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La chute sordide du grand inquisiteur Robert Mueller

PAR GUY MILLIÈRE LE 26 JUILLET 2019

Emportés par la rage et la haine anti-Trump qui les imprègne, les Démocrates américains ne cessent de servir involontairement la campagne pour la réélection de Donald Trump en 2020.

Après avoir répété jusqu’à l’obsession et sans le moindre fondement que Trump avait pratiqué la “collusion” avec la Russie, après avoir répété ensuite, sans le moindre fondement toujours, qu’il avait fait “obstruction à la justice”, après s’être accrochés de manière immonde au témoignage fabriqué d’une “actrice” pornographique vieillissante téléguidée par un avocat véreux, aujourd’hui mis en examen pour escroquerie, vol et détournement de fonds, après avoir laissé quatre gauchistes racistes, antisémites et pro-terroristes acquérir une emprise émétique sur leur parti, après avoir présenté des éléments de programme marxistes qui semblent destinés à faire des Etats-Unis une “république populaire” digne de celles qui étaient soumise au pacte de Varsovie au temps de l’Union Soviétique, après que le rapport Mueller les aient laissé sur leur faim et n’aie pas satisfait leurs fantasmes de fanatiques (faute de voir Trump mort, nombre d’entre eux souhaiteraient qu’il soit destitué, puis emprisonné), ils ont décidé de faire comparaître Robert Mueller devant deux commissions de la Chambre des représentants, aux fins de tirer de ses propos les élément accablants contre Trump qu’ils n’ont pas trouvé dans le rapport.

Robert Mueller a accepté de comparaitre. Et cela a été un naufrage absolu.

Les Démocrates ont fait répéter à Mueller quelques points présents dans le dossier qui montrent que Trump a voulu plusieurs fois révoquer Mueller en raison de l’odieuse partialité de l’enquête, et Mueller a confirmé que oui, Trump a voulu plusieurs fois le révoquer. Comme dans le rapport, Mueller a répété que oui, à ses yeux, cela pouvait être de l’ordre de l’obstruction.

Ce que les Démocrates n’ont pas dit et ne pouvaient bien sûr pas dire est que les formules tortueuses utilisées par Mueller dans le rapport qui porte son nom et son recours à la double négation (“je ne peux pas dire que Trump n’est pas coupable, mais je ne peux pas dire qu’il est coupable”) signifient en langage clair qu’il n’y a pas eu obstruction.

Ce que les Démocrates n’ont pas dit et ne pouvaient, bien sûr, pas dire non plus est que, dès lors que l’enquête qui a conduit au rapport avait reposé sur des éléments frauduleux, elle n’avait pas lieu d’être et que mettre fin à une enquête qui n’a pas lieu d’être est pleinement légitime.

Ce qu’ils n’ont pas dit et ne pouvaient, bien sûr, pas dire est que le rôle et le statut du Président tel que défini dans la Constitution lui donnent toute autorité pour révoquer un procureur spécial, ce qui fait que dans tous les cas, Trump, même s’il avait révoqué Mueller, n’aurait été coupable d’aucun crime.

Ce qu’ils ne pouvaient surtout pas dire est ce que les Républicains qui ont interrogé Mueller ont dit, et ce qui faisait la teneur de leurs questions.

Les Républicains ont souligné les unes après les autres les contradictions, les omissions et les contre-vérités flagrantes contenues dans le rapport et qui font de celui-ci une imposture découlant d’une enquête qui elle-même a été une imposture.

Ils ont, en supplément, et c’est essentiel, montré que Mueller savait dès le début de son enquête que tout reposait sur le dossier Steele, entièrement fabriqué par un ex-espion étranger sur la base d’éléments de désinformation en provenance des services russes : ce qui signifie que si Mueller avait un milligramme d’honnêteté, il aurait dû refuser la position de procureur spécial en disant qu’il ne pouvait travailler sur la base d’un dossier entièrement fabriqué.

Les Républicains ont, en supplément, montré qu’au cours de l’enquête, Mueller a utilisé des éléments obtenus de manière totalement illégale par le FBI sous James Comey, et qui eux-mêmes ne constituent aucunement des preuves à charge contre des gens que Robert Mueller a fait néanmoins jeter en prison.

Ils ont souligné que des enquêtes (dignes de ce nom cette fois) sont en cours, diligentées par le ministre de la justice William Barr, et ils ont dit que ces enquêtes montraient d’ores et déjà qu’une immense machination avait été mise en œuvre qui impliquait bien davantage que le FBI sous James Comey et pouvait laisser penser que des services étrangers, ceux d’Italie et du Royaume Uni, avaient contribué à la machination.

Face aux questions des Républicains, Robert Mueller est apparu pitoyable (mais il ne doit inspirer aucune pitié au vu des vies qu’il a détruites). Il a souvent bredouillé des non réponses, demandé, pour gagner du temps, qu’on lui répète la question. Il a contredit des éléments figurant dans le rapport qu’il a signé, et il a fallu lui relire le texte du rapport pour qu’il le concède. Il a paru plusieurs fois ignorer totalement ce que contient le rapport, ce qui signifie sans doute qu’il l’a signé sans en connaitre le contenu et qu’il ne l’a toujours pas lu en entier.

Ce fut un spectacle sordide. Ce fut celui de la chute du grand inquisiteur, qui est soudain apparu comme quelqu’un qui, tombé de son piédestal, n’est plus qu’un pantin désarticulé.

Le fiasco pour les Démocrates est total.

Mueller termine sa carrière de manière miteuse. Le malheur est que l’enquête Mueller a provoqué des dégâts immenses. C’est un scandale absolu.

L’état de droit américain a été profondément détérioré et doit être rétabli. Les Démocrates ont montré une fois de plus leur visage totalitaire et crapoteux. Il est plus impératif que jamais qu’ils soient défaits et connaissent une déroute électorale en 2020. Le fiasco qu’ils viennent de connaitre montre que la déroute est en marche. Fort heureusement.

Aux Etats-Unis, même les journalistes les plus à gauche reconnaissent que ce qui vient de se passer a été un désastre pour la cause anti-Trump.

Je craignais avant de les lire que les journalistes français n’aient pas même l’honnêteté des journalistes américains les plus à gauche.

Je n’ai pas été déçu en les lisant.

Titre le plus fréquent : “Mueller dit que son rapport n’exonère pas Trump”, du Figaro au Nouvel Observateur. Aucun mot sur les contradictions, omissions et contre-vérités mises au jour par les Républicains.

Aucun mot sur les enquêtes diligentées par William Barr. Dans Le Figaro figure une phrase parlant de “l’essence des méfaits potentiels de Trump”, et Mueller est décrit comme “connu pour son intelligence et ses talents d’enquêteur”. Trump lui, est présenté comme “empêtré dans l’écheveau de l’affaire russe”.

C’est ce qui s’appelle du journalisme ! Ceux qui lisent cela doivent aimer se faire lessiver le cerveau.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

PS Robert Mueller a commis un parjure pendant que le Républicain Andy Biggs le questionnait. Il a nié avoir eu une conversation téléphonique avec Rod Rosenstein le 10 mai 2017. La conversation figure dans le rapport. Mueller pourrait être poursuivi par la justice en raison de ce parjure. Affaire à suivre.

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