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Divulgation Cosmique S12: Ep.26 – Technologies du SSP

Bonjour à tous, ici Jay Weidner. Nous sommes de retour avec Jason Rice pour continuer à parler de ses aventures palpitantes dans le Programme Spatial Secret.

Jay Weidner: Bonjour, Jason.

Jason Rice: Bonjour, Jay. Merci de me recevoir.

Jay Weidner: C’est un plaisir.

J’aimerais continuer ce qu’on a commencé, en entrant dans les détails quand aux navettes.

Jason Rice: Bien sûr.

Jay Weidner: Comment étaient les navettes où vous étiez? Parlons des types de vaisseaux. Sur combien de types de vaisseaux êtes-vous allé?

Jason Rice: Ils utilisaient toute une série de types différents de vaisseaux. En général, le type de vaisseau sur lequel on embarquait dépendait de la mission. Si on passe d’un vaisseau interplanétaire à un autre, ce sera un type de navette. Si on faisait un atterrissage de combat sur une surface planétaire ou lunaire, c’était une navette différente. Si on avait besoin d’un véhicule d’appui direct, c’était une navette de combat différente. Pour une série de missions, je suis allé récupéré des troupes qui étaient attaquées ou devaient être évacuées, c’était une navette différente. Ils utilisaient des avions conventionnels pour certaines missions. A nouveau, à cause du blocage technologique, certaines plate forme aéronautiques étaient plus appropriées, pour ce qu’ils nous permettaient de faire, même si une grande partie de l’appui aérien qu’on recevait était naval au départ.

Jay Weidner: Etait-ce un avion conventionnel, genre Jet et B-52?

Jason Rice: Quelque chose de similaire à l’hélicoptère d’attaque Appache H-64. Ce serait l’exemple le plus parlant. Mais souvent on utilisait nos navettes de combat qui étaient à antigravité.

Jay Weidner: Invisibles?

Jason Rice: Parfois, si on avait besoin qu’elle le soient. Elles avaient les systèmes à bord et les moyens de le faire. Cependant, les ennemis qu’on combattait ne semblaient pas dupes de toutes les technologies d’invisibilité qu’on utilisait. Je soupçonne que c’est dû au fait que la plupart des technologies étaient diffusées de l’autre coté et programmées dans leurs algorithmes.

Jay Weidner: Avez-vous vu des ennemis utiliser la technologie d’invisibilité?

Jason Rice: Non.

Jay Weidner: Non?

Jason Rice: Non, pas du tout.

Jay Weidner: Vous ont-ils vu l’utiliser?

Jason Rice: Ils nous ont vus l’utiliser. A nouveau, plus de… deux semblait être le nombre magique. Et dès qu’on dépassait ce nombre, ils nous détectaient.

Jay Weidner: Comme un aimant? J’allais dire… ces loup-garous pouvaient-ils voir un peu mieux?

Jason Rice: J’ai soupçonné qu’il y avait différentes longueurs d’onde qu’ils pouvaient détecter. Et à nouveau, on en revient au fait qu’on réclamait plus de renseignements sur ce dont ils étaient capables. On a collecté et empaqueté des milliers de tonnes de matériel biologique et on a pas eu beaucoup en retour au niveau :  « Qu’est-ce que ça nous dit sur leurs capacités? » Au départ, on pensait : « Bon sang, les gradés n’en ont rien à faire. » Puis, au fil du temps, sur la deuxième planète, avec l’augmentation des pertes et de l’expérience au combat, on a réalisé qu’ils en réclamaient aussi, mais n’obtenaient rien.

Jay Weidner: Bien sûr.

Jason Rice: Donc, ce n’était pas qu’ils nous les cachaient. Ils n’en avaient pas eux-mêmes pour nous les donner et qu’on les utilise.

Jay Weidner: Elles n’étaient plus comme nos navettes spatiales?

Jason Rice: Celles que j’ai vues, je crois l’avoir dit avant, une combinaison de navette et de bombardier furtif B-2, c’était un type.

Un autre type ressemblait plus à une navette rectangulaire, comme une boîte, car elle ne devait pas être aérodynamique, donc sa forme importait peu.

