Terres Sacrées

Alignement des sites sacrés de la terre sur des lignes énergétiques telluriques – 2ème partie

L’observation des lieux sacrés partout sur la planète (mégalithes, monuments, ouvrages de terre, lieux de cérémonie) révèle qu’ils ne sont pas situés au hasard, mais sur des lignes géométriques précises. La Terre est tissée d’un réseau de ces lignes qui sont les manifestations physiques de flux énergétiques. Bien qu’il n’en soit pas fait mention dans notre éducation conventionnelle, ces faits ont été bien documentés dès les années 1930. Les peuples anciens détenaient la connaissance de ces flux et l’ont imprimée dans le paysage. Les indigènes actuels d’Australie et d’Amérique du Sud ne l’ont pas oublié.

Lire la 1ère partie

Lignes sacrées en Amérique

L’Amérique est également riche en lignes de sites anciens, mais elles prennent d’autres formes, liées aux anciens amérindiens. Certaines de ces lignes ont été observées par les premiers explorateurs européens, puis ont été détruites ou enfouies par les constructions modernes.

Les plaines centrales des États-Unis

En 1858, William Pidgeon publie un ouvrage intitulé Traditions of the De-Coo-Dah où il rapporte ses conversations avec un chaman et ami amérindien nommé De-Coo-Dah. Avant les destructions causées par l’aménagement agricole, dit-il, les plaines du Midwest était parsemées de gigantesques ouvrages en terre et de buttes. Ces buttes n’étaient pas placées au hasard, mais situées en ligne droite sur plusieurs kilomètres. L’une d’elles s’étendait sur une centaine de km, à l’ouest du Mississipi.

Les lignes étaient distantes de quelques km entre elles, soulignées par des bosquets, des sources et des crêtes. Les croisements de lignes étaient marqués par des ouvrages de terre de structure particulière dont la forme était un être humain ou un groupe d’animaux.

Habitation troglodyte des Anciens Pueblos à Mesa Verde, Colorado avec leurs kivas

Le Nouveau Mexique et les Anciens Pueblos

En 1930, des archéologues décrivent que des pistes, laissées par les indiens Miwok, traversent les Sierras californiennes et franchissent collines et vallées en droite ligne sans zig-zag ni contour.

Au Nouveau Mexique, un complexe important de lignes, visible par satellite, se trouve dans le Chaco Canyon. Chaco Canyon a été un temps le lieu d’habitation des anciens indiens Anasazis.

Le nom Anasazi qu’on leur donne habituellement n’est d’ailleurs pas correct car il provient de la langue Navajo pour désigner un « ancien ennemi ». Les amérindiens ont demandé de les appeler Anciens Pueblos, car les espagnols de la conquête ont donné le nom de Pueblos aux civilisations indiennes qui construisaient des villages. D’abord implantés sur le plateau, les Anciens Pueblos ont ensuite vécu dans des habitations troglodytes édifiées dans des endroits difficiles d’accès. Les habitations sont dotés de kivas, chambres circulaires souterraines, réservées aux cérémonies, dont le toit plat arrive au niveau du sol. Les anciens pueblos ont abandonné ces lieux à partir de 1300 sans laisser de traces de ce qu’ils sont devenus. Toutefois des tribus actuelles peuvent se prétendre leurs descendants, tels les Zuñis et les Hopis.

Le complexe de lignes de Chaco Canyon (l’éventail de lignes blanches). Vue par satellite. Couleurs reconstituées

Quand les archéologues ont pu disposer de photos par satellite à la fin du 20e siècle, ils ont découvert ce complexe de lignes strictement rectilignes qui rayonnent en faisceau à partir de Chaco Canyon et se prolongent sur plus de 100 km vers l’extérieur. Larges de 9 m, elles filent droit devant sans tenir compte des difficultés de relief, alors qu’en comparaison, les routes contournent les obstacles et suivent la topographie. Des marches sont taillées dans la roche pour traverser les falaises.

Sur le terrain, elles sont à peine visibles. Certaines sont taillées dans la terre et dans la pierre. D’autres ne sont pas apparentes au sol et ce ne sont que les différences de végétaux et de réflexion de la lumière qui les rendent visibles d’en haut.

