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Des anciens Mystères Babyloniens au système de Rome

Si l’on trouve cette coïncidence générale entre les systèmes de Babylone et de Rome, on se demande est-ce tout ? Nous répondons : bien loin de là. – Comparons seulement les anciens Mystères Babyloniens au système de Rome et nous verrons combien l’un a emprunté à l’autre.

Ces mystères furent longtemps enveloppés de ténèbres ; mais aujourd’hui ces ténèbres épaisses commencent à se dissiper. Tous ceux qui ont prêté la moindre attention à la littérature de la Grèce, de l’Égypte, de la Phénicie ou de Rome, savent quelle place les Mystères occupaient dans ces pays ; ils savent aussi que malgré des diversités secondaires, ces mystères étaient les mêmes sur tous les points essentiels dans ces diverses contrées.

babylone

Or, de même que les paroles de Jérémie déjà citées semblent montrer que Babylone fut la source première de tous ces systèmes d’idolâtrie, ainsi les déductions des historiens les plus compétents, basées uniquement sur des faits historiques, ont abouti à la même conclusion (1).

Zonaras (2) nous apprend que les témoignages des anciens auteurs qu’il avait consultés amènent au résultat dont nous parlons, il nous dit en effet, à propos de l’arithmétique et de l’astronomie : « Ces deux sciences, dit-on, sont venues des Chaldéens aux Égyptiens, et de ceux-ci aux Grecs. »

Si les Égyptiens et les Grecs ont pris aux Chaldéens l’arithmétique et l’astronomie, du moment que ces sciences étaient des sciences sacrées dont les prêtres avaient le monopole, cela prouve suffisamment qu’ils ont puisé leur religion à la même source.

Bunsen et Layard, dans leurs recherches sont arrivés au même résultat. Le premier déclare en effet que le système religieux de l’Égypte venait d’Asie, « et du premier empire de Babel (3) ». Layard à son tour, quoique envisageant le système des mages Chaldéens à un point de vue plus favorable, parle ainsi de ce système : « Il est évident que ce culte primitif remonte à une haute antiquité, et nous avons le double témoignage de l’histoire sacrée et de l’histoire profane pour établir qu’il prit naissance chez les peuplades Assyriennes. On lui donna l’épithète de parfait, et on crut que c’était le plus ancien des systèmes religieux, antérieur même à celui des Égyptiens. (Egyptiis vero antiquiores esse Magos Aristoteles auctor est in primo de Philosophia libro-Theopompi Frag) (4).

L’identité », ajoute-t-il, « de beaucoup de doctrines Assyriennes avec celles de l’Égypte est indiquée par Porphyre et Clément », et toujours sur le même sujet il cite les passages suivants de Birch sur les cylindres et les monuments de Babylone : « Les signes du Zodiaque montrent d’une manière indubitable que les Grecs avaient emprunté aux Chaldéens leurs notions et leur disposition du Zodiaque (et par conséquent leur mythologie qui lui était associée). L’identité de Nemrod et de la constellation d’Orion ne peut être contestée (5). »

Ouvaroff, lui aussi, dans son savant ouvrage sur les Mystères d’Eleusis est arrivé à la même conclusion.

Après avoir cité ce fait que les prêtres Égyptiens réclamaient l’honneur d’avoir transmis aux Grecs les premiers éléments du polythéisme, il conclut ainsi : « Ces faits certains prouveraient assez, même sans la conformité d’idées, que les Mystères transportés en Grèce qui s’y sont alliés à un certain nombre de notions locales, n’ont jamais perdu le caractère de leur origine, qui remonte au berceau des idées morales et religieuses de l’univers. Tous ces faits séparés, tous ces témoignages épars confirment ce principe fécond en conséquences qui fait de l’Orient le centre de la science et de la civilisation (6). »

Si nous avons ainsi la preuve que l’Égypte et la Grèce ont emprunté leur religion à Babylone, nous avons aussi la preuve que le système religieux des Phéniciens sort de la même origine.

