Nouvelle Technologie Nouvelle Terre Objectif : Robot et Cyborg TECHNO - doc

En 2045, l’homme deviendra immortel

Nous approchons le moment où les ordinateurs vont devenir non seulement intelligents, mais bien plus intelligents que nous les humains. Quand cela se produira, l’humanité – nos corps, nos esprits, notre civilisation – en sera totalement et pour toujours transformée.

Ce n’est pas de la science-fiction. Le très sérieux magazine The Time consacre un très long article à cette transformation radicale à venir et à cette thèse connue sous le nom de singularité. Le mot singularité lui-même a été emprunté à l’astrophysique. Il décrit un point dans l’espace-temps – par exemple dans un trou noir – où les règles de la physique ordinaire ne s’appliquent plus.

TRANSHUMANISME Un monde sans humains

Cette théorie de la singularité appliquée à l’espèce humaine qui va transcender son corps et son esprit est portée par quelqu’un considéré comme un des plus grands génies scientifiques de notre temps Ray Kurzweil.

Il est décrit comme un «impitoyable génie» par le Wall Street Journal et comme une «machine à penser» par Forbes. Selon ses calculs, la fin de la civilisation telle que nous la connaissons se produira dans 35 ans.

Sous son impulsion, l’Université de la Singularité (Singularity University) a été fondée il y a trois ans. Elle est abritée par la NASA et l’un de ses principaux sponsors est Google. Le cofondateur de Google, Larry Page, y est intervenu l’année dernière.

Tout part du constat que les ordinateurs sont de plus en plus rapides et puissants et que cette évolution ne se ralentit pas… au contraire. Cela signifie qu’à un moment proche ils seront capables de faire des choses comparables à l’intelligence humaine. Toute cette puissance et cette vitesse vont être à même d’émuler tout ce que nous avons dans le cerveau y compris la conscience, c’est-à-dire pas seulement de faire des calculs ultra rapides et composer de la musique, mais conduire des voitures, écrire des livres, prendre des décisions éthiques, juger de la qualité d’une peinture…

Si on comprend et admet cette perspective, et Ray Kurzweil et d’autres personnes très brillantes sont convaincues qu’elle est imminente, alors tout devient possible. Il n’y a aucune raison de penser que les ordinateurs vont cesser de devenir encore plus puissants.

Il est impossible de prédire le comportement de ces intelligences surhumaines avec qui nous devrons un jour partager la planète. Mais les théories ne manquent pas. Peut-être allons-nous fusionner avec ces machines et devenir des cyborgs surperintelligents utilisant des ordinateurs pour augmenter nos capacités. Peut-être que l’intelligence artificielle nous permettra de prolonger notre vie indéfiniment. Peut-être que nous deviendrons de purs esprits et vivront à l’intérieur de ces machines. Peut-être les ordinateurs se retourneront contre leurs créateurs et annihileront l’humanité.

Il y a une chose que toutes ces théories ont en commun: la transformation de notre espèce en quelque chose qui ne sera jamais plus l’humanité que nous connaissons. http://www.slate.fr/

QUI SOUTIENT CE GENRE DE PROJET ?

Nous avons toujours tendance à penser que celui qui paraît gentil l’est vraiment !!!!!

La propagande qui détruit les uns permet surtout de cacher les autres ……

Projet Avatar 2045 – le Dalaï-Lama soutient un projet qui vise l’immortalité

TECHNOPROG !
Association Française Transhumaniste

L’Association Française Transhumaniste : Technoprog! interpelle la société sur les questionnements relatifs aux mutations actuelles de la condition biologique et sociale de l’humain. Son objectif est d’améliorer cette condition, notamment en allongeant radicalement la durée de vie en bonne santé. Elle cherche à promouvoir les technologies qui permettent ces transformations tout en prônant une préservation des équilibres environnementaux, une attention aux risques sanitaires, le tout dans un soucis de justice social

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Voilà en quelques lignes entre les mains de quoi le destin de l’humanité est livré… Je conseille à ceux qui voudraient une autre lecture de la chose à lire les extraits en ligne sur ce blog, du livre: La Conspiration Cybernétique 2.0. Ils en veulent à l’intégrité de l’homme, ils en veulent à l’espèce humaine car les promoteurs du transhumanisme sont au mieux de pauvre victimes au pire de sombres criminels multidimensionnels .