Donc, en fait souvent, c’était des tanks volants. Car elles étaient si blindées et avaient une telle force de tir. Sans projectiles, le plus souvent. Ils avaient des lasers, des armes à énergie cinétique ou gravitoniques, ou toute autre plateforme d’armes.

Jay Weidner: Ce sont des plus petits vaisseaux armés?

Jason Rice: Oui, de plus petits vaisseaux.

Jay Weidner: Très rapides et…

Jason Rice: Très rapides. Il y en avait des encore plus petits qui avaient la taille d’un pick-up pour le transport des chargements ou d’autres choses dont on avait besoin de l’autre coté de la base ou pour des approvisionnements.

Jay Weidner: De nombreux types pour des finalités différentes.

Jason Rice:  De très nombreux types. On en avait de plus grands, ceux en forme d’aile qui étaient interstellaires et faisaient… mince, je dirais… au moins 800 mètres de long. Ils étaient énormes.

On pouvait arriver par en dessous. Et les images s’affichaient sur notre siège, on pouvait voir l’approche.  Les navettes où on était n’avaient pas de fenêtres. Mais grâce à la vidéo, aux caméras de l’extérieur, on pouvait voir comment elles étaient. La plupart de celles dont je me rappelle dans l’espace étaient gris très foncé ou noires. Généralement, elles avaient une surface très lisse, ce qui serait indicatif d’un besoin d’entrer dans l’atmosphère. mais je n’ai jamais vu ce si grand vaisseau entrer dans une atmosphère. Mais il devait pouvoir le faire.

Jay Weidner: Sont-ils similaires au TR-38, cette arme militaire gigantesque en forme d’aile?

Jason Rice:  Ils ont plus une forme de pointe de flèche et sont moins triangulaires que les TR-3.

Jay Weidner: Il va de système solaire en système solaire?

Jason Rice:  Exact.

Jay Weidner: Avez-vous voyagé dans un vaisseau pour aller sur ces autres planètes?

Jason Rice: Oui, tout à fait.  Les vaisseaux sur lesquels mon unité était déployée pour les déploiements de combats étaient de forme allongée, car ils étaient plus grands et avaient assez de place pour des milliers de soldats d’infanterie et tout leur équipement, leur matériel et tout ce dont on avait besoin.

Jay Weidner: Et de petits vaisseaux voyagent avec le vaisseau mère?

Jason Rice: Des douzaines, si ce n’est des centaines. Oui, comme élément de la flotte, chaque transporteur, ces grands vaisseaux sur lesquels on stationnait, était considéré comme le combattants principal, si vous voulez. Mais il y avait des douzaines, voire des centaines de petits vaisseaux faisant partie de chaque flotte, dont la taille allait du destroyer au croiseur. La Navy avait besoin d’une grande variété de vaisseaux pour différentes missions, pour pouvoir réaliser ses objectifs principaux qui était de placer des soldats sur la surface d’exoplanètes, puis de protéger leur ciel et l’espace autour de ces planètes. Ils avaient donc besoin d’un grand éventail de vaisseaux pour accomplir cette mission.

Jay Weidner: Ce vaisseau en forme de cigare avait-il des fenêtres?

Jason Rice: Pas que je me souvienne.

Jay Weidner: L’espace profond est rempli de rayons cosmiques incroyablement dangereux. Savez-vous comment ils ont atténué ce danger?

Jason Rice: Je me souviens, bien qu’il n’y avait pas de fenêtres, ils avaient des ouvertures avec des champs au-dessus d’elles. Et dans ce cas, on pouvait voir l’extérieur à travers. Certains des champs de force qu’on utilisait au sol, l’étaient sur les vaisseaux pour se maintenir dans l’atmosphère et pour empêcher des trucs d’entrer.

Et pour revenir à votre question sur les rayons X ou des rayons spatiaux dangereux, ou toute autre chose mortelle venant de l’espace, les trous de ces trucs pour les vaisseaux sur lesquels j’étais faisaient un mètre d’épaisseur. je veux dire que ce n’était pas tout fin, comme ce qu’on voit sur un vaisseau spatial conventionnel. Les avions conventionnels ont une couche isolante très légère, alvéolaire compressée. Et ils contiennent de l’aluminium ou un autre métal. Et ils ont une surface pressurisée. Mais en règle générale, on pouvait faire passer un rond de lumière à travers à tout moment. le truc sur lequel on était, comprenait sûrement une couche d’eau et de nombreuses couches d’acier et de matériaux avancés pour aider à protéger ses occupants.