Macrobe démontre que le caractère distinctif de l’idolâtrie Phénicienne doit avoir été importé d’Assyrie, qui pour les écrivains classiques comprenait Babylone. « Le culte de Vénus Architès, dit-il, florissait autrefois chez les Assyriens comme aujourd’hui chez les Phéniciens (7). »

Or pour établir l’identité entre les systèmes de l’ancienne Babylone et de la Rome papale, il n’y a qu’à chercher à quel degré le système de la papauté s’accorde avec le système établi dans ces Mystères de Babylone.

Dans une pareille recherche, nous avons à surmonter des difficultés considérables ; car de même qu’en géologie, il est tout à fait impossible d’atteindre les couches profondes qui s’étendent sous la surface de la terre, ainsi il ne faut pas croire que dans aucun pays nous puissions trouver un exposé complet et harmonique du système qui y est établi.

Mais cependant comme le géologue, en examinant ici l’intérieur d’une fissure, là une éminence, ailleurs les différents aspects de la surface elle-même, peut déterminer, avec une merveilleuse certitude, l’ordre et les contenus généraux des différentes couches de toute la terre, il en est ainsi pour la question des mystères Chaldéens.

Ce qui manque dans un pays est fourni par un autre, et ce qui apparaît dans plusieurs directions, détermine nécessairement le caractère de bien des faits qui ne se montrent pas directement au grand jour.

semiramis-tammuz

Étant donc admis l’unité et le caractère Babylonien des anciens Mystères de l’Égypte, de la Grèce, de la Phénicie, et de Rome, prenons ces deux traits pour la clef qui doit nous guider dans nos recherches, et comparons point par point la doctrine et la pratique des deux Babylones, celle de l’Ancien et celle du Nouveau Testament.

Nous remarquerons, en premier lieu, l’identité des objets de culte de Babylone et de Rome.

Les anciens Babyloniens, exactement comme les Romains modernes, croyaient formellement à l’unité de la Divinité ; et tout en adorant une infinité de divinités secondaires, qui, disait-on, possédaient une certaine influence sur les destinées humaines, ils reconnaissaient distinctement l’existence d’un seul Créateur infini, et tout-puissant, élevé au dessus de tout (8). La plupart des nations faisaient de même.

« Dans les âges reculés de l’humanité, dit Wilkinson dans les « Anciens Égyptiens », on semble avoir cru généralement à une divinité unique et toute-puissante qui a créé toutes choses ; la tradition apprit aux hommes les mêmes notions sur ce sujet, notions qui plus tard ont été adoptées par toutes les nations civilisées (9). »

« La religion Gothique, dit Mallet, enseignait l’existence d’un Dieu suprême, maître de l’univers auquel, disait-on, tout obéissait, tout était soumis » (Tacite de Morib. Germ.).

L’ancienne mythologie de l’Islande l’appelle « l’auteur de tout ce qui existe, l’Être éternel, vivant et terrible, celui qui scrute les choses cachées, l’Être qui ne change jamais ». Elle attribue à cette divinité « un pouvoir infini, une connaissance illimitée, une justice incorruptible (10) ».

C’était là aussi, nous en avons des preuves, la foi des anciens Hindous.

Bien que le moderne Brahmanisme reconnaisse des millions de dieux, les livres sacrés des Hindous montrent qu’autrefois il n’en était nullement ainsi. Le major Moor dit, en parlant de Brahma, le Dieu suprême des Hindous : « Aucune image ne peut le représenter, lui dont la gloire est si grande. Il éclaire tout, réjouit tout, de lui viennent toutes choses ! C’est lui qui fait vivre les êtres vivants, c’est à lui que toutes choses reviennent. » (Veda)(11).

Dans les décrets de Manou il est ainsi caractérisé : « Celui que l’esprit seul peut percevoir : dont l’essence échappe aux organes sensibles, qui est invisible, qui exista de toute éternité : l’âme de tous les êtres, qu’aucune créature ne peut concevoir (12). »

Dans ces passages, il y a quelques traces de panthéisme, mais le langage même témoigne qu’il y a eu parmi les Hindous une période où la foi était beaucoup plus pure.

