Kabbale

Cours de KABBALE N° 5 – La Puissance de la Main

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La puissance de la main (yad)

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Les lettres Yod y, Vav w, Hé h, et le Tétragrame YHWH

Bien apparemment absent du chapitre 1 du livre de la Genèse,
le Tétragramme est la clé de voûte de toute la mystique biblique.

La notarikon des deux derniers mots du chapitre 1 et des deux premiers du chapitre 2 révèle la présence du Tétragramme:


« Jour sixième : et ils furent achevés »

Tous les livres de la Torah enferment des Roshéi et des Soféi Teivos du Tétragramme YHWH

Roshéi teivos (abréviations initiales)

Soféi teivos (abréviations finales)

La notarika la plus célèbre se trouve en Exode 3 : 13. Elle fut notée par rabbi Yossef Gikatilla dans son traité sur les Noms divins Guinat Egoz (le jardin des noyers)

«Moïse dit à D.ieu Elohim : voici que je vais vers les enfants d’Israël et je leurs dis : Le D.ieu de vos pères m’a envoyé vers vous et qu’ils me disent : quel est son Nom ? que vais-je dire ? »

Moïse anticipe la réaction de auditeur, il lui importe bien plus de connaître le Nom et non les actions ou les prodiges de D.ieu.

Moïse a une confiance extrême dans le pouvoir du Nom de donner les secrets de l’être.

M.A. Ouaknin note que le Roshéi teivos nous révèle le « secret du mot »

Lamed l 30 + Mem m 40 = Sod « secret » 70 SOD ; Shin S et Mem m forme « Shem » le Nom

 

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La réponse est dans la question !

Le texte poursuit : « D.ieu dit à Moïse : Ehyeh acher Ehyeh, ( Je serai ce qui Je serai) hyh’ rH’ hyh’et il dit : Ainsi tu diras aux enfants d’Israël : Ehyeh hyh’ m’a envoyé vers vous »

« Je serai le bonheur que Je serai »

Le bonheur n’est pas dans l’existant, mais dans la relation de bonheur à l’existant.

Rachi explique en citant le Talmud : «Je serai avec vous dans ce malheur et dans les autres malheurs qui viendront plus tard. » Moïse dit à D.ieu : ne crois-tu pas qu’il suffise d’annoncer un malheur, sans annoncer les autres ? D.ieu répond : Tu as raison ; de ce fait : « Ainsi tu diras aux enfants d’Israël : Ehyeh m’a envoyé vers vous. »

Mais le Ehyeh hyh’ n’est qu’un essai dans l’histoire de la révélation du Nom, une puissance positive et joyeuse du futur qui aboutira au Tétragramme YHVH : le Nom révélé.

« Et D.ieu dit encore à Moïse : Ainsi tu diras aux enfants d’Israël, hwhy, le D.ieu de vos pères, le D.ieu d’Abraham, le D.ieu d’Isaac, le D.ieu de Jacob m’a envoyé vers vous, ceci est mon nom à jamais et ceci est ma mention pour les générations » (exode 3 : 15)

Le Nom ainsi révélé est un Nom traditionnel pluriel : D.ieu de vos pères, qui a été perçu dans des perspectives différentes, la perception d’Abraham différente de la perception d’Isaac, différente de la perception de Jacob.

Quatre consonnes sans voyelles : ineffable, le visuel pur non inexprimable, car source de toute expression existante.

Le nom est fait pour être caché comme dit le Talmud :
ne lis pas : léolam « à jamais » mais « pour le cacher »

Psaumes 10:1 Pourquoi, ô Eternel! te tiens-tu éloigné? Pourquoi te caches-tu au temps de la détresse?

Psaumes 90:8 Tu mets devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées

Le Nom se retire en même temps qu’il se donne, paradoxe essentiel qui affirme une relation à D.ieu irréductible à la connaissance qui thématise, définit ou synthétise. Par ce retrait dans le silence, la révélation conserve la transcendance de ce qui se manifeste.