Jay Weidner: Quel est l’outil technologique le plus étrange que vous ayez vu?

Jason Rice: Le plus étrange et le plus simple était les capsules d’insertion individuelle.

Jay Weidner: C’est-à-dire?

Jason Rice: Parfois, on devait utiliser des navettes pour nous transférer du vaisseau à la surface de la planète. Il y a eu des occasions où on pouvait le faire. S’il avait fallu, on aurait pu faire des insertions orbitales. Et en fait, ils ont une capsule individuelle qui est blindée à l’extérieur pour la protéger lors des rentrées. Et en gros, ils nous mettent en orbite ou nous descendent là où on doit atterrir. Vous êtes donc en tenue de combat. Elle est réfrigérée dedans. Et on a quand même chaud. Mais vous faites les procédures de rentrée individuellement.

Jay Weidner: Un instant. Vous dites que vous entrez dans l’atmosphère d’une planète individuellement, comme soldat?

Jason Rice: Individuellement dans…

Jay Weidner: Vous avez une exo-combinaison pour vous protéger?

Jason Rice: On porte une tenue de combat et on est dans une capsule, une capsule de rentrée.

Elle est blindée. Et réfrigérée car il fait encore chaud.

Et on rentre donc. Et elle a un seul générateur antigravité qui la ralentit, réduisant ainsi l’inertie.

Et au moment de toucher le sol, on le heurte bien. Violemment, mais pas assez pour en mourir. Juste assez pour survivre. La tenue absorbe une grande partie de l’impact. C’est mouvementé, quoi. Et la première fois est la plus dure. Mais après ça, c’est comme une voiture à toute allure sur une route cabossée.

Jay Weidner: Quelle sensation, non?

Jason Rice: Oh oui. Et beaucoup éteignent leurs capteurs vidéo.

Jay Weidner: J’imagine.

Jason Rice: Il y avait un court black out, où ça ne marchait pas. mais beaucoup de gars les éteignent entièrement jusqu’au sol.

Jay Weidner: Vous tentiez de faire un truc rapidement, non?

Jason Rice: C’est souvent une question de rapidité, arriver rapidement. S’il y a d’autres navettes qui requièrent une diversion pour descendre les troupes au sol, alors on utilise une navette pour des raisons tactiques ailleurs. Puis ces types étaient injectés.

Jay Weidner: Ca a dû être une minute mouvementée.

Jason Rice: Oui, mouvementée, oui. On en a pas fait beaucoup. Beaucoup d’opérations auxquelles j’ai participé… En fait, la seule fois où j’ai fait des insertions orbitales était lors d’entraînements, de re-certification, pour s’assurer qu’on est à jour. Donc on le fait.

Jay Weidner: Mais jamais lors d’un combat?

Jason Rice: Non, jamais, heureusement.

Jay Weidner: Quelles autres technologies bizarres avez-vous vues?

Jason Rice: Il y avait le système de miroirs magnétiques catalyseurs, qui est un type de blindage qu’on utilisait. Et c’est une des technologies dont j’ai trouvé des preuves ailleurs, et qui est un blindage qui renvoie tous les projectiles qui le visent ou l’atteignent. Ils sont renvoyés sur la même trajectoire et à la vitesse à laquelle ils avaient touché ce système de miroirs magnétiques. En gros, il le retourne et le renvoie.

Jay Weidner: Donc si je tire sur ce truc avec une arme de gros calibre, elle se retourne contre moi?

Jason Rice: Oui. Il le retourne et le renvoie sur la trajectoire sur laquelle il a tiré. Si vous bougez, il passe à coté. Mais si vous ne bougez pas, il vous touche. C’était donc…

Jay Weidner: Quelle arme !

Jason Rice: Un sacré système, oui. Défensif et très efficace… Encore un système qu’on était pas autorisés à utiliser. Ils ne voulaient pas qu’on utilise certains des joujoux les plus intéressants, car ils avaient peur des progrès ou des fuites technologiques.

