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Ces grandes entreprises qui ont donné des millions à des groupes qui financent le terrorisme

Enquête : De grandes fondations américaines ont donné des millions de dollars à des organisations islamiques accusées d’avoir des liens avec des mouvements islamistes radicaux ou des organisations terroristes, et un groupe de militants tente de les convaincre d’arrêter.

Des groupes comme Islamic Relief Worldwide, que certains pays ont interdit parce qu’ils financent le Hamas et d’autres organisations terroristes, ont reçu des millions de dollars d’organisations caritatives comme la Fondation General Electric, des fondations communautaires comme la Silicon Valley Community Foundation et des fondations indépendantes comme l’Open Society Foundation de George Soros.

Les chercheurs du Middle East Forum (MEF), un groupe d’activistes voué à la promotion des intérêts américains à l’étranger, ont identifié le flux financier des fondations américaines à sept groupes islamiques ayant des liens avec des extrémistes :

Islamic Relief Worldwide et son organisation sœur aux États-Unis — Islamic Relief USA,
Islamic Society of North America (ISNA),
Muslim American Society (MAS), Islamic Circle of North America (ICNA),
Muslim Public Affairs Council (MPAC)
et, malgré le rebondissement après les allégations terroristes très dommageables en 2008, le Council on American-Islamic Relations (CAIR).

Les diverses fondations ont donné 5,8 millions de dollars à ces sept groupes depuis 2000, indiquent les déclarations publiques de l’IRS [fisc américain], et 5,6 millions de dollars depuis 2008.

Au total, 46 fondations d’entreprise, huit fondations communautaires, neuf fondations privées ont fourni de l’argent à ces sept groupes.

Les chercheurs du MEF ont essayé – avec un succès très limité – de persuader en privé chaque fondation de la liste de cesser de donner de l’argent aux sept groupes, avant de partager leurs conclusions publiquement.

Groupes liés au terrorisme

Les groupes ont tous été accusés d’avoir des liens avec des mouvements islamistes radicaux ou avec des organisations terroristes désignées.

1 • L’Islamic Circle of North America (ICNA) soutient la création d’un califat islamique et a des liens avec un groupe politique pakistanais radical appelé Jamaat-e-Islami.

Le recruteur d’Al-Qaïda, Anwar al-Awlaki, a parlé lors d’un événement organisé par l’ICNA en 2002.

Les membres de l’ICNA ont participé à des activités terroristes aux États-Unis.

Une femme qui a été arrêtée en 2015 pour avoir prétendument planifié un attentat terroriste, avait pris la parole lors de plusieurs manifestations de l’ICNA.

Cinq étudiants arrêtés pour activités terroristes en 2009 étaient tous membres d’une mosquée de l’ICNA à Alexandria, en Virginie.

Un manuel de 2010 donné aux membres de l’aile sœur de l’ICNA a révélé l’objectif du groupe d’un «État islamique unifié, gouverné par un khalifah (calife) élu conformément aux lois de la shari’ah (charia)».

L’ICNA n’a pas répondu à une demande de réaction.

2 • Islamic Relief Worldwide est une organisation caritative islamique qu’Israël et les Emirats arabes unis ont tous deux interdite pour avoir prétendument financé des activités terroristes. L’organisation, qui a des associations affiliées dans le monde entier, y compris aux États-Unis, affirme qu’un audit indépendant l’a innocentée de ces allégations.

Islamic Relief a déjà accepté des dizaines de milliers de dollars de la Charitable Society for Social Welfare, une organisation caritative islamique (maintenant défunte) fondée par le cheik Abd-al-Majid al-Zindani.

Les États-Unis et les Nations Unies ont nommé al-Zindani comme terroriste en 2004.

Des procureurs fédéraux en 2005 ont décrit l’organisation de Zindani comme «une organisation de façade» qui «était utilisée pour soutenir Al-Qaïda et Oussama Ben Laden», rapportait le Washington Post en 2008.