« Lorsqu’un mot du langage renvoie à un sens ou à un objet il fonctionne comme un outil. Lorsque le sens ou l’objet sont saisis par la pensée ou par la main, le mot qui y a conduit peu disparaître, il devient sans importance. Le Nom Tétragramme ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même ; différent d’un nom propre qui renvoie à la personne qui le porte, le Tétragramme ne renvoie pas à une autre réalité qui serait D.ieu. Le Nom offre l’impensable. Voir le Nom de quatre lettres c’est s’abîmer dans le néant, faire l’expérience du vide. »
M. A. Ouaknin

De Jacob à Israël

Le Tétragramme a comme valeur numérique : y 10 + h 5 + w 6 + h 5 = 26.
Si nous revenons des chiffres aux lettres, 26 s’écrit wk.
Déployant chacune de ces lettres nous avons :

Kaf + Vav
= (Kaf + Pé) + (Vav + Vav)
= 20 + 80 + 6 + 6
= 112 = 26 + 86
= hwhy + £yhl’

Si l’on a recours à un processus de merkava, « chevauchement des lettres » alors les nombres 26 et 86 apparaissent exactement.

112 = byq ou qby = Yaboq, le nom du fleuve qu’a traversé Jacob et sur les rives duquel il a combattu et est devenu Israël.

Jacob = bqvy reprend les lettres de Yaboq en ajoutant v (70) qui est la valeur de Sod ds le secret, quatrième niveau de lecture du Parades, c’est la lecture en plénitude. C’est le nombre de degré de l’échelle de Jacob, c’est la manifestation des 7 ciels dans les 10 séphirot, l’universalité. C’est la valeur du monde inconnu qui en attendant d’être connu demeure pour nous une nuit : lyl Laï (70). Ce nombre est aussi celui du cercle des Anciens, de ce qui sont les garants de la sagesse :

D.ieu dit à Moïse : monte vers l’Eternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu, et 70 des anciens d’Israël, vous vous prosternez de loin » (exode 24 : 1)

Yaboq

qby

10 + 2 + 100

112

16 x 7

D’Abraham à Isaac nous passons d’une circoncision (8) en D.ieu El (31) à la circoncision (8) en D.ieuYHWH (26). D’Isaac à Jacob nous passons de la circoncision au Sabbat (7 ème jour) qui révèle dans le passage du Yaboq ( – 70) le secret du nom de Jacob, Israël.

Joseph le fils d’Israël mettra en gestation en Egypte le peuple d’Israël.

Commentant le verset Exode 3 : 15 « Ceci est mon Nom pour toujours et ceci est ma mention pour les générations » le Talmud explique que :

Le Nom est le Tétragramme que l’on appelle Chem Havaya, hwhy

La Mention est le Nom du Nom que l’on appelle Chem-Adnout ynd’

Chem-Adnout est appelé Palais du Nom.

« Et YHWH dans le palais (Hékhal) de Sa Sainteté, silence devant Lui, toute la Terre. »Habacuc 2 20

« silence devant lui » est en hébreu has mipanav. Has sh est le silence, il a comme valeur numérique 65 tout comme le mot Palais Hékhal lkyh (5 + 10 + 20 + 30)

Ainsi ce verset d’Habacuc nous apprend que le Chem Adnout, Adonaï (65) est le Palais du Tétragramme.

Si nous prenons les deux premières lettres et les deux dernières lettres des trois noms Chem havaya, Chem Adnout, Chem Ehyeh nous avons:

2 premières lettres

2 dernières lettres

De Yah au Tétragramme :

Le Nom divin YaH hy est peu utilisé dans la Bible (45 fois) pendant que le nom divin YHVH est utilisé 6508 fois.

Il apparaît tardivement dans le livre de l’Exode dans ce que l’on appelle le cantique de la Mer, qui loue la délivrance du peuple hébreu du pays d’Egypte.

« Dans le Nom divin YaH hy le Yod y est le Monde à Venir, alors que le Hé h représente le monde présent » Georges Lahy

Moïse le définit :

Exode 15 : 2 YaH est ma force et ma louange; C’est lui qui m’a sauvé. Il est mon Dieu: je l’embellirai; Il est le Dieu de mon père: je l’exalterai

Yah est présenté en 7 propositions :

(1) ma force, (2) ma louange, (3) celui qui m’a sauvé, (4) il est mon D.ieu, (5) je l’embellirai, (6) il est le D.ieu de mon père, (7) je l’exalterai

Exode 15 3 : YHVH est un vaillant guerrier; YHVH est son nom.

Cette expression « vaillant guerrier » pourrait se traduire :

« époux » « pécheur, marin »du « quoi ? »

YHWH est présenté époux Sy’, comme le Yod y au cœur du feu S’ de la passion amoureuse de l’époux Sy’ « marin, pécheur » qui plonge dans l’océan du questionnement identitaire de l’humain hm, afin d’y puiser le « pain » qui édifie l’humain £xl.

YHWH est présenté comme le Nom £S du Vav w.