Jay Weidner: Oh, que vous découvriez comment ce truc marchait? Vous ne pouviez pas le savoir?

Jason Rice: Non, ils ne voulaient pas qu’on utilise les boucliers de grande envergure qu’on pouvait mettre en place. On était en mesure de mettre des boucliers en place pour défendre toute une base. Pouvait-on les utiliser? Non.

Jay Weidner: Ca serait la défense ultime.

Jason Rice: Tout à fait. Il y en avait d’autres qu’on… D’autres systèmes de blindage défensifs qu’on utilisait. A nouveau, la plupart venaient de la Navy, selon leurs besoins. Puis ils ont été, avec le temps et le darwinisme de combat, ils ont été adaptés au combat au sol.

Jay Weidner: D’autres souvenirs?

Jason Rice: Il y a cet autre système de tenue de combat. C’est une combinaison de combat. Bon, en gros, c’étaient des tanks qui marchaient.

Une autre référence est ce droïde dont vous avez peut-être entendu parler qui est comme un énorme tank lourdement mécanisé, disons, qu’une personne revêt, sauf que c’est un système énorme ayant la possibilité de tirer à l’artillerie lourde.

Jay Weidner: Un peu comme ces trucs dans Avatar?

Jason Rice: Dans le genre, oui, sauf que c’est une pièce d’artillerie qui marche. On l’utilise pour les obus de mortier ou des tirs d’artillerie lors de combats intensifs.

Jay Weidner: Elle peut encaisser un tir?

Jason Rice: Oui, et aussi transporter toutes les munitions, et c’est la principale raison pour laquelle elle est si grande et lourde.

Jay Weidner: Elle augmente la force d’un homme pour qu’il transporte des objets et des armes plus lourdes, et courre plus vite?

Jason Rice: Elles vont aussi vite que les autres troupes de combat. Elles étaient ralenties par la taille de ces unités. C’est une des limitations. Elles ne peuvent aller à 160 km/heure comme d’autres tenues de combat. mais elles peuvent aller à 110-130 km/heure.

Jay Weidner: Certaines permettent à l’homme de courir à 160 km/heure?

Jason Rice: Ou de faire un bond de 90 mètres.

Jay Weidner: Donc, ce vaisseau en forme de cigare, se met-il en orbite, et vous en prenez des petits pour aller à la surface?

Jason Rice: Tout à fait. Il se mettait en orbite stationnaire autour de la planète. Et de ce vaisseau, on était répartis dans des navettes ou dans d’autres vaisseaux interplanétaires plus petits, ou on prenait des navettes d’un vaisseau à ce vaisseau, ou de ce vaisseau à un autre, dans les deux sens.

Jay Weidner: Ce vaisseau en forme de cigare, savez-vous avec quel type de propulsion il se déplaçait dans l’espace?

Jason Rice: On avait pas accès aux salles des machines sur les grands vaisseaux de la marine. On était pas habilités pour ces informations. Toutefois, je soupçonne que c’était un système de type gravimétrique qui ne se base pas sur un puits gravitationnel pour fonctionner. Il existe d’autres systèmes de propulsion qui se basent sur la mécanique quantique, l’inclinaison et la forme du tissu espace/temps sous-jacent, qui s’y accrochent, y bougent, glissent tout le long. Je ne sais pas spécifiquement quel type de système de propulsion on a utilisé pour ces vaisseaux plus grands. je peux dire que je sens et soupçonne que c’était une sorte d’appareil à gravité ou à antigravité.

Jay Weidner: Le voyage pour aller, disons de Mars à Planète Un, combien de temps dure-t-il?

Jason Rice: Excellente question, Jay. Et je dis cela car ils donnent délibérément de fausses informations sur la durée du voyage entre les planètes. J’ai découvert cela après quelques voyages. Quand j’ai réalisé qu’un voyage en particulier avait duré moins de temps que précédemment sur le même vaisseau, je me suis rendu compte que les durées étaient plus courtes que ce qu’ils disaient. On était à bord du vaisseau. Et ils nous disaient : « Bon, ça prendra deux semaines. » Le plan est d’être enfermés là pendant deux semaines. Mais ça prenait quelques jours, pour faire le voyage. Ils ne voulaient pas qu’on sache les distances parcourues, combien de temps ça avait vraiment duré, le moyen de voyager ou d’aller d’un endroit à l’autre, que ce soit par un portail ou non. Ils diffusaient donc de la désinformation spécifiquement pour nous déstabiliser et qu’on ne sache pas combien de temps on a mis pour aller sur l’autre planète. Ca pouvait être quelques minutes, auquel cas on était passés par un portail, ou ça pouvait être des jours, où ils avaient traversé différentes régions de l’espace, avant d’arriver à un portail, ou des semaines, auquel cas ils avaient utilisé une soret de transport PRL, plus rapide que la lumière.

