A la Une Crimes contre l'humanité

La guerre du GAZ qui a dévasté la Syrie

Les vraies raisons de la guerre en Syrie : le gazoduc du Qatar

On croit évidement que la guerre en Syrie est due à une contagion des « ex » printemps arabes, et que les populations syriennes galvanisées en auraient profité pour réclamer leur part de liberté, avant d’être récupéré par l’Etat Islamique.

Cette vision irénique de l’origine du conflit syrien ne semble toutefois pas résister à une autre réalité géo-politique et économique beaucoup plus prosaïque.

En effet, selon des informations du journal libanais Al-Akhbar publiées en 2012, les Qataris (les mêmes que ceux du PSG….) avaient un plan, approuvé par l’administration Obama pour construire un gazoduc Qatari pour transporter le gaz vers l’Europe via la région syrienne de Homs.

Ce gazoduc terrestre aurait démarré au Qatar, traversé l’Arabie Saoudite, puis la Jordanie, en évitant l’Irak pour arriver à Homs en Syrie, d’où il aurait bifurqué dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie, afin de casser le monopole gazier russe en Europe et d’éviter un fret maritime plus long, plus couteux et plus dangereux.

Bachar El Assad, étant l’allié des Russes, il devait tomber pour que ce projet puisse aboutir.

Selon ce même journal, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l’activisme armé et l’objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.

Cela explique la pusillanimité des Américains dans le combat contre l’Etat islamique, et leur manque de résultat. On se demandait bien comment avec tous leurs drones et satellites, ils n’étaient pas capables de voir les colonnes de chars de l’Etat islamique…

Cela explique également la position de la Turquie qui, faisant d’une pierre quatre coups deviendrait un passage vital pour le gaz Qataris vers l’Europe, ce qui lui permettrait de diversifier ses sources de revenus, de ne plus dépendre du gaz iranien, et d’avoir un levier de négociation améliorer avec l’Europe (à l’époque, il n’y avait pas encore les migrants), et également de prendre un leadership dans le monde sunnite, avant encore de permettre l’invasion de l’Europe par une armée ‘d’immigrants’ musulmans du monde entier.

Le journal libanais évoque également l’intérêt d’Israël dans ce schéma, mais cela laisse assez perplexe, dès lors que l’état des relations avec la Turquie sont largement dégradées depuis l’affaire du Mavi Marmara.

Compte tenu du régime islamiste en place à Ankara, elles ne devraient pas s’améliorer, tandis qu’Israël n’avait aucun intérêt à voir tomber Assad, qui garantissait une frontière totalement stable et sans incident majeur depuis 1973…

Bien entendu, la Russie n’était pas du tout d’accord, ni pour perdre sa position stratégique dans la fourniture de gaz, ni pour perdre le soutien de la Syrie, qui lui procure son seul port en Méditerranée à Lattaquié, alors que de surcroit, des compagnies russes effectuent des recherches de prospection de gaz au large des côtes syriennes sans oublier que l’Iran, l’Irak, et la Syrie ont également un projet commun concurrent de gazoduc partant d’Iran et traversant leurs territoire pour arriver à Homs, avant de bifurquer vers Lattaquié et Tripoli…

Bref, cela montre que lorsque des projets économiques et politiques sont basés sur des massacres, et des disparitions de régime, sans tenir compte des forces en présence, il y a toujours des imprévus, et aujourd’hui, la guerre déclenchée par les Qataris et l’Arabie Saoudite risque de se retourner contre eux, puisqu’à présent, le cout du pétrole a chuter et que l’Etat Islamique a également commencé à les rançonner.

Entre temps, l’Iran a obtenu la levée des sanctions sur son gaz, et c’est l’Europe qui paye, financièrement et démographiquement….

Albert Nollet – Source : http://ripostelaique.com

La bataille des corridors noirs

Russie, Iran, Arabie Saoudite, Qatar… Derrière le conflit syrien se joue une vive concurrence entre ces exportateurs d’hydrocarbures. Téhéran, Riyad et Doha veulent traverser le pays pour fournir l’Europe.

Le Moyen-Orient regorge d’hydrocarbures : il renferme au moins 48 % des réserves pétrolières mondiales et 42 % du gaz. La Syrie compte peu en raison de sa faible production mais pourrait être un couloir clé pour des oléoducs et gazoducs arabes et iraniens à même d’approvisionner le marché européen. Cette donnée est essentielle pour comprendre le conflit qui ravage le pays.