L’époux suppose l’épouse, c’est le mot « épouse » hS’ qui apparaît en premier en Gen 2 : 22 :

YHWH D.ieu édifia le bonheur rS’ de prendre en main xql l’esprit du signe t’ à l’ombre lc du regard v (le mystère de la Torah) du Hé h de Adam vers l l’épouse hS’ et elle vint h’byw vers l’ le Hé h de Adam.

Ce n’est donc pas l’épouse qui est prise d’une côte d’Adam, mais c’est la définition d’Adam £d’h qui est mise en secret dans la Torah, afin que le feu S’ de ce questionnement sur le principe d’Adam £d’h ¤m élève Adam.

Les premières lettres de l’expression « de Adam » £d’h ¤m forment le mot Mah ?, Quoi ? hm.

C’est dans le feu du questionnement identitaire hS’ que l’Adam se reconnaît Sy’, époux.

Gen 2 : 23 Adam dit : « Voici cette fois celle-ci qui est os de mon os et chair de ma chair! Et vers celle-ci je crie « épouse » hS’, parce qu’elle a été prise en main de l’époux. Sy’ celle-ci. »

L’autre est à la fois l’objet « celle-ci » et le sujet « os de mon os, chair de ma chair » de l’identité, en laquelle Adam se reconnait époux : Yod y au cœur du feu de mes passions S’.

h y

Les 45 mots hy Yah de l’Ecriture signifient l’objet et le sujet du questionnement identité humain, la source de ce questionnement. 45 est le nombre de Mah hm Quoi ?

h S ‘

S y ‘

S ‘

Mais quelle est la relation entre l’objet et le sujet dans le questionnement que pose l’autre en face de moi ?

Gen 2 24 Au dessus de ce constat l’époux quittera son père et sa mère, s’attachera à son épouse, et ils deviendront vers chair UN. dx’ rSbl wyhw
Le Yah hy apparaît enfoui au cœur du Vav wyhw

Adam

Vers chair UNE

Epoux Epouse

45 + 572 = 617 Ainsi donc les quatre lettres du Tétragramme sont révélées dans la relation d’épousailles adamiques, le Hé final h est l’objet du questionnement humain sur l’humain Hadam, le Vav est y l’expérience édifiante du questionnement humain lui-même, et premier Hé h est le sujet de ce questionnement Hadam et le Yod y est la source de ce questionnement créateur.

Le péché adamique entraîne un arrêt du questionnement en une réponse.

Adam

Eve

Tétragramme

Eve = Adam – Tétragramme. Adam ne se perçoit plus comme objet et sujet de questionnement divin, mais pose ce questionnement divin en dehors de lui-même.

45

19

26

45 – 26 = 19 La conséquence sera que l’Adam s’identifiant uniquement en tant que créature considérera D.ieu non pas comme la source de son questionnement divin, mais comme un acquis se déresponsabilisant de la question du regard sur l’autre. Caïn (Acquis) tuera Abel (Vanité)

Gen 4 : 1 J’ai acquis un époux divin Sy’ t’ hwhy »

Les quatre lettres et les quatre mondes :

y Yod la première lettre est la quintessence de toutes les forces de la création ; c’est le point primordial d’où tout provient. Etant provenance de tout, il est l’enveloppe de la limite du rien, l’Ein-Sof, ce point est donc inconnaissable. Il symbolise le premier monde « Olam Atsilouth » le monde de l’émanation.

Atsilouthtwlyc’h £lwv veut dire « noblesse » « aristocratie » de la racine lc’ « être proche » « près de » ou bien lyc’lyc’w « j’ai délivré »
Samuel 10:18 et il dit aux enfants d’Israël: Ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël: J’ai fait monter d’Egypte Israël, et je vous ai délivrés de la main des Egyptiens et de la main de tous les royaumes qui vous opprimaient. « extrémité, limite »

Atsilouth est le monde qui se répand et se diffuse en toute chose créée, « héétsil » lyc’h veut dire « répandre ». La puissance d’émanation d’Atsilouth résumé en un point y de valeur 10 se dédouble ensuite en deux souffles « Hé » h de valeur 5 face à face unis pas un Vav w

Psaumes 6:5 Car celui qui meurt n’a plus ton souvenir; Qui te louera hdwydans le séjour des morts?