Jay Weidner: Les petits vaisseaux à bord desquels vous étiez parfois, les navettes, combien d’hommes comprenaient-elles?

Jason Rice: On utilisait une série de différentes navettes de transport. Celle, par exemple, pour mon voyage à la conférence, était une navette de marchandises qui avait été transformée pour le transport du personnel. Le tiers avant avait été modifié et avait des sièges et des allées, comme dans un avion conventionnel aujourd’hui, dans un avion commercial. Les deux tiers restant formaient un espace ouvert pour la cargaison, un grand espace ouvert. Ces images qu’on voit des grands Lockheed C-5 Galaxy avec leur vaste intérieur, ça y ressemblait beaucoup.

Jay Weidner: Et ce sont les plus petits?

Jason Rice: Non, le plus grand.

Jay Weidner: Et les plus petits?

Jason Rice: L’intérieur des plus petits est renforcé par des cadres, comme des côtes, et par des colonnes, des poutres en acier, si vous voulez, qui définissent les cadres de l’avion. Ils pouvaient aller de la taille d’un bus à celle d’un camion et jusqu’au Jumbo jet, un grand nombre de tailles. Le nombre de personnes qu’ils accueillaient dépendait de leur taille. Je me souviens d’une navette lors d’une mission où on allait récupérer une cellule électrique de cette ville qui avait été grandement détruite après la guerre. Et on était 12 dans cette navette. je me souviens que nos équipements étaient partout. Il n’y avait pas de vrais fauteuils. On s’est tous assis sur le pont pendant le voyage. Et elle avait la taille, plus ou moins, d’un bus scolaire. On était confortablement installés dedans. D’autres fois, j’étais dans une navette qui avait la taille d’une fourgonnette et transportait une cargaison. Et une autre fois, j’étais dans une navette de combat de la taille d’un petit avion commercial. Elle avait une porte qui s’ouvrait sur le pont arrière. Il y avait une arme au milieu du pont, en plus de tout l’armement extérieur.

Jay Weidner: La navette pouvait-elle manoeuvrer dans des endroits étroits?

Jason Rice: Tout à fait. Elles fonctionnaient toute à l’antigravité, au moins celles où je suis monté. Elles pouvaient atterrir sur un centimètre carré, s’il le fallait. Elles pouvaient voler transversalement, monter, descendre, aller à gauche, à droite, vite, en avant, en arrière, au choix. le plus souvent, les pilotes les maintenaient pour nous, à une vitesse ne provoquant pas de nausées lors des changements de direction. car même si l’inertie est annulée dans la navette, visuellement c’est toujours troublant pour les gens qui ne sont pas habitués aux tournants à angles droit et aux changements de direction.

Jay Weidner: Vous êtes dans une sorte de bulle?

Jason Rice: Exact.

Jay Weidner: Et ça arrête l’inertie, et vous pouvez faire un virage serré à 500 km/heure, et rien n’arrive à l’intérieur?

Jason Rice: On va plus vite.

Jay Weidner: D’accord. Cette bulle voyage avec le vaisseau et le protège?

Jason Rice: Oui, ça fait partie du système inertiel de vidange du système de propulsion, une conséquence indirecte, si vous voulez.

Jay Weidner: Une sacrée conséquence.

Jason Rice: Oui, fantastique, même. Y aurait-il un plan là?

Jay Weidner: Et je suppose que les OVNIs qu’on a vu ici sur Terre doivent avoir le même type de bulle autour d’eux, à cause des virages serrés à droite et à gauche, et des soudaines accélérations qu’on voit.

Jason Rice: Oui, rien de vivant qu’on connaît ne survivrait au 300 G d’un virage à 90° à droite.

