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Des animaux et des symboles

chevalBeaucoup de spiritualistes pensent que les animaux sont sans ego.

C’est évidemment là un point de vue qui se défend à partir du moment où ce que l’on appelle « ego » se limiterait au « mental égocentré ».

Les animaux, c’est vrai, ne disposent pas de notre mental… et ne peuvent donc pas en faire le mauvais usage que l’on sait.

Mais si l’ego humain a une origine, dans l’évolution, c’est évidemment chez l’animal qu’il faut la chercher.


C’est bien l’animal qui, le premier, a commencé à se battre pour son profit individuel, voire sa souveraineté « personnelle ».

Ce n’est en tout cas pas parce qu’il ne peut mentaliser qu’il serait dépourvu de tout sens de l’individualité.

Bref, mentalisé ou non, l’ego est animal.

L’ego, c’est l’animal !

Et lorsque nous projetons notre ego mentalisé sur les ego animaux nous ne manquons pas de les ensevelir sous nos visions débordantes d’anthropomorphisme et d’anthropocentrisme.

Si notre chat vient se frotter sur nos jambes, croit-on, c’est parce qu’il est câlin.

En fait, bien sûr, cette gentille petite bête ne fait que marquer son territoire en laissant son odeur.

Toujours est-il que, nous aussi, nous marquons notre territoire mental en anthropomorphisant les animaux.

Et, par la même occasion, nous laissons un peu de notre odeur mentale dans « le symbolisme animal ».

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Comme l’écrit Jean-Paul Ronecker, « le symbolisme animal reflète non pas les animaux, mais l’idée que s’en fait l’homme et, peut-être en définitive, l’idée qu’il se fait de lui-même ».

Les lions seraient en effet bien étonnés d’apprendre qu’ils sont les rois des animaux.

Jusqu’à quel point les animaux symboliques coïncident-ils donc avec les animaux de chair et de sang ?

Cela dépend probablement du niveau de conscience depuis lequel le système de pensée analogique développe un tel symbolisme.

Car au seul plan rationnel, il n’y a pratiquement jamais de rapport.

Le cochon, par exemple, n’est pas plus cochon que bien d’autres animaux. D’ailleurs, chez les Chinois cet animal n’est pas un symbole de saleté, mais de gentillesse.

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C’est donc bien au plan analogique que cela se complique, dans la mesure où le symbolisme peut indifféremment plonger ses racines dans l’inconscient personnel ou collectif.

Philon, par exemple, établissait des parentés :

FlechesDroite32x32-004 entre le bœuf et la terre, puisque le bœuf aide le laboureur ;

FlechesDroite32x32-004 entre la chèvre et l’eau, parce que c’est un animal emporté, et que l’eau est agitée et impétueuse ;

FlechesDroite32x32-004 entre le bélier et l’air ou le vent, à cause de sa violence, etc.

A ce niveau, l’analogie est simplement d’ordre personnel ; et chacun peut dire ce qu’il veut.

Mais quand le symbolisme entre en relation avec l’inconscient collectif, l’imagerie se fait plus profonde et durable.

Le loup, par exemple, devient alors le représentant du déchaînement des instincts sauvages, des forces les plus maléfiques, sataniques…

Alors que « dans le civil », ce malheureux animal est plus craintif qu’agressif, et surtout plus persécuté que persécuteur.

Assujettir nos fonctions d’âme

D’une manière générale, la pulsion instinctuelle est toujours représentée par la bête.

Selon Jung, le symbolisme animal recouvre même toute la psyché instinctuelle de l’homme.

Le grand psychologue ajoutait, par ailleurs, que cette âme animale pouvait devenir dangereuse lorsqu’elle n’était pas acceptée.

De ce point de vue, l’animal est un reflet de la part maudite de l’homme, et son symbole devient l’expression de nos vices.

Ainsi, c’est parce qu’il arrive à l’homme d’être paresseux que tous les animaux se déplaçant lentement, comme la couleuvre ou le « paresseux », vont se voir affublés de ce triste défaut.

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Pourtant, le symbolisme animal ne se borne pas à rendre compte de nos aspects négatifs, ni même de notre seule psyché instinctuelle.

Considérer le rossignol comme le chantre de l’amour et de la sagesse, ne fait référence à aucun instinct bestial.

Au contraire, on s’élève ici à un niveau initiatique où le symbolisme prend toute sa valeur et atteint à sa réelle mission, poétique, créatrice.