h la deuxième lettre symbolise la première manifestation du souffle dans l’En-Haut. Cette lettre correspond au deuxième monde « Olam beriah »,h’yrb £lwvle monde la création. Beriah vient du mot bara ’rb, créer, premier verbe de la Genèse, c’est-à-dire première manifestation du Verbe, de la Volonté divine. Olam Beriah veut aussi dire « le monde sain, bien portant » ; sa racine bariyrbest la certitude, l’assurance, l’intégrité. La racine Yah hyest la manifestation de D.ieu à l’état le plus intègre.

wla troisième lettre du Tétragramme, le Vav w symbolise l’état intermédiaire du troisième monde « olam Yetsirah » hrycy £lwv, le monde de la formation. Il s’agit aussi d’un monde création, mais celui de la création créature qui dépend d’un créateur qui le dépasse. Yesirah est le monde du démiurge, de celui qui pense que son pouvoir créateur vient seulement de lui. La racine yatser rcy « former » suggère la rencontre la mise au service du créateur,des instincts, des pulsions, des penchants de la créature.

Psaume 103 : 14 Car il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière.

Yetsirah est le monde où les pensées les paroles les actes les passions les instincts créent des formes et des mondes occultes, des golems cherchant à devenir nos maîtres. Plus l’être de l’En-Bas nourrit ce monde, plus l’accès au monde divin devient difficile ; le Yetsirah est alors un plan malléable très difficile à pénétrer. Une grande partie de la volonté spirituelle doit être orientée vers la maîtrise et la purification de ce monde.

hla quatrième lettre du Tétragramme est à nouveau un Hé h, symbolisant le passage du souffle lumineux du Beriah dans le souffle matériel du quatrième monde « olam haasah » hSvh £lwv, le monde de l’action. C’est celui des actes dans des réceptacles finis, celui du souffle des poumons. Seule l’activité lui permet de vivre, on doit y faire « assah » hSv et l’on y est pressé, stimulé. En Beriah le souffle fait agir les forces de l’âme et en Assiah les forces des muscles.

Les quatre mondes sont l’espace de manifestation des 10 paroles de la création et des 10 séphirots (sphère de lumière). Le monde Atsilouth contient en puissance ces 10 paroles dans le Yod dont la valeur est 10.
Le Tétragramme à 4 lettres et la somme des 4 premiers nombres est égale = 1 + 2 + 3 + 4 = 10

Atsilouth

Créateur

y

1

10

1 + 2 + 3 + 4

La main divine

« Dix séphirot sur le néant selon lenombre des dix doigts : cinq en face de cinq, alliance unique de l’axe central par le mot de la langue et l’incision de la peau. » ( Sépher Yesirah).

Le mot Yod dwy dont la valeur numérique est 10 vient de la racine Yad dy « main ».

L’éclatement du point :

Au commencement est le « point », le Yod. Le point est le passage du non-être visible à l’être visible, c’est un seuil, une frontière.

« La définition du point est de pas avoir de définition » formulation d’Euclide. »

La seconde phase est un déploiement vertical et descendant qui donne la lettre Vav. L’espace vide de D.ieu signifié par le point, devient espace de création d’un autre que D.ieu, l’homme. Cette situation de l’homme d’être créé est d’emblée dialogue. Le Vav signifie cette descente créative, et cette relation de dialogue entre l’humain autre et D.ieu ou du point de vue humain de relation avec D.ieu autre.

La troisième phase est une ligne horizontale qui suit la ligne tutrice.

Après la relation entre l’homme et D.ieu se dessine la relation entre l’humain et l’autre humain, ce que Levinas définit comme la relation éthique.

« La racine du mot « Nom » £S, Chem vient du mot « Là-bas » Cham. A chaque fois qu’il y a « Nom » il y a là-bas et réciproquement. ». Le Nom confère une identité à celui qui le porte, dire que le Nom est « là-bas » revient à envisager le paradoxe d’une identité qui se construit en se défaisant, dans une sorte de dés identification constante.

Le Tétragramme

D’après rabbi Itshaq Louria, il y a deux façons d’écrire Hé :

Dalet + Vav

Dalet + Yod

Le Tétragramme pourrait ainsi de déployer :

hy = wdy
hw = ydw

y

d

w

d

Ainsi le Tétragramme serait l’explosion en deux points qui se seraient déployées sous deux formes opposées. Le Tétragramme en mouvement part du point et retourne au point. La question que signifie le POINT ramène dans son déploiement à la question que signifie le POINT.

Mais entre la question initiale et la question finale est l’expérience mystique du cheminement de ce questionnement : ydwwdy

Deux mains dy face à face : La main est le symbole de la puissance créative et de sa manifestation, l’aboutissement de l’action créative. yd daï, signifie « ça suffit » « stop » !!