Elles ne conduisent nulle part, et suivent parfois des orientations astronomiques. Plusieurs douzaines de petits bâtiments de cérémonie, les Great Houses, sont disposés au long de ces lignes et réparties dans le désert.

Le Mexique et les Mayas

Au sud de Mexico, dans la péninsule du Yucatan, on entre dans le domaine des anciens Mayas. Ils y ont tracé de longues routes droites appelées sacbeob (au pluriel; scabé au singulier) ou chemins blancs. Elles sont en partie détruites, mais il en subsiste encore une, longue de 100 km entre Coba et Yaxuna dans le Nord de la péninsule. En 1920, Thomas Gann la décrit ainsi: une chaussée de 10 m de large, surélevée de 0,5 à 2,5 m, construite en blocs de pierres. C’est l’une des routes les plus remarquables jamais construites, aussi droite qu’une flèche et presque plate comme une règle, aussi loin qu’on peut la suivre.

Les sacbeob relient des lieux sacrés et des temples de cités mayas. Selon les mayas, les sacbeob sont associés à d’autres voies invisibles, mythiques, qui passent sous terre ou en l’air.

Le Pérou et les Incas

Les Incas font référence à des lignes sacrées qui ont été étudiées dans les années 1970 par Tony Morrison dans son livre Pathways to the Gods. Les Incas les nomment ceque, mot quéchua qui signifie au sens premier ligne, mais désigne en réalité beaucoup plus que ça. C’est aussi par exemple un pèlerinage.

Alignements de monuments mégalithiques incas au Pérou. Illustration extraite de « Genesis de la Cultura Andina » par Carlos Milla Villena.

Ces lignes ne sont généralement pas matérialisées, mais elles peuvent avoir été reprises comme limites de terrain. Elles sont toutefois soulignées de constructions sacrées, les wak’as (ou huaca), qui sont comme des bornes placées sur cette ligne, des stations de vénération. Les huacas sont identifiées par un rocher, un empilement de pierres, une source, une grotte ou une construction humaine (maison, fontaine, canal, palais). Les premiers conquérants espagnols les ont remarquées. Un prêtre, Bernabé Cobo, en a relaté l’existence, mais l’église catholique au 17e siècle a demandé que ces constructions soient détruites. Comme en Europe, elles ont été remplacées en de nombreux lieux par des églises.

Un complexe de 42 ceques rayonne à partir de la capitale inca Cuzco et son Temple du Soleil. Les lignes sont droites, souvent parallèles et passent en ignorant toutes les difficultés de terrain, comme à Chaco Canyon. Elles se terminent souvent sur le sommet d’une montagne sacrée.

Carlos Milla Villena a mis en évidence un alignement flagrant qui traverse tout le Pérou depuis l’ancienne cité de Tiahuanaco en Bolivie: les monuments mégalithiques de Cuzco; du Machu Picchu; de Vitcos, brève capitale des Incas en exil; Ollantaytampu; et Cajamarca, lieu de capture du roi inca Atahualpa.

Le Pérou et les Nazcas

Au Pérou, à 400 km au sud de Lima dans le désert de Nazca, on a découvert en 1926 un autre vaste complexe de lignes tracées au sol sur plus de 500 km2. Elles apparaissent en clair sur un sol couvert de cailloux gris. Le contraste est obtenu simplement en enlevant les cailloux sur le trajet des lignes. Mais qui l’a fait?

On ne peut se rendre compte des figures que forment ces lignes que sur des photos aériennes. Elles sont longues de plusieurs kilomètres, franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni leur rectitude en soient affectées. Entre les faisceaux de lignes droites, se trouvent des dessins qui figurent surtout des animaux: singe, condor, chien, araignée, baleine, lézard, serpent, divers oiseaux comme la grue, le pélican, la mouette, le colibri et le perroquet. En plus des animaux, on trouve des spirales et des ellipses.

Les historiens estiment que ces dessins ont été réalisés entre 400 et 650 de notre ère par la civilisation Nazca qui s’est développée entre 300 et 800, avant les Incas. Ces figures ont été étudiées par l’allemande Maria Reiche (1903 – 1998) qui y a consacré la majeure partie de sa vie. Elle faisait l’hypothèse que les géoglyphes avaient une fonction astronomique, dans le but de prévoir les dates importantes de l’année solaire en vue d’une planification agricole.

