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La Haine qui construit des murs nous mènera-t-elle à la guérilla?

Murs du Maghreb, «un véritable drame humain» ou « une vieille tendance régionale »

Une petite histoire de barricades entre gens qui ne peuvent se solidariser que sur un seul point : la Haine.

Cette prolifération des murs qui marque le début du 21eme siècle, si elle théâtralise tout en gesticulations la souveraineté nationale, elle annonce et consacre néanmoins son érosion. Bien que se révélant largement inefficaces sur le plan fonctionnel, les murs possèdent un pouvoir symbolique incontestable. Ils fonctionnent comme les icônes d’un pouvoir souverain et d’une nation préservée. Souvent cette clôture physique se trouve renforcée métaphoriquement. En effet, la fiévreuse campagne menée par le gouvernement français en faveur de l’identité nationale tente d’établir magiquement une frontière à l’intérieur d’une même nation. Wendy Brown

La haine, semble être devenue l’oxygène du Maghreb, et des français d’origine maghrébine, Pourquoi ?

Une suite d’événements (colonisation, dictature, pauvreté, émigration), a engendré ce syndrome entre les pays du Maghreb, que l’on retrouve aussi en France, dans les banlieues, à une échelle différente et bien plus alarmante.

Il y a aussi l’influence iranienne : l’Iran sème la zizanie au Maghreb, et elle se propage…

Le compte Twitter Affaires Iraniennes rapporte :

L’Iran œuvre sérieusement pour faire sa place en Tunisie et en Algérie, ainsi qu’à coincer le Maroc et à interférer dans ses affaires internes. On cite en exemple les déclarations de responsables iraniens à propos du Sahara occidental.

Le nombre de chiites en Algérie est 5 mille. Et après 10 ans, ils seront 15 mille, puis 20 mille et ils deviendront une minorité qui revendiquera ses droits et qui sèmera la zizanie à la Place des Martyrs.

Concernant le Maroc, l’allié n°1 des Saoudiens dans la région du Maghreb, les islamistes évoquent la décision prise par Rabat, en 2009, de rompre ses relations diplomatiques avec Téhéran…. Cette position du Maroc, entre autres différents, n’a pas aidé à la réconciliation …

Le mur de haine entre le Maroc et l’Algérie

Le mur entre l’Algérie et le Maroc est le dernier né d’une longue série. La course à l’hermétisation des frontières ne date pas d’hier. Avant ce mur, d’autres fortifications ont essayé (sans succès) de régler les mêmes problèmes.

Le rêve impossible de l’intégration maghrébine a cédé la place au Maghreb des barbelés et des tranchées, plus rapides à ériger qu’une union régionale.

Les frontières terrestres entre les deux pays sont fermées depuis 1994. Après un attentat à Marrakech, Rabat a imposé le visa aux Algériens. Réaction immédiate d’Alger : fermeture des frontières. Depuis, les ressortissants des deux pays peuvent se rendre visite sans visa… mais en avion seulement. Rabat et Alger sont en froid depuis plusieurs années.

Officiellement, Rabat explique la construction de son «mur de Berlin», long d’une centaine de kilomètres, entamée fin 2014, par la lutte anti-terroriste.

Pour Alger, la construction d’une tranchée puis – maintenant – d’un mur serait motivée par la lutte contre le trafic de drogue et la lutte contre la contrebande, notamment des hydrocarbures et les denrées alimentaires fortement subventionnés.

Selon le site Algérie-Focus, qui se réfère au site Al Beladi, une commission de haut niveau composée de responsables des ministères de l’Intérieur, des travaux publics, des technologies de l’information vient d’être mise en place pour superviser les travaux.

Les travaux avaient déjà été lancés dans le passé avant d’être ralentis, soutient la même source, précisant qu’ils ont été relancés suite à la dégradation des relations entre les deux pays après les propos du ministère algérien des Affaires étrangères accusant les autorités marocaines de blanchir l’argent de la drogue en Afrique.