A partir des trois lettres d,w ,y on pourrait déployer chaque lettre :
y = dwy , w = w’w, d = tld

On pourrait développer encore toutes ces lettres et on constate ainsi que l’alphabet est infiniment évolutif : « Plus on remplit, plus on peut remplir » Georges Lahy

On trouve dans un déploiement du deuxième degré l’anlogie remarquable avec la structure des deux mains.

Main droite

y

y

5 lettres
5 doigts

dwy

9 lettres

14 lettres
14 phalanges

w

w’w

d

tld

h

h

‘h

5 lettres

¥l’

¥l’

w

w’w

h

h

‘h

5 lettres

¥l’

Une fois les 28 lettres obtenues, il suffit de les replacer sur les phalanges des deux mains. Les pouces ne comptent que deux phalanges il se trouve que la lettre Hé, ne se développe qu’en deux lettres.

Le nombre 28 s’écrit xk qui forme le mot Koah, la puissance. Ce n’est pas une puissance manifeste, mais une puissance cachée, ce qu’exprime le mot : « kahad » dxk. Cette puissance secrète est symbolisée par la lumière bleue : kahol lxk.

Il s’agit d’une puissance de questionnement qui garde en soi sa réponse de manière secrète jusqu’au « ça suffit » yd daï du questionnement. Là est la sagesse Hokmah hmkx.

Hokmah se décompose en deux racine Hok kx et Mah hm Hok est l’inverse de Koah xk. Hokmah est la puissance cachée permettant de dire Quoi. Haka kx indique une racine qui signifie « espérance » dans ce sens Hokmah peut se traduire : « l’espérance du quoi ?»

Cette racine forme aussi le mot Hekal lkh « le palais ».

28 La mystique parle des 7 palais dans les 4 mondes : 7 x 4 = 28 et 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 = 28. Ce nombre est à la fois solaire ( temps moyen de rotation du soleil sur lui-même en jours) lunaire et féminin (nombre de jour du cycle mensuel). Il correspond au nombre de battements du cœur pour le circuit sanguin soit parcouru entièrement.

Il est le nombre de lettres du premier verset de Bereshit, et le nombre de lettres de l’alphabet de Aleph (1) à Aleph final (1000)

28 est le nombre de vie yyx Hayé que l’on retrouve dans le verset : « Voici les jours des vies d’Abraham » ge 25 : 7. C’est aussi la valeur de hyxh Hahayah « le vivant » et de « yadid » dydy « l’ami » « agréable, charmant » dans lequel on retrouve deux fois le mot Yad dy « main ».

Dans le livre de Qohelet (Ecclésiaste 3) sont énumérés les 28 temps de la vie … un temps pour naître, un temps pour planter ….

La lettre Yod

Ainsi la lettre Yod qui est la plus petite des lettres est à l’image de l’axe de la roue dont la plus petite impulsion peut développer un immense mouvement. La main est l’organe au moyen duquel toute l’ingéniosité intellectuelle se manifeste dans la réalité matérielle. L’addition du Yod dans un verbe indique le temps futur.

« A celui qui s’humilie en ce monde, se verra accordée sa pleine part dans le monde à venir, car le monde a été créé avec l’humble lettre Yod » Authiot de rabbi Akiva.

Guématria de la lettre

Le nombre 10 est celui de la réalisation de l’unité de la totalité de l’univers et des attributs divins. Il représente le recommencement après l’achèvement d’un cycle, ou l’aboutissement de l’unité. Son unité assemblante est dans le déploiement des quatre mondes : 1 + 2 + 3 + 4 = 10

D’après Agrippa (philosophie occulte) « ce nombre est circulaire, de même que l’unité, parce qu’étant accumulé il revient à l’unité d’où il sort, et il est la fin et le complément de tous les nombres et le principe des dizaines. De même que le dixième nombre reflue sur l’unité d’où il a tiré son origine ainsi tout flux retourne à ce qui lui a donné le principe de son affluence. »

La lettre Hé

Symbolisme

On dit que le pictogramme d’origine est une « fenêtre ». C’est la lettre du souffle de vie. La fenêtre est le mode de communication entre les différents niveaux du souffle et de l’âme : Néfesh, Rouah, Neshamah, H’ayah, Yéhidah.