Aujourd’hui, la production journalière syrienne a fortement diminué en raison des opérations militaires et du manque d’entretien des installations. Elle est estimée à 25 000 barils de pétrole (385 000 en 2011) et 10 à 12 millions de mètres cubes de gaz. Depuis 2014, la plupart des gisements syriens se trouvent dans la zone contrôlée par l’Etat islamique, les régions de Deir el-Zor et de Palmyre, et la région de Roumeilan, contrôlée par les Kurdes. L’essentiel de la production pétrolière est écoulé par l’organisation terroriste dans les zones sous son contrôle, au prix très lucratif du marché noir.

En revanche, le gaz est vendu par l’Etat islamique au régime syrien contre la fourniture d’électricité.

L’implication de tiers acteurs dans ce marché de troc n’est plus un secret pour personne. Selon le témoignage, en février, du procureur général de Palmyre (aujourd’hui réfugié en Turquie), l’accès des ingénieurs et techniciens russes aux champ et complexe gazier de Twinan, construit par la société russe Stroytransneft, est assuré avec l’accord et la protection de l’Etat islamique. Stroytransneft est détenue par l’oligarque russe Guennadi Timtchenko, représentée en Syrie par la société Hesco. Cette dernière est la propriété de l’homme d’affaires syrien George Haswani, qui assure la représentation de la société russe en Syrie et le lien avec le régime de Damas.

Mais le principal enjeu est stratégique : le territoire syrien pourrait représenter un couloir clé pour des oléoducs et gazoducs arabe et iranien vers l’Europe.

En 2009, le Qatar a proposé à la Syrie la construction d’un réseau via l’Arabie Saoudite et la Jordanie afin d’acheminer son gaz vers ce marché. Plus tard, en 2011, sous la pression de Téhéran, son allié, Damas a remplacé la proposition qatarie par un projet de gazoduc iranien reliant la République islamique à la Syrie en passant par l’Irak.

Cette rivalité entre Etats pétroliers, avec les enjeux économico-stratégiques que représente la région, était en arrière-plan dès l’origine du conflit syrien. Un palier important a été franchi avec l’intervention musclée de la Russie, faisant courir le risque d’une escalade du conflit.

En 2015, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite étaient les premiers producteurs mondiaux de pétrole, avec 11,5 millions de barils par jour chacun, suivis par la Russie. Mais Riyad et Moscou sont les premiers exportateurs, les Etats Unis restant, en net, importateurs. Les exportations moyennes-orientales et russes de pétrole (27 millions de barils par jour), essentiellement vers les marchés européens et asiatiques, pèsent très lourd dans les balances commerciales de ces pays, souvent plus de 80 % du montant total de l’ensemble de leurs exportations.

Manque à gagner

Déterminées à protéger et augmenter leurs parts de marché à tout prix, l’Arabie Saoudite et la Russie se livrent depuis quelques années une compétition sans merci pour produire et exporter toujours plus, générant un déséquilibre de l’offre et de la demande couplé à une guerre des prix, d’où la chute vertigineuse du prix du baril. Il faut noter qu’une baisse de 50 dollars représente un manque à gagner quotidien d’environ 400 et 350 millions de dollars (360 et 310 millions d’euros) respectivement pour l’Arabie Saoudite et la Russie. S’agissant du gaz, l’Europe et la région Asie-Pacifique constituent les débouchés les plus importants pour la Russie et le Moyen-Orient.

Les fournitures russes représentent 40 % (150 milliards de m3/an) de l’ensemble des livraisons par gazoduc à l’Europe et Moscou n’entend rien céder de sa part de marché à d’autres fournisseurs potentiels comme l’Iran, le Qatar ou les pays limitrophes de la mer Caspienne (Azerbaïdjan et Turkménistan).

Ces marchés sont dominés par des contrats à long terme de vingt à trente ans, complexes, conclus entre opérateurs historiques (producteurs et consommateurs) souvent en position de force et dont la conclusion demande de longues périodes de négociations allant de cinq à quinze ans, ce qui rend très difficile l’entrée de nouveaux acteurs.

La dépendance gazière de l’Europe va continuer à croître dans les prochaines décennies et la question de la capacité d’approvisionnement de la Russie doit être posée.