Islamic Relief a accepté le financement du groupe lié à al-Qaïda en 2009, selon leur rapport annuel. Ce rapport a depuis été supprimé du site Web de Islamic Relief, bien qu’il puisse encore être vu en mémoire cache.

Le fondateur du groupe, Dr. Essam El-Haddad, était un haut fonctionnaire du gouvernement des Frères musulmans en Egypte.

Une enquête menée par l’Institut Gatestone a conclu qu’Islamic Relief Worldwide «semble être une plaque tournante pour les dons d’organisations caritatives accusées de liens avec Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes.

Islamic Relief USA a décrit Islamic Relief Worldwide comme une «organisation soeur» dans un communiqué, mais a dénoncé le fait que l’une ou l’autre organisation ait des liens radicaux.

Leur déclaration complète est ci-dessous:

« M. Westrop et ses collègues du Middle East Forum, ainsi que d’autres publications apparemment islamophobes, continuent à soutenir les mêmes affirmations absurdes qui ont été démenties à maintes reprises. La seule chose crédible que le Middle East Forum ait jamais dit dans ses postes est une phrase qui stipule que Islamic Relief fait un «travail louable» en fournissant de l’eau potable et de la nourriture aux personnes souffrant de faim ou d’insécurité alimentaire.

C’est pourquoi les sociétés font un don à Islamic Relief USA, en raison de notre travail louable.

Nous n’avons jamais encouragé une idéologie de la haine et de la violence. Nous défendons l’humanitarisme et respectons les principes de neutralité, d’impartialité, d’humanité et d’indépendance. C’est pourquoi nous nous engageons dans la réparation de sinistres, nourrissons les affamés et dirigeons des programmes d’éducation dans plus de 38 pays à travers le monde, servant toute personne en détresse sans distinction de religion, de race ou de sexe.

Nous n’avons jamais financé d’organisations terroristes comme le Hamas. Nous avons mis en place de solides mécanismes de reddition de comptes pour veiller à ce que nos fonds ne soient pas détournés vers des entités inscrites [dans les listes d’organisations terroristes] et que nos finances soient régulièrement vérifiées afin d’assurer une reddition de comptes rigoureuse.

Cependant, un porte-parole de la Fondation GE a déclaré qu’il a déterminé que Islamic Relief Worldwide ne répond pas aux normes d’organisation caritative, ce qui, selon le porte-parole, inclut le respect des désignations de l’IRS et du Patriot Act.

L’organisation sœur du groupe, Islamic Relief USA, répond toujours aux normes de GE, a indiqué le porte-parole.

3 • Le Muslim Public Affairs Council (MPAC) est un groupe qui a des liens avec les Frères musulmans.

Le groupe, qui a refusé de répondre à nos questions, a fait pression sur Washington pour retirer deux groupes, le Hamas et le Hezbollah, de sa liste d’organisations terroristes désignées.

Le fondateur du MPAC, Salam al-Marayati, a une fois laissé entendre qu’Israël était derrière les attentats terroristes du 11 septembre.

4 • La Muslim American Society (MAS) «a été fondée comme le bras ouvert des Frères musulmans en Amérique», ont déclaré les procureurs fédéraux dans des documents procéduraux en 2008.

En 2009, la MAS et l’ICNA ont organisé une convention qui, selon l’ADL (American Defence League], «servait de forum aux érudits religieux et aux activistes politiques pour s’opposer aux Juifs, appeler à l’éradication de l’Etat d’Israël et accuser le gouvernement des États-Unis de mener la guerre contre les musulmans au pays et à l’étranger. »

Le groupe n’a pas répondu aux emails demandant leurs commentaires.

5 • Le Council of American-Islamic Relations (CAIR) a fait face à des accusations de liens avec le terrorisme en 2008 et 2009, bien que l’organisation ait rebondi dans la mesure où elle est bien accueillie au sein de la gauche.

Le CAIR a été nommé co-conspirateur non inculpé dans le cadre du procès de financement du terrorisme de la Fondation Holy Land en 2008.