Les lignes de Nazca au Pérou Photo satellite Google earth

La Bolivie et les lignes de Sajama

Comme à Nazca, on trouve sur les hauts-plateaux de Bolivie un réseau de milliers de lignes droites qui s’entrecroisent. Elles sont situées à environ 20 km à l’est de la frontière avec le Chili, en-dessous du plus haut pic de la Bolivie, le volcan éteint Nevado Sajama. Les lignes de Sajama ont été étudiées et mises en valeur par une équipe de l’université de Pennsylvanie (Cartographic Modeling Lab) aux USA. Le terrain couvert (environ 22’525 km2) est 15 fois plus étendu que celui de Nazca.

Les lignes de Sajama en Bolivie

Au sol, les lignes sont à peine contrastées par le grattage de la terre qui laisse apparaitre un sol plus clair. Leur largeur est de 1 à 2 m, et leur longueur peut dépasser 20 km, donc plus que celles de Nazca. Comme les précédentes, elles sont absolument rectilignes, indifférentes aux accidents de terrain qu’elles traversent.

Sur leur trajet, sont installés des sanctuaires de diverses sortes, comme en Grande-Bretagne (rocher, cairn, source, grotte, tumulus, sommet de colline, borne, arbre sacré, lieu de cérémonie). Elles rayonnent souvent à partir d’un centre commun, quelquefois situé dans un endroit d’accès difficile. Selon la tradition locale, ces sanctuaires sont habités par des esprits et les réseaux sont associés à une race antérieure de dieux, les Viracochas.

Les archéologues perplexes pensent que ces lignes étaient faites à l’origine pour les pèlerinages, et il est probable que les gens y déambulaient comme le font par exemple actuellement des moines bouddhistes autour de leur stoupa.

Ailleurs en Amérique du Sud

D’autres lignes sont visibles en Amérique du Sud, sur les images des satellites. Au Costa Rica, les relevés de la NASA montrent des pistes au travers de la forêt tropicale montagneuse dans la région Arenal. Elles ont les mêmes caractéristiques de linéarité sans souci des accidents de terrain.

Des lignes isolées ou en groupe ont été repérées dans d’autres régions des Andes, par exemple dans le désert Atacama dans le sud du Chili.

La Colombie et les Kogis aujourd’hui

Dans le nord de la Colombie, vit une tribu d’indiens, les Kogis. Autrefois installés dans les vallées sous le nom de Tayronas, ils ont fui la conquête espagnole en 1501 et se sont réfugiés dans les hautes vallées de la Sierra de Santa Marta, dans des territoires qui culminent à 5775 m d’altitude. Ils y sont environ 12’000, et vivent de l’agriculture et de l’élevage. C’est dans les années 1950 qu’ils ont été localisés par l’anthropologue colombien Gerardo Reichel-Dolmatoff, qui a su attirer l’attention sur la richesse de leur civilisation.

Coupés physiquement du monde pendant plusieurs siècles, les Kogis ont été préservés des influences modernes. Mais un autre ennemi est survenu sous la forme des instabilités politiques et administratives de la Colombie. Ils sont victimes d’un génocide dû aux conflits entre les paramilitaires et la guérilla, dans lesquels ils font office de bouc émissaire. Ils ont dû survivre aux pilleurs de tombes et à la déforestation intensive et subissent des épandages massifs de pesticides. Éric Julien (avec l’association Tchendukua) œuvre pour que les Kogis retrouvent les terres de leurs ancêtres.

Le peuple des Kogis

Héritiers directs des Mayas, ils s’attachent à garder vivantes leurs valeurs traditionnelles et leurs pratiques chamaniques. Ils entretiennent la vie grâce à leurs rapports avec leur mère-Terre et par leurs cérémonies. Les mamas, chamans spécialement entrainés pendant leur enfance à entrer en communication avec les mondes spirituels (l’Aluna), veillent au bien-être de leur peuple.

Ils disent que leur montagne est malade et cela leur indique que le monde va mal, car les gens de l’extérieur sont turbulents et insensés. Ils les nomment leurs petits frères, et se considèrent comme leurs frères ainés. En 1990, ils ont décidé d’envoyer un message aux petits frères portant sur l’écologie, l’éducation et la paix.