Les illusionnistes, derrière les officines transhumanistes sont des agents cybernéticiens dont la mission est de procéder au démantèlement des structures fondamentales de l’humanité dans la version Homo-Sapiens. Ce sont les mêmes qui sont à l’origine de la disparition de l’homme de Neandertal par l’hybridation parasitaire de ce dernier donnant aux passages une version nouvelle du singe hominidé ainsi rendu cannibale par mimétisme avec les Dieux créatures.

Le transhumanisme n’est pas une religion il s’agit d’une aliénation cybernétique ahrimanienne.

Les promoteurs du transhumanisme sont les résurgences de vieilles trames ( archontes) en transit dans la 3e dimension par le biais d’enveloppes charnelles ou portails organiques mis à leurs dispositions par les hiérarchies rétrogrades pour l’accomplissement de leurs noirs projets.

Le parasitage de l’espèce humaine est possible par l’augmentation de la radiation atomique et notamment par la création artificielle du plutonium en 1941, par la prolifération de massacres d’humains gratuits résultants de manipulation contre natures, par l’aliénation généralisée des êtres à la dépendance chimique, par la pollution électromagnétique et la fascination cinématographique, par l’effondrement planétaire de la conscience spirituelle de l’ensemble de l’espèce humaine, par le massacre des espèces Totems comme les baleines et les grands mammifères ( le gouvernement états-unien a déjà annoncé de nouvelles hécatombes pour 2014 afin de pouvoir testé de nouvelle armes et de nouveaux systèmes radars), par la destruction du patrimoine végétal de l’humanité comme les arbres millénaires véritables mémoires de la force éthérique manifestée, par l’avilissement de l’espèce au point de faire croire à un être humain qu’une mutilation peut être une garantie de survie, par la stratégie du mensonge permanent, par la mise en scène de plans prétendument salvateurs, par la mise en perspective d’une possible immortalité de tous et pour toujours dans l’infra matière.

Nous serons bientôt 8 milliards de créatures désorientées et complètement rendues obsolète. Quelle merveilleuse perspective… à quand le retour au cannibalisme?

Pour parvenir au basculement de l’espèce humaine dans les merveilles annoncées du transhumanisme il faudra que l’humanité actuelle disparaisse définitivement…

Le post sapiens ne sera pas l’humain actuel amélioré que l’on vous met en perspective alléchante comme dans un spot de pub ou dans une campagne électorale. Il s’agit d’un machin plus que d’une machine. Une pauvre créature rendu aux bases couches des mondes rétrogrades prétendument avant-gardistes.

Les porte-flingues du transhumanisme n’hésiteront pas à jouer avec les cordes de l’empathie humaine. Ils vendront leurs pères et leurs mères et jureront devant tous les Dieux que les seuls objectifs de leurs entreprises c’est votre longévité, votre amélioration et peu importe que soyez avec ou sans jambes, avec ou sans coeurs, avec ou sans cervelles…

Le monde transhumain n’est plus un monde humain c’est un monde virtuel qui n’a que faire de la chair dans laquelle vos trames karmiques se manifestent depuis le premier jour de l’aventure . Pour un transhumain le corps est un handicap et le handicap est un prétexte à vous faire sortir de votre corps, à vendre votre âme au diable. Ils n’aiment pas l’homme sain de corps et d’esprit. ils l’aiment mal en point de la tête aux pieds car ils savent qu’avec cet auditoire souffrant ils ont déjà leurs fonds de commerce…

Les maîtres du transhumanisme travaillent en secret à l’avènement de la nouvelle Jérusalem céleste qui sera cette fois dans une version totalement virtuelle conforme à Pandora du film Avatar.

Le messie de cette tragique mésaventure se manifestera dans la trame virtuelle de la machine ordinateur. Cette entité totalement numérique et quantique est en gestation dans la toile d’araignée du WWW et sera bientôt en mesure d’interagir aux yeux de tous, conformément au projet blue beam, la gestation de la bête binaire a été mise en programmation le 11 11 2011 .

