30.000 travailleurs. Les travaux débutent en 1960 et le barrage est inauguré en 1971. Les objectifs officiels du barrage sont alors les suivants : rendre l’eau disponible tout au long de l’année, étendre les surfaces irriguées, améliorer la navigation sur le fleuve, produire de l’électricité et atténuer les dégâts engendrés par les inondations et la sécheresse.

Mais la réalité est toute autre. Très vite apparaissent de nombreux problèmes. Le remplissage constant des canaux d’irrigation développe de graves maladies comme la bilharziose, dont un cas sur dix est mortel. Le Nil coule plus vite qu’auparavant, érodant son lit et fragilisant les constructions archéologiques édifiées le long du fleuve. Les apports limoneux ne venant plus compenser l’importante érosion marine le long du littoral, la Méditerranée gagne sur les terres, jusqu’alors très fertiles, qui s’appauvrissent et obligent à recourir à des engrais chimiques.

De là l’installation d’une industrie chimique et pétrochimique à Alexandrie et dans la Haute-Égypte. Le directeur de l’UNESCO, René Maheu, se vantait le 8 mars 1960 d’avoir lancé un appel aux états membres à s’associer au plus grand sauvetage archéologique de l’histoire : la sauvegarde d’une vingtaine de monuments démontés et réédifiés à l’abri des eaux. Mais ce jour-là, Maheu ne parla pas des innombrables temples détruits, comme le petit temple d’Horus à El-Seboua, le grand fort de Kouban ou encore le temple de la XVIIIème dynastie d’Aniba, qui ont sombré dans les eaux du Nil.

L’engloutissement d’une province entière, la Nubie, dont les villages colorés qui s’échelonnaient autrefois sur les rives du Nil furent rayés de la carte. La population, 100.000 personnes au total, dut quitter sa terre ancestrale pour être relogée en Égypte. De plus le barrage constitue une éternelle menace en cas de guerre. S’il était détruit ou endommagé, un raz-de-marée submergerait l’Égypte entière.

Les forces occultes de l’athéisme à l’arrière-plan de l’Union Soviétique ont réalisé une opération de grande envergure.

Par la construction du barrage d’Assouan, la profanation des lieux sacrés se perpétue. Et surtout, puisque l’eau est conductrice d’éther, le Nil, privé de ses crues, donc de ses respirations cycliques naturelles, ne peut plus irriguer la terre d’Égypte des flux dont les âmes se nourrissaient. Le barrage d’Assouan porte la signature de l’Âge Noir.

Il participe à la destruction d’une des plus grandes civilisations humaines et à la désertification de la terre qui l’a vue naître, et il ferme définitivement le chapitre de la magique terre de Misraïm.

J’ai voulu exposer quelques idées sur l’Égypte pharaonique, non par nostalgie d’un passé glorieux définitivement révolu, mais pour orienter notre vision vers l’avenir. La nôtre n’est pas celle des autorités terrestres.

L’Égypte est le modèle éternel d’une civilisation tournée vers la transcendance.

Ses Initiés étaient les véritables Maçons de la cité céleste, œuvrant pour libérer l’humanité des chaînes de l’illusion matérielle. Pharaon pouvait s’intituler Le serviteur des serviteurs des Dieux. Avant de servir les privilèges de caste, les prêtres initiés servaient le peuple en lui transmettant les bénédictions du ciel. Ces bénédictions descendaient d’un royaume éternel et ne ressemblaient pas aux grâces des éons de l’au-delà que la prêtrise décadente a ensuite déversées sur le monde.

La force divine qui circulait dans la hiérarchie initiatique se maintenait à l’aide du réseau de sanctuaires innombrables, représentant les fonctions organiques de l’univers. Cet ensemble était unifié en Pharaon, le Roi Initié, garant de l’unité du corps de l’Égypte.

Une civilisation matérialiste qui tenterait d’imiter cette unité de manière politique, comme l’Ordre Mondial d’aujourd’hui, produirait un état d’aliénation aux forces inférieures. Si Dieu ne garde pas la maison, c’est le diable qui le fera. L’ordre doit régner, mais lequel ?

Puisque l’Ordre Mondial nous annonce clairement à quelles puissances il est relié, et si nous refusons de nous y soumettre, spirituellement tout au moins, il faut recréer une nouvelle civilisation. Les fondateurs de la civilisation égyptienne n’ont pas raisonné autrement.

