A la Une Pédocriminalité

Au Liban, on manifeste en vain contre la loi qui permet les mariages d’enfants

Tous ces pays qui bafouent les droits de l’homme, et pire les droits de l’enfant, sont soutenus inconditionnellement par l’Union Européenne et la France en tête. L’ONU qui ne sert à rien, ne se préoccupe même pas des exactions commises légalement dans ces pays ou l’humanité a fui devant la bestialité. La pédocriminalité est soutenue par la loi… Tout va bien dans le meilleur des mondes !

En cause, les lois coutumières. Il existe actuellement 18 confessions officielles et 15 règles coutumières acceptées. Peu importe la confession dans laquelle elles sont inscrites, toutes ces lois sont discriminantes envers les femmes. Certes, un âge minimum pour se marier existe au sein de certains codes de la famille relevant du droit coutumier mais les tribunaux choisissent de faire des exceptions au gré des cas.

En permettant ces mariages, le Liban viole la Convention internationale sur les droits de l’Enfance – qu’il a pourtant ratifiée sans réserve en 1991 – et plus spécifiquement sur la question du consentement au mariage.

Des manifestantes à Beyrouth, le 2 mars. Sur la pancarte : «La fin des mariages d’enfants commence en les éduquant.» Photo Anwar Amro. AFP

Pour le mariage civil, contre le mariage précoce, des groupes de Libanais sont descendus dans la rue ces dernières semaines pour réclamer un changement des lois rétrogrades en vigueur. Mais l’opposition des autorités religieuses musulmanes et chrétiennes reste la plus forte.

BRANDISSANT DES PANCARTES OÙ L’ON POUVAIT LIRE

«Pas avant 18 ans»

OU

«Ils ont conduit des fillettes vers la mort»,

QUELQUES CENTAINES DE MANIFESTANTS ONT DÉFILÉ LE 2 MARS À BEYROUTH CONTRE LE MARIAGE DES MINEURES.

CETTE PRATIQUE COURANTE DEPUIS TOUJOURS, NOTAMMENT DANS LES MILIEUX CHIITES AU LIBAN, EST DEVENUE UN VÉRITABLE FLÉAU CES DERNIÈRES ANNÉES PARMI LES RÉFUGIÉS SYRIENS, QUI VIVENT POUR BEAUCOUP DANS DES CONDITIONS MISÉRABLES.

LES CAS DE MARIAGES DE FILLES ÂGÉES DE 12 À 16 ANS, FORCÉES PAR LEURS FAMILLES QUI CHERCHENT UNE DOT OU VEULENT SIMPLEMENT SE DÉFAIRE D’UNE BOUCHE À NOURRIR, SE SONT MULTIPLIÉS, AVEC DES CONSÉQUENCES SOUVENT DRAMATIQUES.

FRÉQUEMMENT, LA MORT D’UNE ADOLESCENTE EST RAPPORTÉE PAR LES MÉDIAS OU LES ONG APRÈS DES VIOLENCES SEXUELLES, UN ACCOUCHEMENT PRÉCOCE OU UN SUICIDE.

L’âge minimal du mariage au Liban varie selon les règles des communautés religieuses.

Certaines autorisent les jeunes à se marier à 14-15 ans, voire dès 9 ans.

La revendication du collectif mobilisé sur la question est l’adoption par le Parlement d’une législation unique, s’appliquant à tous les Libanais et fixant l’âge du mariage à 18 ans. Une poignée de jeunes députés de différents partis ont présenté des projets de loi dans ce sens. Mais le plus gros bloc au Parlement est formé par les élus du Hezbollah, l’un des opposants les plus farouches à un changement de la législation.

Une bataille récurrente

Quant à la question du mariage civil, qui suscite manifestations et débats depuis une quinzaine de jours, c’est une bataille récurrente qui resurgit depuis des décennies.

Il ne s’agit pas de réclamer une loi autorisant le mariage civil, mais d’un appel à ce que l’Etat reconnaisse la validité des unions célébrées sur le territoire libanais.

Jusque-là, en effet, les couples de communautés différentes vont conclure leur union à l’étranger et parviennent à la légaliser au Liban.

Mais à peine le débat relancé, les autorités religieuses se sont empressées de mettre leur veto.

«Nous refusons le mariage civil parce qu’il va à l’encontre de la Charia», a réaffirmé la plus haute instance sunnite libanaise.

Le conseil supérieur chiite lui a emboîté le pas, opposant une fin de non-recevoir au mariage non religieux. Du côté chrétien, le patriarche maronite Bechara Raï, après un temps d’hésitation, a rallié la position des religieux musulmans.

Hala Kodmani
https://www.liberation.fr/

Kafa, une ONG qui lutte pour le droit des femmes et des enfants, a organisé une caméra cachée en plein Beyrouth pour dénoncer les mariages précoces. Double résultat : la scène choque les passants qui ignorent la supercherie tout comme les internautes qui ont visionné la vidéo et ont ainsi pris conscience du phénomène.

Avec sa longue robe blanche, son voile en tulle, son bouquet de fleurs, la mariée, au bras de celui qu’elle vient d’épouser, se prête à l’exercice traditionnel de la séance photo en bord de mer. Une scène de circonstance. Sauf quand l’heureuse élue est une petite fille de 12 ans.

Sur la corniche de Beyrouth, des passants choqués les observent, les interpellent, puis se rassemblent autour de l’époux. L’un d’eux le traite de criminel, ce à quoi le mari quinquagénaire rétorque être dans son droit puisqu’il a obtenu la permission des parents.

Comme les Beyrouthins, le couple et leur photographe complice dénoncent en réalité cette situation. Ce sont deux acteurs, engagés pour cette caméra cachée par l’association Kafa (qui signifie « ça suffit » en arabe). Avec cette mise en scène, l’association accuse le Liban d’autoriser, dans certaines régions, le mariage des enfants. Les parents ont la possibilité d’accepter une union entre un homme majeur et leur enfant, à partir des 9 ans de cette dernière. Sans leur accord, le futur époux doit attendre que la petite fille ait au minimum 14 ans.

La vidéo, devenue virale avec 1,8 million de vues en à peine trois mois, a été postée par Kafa dans un contexte particulier au Liban où cette forme d’union se multiplie. Selon l’ONG libanaise, l’augmentation récente des mariages précoces correspond à la vague migratoire succédant à la guerre civile syrienne. Pour espérer obtenir une situation légale en dehors de la Syrie, de nombreuses petites filles ont été mariées de force.

Selon l’ONU, le mariage des mineures concerne 37.000 fillettes chaque jour à travers le monde.

Et d’ici à 2050, elles pourraient être 1,2 milliard de victimes de mariages forcés comme s’en inquiètent les Nations unies.

L’Organisation signale par ailleurs un danger mortel pour ces jeunes filles, exposées aux violences domestiques, touchées à la fois par le suicide et par le décès en couches.

http://madame.lefigaro.fr/

Au lieu de s’inquiéter, l’ONU ferait mieux de sortir une résolution contre le Liban… Mais cela reviendrait à s’opposer à l’Iran, à travers le Hezbollah… Et ça l’ONU ne le veut surtout pas… Entre nazis et nazislamistes il y a des règles auxquelles on ne déroge pas….

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