« Le Hé représentant la Création est également trouvé dans Béhibaram (Gen 2 : 4) expression signifiant « en leur création, dans lequel la lettre Hé est écrite plus petit) Ce mot peut être lu £hrb hb (béHé baram) « Avec le Hé il est créa » Authiot de rabbi Akiva

Le Hé porte la postérité dans la descendance d’Abraham, l’anagramme de Béhibaram est BeAbraham £hrb’b.

Idéogramme d’origine

Le Hé représentait un homme en prière les mains levées vers le ciel en signe d’adoration ou de joie. La forme du Hé protosinaïque évoque un peigne qui sert à démêler les cheveux qui symbolise l’émanation de l’énergie divine (barbe et cheveux de l’Ancien des Jours).

Signification du nom

‘h apparaît dans Gen 47 : 23 pour signifier « Voici » dans le sens du don : « Voici pour vous la semence », mais pourrait exprimer tout simplement l’exclamation de joie « Hé ! »

grammaire

Hé en préposition d’un nom est l’article défini.
Hé en suffixe est le signe du féminin, mais aussi de « direction vers »

En hébreu ‘h est l’article défini (le la les), par influence araméenne il signifie aussi « voici, ceci, cela ». En araméen ‘h signifie aussi « Vois ! »

Guématria de la lettre

Le nombre 5 symbolise les 5 degré de l’âme, les 5 livres de Moïse. Il est le chiffre central entre 1 et 9 et installe une symétrie dans les unités. Cinq est le symbole du centre et du moment présent. Le cinquième jour de la création est celui d’une grande expansion vitale associé au précepte de croître et de multiplier. Alors que le chiffre 4 exprime la Nature dans sa formation, le chiffre 5 qui rajoute 1 à 4 exprime son principe d’individualisation, et dans un sens négatif l’illusion de la vie matérielle et symbolise alors la chute. 5 est le nombre de l’Homme dans le sens où ses proportions s’inscrivent parfaitement dans l’étoile à 5 branches symbole du microcosme.

La lettre Vav

symbolisme

A l’origine l’image du Vav représentait un clou, une cheville, ou un crochet.

Le Vav symbolise la création, l’union, la fécondation entraînant la naissance et la vie. Il est à la fois le lien et la divergeance entre l’être et le néant.

En grammaire

1) il est le signe de coordination et représente tout ce qui relie les choses entre elles, les unifiant comme le font la lumière et l’air. Lorsqu’un Livre commence par un Vav, cela signifie qu’il est relié au précédent (Exode : hl’w).

2) Il change un verbe à l’inaccompli en accompli et inversement. Dans le Vav le passé s’appuie donc sur le futur pour le réinterpréter, et le futur s’appuie sur le passé pour le réinterpréter.

3) Il change un substantif en forme verbalisé « participe présent »

L’Etre hy sera dans sa forme verbalisée hwhy qui contient les trois formes passé, présent et avenir du verbe.

Passé Présent Futur

Idéogramme d’origine

Originellement la forme du Vav désignait une cheville permettant de réaliser des assemblages. Il était surmonté d’un petit cercle. Puis le cercle s’est progressivement ouvert vers le haut, qui évoque ainsi un soutien. La cheville de bois permet d’assembler, d’édifier, de construire, elle est l’outil du charpentier.

Signification du nom

Vav w’w signifie « crochet ». Ce crochet est symbole de communication entre les puissances célestes et les forces terrestres. Le Vav est un rayon de lumière reliant les différents aspects de la création en les unissant pour former un organisme dans lequel chaque partie dépend du lien qui la connecte aux autres.

Exode 38 28 : avec 1775 sicles, il fit les crochets pour les colonnes, il plaqua leurs chapiteaux et fit leurs tringles.

Guématria de la lettre

Le premier jour de la Genèse Bereshit tyS’rb peut se lire « bara shit » tyS ‘rb « il créa six ». Le nombre 6 symbolise l’harmonie de l’union et de la distinction entre le créateur et la création, Vav est ainsi la conjonction des oppositions. Elohim est un mot en 6 lettres. La création en 6 jours émane un nom en 6 lettres.

La valeur pleine du nom w’w est égale à 13
qui est la valeur de Un, Ehad dx’
et Amour, Ahavah hbh’,
qui explicite la force de cohésion du Vav.

Bibliographie

La lettre hébraïque et ses secrets Pin’has Pachter

L’alphabet hébreu et ses symboles Georges Lahy

Kabbale extatique et Tsérouf Georges Lahy

Tsimtsoum, quatre consonnes sans voyelles Marc Alain Ouaknin

Sefer Yesirah Paul B. Fenton

source : http://aleph.beyt.chez-alice.fr/

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