La société décadente de l’Atlantide était parvenue à sa limite et devant son écroulement imminent des groupes se formèrent en se séparant du tronc malade.

Extrait n° 4 de la « lettre confidentielle ».

« C’est en apprenant du passé que l’on survit dans le futur ».

Atlantide : l’expérience de la pensée

Comme vous le savez sans doute par la lecture des ésotéristes d’obédience théosophique ou anthroposophique, la planète a pris sa forme actuelle au cours de cycles extrêmement longs. Avant de disposer d’un organisme physique, l’homme flottait dans la substance éthérée. La conscience de soi et de la réalité physique n’est apparue que très récemment. On situe la première apparition de la pensée pendant la période atlantéenne.

L’Atlantide était habitée par quatre races principales qui peuplèrent ultérieurement le monde et qui correspondent approximativement à nos races jaune, blanche, rouge et noire. Ce vaste archipel d’îles recouvrait une partie de l’actuel océan Atlantique il y a cent mille ans. Ce continent maritime s’étirait du Groenland jusqu’à la limite de l’Afrique, qui était recouverte par les eaux. L’Égypte archaïque était entourée d’eau.

L’Atlantide succéda à la civilisation lémurienne, période archi-archaïque, au cours de laquelle la race humaine avait développé sa faculté émotionnelle : le corps astral.

À partir de là, les âmes incarnées en Atlantide allaient devoir maîtriser la conscience du monde extérieur et développer un système mental.

Ce développement de la pensée dans une société fondée sur la magie produisit des aberrations scientifiques qui causèrent la ruine de cette civilisation. Lorsque l’atlante, dont la conscience était auparavant tournée vers l’intérieur de lui-même ouvrit les yeux à la lumière extérieure pour la première fois, l’homme prit possession du monde physique. Cette découverte entraîna une lente conquête de la matière et le début d’une civilisation qui aboutit, après des millénaires, à des constructions cyclopéennes, grâce à une technologie magique fondée sur l’utilisation des forces naturelles.

Une minorité parmi ce peuple cobaye prit une voie d’élévation accélérée, alors que la majorité des Atlantes développa sa science magique des forces naturelles.

Chez ceux qui n’avaient pas réussi à intégrer une pensée morale, se développa la ruse, qui est un usage inférieur de l’intellect. Et lorsque cette ruse se conjugua avec l’avidité émotionnelle, une civilisation pervertie apparut, avec une science d’ailleurs assez semblable à la nôtre.

Stimuler la conscience vers la Libération

Les Atlantes étaient de puissants magiciens.

Une expérience fut tentée pour implanter le système mental dans un groupe choisi. Ce groupe de sémites originels fut mis à l’écart pour être soumis à une culture appropriée. Sous la conduite de prêtres initiés, l’apprentissage des rudiments de la pensée allait de pair avec une éducation morale sévère.

Les membres du groupe mis à l’écart pour l’expérimentation du pouvoir mental sont appelés sémites originels, car sémite signifie Celui qui possède le Nom. Ce peuple mythique des premiers humains dotés d’un embryon de corps mental est le peuple des fils de Sem, les porteurs du Nom. La Bible hébraïque parle d’un peuple élu.

(Ces Atlantes ne doivent pas être confondus avec les Juifs modernes qui se soudèrent en nation organisée pendant l’Antiquité récente.)

Ce peuple élu pour intégrer la force de la pensée, ce feu électromagnétique, fut soumis à une éducation religieuse et magique dans des temples qui formèrent les laboratoires d’où est issue l’espèce humaine actuelle. Cette éducation tendait à relier la force atomique de l’âme avec le feu mental. Elle était basée sur la conscience du bien et du mal et sur l’obéissance absolue aux guides spirituels qui avaient le projet de mener ce peuple dans un nouveau champ de vie, dans un royaume spirituel.

L’éducation mentale n’avait pas pour but de développer un intellect habile, ni de charger les esprits de connaissances pratiques, mais de stimuler la conscience vers un objectif immatériel – la libération. Cette libération hors des limites de l’espace et du temps est symbolisée dans la Bible par la sortie d’Égypte. Il s’agissait d’élever le système vibratoire de ce groupe humain jusqu’à ce que s’opère une transmutation physique. Ce processus ne peut se réaliser que dans les conditions d’une unité parfaite entre la force de l’âme qui est dans le cœur et l’esprit qui est dans la tête.