Dans un avenir plus ou moins proche, cela se soldera par l’extinction de la plus grande partie de l’espèce humaine plongé dans la plus totale démence.

Un nombre restreint d’humains seront préservés pour ses particularités génétiques et travaillera à la conservation d’une bibliothèque génétique pouvant fournir à la demande toutes sorte de créatures créées en fonction des besoins.

Les maîtres cybernéticiens à l’origine de cette nouvelle terre virtuelle pourront télécharger leurs trames dans les ordinateurs construits à cet effet.

Dans les périodes où ils auront décidé de changer d’état il leur sera alors utile d’avoir des véhicules terrestres avant un nouveau saut dans la matrice. Et puis on ne sait jamais les choses pourraient mal tourné et il sera alors utile aux maîtres noirs cybernéticiens d’avoir à disposition des roues de secours humaines si d’aventure la sphère électromagnétique venait à se dissoudre sous les assauts d’un renversement éthérique.

Transhumanismes & religion

Transhumanismes & religion

Régulièrement, la question est posée de savoir si le transhumanisme est une religion. Ma réponse personnelle, comme celle des membres de l’Association Française Transhumaniste : Technoprog!, est résolument négative. Ce mouvement de pensée ne rentre décidément pas dans cette définition. Pour autant, je pense que d’une part le transhumanisme a quelque chose à dire aux religions et que d’autre part, il n’est pas du tout impossible d’envisager le transhumanisme d’un point de vue religieux ou au moins spiritualiste.

Le techno-progressisme se veut matérialiste et rationaliste

Pour ce qui concerne Technoprog!, les personnes qui s’y retrouvent indiquent clairement que leur conception du monde passe par le rationalisme et la rigueur scientifique. Si le mot matérialisme pose parfois problème, en raison notamment de ses diverses acceptions (atomisme, pragmatisme, consumérisme, … ), je ne connais personne qui conçoive notre mouvement comme une religion.

Au sens propre du dictionnaire, la religion se définit par la « Reconnaissance par l’être humain d’un pouvoir ou d’un principe supérieur de qui dépend sa destinée et à qui obéissance et respect sont dus » ou encore comme un « Système de croyances et de pratiques, impliquant des relations avec un principe supérieur, et propre à un groupe social. » (Petit Robert). Un « système de croyances » est ce qui peut autrement s’appeler un « dogme », étant entendu que si l’on modifie le système, on tombe dans « l’hérésie », ou on change de religion.

Le transhumanisme techno-progressiste reconnaît au contraire la relativité et la fragilité de la valeur de nos connaissances, celle-ci étant toujours justement dépendante de l’avancée de notre savoir sur le monde.

Tout le contraire d’un dogme, il me semble. Par ailleurs, le matérialisme scientifique ne reconnaît pas de « principe » supérieur mais admet seulement que les phénomènes que constate notre conscience doivent fondamentalement reposer sur quelque chose et non pas sur rien.

Il n’y a là aucune place pour une essence transcendante d’ordre religieux : ni dieu, ni âme. Si ce quelque chose existe dans le monde, nous ne connaissons pas de raison pour laquelle il ne devrait pas, tôt ou tard, venir à notre connaissance, pour peu que notre histoire ne s’interrompe pas …

Approches spiritualistes du transhumanisme : Cosmisme (Turing church), Singularitarisme.

Ceci posé, il serait tout simplement faux de prétendre que le mouvement transhumaniste ne connaît aucune approche spiritualiste. En effet, comme nous nous escrimons à le faire reconnaître, il n’y a pas Un, mais Des transhumanismes qui composent ensemble une nébuleuse diversifiée. Et en son sein, certains revendiquent ouvertement et fortement une forme de spiritualité, voire une religiosité.