Les cités Kogis construites selon la culture Tairona sont reliées entre elles par des voies pavées et des pistes. Les Kogis disent que certaines de ces voies, rectilignes, sont les traces physiques de voies spirituelles du monde de l’Aluna.

Beaucoup d’autres existantes dans l’aluna n’ont pas de correspondance physique. Une pierre spéciale placée dans leur village, gravée de lignes droites entrecroisées, est la carte de ces voies invisibles.

Pour les kogis ce sont des voies sacrées qui ne vont nulle part, sur lesquelles ils marchent dans un sens puis dans l’autre pour honorer le sacré. Ils en reçoivent les bienfaits vibratoires et participent de cette façon à l’équilibre énergétique de la Terre.

L’Australie et ses Aborigènes

Le mont sacré Uluru ou Ayers Rock

En Australie, les aborigènes ont un rapport direct avec la Terre, semblable à celui des Kogis et de bien d’autres peuples de la Terre qui ont conservé le sens de l’équilibre spirituel. Dans l’invisible, ils perçoivent des voies qu’ils nomment turingas.

Les formes des collines, des rivières et des rochers sont modelées par ces lignes. Elles ont été conçues par les élémentaux ou les dieux du Temps du Rêve, un monde invisible à nos yeux, pour donner forme à la Terre. Leur centre sacré est le roc d’Uluru, aussi connu sous le nom d’Ayers Rock, situé au centre de l’Australie. Il s’élève à 348 mètres au-dessus de la plaine.

Les aborigènes disent que ces turingas sont revitalisés à certains moments par des énergies qui coulent en eux et fertilisent la campagne. Ils les utilisent comme voies de communication de messages télépathiques sur de grandes distances.

La Chine et les veines du Dragon

Depuis longtemps, les Chinois ont connaissance d’un système de lignes de courants d’énergie qui circulent dans et sur la terre, qu’ils nomment les veines du Dragon.

Ces courants les ont guidés pour façonner le paysage selon un art qu’ils nomment le Feng Shui. Des collines et des montagnes ont été remodelées, aplanies. Lorsqu’ils doivent implanter un bâtiment ou un arbre, ils choisissent l’emplacement en conformité avec ces lignes et les éléments du paysage existants. Par exemple, les maisons ne doivent pas êtres construites en ligne droite dans le paysage.

En suivant les perceptions et connaissances ancestrales des Chinois, des aborigènes australiens, des Kogis, et de bien d’autres, il apparait comme une évidence que les alignements de sites sacrés et les réseaux de lignes sont à l’origine de véritables conduits d’énergie.

Les courants sont invisibles dans l’état ordinaire de conscience, mais on peut les percevoir dans des états de conscience élargie.

Nombreux sont les occidentaux qui ont cette perception, en dépit de leur entourage qui les ridiculise et rejette leur témoignage. Avec un peu d’entrainement par exemple, les courants d’énergie peuvent facilement être ressentis à proximité des menhirs et des cercles de pierre.

Dans son livre Needles of Stone (1978), Tom Graves indique que les énergies sont bien réelles, car lorsque vous vous tenez à côté ou contre la pierre, vous pouvez être repoussé, avoir la sensation d’être saoul, et même dans certains cercles de pierres, recevoir un choc électrique. Des personnes ressentent des effets bénéfiques à certains endroits, des sensations de malaise à d’autres. Certaines ont même la capacité de voir ces flux circuler d’un menhir à l’autre et monter en spirale au-dessus des menhirs.

Les sensations corporelles peuvent être rendues manifestes par une approche radiesthésique qui n’est rien d’autre qu’une amplification des réactions corporelles (voir en annexe: L’apport de la radiesthésie). En France Louis Merle (Radiesthésie et préhistoire, 1933) a fait œuvre de précurseur sur les sites de la région de Capdenac (Aveyron) par cette approche. D’autres radiesthésistes ont découvert que les menhirs sont placés sur des croisements de lignes de forces souterraines, dues à l’eau ou à des failles géologiques.