Ses gisements vieillissent et l’exploitation en mer arctique est moins sûre aujourd’hui car celle-ci exige des investissements exorbitants, d’où la nécessité pour l’Europe de diversifier ses sources d’approvisionnement. Un producteur comme le Qatar, troisième réserve mondiale, a un potentiel d’exportation plus élevé que la Russie du fait de sa faible consommation intérieure, et pourra à terme prendre la relève des fournitures de gaz norvégien et hollandais, en déclin en raison de l’épuisement de leurs gisements (Troll et Groningen).

L’Iran, autre acteur régional, possède autant de réserves gazières que la Russie, mais celles-ci sont très peu développées pour l’exportation en comparaison avec celles des voisins qataris et des pays limitrophes de la mer Caspienne.

L’acheminement des hydrocarbures issus des gisements enclavés de la région de la mer Caspienne et de l’Asie centrale par oléoduc et gazoduc vers le marché européen passe par le Nord-Caucase, le Sud-Caucase puis la Turquie. Le couloir syrien, à travers l’Irak déjà sous son influence, concrétiserait pour l’Iran la continuité géographique de l’arc chiite, un pont de pénétration idéologique et économique vers la côte méditerranéenne, séparant symboliquement la Turquie des Etats arabes sunnites du Sud.

Les gazoducs en Europe et au Moyen-Orient

Dépendance

Afin de contourner l’Ukraine, la Russie a construit en 2009 avec l’Allemagne un double gazoduc passant par la mer Baltique (North Stream) d’une capacité de 60 milliards de m3/an pour fournir l’Allemagne et l’Europe du Nord. De plus, Gazprom a lancé en 2012 les premiers travaux pour la construction du South Stream, d’une capacité de 63 milliards de m3/an, qui devait traverser la mer Noire en passant par la Bulgarie pour fournir le marché du sud de l’Europe. Il s’agissait de prendre le continent en tenaille, d’accroître sa dépendance au gaz russe et de concurrencer d’autres projets de fourniture depuis la mer Caspienne via le gazoduc transanatolien (Tanap-TAP), en construction par un consortium de sociétés occidentales avec l’Azerbaïdjan et la Turquie.

Le South Stream visait aussi à tuer dans l’œuf d’autres projets envisagés pour fournir le marché européen à partir des gisements qataris ou iraniens par gazoduc à travers la Syrie. Malgré les pressions exercées par la Russie par des voies bilatérales, la Commission européenne n’a pas validé le projet South Stream, estimant qu’il violait les règles anticoncentration européennes. Il a été annulé en décembre 2014. La Russie est revenue à la charge en juillet 2015 en proposant un autre projet de gazoduc à la Turquie (Turkish Stream) passant par la mer Noire et l’Anatolie. Ankara, déjà engagé dans la construction du gazoduc transanatolien, a décliné l’offre, une fois encore.

Intérêts

Ces ratages répétés ont porté un coup très dur aux ambitions géopolitiques du président Poutine. On notera la concomitance de ce dernier refus turc avec l’entrée en guerre de la Russie en Syrie et l’animosité de Moscou envers Ankara. Poutine a réussi à diffuser un pur mensonge, largement repris par les médias occidentaux, prétendant que la famille d’Erdogan était impliquée dans un trafic de pétrole syrien avec l’Etat islamique. De plus, pour boucler la boucle et préserver ses intérêts gaziers en Méditerranée orientale, la Russie, à travers la société Soyuzneftgaz, a signé en 2013 un accord avec la Syrie, sans passer par le processus habituel d’appel d’offres, pour explorer l’offshore syrien.

Gazprom a pris en outre une participation dans le développement des gisements de gaz découverts dans l’offshore israélien et la commercialisation d’une partie de la production de l’Etat hébreu. Poutine aurait déclaré pendant sa visite en Israël, en 2015, que la présence des ingénieurs et techniciens russes sur les plateformes protégerait les installations contre d’éventuelles provocations des pays voisins. Les Russes et les Iraniens sont fortement impliqués dans le conflit syrien au côté du régime, alors que leurs intérêts sur le plan pétrolier et gazier sont objectivement concurrentiels. Cela laisse présager des différends politiques à courte échéance.

Moiffak Hassan consultant pétrolier – http://www.liberation.fr/

Syrie : Le trajet des gazoducs qataris décide des zones de combat!