L’expérience d’élévation collective de ce groupe aboutit à un résultat merveilleux chez les plus avancés. Ils virent s’ouvrir devant leur conscience une terre spirituelle nouvelle, un espace de vie que la Bible nomme Terre Promise. Au fur et à mesure que les membres de ce peuple mourraient, ils se retrouvaient vivants en conscience sur une dimension exaltée du royaume éthérique et ils n’avaient plus à endurer le cycle naturel des réincarnations.

La pensée soumise au corps du désir

Une partie de ce groupe expérimental – ayant réalisé le programme d’unification du cœur et de la tête, grâce à la culture d’une haute morale et à l’éveil de l’esprit à la réalité supérieure – passa dans la Grande Libération, le monde des âmes. Ceux qui n’avaient pas pris cette voie, et qui avaient échoué à lier le feu mental au système atomique de l’âme, réintégrèrent les conditions ordinaires de l’existence, avec un pouvoir supplémentaire : la faculté de penser.

Comme ce système mental dans l’enfance n’était pas enraciné dans une conscience transcendante, il se pervertit en se mélangeant à l’avidité du corps du désir (astral) et aux instincts inférieurs. La faculté de penser se mit au service des nécessités naturelles de la vie physique et s’unissant à la passion vitale, il en découla une société humaine où la ruse mentale se greffa sur la force instinctive.

Il apparut une civilisation technologique et magique à la fois.

Cette civilisation déviée, au service exclusif de la vie physique, fondée sur l’instinct bestial et la ruse, entraîna finalement la décadence et la destruction de l’Atlantide. C’est inévitable, notre civilisation mondiale aura un sort identique, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. La raison de la fin inéluctable de l’Ordre Mondial réside dans l’expérimentation scientifique anti-naturelle.

Disparition de l’Atlantide et fondation d’une société initiatique

Lorsque l’Atlantide décadente ne fut plus en mesure d’accueillir des âmes en incarnation dans des conditions acceptables pour leur karma, le continent fut progressivement abandonné et effacé de la surface de la Terre. Cette catastrophe est relatée dans la Bible par le mythe des quarante jours du Déluge, mais cet engloutissement s’étira sur des dizaines de milliers d’années.

Les quatre groupes raciaux atlantes furent séparés et dispersés d’est en ouest pour qu’ils développent leurs caractéristiques propres, en Chine, en Afrique, en Amérique et en Europe. Chacun fut placé face à son karma collectif sans interférence avec un autre groupe. Ces groupes raciaux s’étant combattus durant la période atlantéenne, ils devaient dorénavant être séparés en attendant de se retrouver dans le futur, ce qui est arrivé depuis quelques siècles.

Durant l’engloutissement du continent, pour initialiser la nouvelle période, les Initiés atlantes les plus avancés fondèrent une colonie sur la terre d’Égypte. D’autres fondations de centres initiatiques furent entreprises, particulièrement en Asie et en Amérique du sud. Mais aucune race ne manqua d’une culture spirituelle adaptée à ses besoins karmiques.

La plus spectaculaire de ces fondations post-atlantéennes est la civilisation égyptienne, car sa vocation n’était pas de devenir une société évoluée, permettant à des âmes de s’incarner pour mener leurs expériences karmiques dans un cadre social optimal, l’Égypte a été pensée et conçue pour un but transcendant : servir de sas d’envol vers les dimensions supérieures. Elle était l’héritière des écoles des mystères où fut formé le groupe des Atlantes élus qui furent transférés sur la dimension éthérique appelée Terre Promise.

Par la création de cette civilisation initiatique, il s’agissait de fournir à un peuple entier les conditions idéales pour son émancipation spirituelle. Le miracle égyptien ne s’éclaire que si l’on comprend que cette civilisation si spéciale fut un gigantesque appareillage sacré au service de la libération des êtres qui s’y incarnaient.

L’organe mental des égyptiens s’était suffisamment développé depuis l’éducation reçue en Atlantide. Ceux qui se sentaient prêts pouvaient à nouveau être initiés dans les écoles des mystères. La race humaine n’avait pas encore cristallisé le moi individuel égocentrique, qui devint plus tard obsédé par sa propre survie, y compris au détriment des autres.

