Miléna@OR Parasha de la semaine

« Et il apparut » : Le nombre TROIS – Vayera

UNE LOI, CHAQUE SEMAINE

Paracha « Vayera », « Et Il apparut »

Shabbat du 19 octobre 2013

La Parasha est l’unité de division hebdomadaire de la Torah

« Eternel, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne t’en va pas de chez ton serviteur! » (Genèse 18, 3)

Le nombre trois

Abraham, fatigué, est assis à l’entrée de sa tente. II s’est soumis, à 99 ans, à la circoncision et Dieu vient lui rendre visite.

C’est ce que nous apprend le premier verset. Mais tout à coup il y a une coupure, on ne parle plus du tout de Dieu, on passe à un autre sujet qui semble sans rapport avec le premier: Abraham lève les yeux, aperçoit au loin trois voyageurs, court à leur rencontre, les emmène chez lui, les installe à l’ombre d’un arbre, mobilise Sarah et un domestique pour leur préparer un repas bien plus important que celui qu’il leur avait promis et se donne la peine de servir lui-même ses hôtes inconnus.

Où était donc, pendant tout ce temps-là, l’Eternel qui était venu rendre visite à Abraham ? Un certain nombre d’heures ont dû s’écouler entre le moment où Il est arrivé et celui où les voyageurs ont repris leur route. Abraham a-t-il fait attendre Dieu si longtemps ?

Si l’on se reporte au texte, on se rend compte, aussi étonnant que cela puisse paraître, qu’effectivement il en fut ainsi.

Voici comment les faits se sont déroulés: Dieu apparaît à Abraham, Il n’a même pas le temps de lui parler que déjà celui-ci s’excuse et demande à Dieu de ne pas partir; il va revenir bientôt. En attendant, il lui faut s’occuper de voyageurs fatigués, affamés, qui ont besoin de ses services. Et l’Eternel ne se fâche pas en voyant Abraham accorder la priorité à ces voyageurs. Ce sont pourtant des idolâtres, des étrangers, des inconnus. Mais y a-t-il seulement pour Dieu – et aussi pour Abraham – un homme inconnu ? Tout homme est un frère et tout particulièrement celui qui est dans le besoin.

C’est ainsi donc que l’Eternel a attendu, avec patience et avec plaisir, que Abraham et Sarah s’occupent de tout leur cœur de ces trois voyageurs. Lorsqu’ils furent partis, alors seulement, l’Eternel put commencer son entretien avec Abraham.

On peut constater, depuis la « montée » d’Abraham à partir d’Our Kasdim vers Erets Yisraël jusqu’à l’épisode de la « ligature » d’Isaac, la persistance du nombre « trois ».

Au début de la paracha Lekh lekha, Hachem ordonne à notre patriarche « d’aller pour lui hors de son pays, de son lieu d’enfantement et de la maison de son père », soit trois prescriptions (Berèchith 12, 1).

De même, lors de l’épisode de la « ligature » d’Isaac, Abraham répond à trois reprises à Hachem : « Me voici ! » (הנני) (Berèchith 22, 1 ; 22, 7 et 22, 1).

Le verset 2 qui définit la mission conférée par Hachem à Abraham contient à trois reprises le mot את, (ÊT) article purement explétif dont le texte aurait pu apparemment faire l’économie.

Au verset 3, trois personnages vont partir ensemble : Abraham, ses « deux jeunes » gens » (שני נעריו) qui ne forment qu’une seule entité, et son fils Isaac.

Au verset 6, « Abraham prit le bois de l’holocauste, le mit sur Isaac son fils, et il prit en main le feu et le couteau. »

Le voyage se termine « le troisième jour » (verset 4). C’est alors qu’Isaac demande à son père : « Voici le feu et le bois, et où est l’agneau pour l’holocauste ? » (verset 7).

Et finalement restent en tête-à-tête, si l’on peut dire, Hachem, Abraham et son fils.

Le nombre 3 est omniprésent au sein de cette paracha, comme pour nous faire comprendre que l’union mystique du féminin et du masculin n’est que le début de la nouvelle histoire, car là commence la véritable connexion à la Divine Matrice originelle, lorsque nous nous tournons vers la conception du troisième. Car le troisième ne peut naître sans être conçu.

Et il apparut ….

Le nombre trois, selon le Maharal, embrasse une unité complète, en associant un concept, son opposé et leur intermédiaire, de la même façon qu’un triangle constitue une forme complète en joignant une fin à son commencement.

Nous devons réapprendre à vivre à trois

Qu’est-ce qui rapproche Itsraq de Ismaël dans les récits de cette paracha ? Une seule chose : le Tzelem Elohim.

C’est dans cette dimension ultra spirituelle que les frères peuvent communiquer, car il ne peuvent se rejoindre qu’en incluant D.ieu au sein de leur couple. Pourtant ils sont tous deux de la même lignée de SHEM, fils de Noé. Mais ils sont si différents.

Ce qui les déchire, ce sont les deux aspects du nefesh, le nefesh ha Eloki (âme spirituelle) et le nefesh ha Behemi (âme animale). Selon celui qu’ils suivront ils seront frères ou ennemis. C’est au niveau de l’âme spirituelle, le nefesh ha Eloki, qu’ils peuvent se rapprocher.

De la même manière, notre âme incarnée comporte trois dimensions, qui correspondent aux trois fils de Noé :

  • H’AM, le nefesh, le corps
  • JAPHET, le rouah’, l’esprit
  • SHEM, la neshama, l’âme

Et ces trois dimensions sont présentes en toute créatures vivantes , les hommes comme les animaux.