Selon toute vraisemblance, le dossier du gaz est « l’arrière-plan » essentiel de la guerre contre la Syrie et plus particulièrement de la guerre qui frappe la région de Homs.

Le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations en provenance de sources sûres qui se résument à dire qu’il existe un plan qatari, approuvé par l’administration US, dont l’objectif est la mise en place d’un nouveau gazoduc destiné au transport du gaz qatari vers l’Europe ; la Turquie et Israël étant parties prenantes.

De plus en plus, tout porte à croire que le gaz est le vrai fond du problème de la guerre contre la Syrie. C’est à partir de fuites émanant d’un géant pétrolier occidental que le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations, fiables, donnant les détails d’un projet qatari, soutenu par les États-Unis, et concernant la construction d’un nouveau gazoduc qui transporterait le gaz du Qatar vers l’Europe via la région syrienne de Homs. Cette ville et sa région sont donc le « nœud » ou le « cœur géographique » de ce projet qui, du même coup, offrirait des avantages stratégiques à la Turquie et à Israël dans l’équation du commerce gazier mondial.

Ce nouveau gazoduc devrait emprunter une « voie terrestre » qui démarre du Qatar, traverse le territoire saoudien, puis le territoire jordanien évitant ainsi le territoire irakien, pour arriver en territoire syrien et plus précisément à Homs. À partir de Homs le gazoduc devrait bifurquer dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie.

Le but principal de ce projet est d’acheminer le gaz qatari et israélien vers le continent européen pour le distribuer à toute l’Europe, avec un triple objectif.

Le premier : casser le monopole gazier russe en Europe. Le second : libérer la Turquie de sa dépendance du gaz iranien. Le troisième : donner à Israël une chance d’exporter son gaz vers l’Europe par voie terrestre et au moindre coût.

Pourquoi Homs ?

Globalement, les objectifs cités plus haut ne pourraient être atteints si l’itinéraire du gazoduc rêvé ne passait pas par la région de Homs destinée à être « le carrefour principal du projet », parce que le gaz qatari ne dispose pas d’alternative pour rejoindre l’Europe, sinon que de recourir à de gros porteurs par voie maritime ; ce qui serait plus long, d’un coût plus élevé, et non sans danger pour certaines zones du parcours.

Selon les informations issues de cette même compagnie pétrolière occidentale, le Qatar envisage aussi d’acheter mille cargos pour développer sa flotte maritime de transport du gaz avec l’ambition de s’impliquer dans un projet américain beaucoup plus vaste destiné à revoir l’équation du commerce gazier mondial.

À la clé, deux modifications significatives. La première est fonction des découvertes de gaz en mer Méditerranée par Israël. La seconde est fonction de l’éventuelle exploitation des événements en Syrie, après création d’une situation politique qui permettrait de faire de Homs le carrefour principal de l’exportation du gaz qatari et israélien vers l’Europe.

Toujours selon ces mêmes sources, les zones du territoire syrien où les bandes armées de la dite « opposition syrienne » bénéficient du soutien US, qatari et turc – c’est-à-dire, le nord, Homs, et les envions de Damas – se superposent à celles du trajet que devrait suivre le gazoduc dans sa route vers la Turquie et Tripoli, si jamais elles finissaient par tomber sous le contrôle des forces de l’opposition inféodée aux trois parties. En effet, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l’activisme armé et l’objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.

Une fois arrivé en Syrie, le gazoduc devrait suivre deux lignes. La première irait des environs de Damas pour arriver à une trentaine de Kms de deux carrefours qui seraient An-Nabk et Al-Kussayr, puis de Homs il se dirigerait vers Tripoli et Lattaquié via Talbisseh et Al-Rastan. La deuxième ligne devrait parcourir le nord de la Syrie en allant de Homs vers Maarat al-Nu’man puis Idlib, avant de rejoindre la Turquie. Autant de villes syriennes que l’opposition armée cherche effectivement à contrôler.