Les préoccupations individuelles des égyptiens de la haute époque étaient subordonnées à l’unité collective et au service des Dieux dont on sentait la présence tangible à travers le corps organique de l’Égypte (son système de sanctuaires). La période grecque qui suivit connut l’émergence d’une conscience de soi plus précise, avec l’apparition d’une pensée individuelle détachée du groupe. Le moi s’affirma face aux autres et découvrant sa liberté, il élabora des pensées personnelles aberrantes coupées de l’ordre universel. Pour finir, l’athéisme apparut qui s’étendit sur l’ensemble de l’humanité, assez mal dissimulé derrière des conventions religieuses imposées par la crainte des châtiments.

L’athéisme

L’athéisme est la plus grave des maladies qui frappent l’humanité souffrante. C’est la pathologie mentale par excellence car c’est d’elle que découlent les autres troubles, la folie et tous les malheurs. Être athée ou se croire athée, c’est accepter de vivre en dehors de l’ordre universel, dans l’impuissance de se représenter les puissances créatrices qui nous ont donné la vie. L’homme athée n’a plus ni père ni mère universels. Il a renié ses parents célestes et ne se demande même plus s’ils existent et d’où provient la vie. C’est une anomalie si délirante qu’elle entraine la plupart des malheurs et les perversions qui accablent le genre humain.

Certains se disent croyants, mais leur Dieu abstrait, sans forme ni visage, ressemble plus à un fantôme qu’à une divinité digne d’amour. Ils parlent de l’amour de Dieu, mais que signifie aimer un principe impersonnel ? On ne peut aimer qu’une personne.

La foi est devenue un marchandage pour obtenir des avantages dans le monde matériel.

Enfin, le fond de la décadence est atteint avec le nouvel-âge qui ne parle plus de Dieu, ni d’un dieu, mais d’une vague d’énergie que l’on doit développer pour être en bonne santé ou pour toutes sortes de bénéfices matériels grossiers. On parle aussi d’êtres de lumière, mais ce ne sont que des coques astrales vides d’âme.

L’athéisme est la maladie de l’Âge Noir.

Pour s’en guérir, il faut faire marche arrière, sinon, l’individu et la société athée qu’il a créé à son image iront droit à la destruction. Les Dieux ont abandonné l’homme qui leur a tourné le dos pour se glorifier lui-même et servir les démons de la matière. Puisque le service sacré que l’on doit à nos créateurs divins est aboli et que nous avons rompu la liaison, ceux-ci ne nous entendent plus et ne nous connaissent plus. Il faut donc faire l’effort de renouer le contact.

Une civilisation harmonieuse avec l’Ordre universel doit restaurer en priorité le service aux puissances divines. Chacun doit renouer avec son essence intérieure et reconnaître que sa vie est le rayon d’un Dieu. En théorie, ce langage est admis dans les cercles spiritualistes, mais en pratique, on ne sait pas donner un nom et un visage au Dieu dont notre âme est l’image. Faut-il revenir aux croyances et superstitions des religions de l’ère des Poissons ? Faut-il devenir un intégriste de Jésus, Allah ou Jéhovah ?

Certainement pas. Il faut d’abord remettre sur pied les bases d’une société harmonisée avec l’ordre universel. Alors les Dieux apprécieront ce pas effectué dans leur direction, cet acte d’intelligence et de respect. Et ils reviendront visiter la société des hommes. Sinon, les démons prendront tout.

Un juste usage de la pensée

La racine du problème humain réside dans notre difficulté, et même notre impuissance, à faire un bon usage de la pensée. Depuis la catastrophe atlantéenne, le mental concret règne sur le monde. Cette pensée habile tournée vers la satisfaction des besoins physiques, s’est sur-développée à travers la recherche scientifique, se coupant toujours plus de la pensée abstraite supérieure qui permettait de faire le lien entre l’univers métaphysique et l’âme. Après des dizaines de milliers d’années, l’homme est toujours incapable de se représenter Dieu.

Le pouvoir de la pensée fut donné aux Atlantes pour les élever vers l’Esprit et non pour les faire déchoir dans la matière.