Le système de surveillance est fourni pas une société allemande dont le nom n’a pas été divulgué et l’on méconnaît également le coûts de ces travaux, fait savoir la même source, pour qui ce mur d’isolation high-tech est une mesure de prévention.

En ligne de mire du côté algérien, le prochain lancement par le Maroc d’un satellite de surveillance fourni par la France. Celui-ci inquiète non seulement l’Algérie mais aussi l’Espagne, deux pays qui ne possèdent pas actuellement cette avance technologique ou partiellement.

Alors, l’Algérie construit un mur high-tech à ses frontières avec le Maroc….

Ce mur passe inaperçu sur le plan international car il est invisible ! Cette fermeture sépare une même population et pénalise les frontaliers qui, de tout temps, ont commercé ensemble et entretenu des relations familiales très fortes.

Après le mur avec le Maroc, l’Algérie se barricade contre la Tunisie et la Libye

L’Algérie, qui anticipe sur d’éventuelles menaces, a creusé des tranchées à sa frontière entre la Tunisie et la Libye.

L’Algérie se barricade. Ce pays d’Afrique du Nord a récemment adopté une batterie de mesures visant à renforcer la protection de ses longues et poreuses frontières terrestres contre une menace extérieure qui est de plus en plus importante.

Abdelaziz Bouteflika, après avoir construit un mur à sa frontière avec le voisin marocain, a entrepris, début 2016s, la mise en œuvre de nouvelles dispositions avec la construction de tranchées tout au long de la bande frontalière avec la Libye d’abord et puis récemment avec la Tunisie.

Ces tranchées ont une largeur de six mètres pour une profondeur de six mètres. Le site précise que ces projets sont directement gérés par l’armée nationale algérienne.

A l’ouest du pays, au niveau de la bande frontalière avec le Maroc, en plus du mur, des caméras de surveillance seront installées tout au long de cette clôture.

Les frustrations

Les algériens se sentent frustrés de ne pas avoir un accès sur l’Atlantique comme c’est le cas pour le Maroc. L’Algérie a d’immenses richesses en pétrole et en gaz, mais elle est coincée dans la Méditerranée. Le détroit de Gibraltar peut être fermé demain, l’Algérie sera totalement enclavée, alors que le Maroc a cette immensité d’ouverture vers l’Atlantique. Et l’Algérie ne peut pas le supporter.

Les dirigeants algériens ont de tout temps envié aux Rois du Maroc leur Aura et le prestige considérable dont ils jouissent auprès des grands de ce monde et des autres nations.

Ces multiples frustrations dont on ne peut faire la liste ici, se sont importées en France au sein de la communauté musulmane d’origine maghrébine.

La cause qui peut les unir : le drapeau palestinien …

Le culte de la fermeture

Des cités couvertes de graffitis comme “Fuck la police”, partout, des paraboles pour capter les chaînes arabes, des femmes en hidjab font leurs courses, des étages entièrement occupés par des trafiquants de drogue armés, des ascenseurs souvent hors service, des habitants terrorisés parce qu’ils refusent de cacher de la drogue dans leur appartement…. C’est l’image des banlieues, pour la plupart devenues zones de non-droit…

Là bas, il est recommandé de changer de trottoir lorsque approche un groupe de jeunes avec ca­pu­ches et casquettes. Tous ceux qui passent par là ont déjà vu des enfants traîner dans la rue après minuit.

“Dans les cités, vous ne trouverez quasiment pas un jeune qui ne puisse vous raconter l’histoire d’un proche, d’un voisin ou d’un camarade de classe décédé de mort violente” Témoignage

A cette ambiance mafieuse est venu se rajouter la tendance islamiste qui utilise la pression pour faire accréditer un sentiment de discrimination et renforcer des pratiques radicales… L’islamisme se disait être un remède à la délinquance.