Non seulement les Hindous célébraient hautement les perfections naturelles de Dieu, mais il est certain qu’ils connaissaient parfaitement son caractère miséricordieux, tel qu’il se manifeste dans ses relations avec un monde coupable et perdu. C’est ce qui apparaît clairement dans le nom même de Brahm qu’ils ont donné au Dieu unique, éternel et infini.

On s’est livré à bien des spéculations peu satisfaisantes sur le sens de ce nom ; mais si l’on considère avec soin les différentes citations relatives à Brahm, il devient évident que ce nom n’est autre chose que l’Hébreu Rahm avec le digamma préfixe, très usité dans les mots sanscrits dérivés de l’Hébreu ou du Chaldéen. Rahm en hébreu signifie « le miséricordieux ou le compatissant (13) ». Mais Rahm signifie aussi le ventre (14) ou les entrailles, comme siège de la compassion.

Or on parle de Brahm, le seul Dieu souverain, dans un langage tel qu’on ne peut l’expliquer à moins de supposer que Brahm avait la même signification que le mot Hébreu Rahm. Ainsi, nous voyons que le dieu Crishna, dans l’un des livres sacrés des Hindous, affirmant sa dignité souveraine, sa divinité et son identité avec le Dieu suprême, se sert des expressions suivantes : « Le grand Brahm est mon sein, dans lequel je place mon foetus ; c’est de lui que procèdent toutes choses. Le grand Brahm est le sein de toutes les formes diverses qui sont conçues dans chaque sein naturel (15). »

Comment aurait-on jamais pu appliquer un pareil langage au « suprême Brahma, le Dieu Très-Haut, l’Être divin, au-dessus de tous les autres dieux ; sans généalogie, le Seigneur tout-puissant, Dieu des dieux, le Seigneur universel (16) » sinon à cause de cette analogie entre Rahm « les entrailles », et Rahm « le miséricordieux » ? Nous voyons donc que Brahm est exactement le même que « Er-Rhaman (17) » le Tout miséricordieux, titre appliqué par les Turcs au Très-Haut, et que les Hindous, malgré leur profonde dégradation religieuse, avaient autrefois reconnu que le Très-Saint, le Très-Haut est aussi le Dieu de miséricorde, en d’autres termes, qu’il est un Dieu juste et Sauveur (18).

En développant cette interprétation du nom de Brahm, nous voyons que leur croyance religieuse concernant la création coïncidait exactement avec le récit de l’origine de toutes choses tel qu’il se trouve dans la Genèse. On sait que les Brahmanes, afin de se faire valoir comme une caste sacerdotale à moitié divine, devant laquelle toutes les autres devaient se prosterner, ont longtemps prétendu que, tandis que les autres castes venaient des bras, du corps, des pieds de Brahma (le représentant visible et la manifestation de l’invisible Brahm avec lequel il s’identifiait) eux seuls étaient issus de la bouche du Dieu Créateur.

Or, nous trouvons dans leurs livres sacrés des déclarations qui prouvent que jadis on enseignait une doctrine toute différente. Ainsi, dans l’un des Védas, il est dit expressément, à propos de Brahma : « toutes choses sont créées par sa bouche (19) ». Dans ce passage on a essayé d’obscurcir le sujet : mais si on le rapproche du sens du nom de Brahm que nous avons déjà donné, qui peut douter du sens précis de cette citation, bien qu’elle soit opposée aux orgueilleuses et exclusives prétentions des Brahmanes ?

Elle veut dire évidemment que celui qui depuis la chute s’était révélé à l’homme comme étant le Miséricordieux (20) et le Dieu qui fait grâce (Exode XXXIV, 6) était en même temps connu comme le Tout-puissant qui au commencement « parla, et la chose fut faite, commanda, et toutes choses comparurent, et qui fit toutes choses par sa parole puissante ». – Après ce que nous venons de dire, tout lecteur qui consulte les « Recherches Asiatiques », vol. VII, p. 293, peut voir que c’est en grande partie par suite d’une falsification criminelle du titre divin de Seul Dieu vivant et vrai, titre qui aurait dû être si cher aux pécheurs, que surgirent toutes les abominations morales qui rendent si odieux au regard de la pureté les symboles païens des temples Hindous (21).