L’habileté intellectuelle des hommes civilisés dans l’Âge Noir les écarte toujours plus de leur essence spirituelle, au point qu’il faudrait presque espérer un retour à un stade primitif de civilisation. Mais cela est utopique : le problème n’est pas de tuer le mental comme on le préconise dans la contre-initiation nouvel-âge, mais de restaurer le pouvoir de penser métaphysique qui élève l’âme et nous relie à notre principe d’immortalité.

La pensée ne devait être utilisée que dans certaines catégories, pour de justes applications : le mental concret pour l’organisation de l’existence et la pensée spirituelle pour se relier au divin. Cela est possible et facile pour chacun s’il comprend que sa survie en dépend. Au contraire, l’usage de la pensée pervertie par la ruse et l’avidité du corps astral entraine la décadence et la destruction.

Le cœur et la pensée peuvent s’unir si le cœur est purifié et si la pensée s’exerce dans une catégorie fonctionnelle ou spirituelle juste. Pour parvenir à ce résultat, il faut retrouver les bases d’une vie sociale authentique dans une civilisation traditionnelle. Seule une éducation juste, réalisant l’équilibre entre la raison et le cœur peut nous remettre sur le bon chemin.

Extrait n° 5 de la « lettre confidentielle ».

La puissance magique des Écritures

La première chose à comprendre est que notre civilisation est fondée sur un détournement des écritures sacrées.

Chaque civilisation s’instaure à partir d’une révélation transcendantale transmise par un envoyé divin : Hermès, Zoroastre, Orphée, Moïse, Krishna ou le Christ. La révélation initiale ne concerne qu’un petit groupe d’initiés qui peuvent seuls comprendre de quoi il retourne. Dans une civilisation traditionnelle, il s’établit donc deux courants : les initiés et les profanes. Il peut advenir que ceux qui savent aient un intérêt politique à dissimuler la vérité. Et , plus gravement, à la déformer en interdisant à quiconque de remonter jusqu’à la source.

C’est de cette manière frauduleuse que s’est installé le monothéisme qui est le pilier du cycle judéo-chrétien. L’idée du principe unique est une vérité transcendantale qui ne s’applique pas dans le monde de la multiplicité. Des lobbies occultes usurpent la parole divine à des fins égocentriques, en s’appuyant sur la magie que recèlent les grands mystères relatifs à la création du monde et de l’Homme.

Pour comprendre ce processus de dégradation, il faut savoir que la vérité est insaisissable pour l’Esprit humain. La science sacrée n’est pas faite pour les êtres qui transmigrent, dans le circuit du septième univers. Elle leur est inaccessible, et ils ne pourraient rien en faire. S’emparer des vérités supérieures pour les rabaisser au sens commun ne peut qu’entrainer la décadence irréversible d’une civilisation anti-traditionnelle.

L’essence primordiale qui engendre les mondes n’est pas un Dieu unique, mais un processus qui met en marche plusieurs puissances sur plusieurs dimensions.

Se représenter cet absolu comme le Dieu des monothéistes fait chuter l’Esprit qui projette alors Dieu à son image. L’Homme a créé Dieu à son image et ce qui est supérieur s’est retrouvé en bas.

Certains lobbies occultes ont intérêt à ce que cette dégradation survienne, car ils peuvent asseoir leur pouvoir plus aisément en imposant une révélation dénaturée, proche de la conscience matérielle. Il leur serait impossible de contrôler les masses avec des vérités supérieures que personne ne peut comprendre.

Les Anciens avaient donc des religions à deux vitesses : un culte extérieur fondé sur une interprétation littérale des mythes et une école des mystères pour ceux qui aspirent à la vérité.

Intéressons-nous particulièrement aux mythes qui ont donné naissance aux religions contemporaines, pour comprendre comment s’est opéré le processus de dégradation d’une révélation spirituelle.

Depuis la nuit des temps, la Tradition Primordiale est passée d’une civilisation à l’autre en changeant de formes, sans que son essence ne soit altérée. Lorsque survint le début de l’Âge Noir, il y a cinq mille ans, de grands initiés ont pressenti que la Tradition ne pourrait plus être transmise librement car l’Humanité allait sombrer dans le matérialisme et une impiété généralisée. Il fut alors décidé, au sein du Conseil Supérieur, de cacher la révélation sous une forme simple et condensée afin qu’elle continue de rayonner en secret et qu’elle demeure intelligible à ceux qui le désirent.