Les mêmes sources affirment que de leur point de vue, Robert Ford [ambassadeur des USA en congé de la Syrie, NdT] et Frederick Hoff [le chargé du dossier gaz au Levant] sont tous deux membres de la « Cellule de crise syrienne aux USA » et se partagent les rôles. Le premier organise les activités de l’opposition armée antisyrienne sur le terrain, de manière à ce qu’elles répondent aux exigences de la mise en place du gazoduc qatari, dont le tracé a été préalablement concocté par le second. De plus, Robert Ford a reçu une nouvelle charge consistant à mettre en place un mini-gouvernement syrien, à l’étranger, ayant des ramifications au sein des groupes et organisations armées sévissant dans le nord de la Syrie, à Damas et à Homs dans le but de réussir la partition de la Syrie selon une carte superposable à celle des deux lignes du gazoduc, celle allant vers la Turquie, et celle allant vers Tripoli au Liban ; tout en ménageant d’autres régions pour le « régime » [! ? ; NdT]

Avantages pour la Turquie

Ce projet de gazoduc procure à la Turquie de multiples avantages stratégiques et économiques.

Un : elle deviendrait un passage vital pour l’Europe qui pourrait ainsi diversifier ses sources de gaz pour ne plus dépendre que du gaz russe ; ce que les USA encouragent vivement. Deux : elle pourrait réaliser son vœu d’entrer dans le club européen. Trois : elle serait soulagée de ne plus dépendre quasi-totalement du gaz iranien ; ce qui ajouterait à sa valeur géostratégique. Quatre : elle réduirait sa facture énergétique exorbitante et toucherait, en plus de tout le reste, les dividendes payés par le Qatar et Israël pour le droit de passage de leur gazoduc à destination de l’Europe.

Avantages pour Israël

Du même coup, Israël serait candidate à devenir à son tour un « Émirat gazier majeur » en l’espace de cinq ans environ, du fait de son exploitation du gaz des deux champs « Leviathan » et « Tamar » partagés avec le Liban.

Selon des études françaises, les capacités de ces gisements dépassent celles de « North Dome-South Pars » commun au Qatar et à l’Iran, et considéré comme le plus grand champ gazier du monde… Israël et le Qatar ont donc besoin d’emprunter la route de Homs vers l’Europe, parce que les alternatives sont très coûteuses, d’autant plus que le canal de Suez n’est pas adapté à recevoir les gros cargos de pétrole et de gaz prévus à cet effet.

Avantages pour le Liban ?

Il n’est pas inintéressant de noter la remarquable transformation positive de l’attitude de Doha à l’égard du Premier ministre libanais Najib Mikati, lors de sa dernière visite au Qatar.

Non seulement le boycott diplomatique et économique est levé, mais l’ouverture est totale. On ne menace plus d’expulser les libanais travaillant sur le territoire qatari. On propose la mise en place de projets de développement pour soutenir et renforcer la stabilité économique du pays. Encore mieux, on se propose d’offrir une assistance financière au port de Tripoli, lequel est destiné à suppléer au port syrien de Lattaquié en cas de nécessité. Il n’est pas inintéressant, non plus, de noter que la raffinerie de Tripoli ne fonctionne plus depuis des années, mais qu’existent toujours des réservoirs de stockage de pétrole, non de gaz. Mais il est parfaitement possible de réhabiliter le port et d’y amener les installations nécessaires à la liquéfaction et au stockage du gaz. En même temps, ce serait l’une des options d’expédition du gaz qatari vers l’Europe !

Et la Russie dans tout ça ?

Toujours selon les mêmes sources, la Russie aurait informé le Liban qu’elle ne sera pas d’accord avec ce dernier projet d’exploitation du gaz méditerranéen avant d’obtenir des garanties de l’Occident lui attestant qu’il ne chercherait pas à changer le « régime » en Syrie ; exigence qui ne serait nullement incompatible avec la poursuite des travaux de prospection gazière par des sociétés russes dans le secteur. Ceci, parce que ces sociétés ne doivent pas s’absenter au moment du boom gazier méditerranéen ; sans oublier que l’Iran, l’Irak, et la Syrie ont un projet commun partant de leurs propres territoires. Il consiste tout simplement à ce qu’un gazoduc iranien, traverse l’Irak pour arriver à Homs, avant de bifurquer vers Lattaquié et Tripoli…

samedi 17 novembre 2012

Nasser Charara – https://www.egaliteetreconciliation.fr/

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2017/ Elishean mag



Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Recevez la Newslettter

Vous souhaitez être informés des bons plans, découvrir les meilleurs articles du réseau Elishean et recevoir des conseils pour optimiser l'Ascension. C’est très simple, inscrivez-vous...

Votre aide est importante…

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Suivez nous sur les réseaux sociaux

Articles Phares