L’idée Babylonienne de l’unité divine était tellement idolâtre, que Jéhovah le Dieu vivant blâmait sévèrement son peuple de la partager à quelque degré que ce fût : « Ceux qui se sanctifient et qui se purifient au milieu des jardins, d’après les rites d’Achad (22), mangeant de la chair de porc, des choses abominables et des souris, seront consumés tous ensemble » (Ésaïe LXVI, 17).

Dans l’unité de ce Dieu unique des Babyloniens il y avait trois personnes, et pour symboliser cette doctrine de la Trinité, ils employaient, comme le prouvent les découvertes de Layard, le triangle équilatéral, absolument comme l’Église Romaine le fait de nos jours (23).

Dans les deux cas une telle comparaison est injurieuse pour le Roi Éternel, et ne sert qu’à pervertir les esprits de ceux qui se la permettent comme s’il y avait ou s’il ne pouvait y avoir aucune ressemblance entre une pareille figure et celui qui a dit : « à qui comparerez-vous Dieu, et à quoi le ferez-vous ressembler ? » (Ésaïe XLVI, 5).

brhamTriple divinité des anciens Assyriens

La papauté a dans quelques-unes de ses églises, comme par exemple dans le monastère des Trinitaires de Madrid, une image du Dieu en trois personnes, avec trois têtes sur un seul corps (24).

Les Babyloniens avaient quelque chose de similaire. Dans son dernier livre, M. Layard donne un spécimen de cette triple divinité qu’adoraient les anciens Assyriens (25) (fig. ci-dessus).

La gravure ci-dessous d’une autre divinité qu’adoraient les païens de la Sibérie, est empruntée à une médaille du Cabinet impérial de St-Pétersbourg et donnée dans le « Japhet » de Parson (26).

brahm-2Divinité des païens de Sibérie

Les trois têtes sont arrangées autrement dans le spécimen de Layard, mais toutes les deux sont évidemment destinées à symboliser la même grande vérité, bien que toutes ces représentations de la Trinité avilissent les idées de ceux parmi lesquels on trouve ces images, au sujet de ce mystère sublime de notre foi.

Dans l’Inde, la divinité suprême est aussi représentée de la même manière dans l’un des temples les plus anciens de ce pays ; elle a trois têtes sur un seul corps et porte le nom de « Eko Deva Trimurti (27) », « un Dieu à trois formes ».

Au Japon, les Bouddhistes adorent leur grand dieu Bouddha avec trois têtes, sous la même forme et sous le nom de « San Pao Fuh (28) ».

Toutes ces images existaient depuis l’Antiquité. Tout en étant empreinte d’idolâtrie, la notion d’une Trinité était universelle chez toutes les nations anciennes du monde : cela montre combien était profondément enracinée dans l’humanité la doctrine originelle qui vient si manifestement de la Genèse (29).

Les symboles de la figure de Layard dont nous avons parlé, sont très instructifs si on les examine attentivement. Pour lui, le cercle de cette figure signifie « le temps illimité ».

Mais il est évident que le sens hiéroglyphique de ce cercle est bien différent. En Chaldéen un cercle se dit Zéro (30) ; et Zéro signifie aussi la semence. Aussi, d’après le génie du système mystique des Chaldéens, qui était dans une large mesure fondé sur des mots à double sens, ce qui pour le vulgaire était simplement un Zéro, « une circonférence », était pour les initiés Zéro « la semence ».

Maintenant si on considère à ce point de vue l’emblème triple de la Divinité suprême des Assyriens on voit clairement quelle avait été à l’origine la foi patriarcale. Tout d’abord, il y a la tête du vieillard, puis il y a le Zéro, ou le cercle, c’est-à-dire la semence ; enfin, les ailes et la queue d’une colombe (31), tout cela montre, d’une manière blasphématoire, l’unité du Père, de la semence ou du Fils, et du Saint-Esprit.

Telle était la manière dont l’idolâtrie païenne avait tout d’abord représenté le Dieu en trois personnes, cette représentation avait duré même après Sennachérib ; mais il n’en est pas moins certain qu’à une époque plus reculée, les notions Babyloniennes de la Divinité s’étaient profondément modifiées ; et les trois personnes étaient devenues le Père Éternel, l’Esprit de Dieu incarné dans une mère humaine et le divin Fils, fruit de cette incarnation.