Ce n’est pas pour rien que la Genèse spécifie que « l’homme donne des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ».

Et ce n’est pas pour rien, non plus, qu’Elohim charge l’homme de la mission d’assujettir « le poisson de la mer, le volatile des ciels, et tout vivant qui rampe sur la terre ».

Bien sûr, par ces mots Elohim ne donne évidemment pas carte blanche à l’humanité pour transformer les animaux en esclaves, en nourriture ou en objets d’expériences.

Non, il nous révèle notre devenir supra-psychique, nous dit que nous possédons une conscience ontologique qui ne se dévoilera parfaitement qu’à la condition d’assujettir nos fonctions d’âme.

Ces fonctions, une fois domptées, perdront l’animalité qui en faisait des ennemies, et gagneront des qualités initiatiques qui les ennobliront à l’état d’alliées spirituelles.

C’est là tout le rôle des animaux symboliques.

L’animal maudit

Dans le Christianisme, l’agneau représente le Christ.

Inversement, l’animal symbole des forces diaboliques est sans conteste le bouc, ce même bouc qui, chez les Grecs de l’antiquité, servait de figure emblématique au plus grand des dieux : Pan.

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Dans le domaine de la superstition populaire, les chats noirs, les hiboux, les chauves-souris et les crapauds ont également mauvaise presse.

Tout comme les vautours et les ours qui, dans l’esprit torturé de certains moines, étaient censés servir d’enveloppe charnelle au démon à des fins de sodomie sur la personne des novices.

Le diable, en fait, jouit d’autant de représentations animales que le divin.

Le chien jaune, le cheval noir, la mouche, le singe, et bien sûr le serpent sont autant de diablotins que les hommes ont martyrisés au cours des siècles dans le but – pourtant jamais atteint – de se rassurer.

Dans bien des croyances, généralement liées à la sorcellerie, les animaux sont d’ailleurs opposés entre eux, en couples divin/démoniaque.

Ainsi, l’agneau est une créature de Dieu, à laquelle le diable oppose le loup.

De la même manière, la chauve-souris s’oppose à l’hirondelle, la mouche à l’abeille, le corbeau à la poule, le bouc au taureau, l’âne au cheval, le putois au lièvre, etc.

De toutes ces superstitions grotesques, sans doute faut-il retenir que l’humanité a toujours conservé, au cours des siècles, une propension névrotique à désigner desboucs émissaires afin d’exorciser sa peur, la plus grande étant celle de soi-même.

Ainsi, lorsqu’on ne désire vraiment pas prendre conscience d’un défaut, rien n’est plus confortable que de reprocher ce défaut à des tiers et, en l’occurrence, à des animaux.

Le grand méchant loup qui mange les petits enfants n’est, en définitive, que le loup intérieur refoulé.

L’animal divin

Sorti de ses ténèbres, le loup retrouve l’attribut de son étymologie celtique et grecque où « leu » s’apparente à « lug », et « lukos » à « lukè » : la lumière.

De telles transfigurations sont fréquentes, chez la plupart des animaux symboliques qui, au sortir de l’enfer d’ignorance où les hommes les maintenaient à l’état de gargouilles, sont réhabilités par la Tradition.

Tant qu’il reste prisonnier de sa névrose, l’homme est « fait comme un rat », et cet intelligent rongeur lui demeure profondément antipathique.

Mais lorsqu’il réalise les qualités du rat de l’astrologie chinoise – ce rat béni par le Bouddha pour avoir répondu le premier à Son appel – l’homme s’abandonne alors à un mouvement de sympathie bien naturel pour ce grand petit animal.

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La valeur du symbole animal n’est qu’une question d’évolution de la conscience.

C’est dans l’obscurantisme et dans l’égoïsme les plus noirs que les animaux se comportent en « gardiens du seuil » et font peur au vulgaire.

Mais, inversement, c’est dans la lumière du Mythe le plus pur que les animaux créateurs du monde nous éclairent de leur symbolisme spirituel.

Et lorsque le serpent est enroulé autour de l’œuf primordial, il n’est plus question de lui broyer la tête sous le talon.