Origine de la Bible

Il faut évoquer la Bible dont le nom signifie le Livre par excellence. La Bible nous renvoie à Babel et à la ville de Byblos, en Phénicie, dont le nom aurait été donné par Alexandre le Grand en mémoire de la cité où serait née l’écriture alphabétique. Les Phéniciens de Byblos adoraient le dieu EL qui deviendra le dieu créateur de la Bible.

Alexandre savait que Byblos avait jadis été un centre initiatique où une synthèse des traditions de Sumer et de l’Égypte avait pris forme dans l’alphabet sacré des Phéniciens. Cet alphabet remarquable deviendra la matrice des alphabets modernes et de ceux qui en proviennent directement comme l’hébreu et le grec.

Lorsqu’on parle de l’ancienneté de la Bible hébraïque, il faut savoir que la langue hébraïque est un produit direct du phénicien. Il n’y a pas à proprement parler d’alphabet hébreu mais un modèle original qui fut établi sous la forme des vingt-deux lettres-nombres de l’alphabet phénicien (les lettres latines sont également issues des idéogrammes phéniciens).

Les mythes bibliques, et particulièrement le mythe de la Genèse, sont nés à Sumer et, après avoir transité par Babylone, ils furent condensés par des initiés phéniciens en se mélangeant aux éléments mythiques de l’Égypte. Comme le Phénix, la Tradition est re-née dans la pourpre phénicienne. Ainsi, les versions les plus anciennes des écritures bibliques ont-elles été rédigées en phénicien, mais, curieusement, peu de traces en subsistent, comme si la version hébraïque, plus récente, était sortie du néant.

On peut penser, à l’évidence, que les esprits hébreux qui transcrivirent les textes bibliques du phénicien en hébreu ont détruit les tablettes d’origine. Transcrire du phénicien en hébreu est chose facile, car il suffit de changer la formes des lettres d’une langue qui est approximativement identique. C’est pourquoi la Bible mentionne qu’à leur retour de Babylone, les Hébreux réécrivirent la Torah avec la graphie d’Esdras – l’écriture actuelle de la Bible hébraïque. Des initiés hébreux ont donc été chargés d’opérer la transition de la Tradition, avant que le judaïsme ne s’approprie le mensonge de la tradition biblique.

Cette Tradition fut synthétisée dans les vingt-deux idéogrammes phéniciens qui constituent un système de représentation des puissances universelles où chaque lettre symbolise une structure essentielle de la manifestation. C’est pourquoi les rabbins, plus naïfs que malveillants, affirment que Dieu a créé le monde à l’aide des vingt-deux lettres de l’alphabet hébraïque. Mais s’ils devaient croire que EL a engendré notre univers en s’appuyant sur les vingt-deux structures de l’alphabet phénicien, que deviendrait le judaïsme orthodoxe ?

Qu’est-ce qui donne au mythe de la Genèse biblique son caractère sacré et sa puissance d’évocation qui a hypnotisé l’humanité?

Le récit est pourtant d’un ordre très inférieur aux mythes des autres civilisations si on le compare aux allégories grecques ou hindoues. La Genèse biblique ne se distingue ni par sa qualité littéraire ni par la transcendance de son message. Dire qu’au commencement Dieu créa le Ciel et la Terre est une sorte de sophisme qui rivalise mal avec la poésie des récits de la création des amérindiens ou des celtes. Un proverbe cabalistique dit qu’il ne faut pas prendre le vêtement de la Torah pour la Torah elle-même. On ajoute que nombre d’humains talentueux auraient pu écrire une histoire plus remarquable au plan formel et moral.

Le livre de la Genèse sous sa forme littérale est donc un voile qui dissimule un sens plus profond qui ne se révèle qu’aux initiés capables de le décrypter.

Ce livre n’a pas été rédigé pour que les profanes ignorants s’en gargarisent sur les places publiques, dans les synagogues, les temples ou les académies. La forme littérale de ces écritures a précisément été fabriquée pour camoufler les secrets qu’elle recèle et non pour les rendre intelligibles. La technique du camouflage fut également utilisée par les rédacteurs des écritures sacrées de l’Inde, que de nombreux naïfs citent à satiété sans savoir dans quel piège ils tombent, poussés non par la malveillance, mais parce que la vérité ne concerne que ceux qui la possèdent déjà. Il faudrait dire aux juifs, chrétiens et musulmans qui ânonnent leurs saintes écritures : Circulez, il n’y a rien à voir !