Mais le but n’était que de nourrir des polémiques fortement médiatisées pour des pratiques comme : le port du voile, la mixité dans le sport, dans les piscines, les repas halal dans les restaurants scolaires, la création de mosquées… Nous le constatons aujourd’hui, l’islamisme n’a pas réduit la délinquance, au contraire, il l’a instrumentalisée.

Une culture de ghetto où le sang coule….

Un monde parallèle refermé sur lui-même s’est formé, avec sa langue et ses codes vestimentaires. Un monde contradictoire, qui protège et qui opprime – un cocon et une cage à la fois. Un monde où le contrôle social est assuré la journée par les mères, à la tombée de la nuit par les “grands frères” ou les chefs de bande.

La cité, où tout le monde se connaît, engendre de la solidarité et, dans le même temps, de la haine contre tous ceux qui appartiennent à la société “officielle”. Et, plus personne ne rit…

La guérilla

“La banlieue, c’est la guérilla”, résume un imposant CRS noir. Il y a lui-même grandi.

A la ceinture, il porte une matraque de type tonfa, un pistolet à impulsion électrique (Taser) et un pistolet. A la main, il tient un pistolet à deux canons du type Flash-Ball, une arme “sublétale”, c’est-à-dire qui ne tue pas la victime – à condition que l’on respecte la distance nécessaire.

Dans Guerilla, son nouvel ouvrage, Laurent Obertone raconte comment la France s’effondre en 3 jours

La seule cause qui peut aider la France aujourd’hui à canaliser la haine de ses citoyens d’origine maghrébine, c’est la cause palestinienne et la France en use et en abuse, au risque d’engendrer une montée incontrôlable de l’antisémitisme.

Mais cette réorientation sera-t-elle suffisante ?

Le scénario imaginé par Laurent Obertone, ne va-t-il pas arriver ?

La soumission à l’Iran, à l’islam politique, sera-t-elle suffisante pour apaiser les tensions qui ne cessent de grandir ?

En tout état de cause, la France ne devrait jamais oublier un principe : l’islam ne tolère pas la faiblesse… Et la gentillesse, la compassion, et toutes ces valeurs typiquement chrétiennes sont prises pour de la faiblesse et ne captent pas leur pitié…

Le scénario du livre

Guerilla raconte l’effondrement de la France, après trois jours de guerre civile, djihadistes et casseurs s’attaquant avec succès à tout ce qui bouge. La trame narrative est celle, efficace, que l’on observe dans les films-catastrophes. Une poignée d’individus, qui sont autant de caractères, pris isolément, vivent l’évènement dans sa chronologie, le subissant ou s’en trouvant transformés.

World War Z commence à La Courneuve

Le roman commence à La Courneuve, avec le meurtre sauvage d’un brigadier, vengé par son collègue (6 morts). C’est aussitôt l’escalade. De Paris à Marseille, en passant par Rungis, un bar à Lille ou des profs violentés à Saint-Etienne, on croise des tueurs, des policiers, des bien-pensants, des syndicalistes, des militaires et même des personnages ordinaires.

Même si le roman s’essouffle progressivement, Guerilla se lit sans difficultés, de la même manière que l’on regarde une série Z, attaque de zombies ou invasion d’extra-terrestres. Les massacres s’amplifient, accompagnés d’incendies, d’explosions… Des djihadistes reproduisent le massacre d’Oradour-sur-Glane. L’on attend en vain Brad Pitt. Les surprises sont rares et les personnages suffisamment stéréotypés pour que l’on navigue paresseusement d’un chapitre à l’autre de ce «roman météore ultra-réaliste», selon l’éditeur.

2005 et Bataclan

Car la dernière de couverture précise que les évènements décrits «reposent sur le travail d’écoute, de détection et les prévisions du renseignement français.» Il ne s’agirait pas vraiment d’une fiction, mais d’une anticipation. Et c’est bien ainsi que l’entendent ses lecteurs (145 commentaires sur Amazon le 25 octobre…).

Interrogé par Slate, Laurent Obertone indique n’avoir presque rien inventé.