A ma connaissance, la tendance du transhumanisme qui revendique le plus ouvertement une dimension spiritualiste est celle qui se retrouve autour de l’appellation « Cosmisme ». Celle-ci connaît plusieurs sources, une source historique unanimement partagée et différentes sources contemporaines. Peu ou prou, tous les « cosmistes » contemporains se réfèrent au cosmisme russe de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. A l’époque, il s’agissait en gros de la croyance selon laquelle la technologie allait permettre à l’humanité d’atteindre l’immortalité absolue et de réaliser la résurrection des morts (Nikolaï Fedorov). Au XXe siècle, ces croyances ont également rejoint l’idée qu’une transcendance de l’humanité serait possible grâce à la conquête spatiale (Constantin Tsiolkovsky, père de la science spatiale russe).

Aujourd’hui, le cosmisme semble davantage avoir les pieds sur terre, si je puis dire. Le terme a été réemployé par Hugo de Garis, dans le cadre de sa théorie « Terrans vs Cosmists », pour parler de ceux qui, selon lui, seront demain favorables au développement d’une Intelligence Artificielle forte, destinée à prendre, à terme, la relève de l’intelligence humaine pour que la pensée d’origine humaine conquière l’univers.

Il est mis en avant par Giulio Prisco, un penseur important du transhumanisme international, qui semble y voir une manière de faire le lien entre logique scientifique et nécessaire spiritualité (voir son blog [4], ainsi que le site Turing Church)). Assez récemment (2009-2010), il a même été repris par l’un des membres dirigeants de Humanity+, Ben Goertzel, dans son Cosmist manifesto, mais il me semble (je n’ai pas lu le livre) que pour ce dernier, il s’agit plutôt d’un habillage spiritualiste du transhumanisme avec une visée tactique.

Ce n’est que plus récemment qu’à commencer à se développer une autre tendance, laquelle, si elle ne revendique pas ouvertement sa dimension spiritualiste, emprunte, je trouve, beaucoup à la foi, et je veux parler du mouvement qui s’est créé autour de l’idée de la très fameuse Singularité.

Ici, je m’avance peut-être un peu, et je rencontrerai probablement bon nombre de mes amis transhumanistes qui protesteront contre cette assimilation du Singularitarisme (ou singularisme – désolé pour ce néologisme un peu lourd en bouche) à une approche spiritualiste. Un très grand nombre et même sans doute la majorité de ceux qui sont séduits par l’idée de la Singularité estiment qu’il s’agit simplement d’une hypothèse hautement probable.

Rappelons brièvement de quoi il s’agit (singularité technologique).

Selon d’abord l’écrivain Vernor Vinge puis surtout l’informaticien Raymond Kurzweil, les progrès actuels de l’intelligence artificielle seraient tels (la courbe de progression serait exponentielle) qu’ils seraient amenés à déboucher sur la réalisation d’une IA forte, c’est-à-dire d’abord de niveau humain puis, rapidement, dépassant très largement l’humain, au point de faire basculer la civilisation dans une ère dont les caractéristiques sont actuellement inimaginables.

C’est ce point qui, d’après la définition mathématique, s’appelle la Singularité. Et Kurzweil en pronostique la date : entre 2030 et 2045 !

Or, avec d’autres, je m’inquiète de la manière dont les arguments des singularitaristes sont très souvent exprimés. Sur la base surtout des annonces de Ray Kurzweil (The Singularity is near), mais aussi d’autres personnages influents (le Dalaï Lama a apporté son soutien au projet 2045 du milliardaire russe Dmitri Itskov), ils développent un discours de certitude qui touche très régulièrement à la parole messianique.

Négligeant de nombreuses critiques qui sont portées à l’encontre d’un certain manque de rigueur scientifique dans plusieurs des hypothèses de la théorie de la Singularité technologique (je ne rentrerai pas ici dans le détail), trop de ses partisans me semblent adopter des positions scientistes, relevant d’une véritable croyance dans la promesse d’un événement qui semble les fasciner. Je pense alors pouvoir avancer que ceux-là représentent bien une autre tendance d’un transhumanisme attiré par des conceptions au moins autant spirituelles que rationnelles.

