Âme et Conscience Mondes intérieurs

La connaissance précède la Création

La connaissance précède la Création

Adilton Pugliese : Les idées innées

Zerah_ColburnQu’est-ce que la puissance ?

La question avait été posée aux alentours de 1898 par un professeur de mathématiques à un enfant anglais âgé de huit ans, appelé Zerah Colburn, dans la ville de Londres, face à d’autres maîtres, élèves et curieux.

– Qu’est-ce que la puissance ? L’enfant répondit :

– Je n’en sais rien ! Je n’en sais rien parce que je suis analphabète ; je ne sais ni lire ni écrire parce que je n’ai jamais été à l’école. Mais je sais calculer ! Soumettez-moi à n’importe quel problème, a n’importe quelle question et je vous répondrais.

L’examinateur regarda l’enfant et demanda : – Combien font 8 puissance 16 ?

L’enfant répondit en 4 secondes : – 298 billions 474 milliards 976 millions 710 milles 656.

Et d’autres calculs furent effectués, laissant tout le monde perplexe face au phénomène. Où l’enfant aurait-il acquis une telle connaissance? Comment pouvait-il savoir ce qu’il n’avait jamais appris ? Il était analphabète et ses parents aussi !

Comme le médium Divaldo Franco l’a relaté lors de l’une de ses conférences, Zerah Colburn fut considéré par la science comme un être surdoué, un enfant prodige, un génie précoce.

On considère qu’un enfant entre dans cette classification lorsqu’il « se distingue par le développement des facultés et capacités d’une forme nettement prématurée amnésie mais. Quant au génie, il s’entend « d’une capacité mentale créatrice d’un très haut degré et très au-dessus des niveaux intellectuels considérés comme normaux ».

Il y a d’autres exemples : Wolfgang Amadeus Mozart, né en 1756, qui à 4 ans fut capable d’exécuter au piano une sonate, qui à 5 ans fut capable de composer des menuets et autres morceaux musicaux, qui avait déjà composé un opéra à l’âge de 8 ans, fut considéré comme l’un des plus grands génies précoces du monde.

Blaise Pascal, né en 1623, fut un célèbre scientifique français qui apprit la géométrie tout seul et qui découvra, à l’âge de 11 ans, un nouveau système géométrique.

William Hamilton (1805 – 1865), astronome et mathématicien irlandais, commença à parler la langue hébraïque à l’âge de 3 ans. À l’âge de 13 ans, il parlait déjà 13 langues classiques et modernes. À 18 ans, il était déjà considéré comme le plus grand mathématicien de Grande-Bretagne.

Trombetti, à 12 ans, en plus de sa langue maternelle parlait déjà l’allemand, le français, le latin, le grec et l’hébreu. Avant de mourir, il parlait plus de 300 langues et dialectes.

Napoléon apprit à lire avant l’âge de 5 ans et, Voltaire à 3 ans. Pepito Ariola, dont le cas fut raconté par Léon Denis dans son livre Les problèmes de l’être et de la destinée, et présenté lors du Congrès international de psychologie à Paris en 1900 par le professeur Charles Richet, le créateur de la métapsychique : l’enfant espagnol âgé de 3 ans improvisait au piano des airs variés extrêmement riches en sonorités.

La science, les étudiants et les chercheurs restent émerveillés de la précocité de certains enfants mais ne parviennent pas à découvrir la provenance du phénomène.

Que peut dire à ce propos la pédagogie, la psychologie, la philosophie et la biologie au travers de la génétique ?

Dans son œuvre Introduction à l’étude de la pédagogie spirite (les textes à suivre en italique sont extraits de la première édition IDE), le professeur Walter Oliveira Alves nous présente ses recherches en matière de pédagogie comparée et déclare qu’il existe diverses théories cherchant à expliquer la façon dont s’acquiert la connaissance, ou bien la façon dont l’enfant apprend, ces théories pouvant être, de manière simplifiée, analysées en trois courants principaux qui affirment respectivement :

sephiroth daath1) La connaissance est externe à l’individu.

Elle se trouve dans le milieu ambiant.

Cette théorie est dérivée du courant philosophique dénommé empirisme, qui offre une conception environnementale de l’éducation et qui attribue un immense pouvoir à l’environnement dans le développement humain, ajoutant l’expérience sensorielle, des sens, comme source de la connaissance.