La puissance magique qui hypnotise les croyants s’appuyant sur la Bible provient d’une charge secrète émanant du système de codage alpha-numérique qui sous-tend la forme littérale. Le texte est puissant, davantage par les mystères qu’il dissimule que par le sens qu’on lui attribue.

Les écritures sont sacrées parce qu’elles recèlent des mystères transcendantaux qu’un profane ne peut pas se représenter. Mais il peut arriver qu’un profane assez malin puisse concevoir que les écritures sacrées soient chargées d’une puissance secrète qui pourrait être exploitée politiquement pour gouverner le monde. Ce profanateur deviendra un initié dans l’art de l’inversion de la vérité. C’est un tel groupe d’initiés qui a fait main basse sur le corpus biblique en s’appuyant sur la science sacrée pour un usage occulte qui fait de ces magiciens les maîtres de la civilisation.

Le Judaïsme a montré la voie au Catholicisme qui a récupéré le système de seconde main car la Bible en latin avait perdu la force inhérente au codage alpha-numérique du phénicien/hébreu. Israël a conservé la première pression du fruit, et l’Église s’est contentée d’une seconde mouture chargée d’additifs théologiques.

Les initiés savent que le code de lecture biblique est un système ésotérique scientifique plus précis que la science matérielle. Chaque lettre de chaque mot est un processus énergétique en interrelation avec les lettres précédentes et suivantes.

C’est une succession de lettres qui sont des nombres renvoyant aux valeurs archétypales de forces universelles. Les mots et les noms sont supposés être la mise en équation des rayonnements et des structures cosmiques. Un texte de ce type se présente sous la forme d’un document codé totalement hermétique. Il est évidemment illisible pour des non-hébraïsants.

Quant aux hébraïsants, leur pensée est hypnotisée par la charge de leur croyance religieuse atavique. Ils sont alors doublement aveugles parce qu’ils projettent inconsciemment sur le texte. C’est pourquoi ils éprouvent une foi inconditionnelle, d’autant que leurs maîtres, les rabbins, leur enseignent que la Torah a été rédigée spécialement pour Israël. Qui rechignerait à se savoir élu du Dieu ?

Pour schématiser, on peut considérer que la Bible, au moins le Pentateuque, mais particulièrement le Livre de la Genèse, est la mise en récit d’un système de mathématiques sacrés. Les équations métaphysiques ont été simplement converties en images enfantines pour pénétrer dans la tête des masses.

Si l’on considère les choses depuis notre plan d’existence, il est normal que les croyants aient quelque chose à croire. Mais si l’on observe l’affaire de plus haut, pour autant que nous soyons capables d’un tel recul, on constate que l’éducation religieuse judéo-chrétienne, et spécialement judaïque, est une opération de désinformation planétaire. Il ne s’agit pas de mensonges sciemment orchestrés, mais d’un malentendu gigantesque dont furent victimes autant les rabbins, qui prétendent savoir lire, que les chrétiens qui n’ont jamais vraiment appris à lire la Bible.

La lecture littérale d’un écrit codé est pour le moins paradoxale et doit entrainer des effets déplorables. On s’attache à la lettre ou bien on finit par douter et tout rejeter. Par contre, les initiés qui poursuivent des buts politiques peuvent pomper des forces dans les formules magiques qu’ils détournent pour toutes sortes d’usages.

Décryptage de l’Ancien Testament

L’éclairage gnostique

Le courant gnostique considère la Bible comme un aide-mémoire plutôt que comme un objet de croyance.

Les Gnostiques – ceux qui ont appris la Connaissance – voient dans les récits bibliques des allégories se rapportant à la vie intérieure. Par exemple, sachant qu’il n’y a jamais eu de Juifs massivement retenus en Égypte, ils comprennent que la sortie d’Égypte le jour de Pâques est une allégorie de la délivrance spirituelle. Sans aller jusqu’au sens ultime du texte codé, on peut au moins en tirer des leçons importantes à condition de ne pas s’égarer dans la littéralité.