En Angleterre du temps de Watkins, des membres de son Straight Track Club avaient adopté l’idée des flux énergétiques qui relient les menhirs entre eux. Arthur Lawton écrivait en 1938 que les lignes de ley sont des lignes de circulation de la force cosmique. Les alignements de sites sacrés en sont la manifestation physique visible. Cette idée a été popularisée en Angleterre par Dion Fortune dans son roman The goat foot god (Le dieu aux pieds de chèvre, 1936). Puis dans les années 70, c’est le président de la Société Américaine de Radiesthésistes, Terry Ross qui s’en fera le porte-parole.

Les flux et le terrain

Flux énergétiques autour du menhir de Bidon en Ardèche: courants d’eau (en bleu), failles géologiques (en mauve) et flux sacrés (en orange). En jaune, l’entrée énergétique du menhir. Extrait de: Architecture invisible © G. Prat

En Angleterre dans les années 1950, Guy Underwood (livre The pattern of the past) étudie par radiesthésie la configuration des flux énergétiques dans les sites sacrés. Il en détecte sous les monuments mégalithiques, dans les collines, les ouvrages en terre, les églises. Il découvre que les structures préhistoriques physiques sont la transposition des courants magnétiques souterrains. Par exemple, les menhirs sont implantés sur le passage de courants d’eau souterrains ou sur une faille géologique.

Parallèlement ou par la suite, d’autres personnes ont amplifié ces études, précisé les liens entre les courants d’eau, les failles, et les courants d’énergie et étendu leurs recherches aux monuments religieux. Ils relient les courants à des influences magnétiques et électriques (voir en annexe: Nature physique des flux). Certains remarquent que le bétail est attiré par les cercles de pierre ou les tumulus. Les oiseaux migrateurs et les fourmis suivent les lignes de courant dans leurs déplacements.

Parmi ces pionniers zélés, je cite entre autres, en Angleterre, Paul Devereux (Spirit Roads: Exploring Otherworldly Routes in the Old and New Worlds); aux États-Unis, Terry Ross, Sig Lonegren (Spiritual Dowsing); en France, Henry Quiquandon, Georges Prat (Architecture invisible).

Georges Prat

Certaines constructions sacrées ne sont pas forcément positionnées sur un flux dès l’origine. Il se peut que leur implantation ait modifié, modelé ou déterminé la localisation et le débit de ces courants, probablement intentionnellement. Une indication en faveur de ceci se trouve à Stonehenge, où des pierres sont tombées hors de leur position d’origine. Le flux a suivi ces pierres.

Deux triangles sacrés selon G. Prat: Chartres, pyramide de Khéops, Arles Chartres, Istamboul, Szczecin

Configurations géométriques des flux

Georges Prat, géobiologue et architecte français, raconte qu’un jour en étudiant sur un terrain un courant vibratoire d’un niveau étonnamment élevé, il a constaté que ce courant de 40 cm de largeur se prolongeait dans chaque sens vers deux églises anciennes et les unissait, et cette découverte a été à l’origine de sa recherche des flux qui relient les sites sacrés.

En suivant les flux d’énergie sur tout un territoire, on peut découvrir la carte de leur réseau. Les flux relient d’autres sites sacrés en ligne droite (églises anciennes, lieux de culte romains, mégalithes), traversent des territoires sans perdre de leur intensité, parfois sur de très longues distances, formant toute une toile d’araignée. Nous retrouvons donc là sur le plan énergétique la confirmation de ce que nous avons découvert plus haut avec les alignements géométriques.

Poursuivant ses recherches, Prat remarque dans cette toile certains triangles sacrés qui rassemblent trois hauts-lieux de vibration analogue. Ainsi, un de ces triangles est constitué de Chartres, de Khéops en Égypte, et d’Arles; un autre de Chartres, de Khéops, et d’Istamboul en Turquie; un troisième de Chartres, d’Istamboul, et de Szczecin en Pologne.

Les vortex

Les courants d’énergie ne s’écoulent pas seulement dans le sens horizontal. Dans la direction verticale, se trouvent des colonnes énergétiques nommées vortex. Certaines personne les voient, d’autres les sentent quand elles sont placées dedans. Les radiesthésistes détectent facilement les vortex. Ce sont des flux d’énergie ascendante et descendante, qui circulent en tourbillonnant, des spirales d’énergie.