Et lorsque le chacal Anubis accompagne l’âme du défunt devant Osiris, il n’est plus question de le traiter de charognard…

Et c’est bien encore la Tradition qui a mis les animaux dans le ciel avec les constellations du Cygne, de l’Aigle, du Cancer, des Poissons ou du Lièvre, et avec les signes astrologiques du Bélier, du Taureau, du Lion, du Scorpion, du Capricorne…

Comment pourrions-nous ne pas comprendre leur message d’amour, alors que notre regard est tourné vers le haut ?

Les grands animaux symboliques

FlechesDroite32x32-004 L’aigle est à la gent à plumes ce que le lion est aux animaux terrestres : un roi, donc un symbole solaire, et, en tant que tel, le messager, l’incarnation du feu céleste.

Il est d’ailleurs aussi bien attribut de Zeus que de Christ.

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Dans le chamanisme, l’aigle transporte le chaman dans des vols magiques, ou emporte la maladie loin du malade.

Cet oiseau royal est par conséquent tout à la fois médiateur spirituel, initiateur et guérisseur ; en d’autres termes, symbole de renaissance.

FlechesDroite32x32-004 L’abeille est, pour certains alchimistes qui aiment jouer avec les mots et qui peuvent y lire « abhélios », en relation avec hélios, le soleil.

Et il est un fait que l’éclat de l’abeille l’apparente au feu céleste dont elle est un symbole dans de nombreuses cultures.

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En hébreux, l’abeille (Dbure) a la même racine que la Parole (Dbr) ; et elle devient, dans le Christianisme, symbole de la résurrection du Verbe.

Son miel ne la désigne-t-il d’ailleurs pas pour signifier la douceur et la miséricorde ?

FlechesDroite32x32-004 Le dauphin, symbole d’origine grecque, a aussi servi de représentation au Christ, sans doute à cause de son habitude à escorter les bateaux.

Mais de nombreux mythes grecs en font également un symbole de régénérescence et de transfiguration.

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Apollon, notamment, s’incarne en dauphin.

En résumé, le dauphin symbolise la conversion et l’évolution spirituelle.

FlechesDroite32x32-004 Le coquillage, et notamment la coquille St. Jacques dont la forme évoque l’organe sexuel féminin, symbolise la fécondité des eaux.

C’est du coquillage que naît Aphrodite, c’est lui qui engendre la perle.

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En Espagne, le diminutif du prénom « Consepcion » est « Concha » ou « Conchita », qui signifient « coquille ».

En un mot : le coquillage est la matrice.

FlechesDroite32x32-004 Le scarabée fut le symbole animal fondamental dans l’Egypte ancienne et dans le Catharisme.

Il représente avant tout la résurrection spirituelle, processus de renaissance à partir de sa propre décomposition, l’existence dans l’ici-bas étant larve, et la Vie dans l’au-delà insecte parfait.

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D’autre part, le scarabée porte une croix sur son dos, et ses deux ailes repliées rappellent les deux hémisphères cérébraux harmonisés. C’est dire sa valeur rédemptrice.

FlechesDroite32x32-004 Le lion est un animal royal et solaire.

Déjà, dans l’Egypte antique il représentait Pharaon Vie Santé Force.

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Cette force du cœur de Lion provient de la maîtrise de la violence intérieure et de l’orgueil.


Une fois les forces destructrices de la violence canalisées, le lion devient un symbole de justice.

On le retrouve alors ornant le trône de Salomon, et représentant le Christ-Juge.

FlechesDroite32x32-004 L’ours (artos) est traditionnellement apparenté au fameux roi Arthur, et représente socialement la caste des guerriers, le pouvoir temporel, en opposition à la caste des prêtres et à leur pouvoir spirituel.

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Mais l’ours, qui vit dans des cavernes, a également un caractère chthonien, et signifie alors la capacité de métamorphose spirituelle « à l’intérieur de la terre intérieure ».

C’est l’ermite dans sa caverne, et c’est l’introversion ontologique, la retraite dans la caverne du cœur.

FlechesDroite32x32-004 L’agneau est blanc, immaculé, nouveau.


Il fait office, notamment dans le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, de victime sacrificielle, et représente la Renaissance au-delà du sacrifice du sang rédempteur.

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Il est aussi, avec la brebis, l’élément du troupeau par excellence.

Annonce

Et, du Christ crucifié pour ôter le péché du monde, jusqu’au Christ Roi seul berger d’un seul troupeau, l’agneau de Dieu étend son pouvoir non-violent du microcosme au macrocosme.

SOURCE : http://vous-y-etes.com

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