Jay Weidner: Non, leur ADN aurait été déchiqueté.

Jason Rice: C’est ça.

Jay Weidner: Un passant pourrait-il voir la bulle?

Jason Rice: Non, elle est invisible. C’est un champ énergétique invisible qui est projeté juste au-delà du bord le plus éloigné de la navette physique, donc tout… Et cette géométrie se fonde sur l’emplacement des nacelles antigravité, ou les moteurs antigravité si vous préférez. Sa géométrie peut donc être modifiée en fonction de l’endroit où ils doivent être. S’ils ont besoin, dans certaines situations, que ces navettes aient des nacelles à armement sur le coté, alors ils placeront ces moteurs, ou ces groupes énergétiques, à un endroit où la bulle est comprise en dehors des limites d ces nacelles d’armement.

Jay Weidner: Et faut-il désactiver la bulle pour tirer?

Jason Rice: Non, les armes qu’on utilisait étaient des armes à énergie cinétique. Sans projectiles, donc.

Jay Weidner: Comment contrôlait-on ces vaisseaux? Y avait-il ce lien mental comme avec les combinaisons, ou était-ce physique…

Jason Rice: Les petits, utilisés pour déplacer des équipements et matériaux, d’un coté de l’aéroport ou de la base à une autre, étaient contrôlés manuellement. C’étaient des chariots élévateurs, disons. Mais les plus grands, les navettes, les pilotes de la Navy utilisaient aussi des interfaces neurales. A un moment, j’ai pu relever le mitrailleur dans une opération en navette. Le casque que je portais étais relié au système de communication du pilote. Je pouvais communiquer avec le pilote et entendre ce qu’ils faisaient et comment ils le faisaient. Pendant mon service dans l’armée, je n’ai pas vécu la même expérience, d’entendre les pilotes parler à leurs engins.

Jay Weidner: Ils ne devaient pas parler.

Jason Rice: Exactement.

Jay Weidner: Car ils avaient cette région du cerveau pour communiquer avec le vaisseau.

Jason Rice: Oui, ils avaient une interface neurale directe. Je n’y ai entendu que ce qu’il m’était permis d’entendre, rien de plus.

Jay Weidner: Et ce doit être discret, ce moyen de communication télépathique qui ne peut être surveillé.

Jason Rice: Tout à fait. Oui, et ils peuvent recevoir et donner des ordres que d’autres pourraient ne pas aimer et les garder loin des réseaux ouverts.

Jay Weidner: Y avait-il un tableau de contrôle permettant cette interface neurale?

Jason Rice: L’interface neurale qu’ils avaient pour leurs navettes ou vaisseaux respectifs… L’interface bidirectionnelle qu’ils devaient avoir indiquait sûrement des comptes-rendus, des statuts des dégâts, l’inventaire des munitions, les niveaux de carburant, ce genre de choses, des rapports pour le pilote : « Le carburant en est là, on en est là avec les munitions », ce genre de statistiques et rapports.

Jay Weidner: Arrivent-ils dans le cerveau ou sur un écran quelque part?

Jason Rice: Les pilotes peuvent configurer ça. Ils ont leurs propres POP requises, mais peuvent le configurer comme ils préfèrent. S’ils veulent que le vaisseau les informe chaque fois qu’ils utilisent une balle, une bombe, ou un gramme de carburant, ils peuvent le configurer pour qu’il les avertisse et les informe.

Jay Weidner: Et le tableau de contrôle?

Jason Rice: Les tableaux de contrôle que j’ai vus étaient tous très futuristes. La plupart d’entre eux étaient… De ce qu’on voyait, sans être relié à l’interface neurale, les pilotes voient beaucoup d’hologrammes qu’on ne voit pas sinon. Il y a des points de placement qui marquent et identifient différents affichages ou différents indications. Mais quand on le voit sans l’interface, ça ressemble à une petite… une petite bosse en aluminium, une de chaque coté, ça ressemble à toute une série de bosses. Il y a du verre à certains endroits. Il y a des panneaux de verre qu’ils touchent et utilisent comme commandes. Mais une fois qu’ils ont l’interface neurale, tout ça prend vie. Et tout prend forme en 3D. Et tout prend forme et devient une vraie interface. Ils ont leurs affichages frontaux, les altitudes, la puissance et les tours par minute, et tout ce qu’il faut pour faire voler ce vaisseau.