Les vortex sont généralement situés aux intersections de flux horizontaux majeurs. Il en existe d’autres qui sont créés par des éléments naturels du paysage (volcans, montagnes pyramidales ou coniques, confluents de rivières, chutes d’eau), ou par la présence de gisements minéraux volumineux dans le sous-sol. Il en existe aussi qui sont créés par la présence d’une construction humaine (temple) établie selon les principes de la géométrie sacrée.

Lorsqu’on séjourne un moment au cœur de ces vortex, et selon leur intensité, on peut ressentir leur présence par des effets spéciaux sur le corps et l’esprit. Certains nous mettent dans des états mentaux étranges, du genre: impression d’être ailleurs, comme en rêve. Ou bien on a des vertiges.

Perturbations gravitationnelles

Quelques-uns de ces vortex sont célèbres pour les anomalies de leur champ gravitationnel, comme par exemple le vortex de l’Oregon et le vortex de Marysburgh aux États-Unis.

Les anomalies gravitationnelles du vortex de Marysburgh (partie est du Lac Ontario – coordonnées géodésiques 44° 4′ 21 » N, 76° 46′ 8 » W) ont été étudiés scientifiquement par un ingénieur canadien, Wilbert Smith (Project Magnet). Il a mesuré que les colonnes du vortex ont un diamètre d’environ 300 m et une hauteur de plusieurs km. Leur localisation est un peu fluctuante. Son projet a été arrêté quand il est devenu évident qu’il abordait des sujets trop sensibles que les gouvernements ne veulent pas révéler, tels que des renseignements sur les vols des OVNIs.

Selon les rapports des agences de transports et d’assurance établis pendant l’époque des goélettes et des premiers voyages par bateau à vapeur, les 2/3 des naufrages sur le Lac Ontario se sont produits dans la zone du vortex. On peut citer les naufrages du Quinlanwith en 1883, du Bavaria en 1889, du George A. Marshen 1917, du Star of Suez en 1964. D’autres accidents sont des disparitions pures et simples de bateaux avec leur équipage, souvent associée à la présence d’un brouillard inhabituel.

Ces descriptions font penser à une autre zone célèbre pour ses naufrages et disparition de bateaux et d’avions, le triangle des Bermudes. De même que le triangle des Bermudes, le vortex de Marysburgh présente des anomalies magnétiques et électriques. Les boussoles n’indiquent pas de direction fixe. Des OVNIs y sont fréquemment signalés, y compris des véhicules sous-marins.

Les effets catastrophiques des anomalies magnétiques et gravitationnelles des vortex n’ont heureusement rien d’obligatoire. D’autres fois, elles produisent des phénomènes amusants. Dans le vortex situé en Oregon (USA – 42° 29′ 35 » N, 123° 5′ 7 » W), on invite les visiteurs à expérimenter des anomalies de perception visuelle et de poids. On y perd la notion de taille et on peut se pencher en avant anormalement.

Un autre endroit curieux est Coral Castle en Floride (USA). Il a été créé et habité un temps par un homme nommé Edward Leedskalnin, architecte et sculpteur né en 1887 en Lettonie et mort en 1951 en Floride. De petit poids (40 kg environ), il a manié, découpé, déplacé, sculpté des blocs de pierre dont le poids peut atteindre une tonne. En 28 ans, la nuit, seul à l’abri des regards, il a bâti une sorte de château. Il est possible qu’il ait eu recours à l’antigravité ou à l’utilisation d’ondes sonores, car il a déclaré qu’il avait percé le secret de la construction des pyramides égyptiennes. R. Clark pense que cela a été possible parce que Leedskalnin a choisi de s’installer sur un vortex.

Le système de flux de la Terre

Rassemblons brièvement tout les morceaux du puzzle que nous venons de récolter concernant les alignements de sites sacrés.

Des courants d’énergie circulent à travers la terre et l’irriguent comme une toile d’araignée. Ils semblent de deux sortes. Certains, comme les veines du Dragon, serpentent dans le paysage, souvent liés à des courants d’eau souterrains ou des failles géologiques.

D’autres comme les lignes de leys, les flux sacrés, vont en ligne droite et relient de nombreux sites sacrés (pierres, sources, ouvrages de terre, cromlechs, églises). Beaucoup de sites sont construits à l’intersection de flux majeurs, y compris des lieux de culte chrétiens qui ont remplacé d’anciens sites. Des vortex leur donnent une dimension verticale.