Approches religieuses du transhumanisme : (Mormons, Theillard de Chardin)

Mais il existe aussi des conceptions franchement religieuses du transhumanisme. J’avoue ne jamais m’être attardé sur les interprétations de l’Association Transhumaniste Mormone, par contre, je me suis frotté à deux ouvrages du fameux paléontologue et jésuite Pierre Theillard de Chardin, La Place de l’homme dans la nature, et surtout Le phénomène humain, dans lequel il développe sa pensée d’une humanité tendant vers l’union avec le divin (point de rencontre en Oméga) à travers sa progression scientifique et technologique. Je trouve cette pensée là frappante de modernité et je ne lui connais pas de meilleure synthèse entre christianisme et transhumanisme – même si Theillard n’utilisait évidemment pas ce terme. Je ne la suivrais pas dans sa logique finaliste (téléologique) et déiste mais je considère, après bien d’autres, que son concept de noosphère est intellectuellement utile. A l’heure de l’internet et de la mondialisation, il a pris des allures quasi prophétiques.

Theillard de Chardin est donc intéressant du point de vue conceptuel, même pour un agnostique comme moi, mais je pense qu’il l’est aussi pour les chrétiens, et au-delà, pour tous ceux qui se réclament d’une pensée religieuse. Il l’est enfin parce que sa pensée jette un pont entre deux conceptions du monde que l’on a tendance à considérer comme radicalement opposées de prime abord.

Transhumanisme et Religions : un dialogue possible

Au premier abord, l’impression qui domine est que la plupart des grandes religions, surtout les monothéistes, devraient compter parmi les plus farouches opposants du mouvement transhumaniste (ce n’est pas vrai – on l’a vu – du Bouddhisme, et c’est sans doute moins vrai du Taoisme).

En effet, sur le principe de la transformation volontaire de la biologie de l’humain comme sur celui de la liberté de disposer de son corps elles sont alignées sur tous les blocages « bio-éthiques »: GPA, recherche sur l’embryon humain, eugénisme positif, DPI, modifications génétiques, clonage, etc.

Pourtant, à mon avis, le cœur de la pensée transhumaniste n’est pas contradictoire avec la plupart des pensées religieuses, pour peu que ces dernières mettent au centre de leurs préoccupations une conception ouverte de l’humain. L’une des principales, si ce n’est la principale fonction des religions a toujours été de répondre à l’angoissante question existentielle : Qu’adviendra-t-il de « moi » après la mort ? Y a-t-il moyen d’atteindre une forme d’existence éternelle et heureuse ? Toutes les grandes religions proposent des réponses à ces questions, avec des modes d’emploi détaillés pour entretenir l’espoir d’y parvenir. Par ailleurs, ces grands mouvements de pensée créent du lien social, de vastes communautés se retrouvant pour partager ces conceptions et entreprendre des projets collectifs.

De ce point de vue, on pourrait parler d’une dimension religieuse du transhumanisme : religere, au sens premier, c’est exactement cela : créer du lien social.

Le transhumanisme propose bien un vaste projet collectif, adressé à l’ensemble du genre humain et qui peut permettre d’affronter l’angoisse existentielle.

Néanmoins, outre que, comme je l’ai rappelé, ce mouvement ne s’appuie pas sur un dogme, le transhumanisme ne promet pas de solution garantie, ni de salut éternel, ni de fusion dans un grand rien, ni d’immortalité, ni quoi que ce soit d’absolu. La seule chose que propose de considérer le transhumanisme, encore une fois à mon avis, c’est qu’il existe une petite possibilité, pour nous autres – animaux de conscience supérieure – de perpétuer indéfiniment l’espoir. L’espoir de prolonger considérablement l’existence individuelle et encore davantage l’existence collective d’une humanité (au sens de la collectivité des humains comme au sens moral).

Or les grandes religions ne s’opposent pas a priori à ce que quelqu’un vivent très longtemps. Les principaux blocages concernent plutôt la manière de traiter le vivant. Mais la plupart du temps, les sources de ces blocages ne se trouvent pas tellement dans le dogme – lequel a été défini à une époque où les NBIC faisaient peu parler d’elles – que dans les interprétations historiques ou contemporaines du dogme. Or, une exégèse, l’art de faire parler les textes sacrés, est comme une théorie scientifique. Elle n’est vraie que le temps qu’une autre interprétation des sources vienne la supplanter. Certes, les pesanteurs de la tradition sont énormes mais des voies d’ouverture existent.