«Beaucoup de policiers sont plutôt contents que je parle d’eux. Ils sont souvent scandalisés de ce qu’ils vivent et se confient à moi. Comme je protège bien mes sources, j’ai accès à beaucoup d’informations très intéressantes. La situation est très grave et ils aimeraient bien que l’information sorte. La principale menace est celle d’un embrasement social comme en 2005, sur lequel se grefferait le risque terroriste. Ils observent une porosité entre les terroristes et les délinquants. Enfin, si tout cela est connu, les yeux pour voir sont là, il y a une impossibilité totale d’agir, faute de moyens. On ne peut pas mettre un flic derrière chaque fiché S. La phrase qui revient le plus souvent, c’est: on a de la chance…»

Ce qui paraît parfois invraisemblable ou exagéré viendrait donc directement des services de renseignements.

On apprend que les zones sensibles sont désignées sous les termes U 235 et U 238, c’est-à-dire «enrichies» ou «hautement enrichies.» Le massacre d’un villageois brûlés dans une église? «Ça existe. Et ça s’appelle le scénario Oradour…» De même, les scénarios de la grande crue centennale «intègrent désormais la menace terroriste» et personne ne saurait aujourd’hui comment procéder à une évacuation d’urgence de Paris.

Les questions qui fâchent

Alors? Posons les questions qui fâchent: islamophobie? Racisme? (faire le jeu du) Front national?

Guerilla cultive parfois l’ambiguïté. Certes, les gangs ou les hordes ne sont pas toujours identifiés. Chacun peut mettre sur les visages cagoulés, masqués, la couleur qui le rassure ou l’inquiète. Mais la teneur générale du livre, et son ancrage initial à La Courneuve, conduisent à voir des agresseurs issus de l’immigration. Certains s’expriment «dans un sabir incompréhensible», d’autres sont identifiés comme «de jeunes subsahariens», ils s’appellent Jawad, Djibril ou Aboubakar[1]. Le doute n’est guère permis. Déjà dans La France Orangé mécanique, l’auteur s’attachait à lier immigration et délinquance.

Dans Guerilla, le cynisme des élites est affligeant. Renaud Lorenzino, «un des plus grands éditorialistes du pays», agite la menace de l’ultradroite mais prépare son départ à l’étranger. Il représente le politiquement correct (l’extrême-droite en est friande) des médias, qui se refusent à montrer ou nommer le réel. Les télés ne montrent pas d’images, elles font de la diversion.

Quand un personnage, Marcel, cheminot retraité, ancien syndicaliste, pilier de bar, parle de «bougnoules», ne s’opposent à lui que de «belles âmes», dont, on l’a vu, l’auteur fait peu de cas. La repentance va de pair avec le racisme «anti-blanc», également agité par l’extrême-droite. Ainsi de Zoé, sur le point d’être attaquée par des casseurs dans le RER B:

«Elle était blanche, aisée, elle faisait partie des oppresseurs. Mal à l’aise, elle pensait payer là une sorte d’impôt sur sa couleur.»

De même, l’angélisme voisine avec la peur du «grand remplacement», théorisé par Renaud Camus. Le Président se flatte d’avoir «accueilli plusieurs millions d’itinérants» et les manifestations vibrent d’enthousiasme:

«Une foule brandissait des pancartes «Refugees welcome» et scandait: «Remplacez-nous! Remplacez-nous!»

Les féministes apprécieront cet appel de l’une d’entre elles à ouvrir cœurs et «cuisses à l’Autre», seul moyen efficace lutter contre le racisme, étrange Kermesse héroïque.

De même, en campant un activiste gay caricaturalement «efféminé», Laurent Obertone ne cherche pas à arrondir les angles. Tout comme, en renommant ironiquement rues et places (Cité Taubira, rue Gayssot, rue Méric, rue Kurdi, place Merkel ou rue Traoré…), il ravit un lectorat de droite et fait hurler (ou non) à gauche. (source)

 

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