Les flux existent dans l’invisible, mais sont visibles pour les peuples de la Terre, qui leur accordent une importance telle qu’ils ont modifié des plans de construction de bâtiment pour éviter ces routes invisibles. Ils sont également perceptibles par des personnes entrainées, et par radiesthésie.

La somme de travail employée à l’édification de certains passages, qui traversent montagnes et précipices en conservant la rectitude, et le degré de précision de la construction de grands bâtiments, dénotent une intention et une haute technologie et nous posent question.

Qui a fait cela? Dans quel but?

La nature physique des lignes de flux: électricité et magnétisme

L’énergie que l’on ressent sur certains lieux, et que la radiesthésie met en évidence, est intrigante et les scientifiques qui s’y intéressent cherchent à savoir quelle en est la nature physique. Plusieurs équipes (en-dehors des institutions officielles qui l’ignorent) se sont attelées à cette tâche. Les résultats montrent généralement des intensités magnétiques plus élevées que l’entourage, sans que l’on ait pu établir de règle fixe (John B. Carlson, Lodestone Compass: Chinese or Olmec Primacy? 1975).

Il est probable que les variations magnétiques ne soient qu’un effet secondaire d’un phénomène plus profond qui reste à préciser, probablement de nature électrique. Magnétisme et électricité sont intimement liés. Le magnétisme est l’effet environnant de courants électriques profonds. Le champ magnétique terrestre et le champ électrique terrestre sont donc modifiés chaque fois que des courants électriques additionnels sont présents. Les lignes de ley et les lignes du dragon sont formés de courants électriques qui circulent le long de conducteurs électriques naturels dans la terre. L’eau en mouvement (cascades, pluie, ressac des vagues), les tensions tectoniques, la friction des roches, l’activité des volcans, le vent, sont sources de charges électriques. Dans la terre, les métaux (fer, or, cuivre), les gisements de cristaux minéraux (contenant du quartz – voir article Cristaux et géométrie cristalline) sont également des facteurs de production de courants électriques.

Le géomagnétomètre est un appareil simple qui mesure la composante verticale du champ magnétique terrestre (alors que la boussole est sensible à la composante horizontale). La valeur ambiante est ordinairement de 50’000 nanoteslas, et on note des variations de 1 à 4% dans les flux des failles et des courants d’eau. Dans les lignes de leys, Devereux a mené un programme intitulé Dragon Project à partir de 1977 et pendant une dizaine d’années, dans lequel l’équipe a enregistré et mesuré ces énergies par les méthodes et appareillages de la science moderne, en parallèle avec les constatations des radiesthésistes. Les résultats ont été publiés dans l’ouvrage Places of power (Paul Devereux, 1990). Dans un cromlech, avec un équipement à ultrasons, l’équipe a mis en évidence des pulsations inhabituelles, différentes de ce qu’on mesure à l’extérieur du cercle. Le champ magnétique y était abaissé d’une valeur significative. Dans d’autres cromlechs, elle a remarqué des champs magnétiques élevés sur certaines pierres.

L’apport de la radiesthésie

La qualité énergétique d’un lieu, en particulier des veines énergétiques qui parcourent la terre, est ressentie par de nombreuses personnes au travers des réactions de leur corps. Toute personne est capable de sentir si une atmosphère est lourde, vivifiante, si elle lui donne une tendance au vertige, etc. Sur un flux d’énergie, une personne sensible ressent des frissons, des courants de froid ou de chaleur, des picotements, etc.

Toutefois, parce que cette sensibilité n’est pas donnée à tous, la plupart des investigateurs s’aident de la radiesthésie. Grâce à elle, avec un entrainement validé par des tests, on peut déterminer la localisation d’un flux, sa largeur, sa profondeur, son intensité vibratoire, et comment tout cela peut varier en fonction du jour, de l’heure, de la saison, ou des positions planétaires.

La radiesthésie a été employée par les Chinois. Les occidentaux, en particulier les Français, l’ont largement utilisée en s’aidant de baguettes, d’abord sous le nom de rhabdomancie (pratique de la baguette) pour trouver des sources d’eau ou des trésors enfouis. C’est l’abbé Bouly (1865-1958) qui inventa le terme radiesthésie en 1922, composé du latin radius (rayonnement) et du grec aisthêsis (sensibilité).