Notes

1. Voir HÉRODOTE, liv. II, ch. 109, et DIOGÈNE LAERCE, proem, p. 2.
2. Liv. I, 6, p. 34.
3. BUNSEN, L’Égypte, vol. I, p. 444.
4. LAYARD, Ninive et ses ruines, vol. II, p. 440.
5. ibid. p. 439-440.
6. OUVAROFF, Mystères d’Eleusis, sect. II, p. 20.
7. Saturnalia, liv. I, ch. 21, p. 79.
8. JAMBLICHUS, sect. VIII, ch. 2. – MACROBIUS, Saturnalia, p. 65.
9. WILKINSON, vol. IV, p. 176.
10. MALLET, Antiquités du Nord, vol. 1, p. 78-79.
11. MOOR, Le Panthéon, p. 4.
12. Col. KENNEDY, La Mythologie Hindoue, p. 290.
13. Voir PARKHURST, Lexique Hébreu, sub voce n° V.
14. ibid. n° II.
15. PARKHURST, Lexique Hébreu, sub voce n ° IV.
16. MOOR, Le Panthéon, Crishna, p. 24.
17. GITA, p. 68, apud Moor.
18. Pour plus de clarté sur la croyance des Hindous à ce sujet, voir à la fin de l’article suivant.
19. Recherches Asiatiques, vol. VII, p. 294. Londres, 1807.
20. Le mot de l’original dans l’Exode est exactement le même que Rahm niais sous la forme du participe.
21. Si tel est le sens du mot Brahma, le sens de Deva, nom générique de Dieu chez les Hindous lui est presque identique. Ce nom vient du sanscrit Div, briller. C’est seulement une forme différente de Shiv qui a le même sens et qui vient aussi du Chaldéen Ziv, éclat ou splendeur (Daniel II, 31) et certainement lorsque le culte du soleil vient se greffer sur la foi des patriarches, la splendeur visible du luminaire divinisé pouvait être suggérée par ce nom. Mais on a des raisons de croire que Deva a une origine plus noble et que ce mot venait réellement à l’origine du Chaldéen Thad bon, que l’on peut aussi prononcer Thev, ou dans sa forme emphatique Theva, ou Theva le Bon. La première lettre représentée par le Th, comme le montre Donaldson dans son « Nouveau Cratylus », se prononce souvent Dh. De Dheva ou Theva le Bon vient naturellement le sanscrit Deva, ou sans le digamma, comme cela arrive souvent Deo, Dieu, en latin Deus, en Grec, Theos, le digamma disparaissant de l’original Thevo-s, comme novus en latin devient neos en Grec. Cet aspect du sujet donne de l’autorité à la parole du Seigneur (Matthieu XIX, 17). Il n’y a qu’un seul bon, c’est (Theos) Dieu. – (le Bon).
22. Quelques-uns traduisent : (derrière un arbre) ; mais il n’y a dans le texte aucun mot signifiant arbre ; et Lowth admet, avec les meilleurs orientalistes, qu’il faut traduire « d’après les rites d’Achad », c.-à-d. « de celui qui est unique ». On objectera qu’il n’y a pas d’article ; mais l’objection a peu de portée ; ce même mot « Achad » est usité sans article dans le Deutéronome, quand l’unité de la Divinité est affirmée de la manière la plus solennelle : « Écoute, Israël, l’Éternel notre Dieu est le seul Éternel » (Deutéronome VI, 4). Pour affirmer avec le plus de force possible l’unité de la divinité les Babyloniens employaient le mot Achad (Macrobii Saturnalia, liv. I, ch. 23, p. 73).
23. LAYARD, Ninive et Babylone, p. 605. Les Égyptiens se servaient aussi du triangle comme d’un symbole de leur divinité à trois formes (voir MAURICE, Antiquités indiennes, vol. IV, p. 445, Londres 1794).