L’Anti-Defamation League (ADL) a déclaré que le CAIR avait été fondé par «les dirigeants de l’Islamic Association for Palestine (IAP), une organisation de propagande antisémite affiliée au Hamas».

L’ADL a accusé le CAIR de promouvoir un «programme anti-Israélien» et d’être très tolérant avec le terrorisme islamique.

Un juge fédéral a conclu en 2009 qu’il existait des «preuves suffisantes» de liens entre trois organisations américaines, y compris CAIR et l’Islamic Society of North America (ISNA), et des groupes islamistes radicaux tels que le Hamas, que le Département d’État a désigné comme organisation terroriste.

En réponse à la demande de commentaires, un porte-parole de CAIR a fait référence à des pages sur le site Web du groupe qui prétendent « dissiper la désinformation » entourant le CAIR.

«Presque toutes les fondations que nous avons sollicité pour arrêter de financer des groupes islamistes nous ont dit la même chose : tout ce qu’elles cherchaient, c’était un statut 501(c) actif [statut fiscal très favorable des associations sans but lucratif].

L’effet secondaire est que les fondations finissent par financer toutes sortes de groupes haineux racistes et antisémites. Selon les normes de ces fondations, par exemple, la New Century Foundation, un groupe notoire de suprémacistes blancs racistes et antisémites, se qualifie pour le statut 501(c)3», a déclaré David Swindle, un coordinateur pour Islamist Watch, un projet du Middle East Forum.

«Les groupes islamistes tels que le Council on American-Islamic Relations et l’Islamic Relief tombent dans cette même catégorie d’utilisation du statut d’organisme caritatif sans but lucratif pour masquer un long historique de promotion et de financement de l’extrémisme et de la haine», ajoute Swindle.

Les fondations qui les soutiennent

Les fondations qui financent les groupes islamiques se répartissent en quatre catégories : les organisations caritatives, les fondations communautaires, les fondations indépendantes et les fondations à vocation précisée par le donateur.

Fondations indépendantes: Soros et Gates mènent la danse

L’Open Society Foundation (OSF) de George Soros et la Bill & Melinda Gates Foundation ont réuni pour plus de 2 millions de dollars de dons à, au moins, un des sept groupes depuis 2011.

OSF a donné 625 000 $ à ISNA entre 2011 et 2015.
OSF a envoyé une longue réponse aux questions sur ses liens de l’ISNA et le soutien financier d’OSF au groupe:

L’Islamic Society of North America est l’une des plus grandes organisations musulmanes dominantes aux États-Unis. Le groupe gère des programmes de leadership pour les jeunes, encourage les efforts visant à améliorer la gouvernance des mosquées, favorise l’inclusion des femmes et travaille avec les membres des communautés catholiques et juives sur les programmes interreligieux, entre autres activités. La direction du groupe s’est associée au FBI, au Département de la Sécurité intérieure et au Département de la Défense dans des administrations démocratiques et républicaines pour rendre le pays plus sûr. Et ils se sont joints aux voyages à l’étranger parrainés par le Département d’État pour promouvoir les avantages de la démocratie à l’américaine.

Malheureusement, l’organisation est depuis longtemps la cible préférée des groupes haineux extrémistes anti-musulmans, qui continuent de diffuser des informations discréditées dans le but de ternir leur bonne réputation. L’Open Society Foundation est fière de soutenir le travail de l’ISNA sur la campagne ‘Shoulder to Shoulder’, un effort interreligieux pour lutter contre les crimes de haine et la bigoterie anti-musulmane.

La Gates Foundation a remis plus de 1,3 million de dollars à l’Islamic Relief Worldwide en 2014.

La Gates Foundation, qui n’a pas répondu à un message demandant des explications, a déclaré aux chercheurs du MEF qu’ils ne prévoyaient pas de dons pour Islamic Relief, mais a refusé s’engager de ne pas financer l’Islamic Relief à l’avenir.