En philosophie, par exemple, nous avons l’empirisme de John Locke (1632-1704), philosophe anglais du XVIIe siècle, auteur de l’Essai sur l’entendement humain, qui rejetait les idées innées : la source de nos connaissances serait l’expérience, c’est-à-dire la sensation aidée de la réflexion. Il affirmait que le nouveau-né était une feuille de papier blanc car, déclarait-il, rien n’existait dans l’esprit (dans le psychisme) qui n’ait premièrement existé dans les sens.

En psychologie, les disciples de l’école du béhaviorisme (comportementaliste) affirment que nous sommes les fruits du conditionnement, à l’exemple du psychologue Burrhus Frederic Skinner (1904-1990), auteur d’importants travaux relatifs à l’apprentissage et à l’enseignement programmé (encyclopédie Koogan-Larousse). En pédagogie, l’effet de cette théorie est que non seulement la connaissance mais aussi la morale est quelque chose qui s’enseigne de l’extérieur vers l’intérieur. La conséquence est que, conduit à l’extrême, cette thèse tend à maintenir celui qui s’éduque dans la dépendance de l’autre, dans une obéissance aveugle, sans la capacité de penser et d’analyser par lui-même.

2) La connaissance est interne à l’individu.

Se basant sur cette théorie, nous avons, en philosophie, le rationalisme, qui renouvelle la théorie des idées innées, mettant en valeur et exaltant la raison. En psychologie, des penseurs comme Carl Rogers (1902-1987) cherchent à démontrer que la connaissance vient de la volonté de l’individu et non d’un conditionnement externe. On cherche à faire ressortir ce qu’il y a à l’intérieur de celui qui s’éduque, sans toutefois offrir d’expériences constructives.

3) La connaissance est le résultat de l’interaction de l’individu avec son milieu.

En psychologie, pour défendre cette thèse, nous avons le suisse Jean Piaget (1896-1980), qui déclare que la connaissance vient de l’interaction de l’individu avec son milieu, ajoutant que l’effort constructif est nécessaire. Un autre penseur, Lev Semenovich Vygotsky (1896-1934), russe, attribue une grande importance à l’interaction sociale dans le processus de construction des fonctions psychologiques humaines. La conséquence est qu’une telle vision conduit à l’autonomie morale et intellectuelle, menant celui qui s’éduque à une réelle construction de la connaissance pouvant offrir, cependant, une vision matérialiste de la vie.

Bien que très élaborées et importantes, ces théories n’expliquent toutefois pas le «phénomène» de l’enfant anglais, et auxquelles on aurait pu ajouter une autre explication à sa provenance : l’hérédité.

Cependant, dans le cas de Zerah Colburn, cette hypothèse n’y résiste pas non plus puisque ses parents et tous ses ancêtres connus étaient analphabètes, illettrés.

Et que dit le spiritisme à propos de ces cas ?

À la question 218 du Livre des esprits, Allan Kardec demanda aux immortels :

« l’esprit incarné ne conserve-t-il aucune trace des perceptions qu’il a eues et des connaissances qu’il a acquises dans ses existences antérieures ? ».

Et il obtint cette réponse : « il lui resta vague souvenir qui lui donne ce qu’on appelle des idées innées ».

A la question 218 (a) : « la théorie des idées innées n’est donc pas une chimère ?

Non, les connaissances acquises dans chaque existence ne se perdent pas ; l’esprit, dégagé de la matière, s’en souvient toujours. Pendant l’incarnation, il peut les oublier en partie momentanément, mais l’intuition qui lui en reste aide à son avancement ; sans cela, ce serait toujours à recommencer. À chaque existence nouvelle, l’esprit prend son point de départ de celui où il était resté dans sa précédente existence ».

De même, à la question 219 : « quelle est l’origine des facultés extraordinaires des individus qui, sans étude préalable, semblent avoir l’intuition de certaines connaissances comme les langues, le calcul, etc. ?

Souvenir du passé ; progrès antérieur de l’âme, mais dont lui-même n’a pas la conscience. D’où veux-tu qu’elle vienne ? Le corps change, mais l’esprit ne change pas, quoiqu’il change de vêtements ».

Adilton PUGLIESE

Source : Presença Espirita, juillet 2005
Traduction : J.E. NUNES

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