Et nefesh doit servir rouah’ et neshama

« 20. Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.
21. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.
22. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.
23. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.

24. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. (ou selon d’autres versions : il apprit ce que lui avait fait son plus jeune fils.3,4)
25. Et il dit : Maudit soit Canaan ! qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !
26. Il dit encore : Béni soit l’Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave !
27. Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave ! »

Rouah’, c’est l’esprit, et Rouah’ hakodesh, c’est l’Esprit Saint. Lorsque le rouah’, qui correspond à la relation à l’autre, est réparé, alors l’esprit et l’âme se connectent, le masculin et le féminin s’unissent, et il s’ensuit une descente de l’Esprit Saint, le Rouah’ haKodesh.

Rouah’est le lieu de passage du nephesh réparé à la neshama.

Il existe 5 dimensions de l’âme de l’être humain Adamique et 4 dimensions pour l’être animal.

  • H’AYA, la Vie
  • YEH’IDA, l’Êtreté

La neshama vit dans les deux mondes incarné et non incarné. Ses deux parties sont reliées par une corde d’argent. Lorsque la neshama s’élève vers le monde de la H’AYA pour se connecter à la YEH’IDA, alors la corde d’argent devient une corde d’or.

Par son travail, l’homme peut accéder à la H’AYA et se connecter au plan de la Vie, là se trouve le Gan haEden, Jardin, la dimension végétale d’où tout naît.

C’est du domaine d’une Vision de D.ieu comme étant omniprésent au quotidien, comme l’ombre ( TZEL ) de nous-même, il nous entoure. Et, le rapprochement ultime se fait par la pratique de la Hitbodedout ou du Dikr, une méditation où l’on parle avec D.ieu dans notre langue maternelle. Mais il faut garder à l’esprit que cela n’est pas le but en soi, mais simplement le moyen de développer la Yeshoua, le Corps de Gloire, la rédemption qui mène à YEH’IDA, l’Êtreté.

Le millenium sera l’ère du 4ème enfant de Noé que H’am avait empêché à l’époque du déluge, celui de la H’AYA, la 4ème dimension.

L’environnement va s’activer et nous allons petit à petit ressentir le monde invisible autour de nous. Cette prise de conscience va venir replacer l’homme face à ce qu’il est réellement dans la hiérarchie des mondes.

Cette paracha nous renvoie à cette immuable vérité « tout ce que nous voyons nous en sommes responsables ». Car nous ne sommes jamais seuls ! Tout autour de nous, un univers sensible nous observe et nous répond.

Miléna

Paracha Vayera -Ichmaël et nous , par le Rav Brand

Ichmaël, dernier acte ?

Paracha Vayera : les deux visages d’Ichmaël

On le sait : la Torah qualifie Ichmaël de « Péré Adam », littéralement : « l’homme sauvage » (Béréchit, 16, 12). En réalité, ces deux qualificatifs sont l’expression de deux dimensions fondamentales caractérisant le premier fils d’Avraham Avinou.

La première – « Adam » – souligne précisément le fait qu’Ichmaël étant fils du patriarche, il conserve en lui la trace de cette haute dimension propre à Adam HaRichon et qui n’est autre que le Tsélem Elokim.

Pour cette même raison, son nom propre exprime le fait que D.ieu l’a entendu alors qu’il mourait de soif dans le désert, comme il est dit à deux reprises : « Car D.ieu a entendu ton affliction » (Béréchit, 16, 11), et aussi « Car D.ieu a entendu la voix de l’enfant là où il est » (Béréchit, 21, 17) – ce qui souligne que la prière des « Bné Ichmaël », ses descendants, est écoutée par le Tout puissant. Qu’ayant ainsi hérité d’Avraham la puissance de la parole qui s’associe chez lui à une totale annulation de soi, Ichmaël semble être, dans sa totale adhésion (Dvékout) à D.ieu, éternel !

Pourtant, là où ses forces lui font défaut, c’est précisément quand Ichmaël se lève, c’est-à dire quand il quitte sa relation privilégiée avec le Créateur et qu’il a affaire au monde des autres hommes. Car alors qu’on s’attendrait à ce qu’il fasse désormais rayonner autour de lui les sommets déjà atteints dans la spiritualité, qu’il dévoile la Présence divine au coeur même des comportements élémentaires et quotidiens de l’existence, c’est en fait tout le contraire qui arrive : Ichmaël est « sauvage » ! Il se ferme à toute communication au point où, comme l’indique le verset, « Sa main [est] contre tous » (Béréchit, 16, 12). « [A l’instar des] bandits », écrit Rachi, Ichmaël ignore, voire transgresse délibérément la dimension sociale inhérente à la nature humaine !

C’est donc sur ce point précis qu’il est donné à Yaacov/Israël de l’emporter sur son « oncle » (voir Rachi, Béréchit, 21, 17), notamment lorsqu’il placera en tête de ses préoccupations le dévoilement de D.ieu dans les dimensions les plus simples de sa quotidienneté, comme l’enseigne Hillel haZaken quand il dit : « Ce que tu exècres, ne le fais pas à autrui ! », (Traité talmudique Chabbat, page 31/a). Y.RÜCK., en partenariat avc Hamodia.fr

Mais quel est donc le Projet?

La Paracha vayera avec le rav Dynovisz

http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=29173

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