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Êtres de Lumière et Forces impersonnelles

Sri Aurobindo par Satprem

« Tous tant que nous sommes, nous recevons constamment, et sans nous en apercevoir, des influences ou des inspirations de ces plans supérieurs supraconscients, qui se traduisent en nous par des idées, des idéaux, des aspirations, des œuvres d’art; ce sont eux qui modèlent secrètement notre vie et notre avenir; de même que nous recevons constamment et sans le savoir, des vibrations vitales ou des vibrations physiques subtiles qui déterminent à chaque instant notre vie affective et nos échanges avec le monde. » Satprem

Nous ne sommes enfermés dans un corps individuel personnel que par une aliénation visuelle tenace; en fait, nous sommes poreux de partout et nous baignons dans les forces universelles comme l’anémone dans la mer :

L’homme bavarde intellectuellement et étourdiment, il discute les résultats de surface qu’il attribue tous à son « noble moi », ignorant que ce « noble moi » est caché loin, bien loin de sa vision, derrière le voile de son intellect pâlement miroitant et la brume épaisse de ses sentiments, ses émotions, ses impressions, ses sensations et impulsions.

Notre seule liberté est de nous élever à des plans de plus en plus hauts, par l’évolution individuelle, et notre seul rôle, de transcrire et d’incarner matériellement les vérités du plan auquel nous appartenons.(…)

La psychologie contemporaine, qui mélange pêle-mêle, tous les degrés de l’être dans un soi-disant « Inconscient collectif », comme s’il s’agissait d’un énorme chapeau de prestidigitateur d’où l’on tire au petit bonheur, la chance des archétypes ou des névroses, témoigne à cet égard d’une insuffisance de vision.

D’une part, parce que les forces de ces plans ne sont pas inconscientes du tout, sauf pour nous; et d’autre part, parce que ces forces ne sont pas « collectives », en ce sens qu’elles ne sont pas le fruit d’une sécrétion humaine, pas plus que la mer n’est le produit de l’anémone; c’est l’homme frontal qui est le produit de cette Immensité par-derrière.

Les gradations de conscience sont des états universels qui ne dépendent pas de la façon de voir de la personnalité subjective. Au contraire, la façon de voir de la personnalité subjective est déterminée par le niveau de conscience auquel elle appartient et où elle se trouve organisée conformément au type de sa nature ou à son stade évolutif. Mais naturellement, il est humain de renverser l’ordre des valeurs et de se mettre au centre du monde.

(…)

Le deuxième point important concerne les forces conscientes et les êtres qui peuplent ces plans. (…) Pratiquement, quand on entre consciemment dans ces plans, soit dans le sommeil, soit en méditation, soit en extériorisation volontaire, on peut voir deux sortes de choses : des courants de force impersonnels, plus ou moins lumineux, ou des êtres personnels. Mais ce sont deux façons de voir la même chose : Le mur entre ce qu’on appelle conscience et force, impersonnel et personnel, devient très mince quand on passe derrière le voile de la Matière.

Si l’on regarde un processus du côté de la force impersonnelle, on voit une énergie ou une force en action qui fonctionne dans un but et produit un résultat; si l’on regarde du côté de l’être, on voit un être qui possède une force consciente, qui la dirige et l’utilise, à moins que cet être ne soit lui-même le représentant d’une force consciente et utilisé par elle comme l’instrument d’une action particulière.

La science moderne a découvert que si l’on regarde le mouvement de l’énergie, elle se présente d’un côté comme une onde et se comporte comme une onde, et de l’autre comme une masse de particules qui se comporte comme une masse de particules, et chaque côté fonctionne à sa manière. C’est un peu le même principe ici.

Certains chercheurs ne verront donc jamais d’êtres, que des forces lumineuses; d’autres ne verront que des êtres et jamais de forces; tout dépendra de leur attitude intérieure, de leur aspiration, leur formation religieuse ou spirituelle et même culturelle.

C’est ici que la subjectivité commence et avec elle, les risques d’erreur ou de superstition. Mais la subjectivité n’est pas une disqualification de l’expérience, c’est simplement le signe que la même chose peut être vue et transcrite de différentes manières suivant notre formation – nous voudrions bien savoir si deux peintres ont jamais vu même paysage de la même manière, pour ne parler que de nos réalités « concrètes ».

Le critère de la vérité, à en croire les légistes du naturel ou du surnaturel, devrait être une immuable constance, mais il se pourrait bien que ce soit le critère de notre engourdissement; la multiplicité des expériences prouve seulement que nous nous approchons d’une vérité vivante, non d’un résidu durci comme le sont nos vérités mentales et matérielles.

En outre, ces forces conscientes, très conscientes – peuvent prendre toutes les forme qu’elles veulent, non par supercherie mais pour se rendre accessibles à la conscience de ceux ou celles qui s’ouvrent à elles ou les invoquent.

Telle sainte chrétienne, par exemple, qui a la vision de la Vierge, et telle Indienne qui a la vision de Dourga, voient peut-être la même chose, elles sont peut-être entrées en contact avec le même niveau de conscience et les mêmes forces; mais il est bien évident que Dourga ne signifierait rien pour une chrétienne et que si, par ailleurs, cette force se manifestait à l’état pur, c’est-à-dire sous forme de vibration lumineuse impersonnelle, elle ne serait pas accessible à la conscience du fidèle de la Vierge ni du fidèle de Dourga, ou, en tout cas, ne parlerait pas à leur cœur. (…)

Et le mathématicien qui, tout à coup, dans un éclair qui le transporte de joie, voit une figuration nouvelle du monde, a peut-être, lui aussi, touché à la même hauteur de conscience, à la même vibration révélatrice.

Parce que rien ne se passe « dans les airs », tout est situé quelque part, sur un plan, et chaque plan a sa longueur d’onde, son  intensité lumineuse, sa fréquence vibratoire particulière, et l’on peut toucher au même plan de conscience, à la même illumination par des milliers de voies différentes.

(…)

Mais ce serait une erreur de croire que les forces dites impersonnelles sont des forces mécaniques améliorées; elles ont une intensité, une chaleur, une joie lumineuse qui a toute la présence d’une personne sans visage – pour quiconque a jamais été envahi par un torrent de lumière dorée, une éclosion bleu-saphir, un étincellement de lumière blanche, il n’est plus de doute qu’avec cet or, vient une Connaissance spontanée pleine d’allégresse, avec ce bleu une puissance solide; avec cette blancheur une Présence que l’on ne peut pas dire.

Extrait de : SRI AUROBINDO ou l’aventure de la conscience par Satprem

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