La pensée de Pierre Theillard de Chardin par exemple, en donnant la toute première place au « noos » [ο νους] (prononcer nouss, à l’anglaise :-), c’est-à-dire à la pensée/esprit, permet à la croyance chrétienne (mais pourquoi pas à la judaïque ou à la musulmane) d’envisager aussi bien l’extension radicale de la durée de vie pour un même individu que la transformation progressive du support corporel du noos, cette évolution devant lui permettre, grâce à la croissance continue de la connaissance, de toucher à Dieu. Mise à part cette conclusion, elle me paraît bien compatible avec le transhumanisme. Faites correspondre « toucher à dieu » avec « perpétuer l’espoir » et le dialogue doit pouvoir commencer.

Marc Roux

Pour l’AFT : Technoprog!

Ps : Cet article n’a évidemment pas l’ambition d’épuiser le sujet. Plusieurs membres du comité de lecture de Technoprog! ont réagi en exprimant le désir d’ajouter d’autres réflexions importantes. Nous vous invitons à poursuivre le débat, ici même ou sur le nouveau forum de l’association. ( nb : Article publié initialement sur Mesacosan.com )

Suite à cet article il bon de ce poser la question qui vient immédiatement à l’esprit enfin à ce qu’il en reste:

Faudra-t-il aussi simuler les relations cerveau/intestins?

Faudra-t-il aussi simuler les relations cerveau/intestins ?

Voici, je pense, qui intéresse au plus haut point tout ceux qui réfléchissent à l’hypothèse d’une Intelligence Artificielle forte, voire à celle du téléchargement de la pensée.

En effet, les articles du Monde ici cités reprennent diverses informations – notamment celles de l’article de The Verge, qui mettent en avant les surprenantes relations existant entre notre cerveau et … nos intestins.

Non seulement les milliers de milliards de bactéries qui le colonisent et avec lesquelles nous vivons en symbiose joueraient un rôle non négligeable dans la production, entre autre, de neurotransmetteurs essentiels, mais encore il existerait un canal d’échange bidirectionnel cerveau-intestin, l’un influençant l’autre.

Quel rapport avec l’AGI ou le mind uploading me demanderez-vous.

Et bien, c’est que ces deux champs de recherche utilisent à ce jour des tentatives de modélisation de notre propre fonctionnement cérébral. Seulement, dans ces modélisations, celle de l’européen Human Brain Project ou celles de l’américain BRAIN, il me semble que ce ne sont principalement que les neurones du cerveau qui soient pris en compte dans le modélisation.

Déjà, je trouve qu’il y a de quoi s’inquiéter du fait que les cellules gliales – dix fois plus nombreuses que les neurones – soient pour l’essentiel laissées de côté (au moins à l’origine du projet HBP), mais que vaudra la simulation si elle néglige des entrées aussi importantes ?

Je reste impressionné à cette heure par cette citation du scientifique britannique concerné : « “The gut is really your second brain,” Greenblatt said. “There are more neurons in the GI tract than anywhere else except the brain.” »

De manière plus large, cela me renvoie aux conclusions que j’ai trouvé chez les neuroscientifiques (Damasio, Changeux, Edelman) selon lesquels la pensée consciente émerge d’un jeu de représentations rétroactives par le cerveau des informations provenant du corps : les émotions.

Selon ces conceptions, sans une simulation suffisamment fidèle des interrelations corps/cerveau, nous ne verrons pas surgir de la silicone l’équivalent des émotions, encore moins de pensée autonome, encore moins quelque chose que nous puissions assimiler à une conscience.

Il faudra donc que les progrès de la puissance de calcul et de simulation de nos machines tiennent toutes leurs promesses mais que nos scientifiques améliorent aussi considérablement leur travail de modélisation avant de voir émerger quoi que ce soit.

Still working …

Marc

http://sinouhe.over-blog.com/article-lesbrevesdublog-transhumanisme-et-religion-120093457.html

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