La Gates Foundation a cependant déclaré aux chercheurs qu’ils comptaient sur le Centre de gauche Southern Poverty Law [SPLC] pour déterminer si un groupe à qui la fondation donnait de l’argent, constituait un «groupe haineux». Cependant, le SPLC est connu pour être une officine servant à attaquer et traîner dans la boue les organisations conservatrices traditionnelles qu’elle qualifie tous de «groupes haineux», et pour pousser un agenda d’extrême gauche.

Le fonds Ploughshares, qui a été utilisé pour créer une «chambre d’écho» en faveur de l’accord avec l’Iran en 2015, a donné 10 000 $ à la branche américaine d’Islamic Relief en 2015 et en 2016.

Ploughshares n’a pas répondu aux emails demandant leurs commentaires.
Les fondations indépendantes qui ont donné aux groupes islamistes douteux :

Intel, GE, Johnson & Johnson, Verizon …
La Fondation GE a donné plus à des groupes sur la liste que toute autre fondation d’entreprise – plus de 537 000 $. Cet argent est allé à Islamic Relief (à la fois l’organisation mondiale et sa filiale américaine) et l’ICNA.

Un porte-parole de GE a déclaré qu’après avoir examiné Islamic Relief Worldwide, l’entreprise ne donnerait plus d’argent au groupe.

GE continuera toutefois de financer Islamic Relief USA, l’organisation sœur du groupe aux États-Unis.

Au total, les fondations d’entreprise ont versé plus de 2,3 millions de dollars en dons aux groupes radicaux.

Pratiquement tous les dons des fondations d’entreprises proviennent des programmes de jumelage des employés, dans lesquels les entreprises égalent les dons de tout employé aux organismes de bienfaisance. En d’autres termes, les sept organisations islamiques n’ont probablement pas été vérifiées avant que les fondations d’entreprise leur aient donné de l’argent.

Un porte-parole de la Verizon Foundation, qui avait le sixième plus grand nombre de dons aux groupes figurant sur la liste, a souligné que l’organisme de bienfaisance n’a fait de dons à aucun de ces groupes à part égaler les contributions de ses employés.

Fondations communautaires:

Contrairement aux organismes de bienfaisance, les fondations communautaires auraient spécifiquement choisi les organismes bénéficiaires pour leurs dons.

La Silicon Valley Community Foundation, qui affirme être la plus grande fondation communautaire dans le monde, a donné plus de 330 000 $ à CAIR et Islamic Relief entre 2008 et 2015, les dépôts IRS montrent.

Un groupe de «musulmans modérés», comme ils se décrivent eux-mêmes, a imploré le fondation, dans une lettre, de cesser de donner des dons aux deux groupes qu’ils ont décrits comme islamistes et opposés aux valeurs occidentales. La lettre disait que l’Islamic Relief «donne charitablement aux sympathisants et aux terroristes, y compris les affiliés du Hamas».

Les signataires de la lettre comprenaient des universitaires musulmans et des représentants d’organisations telles que le Center for Islamic Pluralism et Muslims Facing Tomorrow.

Cinq membres du Congrès républicain ont écrit une lettre similaire à la fondation en juin, leur demandant de cesser de donner de l’argent au CAIR et à Islamic Relief.

La fondation n’a donné aucune indication sur son intention de cesser de financer les deux groupes. Un porte-parole du SVCF a mentionné une déclaration que la fondation avait publiée en août, maintenant son support au CAIR et Islamic Relief.
Fonds à vocation décidée par le donateur:

Le Schwab Charitable Fund a donné plus de 450 000 $ aux groupes figurant sur notre liste entre 2007 et 2015. Le fonds permet aux donateurs de donner leur avis sur la destination de leur argent, mais la décision finale revient à Schwab.

Cinq groupes ont reçu de l’argent par l’intermédiaire du Schwab Charitable Fund: Islamic Relief, CAIR, ISNA, MPAC et ICNA.

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