Jay Weidner: L’un de vous a-t-il déjà demandé si cette technologie sera un jour disponible ici, ou n »y avez-vous jamais pensé?

Jason Rice: on nous a parlé lors du premier entraînement d’une invasion qui s’est passée en Afrique en 1995, par des ennemis extraterrestres, qui a été repoussée par… d’après ce qu’ils nous ont dit, par une unité avancée qui était équipée de technologies de pointe. C’est la seule raison pour laquelle on les a vaincus. On s’était associés avec tout un nombre d’extraterrestres. On a pu développer plus de technologies nous permettant de quitter la Terre. Et dans cet échange de technologies, on a accepté d’aller aider à défendre ces autres planètes. On avait des défenses sur Terre. On aidait ces autres planètes à se défendre de ce même ennemi envahisseur. Donc ce qu’on nous a dit était nettement différent de la réalité, mais ils nous ont dit que tôt ou tard, la technologie serait disponible pour le grand public. Mais ils avaient peur que toute la civilisation soit contrariée si des informations sur l’invasion de 1995 devenaient publiques.

Jay Weidner: Des fuites quant à cette supposée invasion en Afrique, que vous auriez entendues?

Jason Rice: Non.

Jay Weidner: Y avait-il des redondances dans le système, en cas de crise cardiaque du pilote, pour que quelqu’un d’autre prenne la relève?

Jason Rice: Tout à fait. Chaque navette avait au moins deux pilotes. Et certaines avaient un capitaine séparé. L’une des grandes navettes où je me trouvais avais un équipage d’environ 30 personnes.

Jay Weidner: Tous capables de piloter?

Jason Rice: Toutes n’étaient pas capables de piloter. Toutefois, le système électronique d’IA qu’ils utilisaient était assez intelligent pour pouvoir le faire si la quatre ou cinq… Les navettes plus grandes avaient six personnes capables de piloter… donc, si ces six personnes ne pouvaient le faire, les systèmes automatisés pourraient faire ce qu’il fallait. Vous pouviez lui parler et le diriger.

Jay Weidner: Différents niveaux de communication.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Utilisiez-vous des drones lors des batailles et lors de situation dans l’espace et tout ça?

Jason Rice: Très bonne question, Jay. Et en fait, pour répondre à la question, oui, on utilise un grand nombre de drones lors des combats. C’était une chose qu’on utilisait, au point de vue technologique. La plupart de ceux qu’on utilisait étaient furtifs. Ils pouvaient donc se camoufler. Une de mes premières expériences de combat sur Calidus 3 comprenait un drone extraterrestre. A cette occasion, ils avaient infiltré et placé un éclaireur pré-invasion, qui se trouvait là et paraissait trait pour trait à beaucoup d’autres humanoïdes qui vivaient là-bas. On aidait ce quartier en particulier avec des préparatifs comme arracher des arbres et les aider à installer des remblais, des pièges et des points de ramassage, « là, vous devriez installer votre dépôt. », et en fait à s’organiser.

J’étais en train de parler avec ce voisinage. Et l’un des habitants de ce quartier s’est avéré être un des éclaireurs aliens. Et il s’est ouvert comme une huître. Et ils en sont sortis quatre drones qui se sont séparés pour aller en direction des quatre points cardinaux. C’était le premier drone ennemi que je voyais. L’un d’eux s’est placé et j’ai pensé qu’il allait faire feu sur moi. Heureusement, un de mes hommes, qui était près des fusils à plasma sur trépied qu’on avait, car on ne les portait pas sur nous. On ne pensait pas que l’ennemi était déjà là. On était pas armés. Et pour les procédures standards, on les met sur trépied. Et une personne restait à coté tout le temps et montait la garde. Il en a choisi un et l’a abattu. Voilà ma première expérience avec un drone ennemi. Pour vous répondre, oui, on en utilisait tout le temps.

Jay Weidner: Jason, c’était un vrai plaisir d’en apprendre plus sur toutes vos expériences. Merci d’être venu.

Jason Rice: Merci à vous, Jay. C’est la divulgation qui compte.

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