24. PARKURST, Lexique Hébreu, sub voce Cherubim. D’après l’extrait suivant du Catholique Laïque, de Dublin, journal protestant compétent, décrivant un tableau romain de la Trinité, récemment paru dans cette ville, on verra qu’il s’est manifesté, aux portes mêmes de l’Angleterre, une tendance analogue à cette manière de représenter la Divinité. Au sommet du tableau est une représentation de la Trinité. Nous en parlerons avec le respect nécessaire. Dieu le Père et Dieu le Fils sont représentés par un homme ayant deux têtes, un corps et deux bras. L’une de ces têtes est comme les portraits ordinaires du Sauveur. L’autre est la tête d’un vieillard surmontée d’un triangle. Au milieu du tableau, on voit l’Esprit-Saint sortir sous la forme d’une colombe. Nous pensons que tout chrétien verra ce tableau avec tristesse, et répugnance. Le Laïque Catholique, 17 juillet 185.
25. Ninive et Babylone, p. 160. – On a dit que la forme du pluriel du nom de Dieu, dans l’hébreu de la Genèse, ne fournit pas d’argument pour la doctrine de la pluralité des personnes dans la Divinité, parce que le même mot au pluriel est appliqué aux divinités païennes. Mais si la Divinité suprême chez presque tous les peuples païens était triple-une, la futilité de l’objection est évidente.
26. Japhet. p. 184.
27. Col. KENNEDY, La Mythologie Hindoue, p. 211. Le Colonel Kennedy s’oppose à ce qu’on applique le nom de Eko Deva à la triple statue qui a été découverte dans le temple souterrain d’Elephanta, parce que, dit-il, ce nom n’appartient qu’au suprême Brahma. Mais il faut avouer qu’on peut remarquer là une inconséquence : si Kennedy admet que Brahma, la première personne de cette statue à la forme triple, est identifiée au Brahma suprême ; plus loin, il indique cependant qu’une malédiction est prononcée contre tous ceux qui font la distinction entre Brahma, Vichnou et Siva, les trois divinités qui sont toutes représentées par cette même statue.
28. GILLESPIE, Pays de Sinim, p. 60.
29. La triple invocation du nom sacré alors que Jacob bénit les enfants de Joseph est à remarquer car elle est extrêmement frappante : Et il bénit Joseph, et dit : « Dieu devant qui ont marché mes pères Abraham et Isaac, le Dieu qui m’a nourri toute ma vie jusqu’à ce jour, l’ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces enfants ! » (Genèse XLVIII, 15-16). Si l’ange mentionné ici n’eût pas été Dieu, Jacob ne l’aurait pas invoqué comme l’égal de Dieu. Dans Osée XII, 3-5, l’ange qui a racheté Jacob est expressément nommé Dieu : « Dans sa vigueur il lutta avec Dieu, il lutta avec l’ange, et fut vainqueur ; il pleura et lui adressa des supplications ; Jacob l’avait trouvé à Béthel, et c’est là que Dieu nous a parlé. L’Éternel est le Dieu des armées ; l’Éternel est son nom. »
30. Notre propre langue nous fournit la preuve que zéro était un cercle chez les Chaldéens. Qu’est-ce en effet que zéro, le nom d’un chiffre, sinon un cercle ? Et d’où avons-nous cette expression sinon des Arabes, comme eux-mêmes l’avaient prise aux Chaldéens, le premier peuple au sein duquel aient fleuri l’arithmétique, la géométrie et aussi l’idolâtrie ? Zéro, dans ce sens vient évidemment du Chaldéen zer, « entourer », qui, à son tour, a donné naissance au nom Babylonien appliqué à une grande période de temps, « saros », (BUNSEN, tome I, p. 711-712). Celui que les Chaldéens regardaient comme le Grand Germe étant tenu pour le soleil incarné (voir ch. 3, art. 1) et l’emblème du soleil étant une circonférence (BUNSEN, tome I, p. 335, n°4), la relation hiéroglyphique entre zéro la circonférence et zéro la semence s’établit aisément.
31. D’après Genèse I, 2, l’Esprit de Dieu flottait sur les eaux (c’est l’expression dans l’original) ; il est évident que la colombe avait été de bonne heure l’emblème du Saint-Esprit.

Source : http://rustyjames.canalblog.com

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