Mais cette disposition d’esprit est très rare à cause de notre héritage religieux qui projette une hallucination matérialiste sur ce qui est purement symbolique. Il est difficile de ne pas voir en Moïse un personnage historique, mais ce nom est la formule d’un état de conscience alchimique.

Un initié voit immédiatement que MOSCHE se compose des deux idéogrammes phéniciens qui symbolisent l’eau et le feu.

Ainsi, le fameux Moïse que le judaïsme considère comme le maitre et libérateur d’Israël n’a jamais eu d’existence historique. Il représente l’état d’une conscience éveillée, ayant équilibré en soi les forces complémentaires de la Foi et de la Connaissance. Ainsi éveillée, la conscience Moïse peut s’apprêter à se libérer du plan matériel symbolisé par l’Égypte. Mais il faut d’abord briser la résistance du surmoi, du gardien du seuil représenté par Pharaon. Celui-ci augmente alors la pression sur l’âme en déclenchant des catastrophes qui seront fatales.

Mais le Satan subconscient qui nous enchaîne au plan terrestre finit par abdiquer et ordonne la sortie d’Égypte.

C’est la Pâques de la Renaissance. Il reste une épreuve intérieure : se libérer des atavismes et des conditionnements karmiques et héréditaires. Cette épreuve est symbolisée par la traversée de la Mer Rouge. C’est la transmutation du sang qui permet à l’homme nouveau de s’émanciper en laissant derrière lui le vieil homme englouti dans le passé.

En sautant les épisodes de la traversée du désert pendant les quarante ans symboliques, Moïse parvient au bord du Jourdain, en vue de la Terre Promise, c’est à dire le Royaume des Cieux. Mais un ultime sacrifice attend la personnalité courageuse qui a passé les épreuves précédentes. Moïse meurt et c’est Josué qui opère la traversée du Jourdain.

Un Gnostique comprend que cette traversée est un changement de conscience, et que Josué est le même nom que Jésus (Iéchou). Les chrétiens ont repris l’histoire. On retrouve Josué/Jésus dans le cycle évangélique au bord du Jourdain où Jean vient le baptiser.

Israël : l’homme devenu Dieu

Le courant littéraliste a imposé une lecture historique et temporelle du récit allégorique. Il y a, au final, peu de différence entre le récit en hébreu que lisent les rabbins et celui en latin (ou dans n’importe quelle langue) que lisent les chrétiens. Si l’on prend le texte à la lettre, on rêve à une histoire matérielle qui n’a jamais existé, avec la nuance que les Juifs croient y voir leur histoire nationale, ce qui est évidemment beaucoup plus stimulant.

Nous devons nous interroger sérieusement sur le sens de l’élection d’Israël. Le nom semble tomber du ciel comme sorti de nulle part lors de la lutte de Jacob avec l’ange. N’ayant pas succombé à l’épreuve, Jacob reçoit ce nouveau nom. En raccourci, IS-RA-EL peut signifier l’homme élevé à l’état de Dieu.

Cette formule, élaborée par les initiés phéniciens ou égyptiens, désigne l’Humanité appelée collectivement à revenir à son état divin originel. Selon ce point de vue, les chrétiens et plus généralement les goyim (les non-juifs) sont fondés à s’identifier à Israël car tout être pensant a la vocation de s’élever vers Dieu. C’est pourquoi lors de l’épisode évangélique où Jésus observe Nathanaël, il lui dit : Tu es un vrai israélite car je t’ai vu sous ce figuier.

S’il y a de vrais israélites, c’est qu’il y en a de faux. Mais le signe de l’israélite authentique est qu’il se tient sous le figuier de la conscience, l’arbre sacré qui, dans ce contexte, symbolise une conscience parfaitement éclairée – le système cérébro-spinal régénéré. (Nathanaël signifie figuier divin)

Ainsi, tout homme épris d’absolu et qui, par ses efforts et son sacrifice, éveille en lui le principe divin (EL), est un vrai fils d’Israël – un être divinisé.

Qu’il soit blanc, noir ou jaune, cet homme est un véritable Israélite. Mais fut-il descendant d’une énième génération de Cohen et respectueux des 613 misvoth (commandements), s’il n’est pas transformé par l’éveil de son étincelle immortelle, il n’est pas un vrai fils d’Israël, mais un usurpateur qui trompe le monde et qui est trompé lui-même.

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