Actuellement, on s’en sert surtout pour mettre en évidence des influences énergétiques, et on a remplacé la baguette par le pendule et les antennes en L.

Mais attention, il faut savoir interpréter les résultats. Habitués aux instruments scientifiques et à l’idée de mesures de valeurs absolues (représentation d’ailleurs illusoire et discutable), nous devons considérer que la radiesthésie est un amplificateur de nos sensations subjectives. Elle rend compte d’un rapport entre ce que nous mesurons et nous. Au fond, c’est d’ailleurs ce qui est le plus important en pratique, à savoir comment nous sommes touchés, affectés, transformés, plus qu’un savoir absolu. Voici ce qu’en dit Sig Lonegren, un radiesthésiste et enseignant réputé, auteur de l’ouvrage Spiritual dowsing:

D’abord, il y a le manque total de répétabilité, qui est si essentiel dans la science. Ensuite, il y a cette question obsédante que chaque radiesthésiste affronte quand il se met à tester les énergies terrestres et les sites sacrés: « Pourquoi n’ai-je pas trouvé au même endroit que mon professeur? »… La réponse est peut-être dans la façon dont chacun emploie la radiesthésie. Si on l’utilise pour chercher des objets physiques comme trouver un trésor, c’est un outil physique, alors que si vous l’utilisez dans un espace sacré, c’est un outil spirituel qui vous accompagne sur votre chemin spirituel. Si vous vous considérez comme un pèlerin sur un chemin spirituel de toute une vie, la radiesthésie peut vous aider dans votre voyage, sans souci de la voie particulière que vous avez choisie… Ce que nous trouvons dépend de notre conscience spirituelle.

Charles Richet, prix Nobel en 1913: Nous devons accepter la radiesthésie comme un fait. Il est inutile de faire des expériences pour prouver son existence. Elle existe. Ce qu’il faut maintenant, c’est en développer les possibilités.

En savoir plus

Sites sur Internet

La documentation française sur ce sujet est peu abondante. On en trouve beaucoup plus en anglais

Livres

  • Géographie sacrée; Paul Devereux. Éditions Vega. Depuis la nuit des temps, les hommes ont vénéré des lieux particuliers, sur lesquels ils ont construit des monuments, des temples, des monastères, des églises. Tous ces lieux, porteurs d’une énergie particulière, sont réputés apporter la guérison et ouvrir l’accès au monde spirituel.
  • L’architecture invisible. Georges Prat, Arkhana Vox 2003. L’Architecture cosmique, Arkhana Vox, 1998
  • Géographie sacrée du monde grec. Jean Richer, Guy Trédaniel, Éditions de La Maisnie, 1983
  • La géographie sidérale. Guy-René Doumayrou, Editions Arma Artis
  • Le Mystère du grand Sphinx. Robert Bauval et Graham Hancock, ed du Rocher, 1999
  • L’équipe de la revue Kadath (Ivan Verheyden, Patrick Ferryn, Jacques Gossart, Jean-Claude Mahieu) oeuvre avec profondeur depuis les années 1970 à l’étude des mystères en archéologie. Son intention est de chercher à déchiffrer l’empreinte que laissèrent les premiers civilisateurs, dieux et ancêtres présents dans tous les mythes et toutes les traditions afin de remonter à l’origine des civilisations.
  • Carnac, une porte vers l’Inconnu. Pierre Méreaux et Kadath, Ed. Robert Laffont, 1981

En anglais

  • Needles of stone. Tom Graves, ed. Gothic Image, 1986. Disponible en ligne avec des ajouts
  • Spiritual Dowsing. Sig Lonegren, ed. Gothic Image 1986-1996. Disponible en ligne
  • Sacred Earth. Martin Gray, ed Sterling Publishing. Nombreuses et magnifiques photos de l’auteur.
  • The sun and the serpent. Paul Broadhurst et Hamish Miller. Découverte de la ligne St-Michael dans le sud de l’Angleterre. « Details their quest for a rediscovery of the forces of Nature that create the ‘spirit of place’. In former times, the Earth was understood to be a living being whose powers were considered sacred. » La ligne Apollon – St-Michael à travers l’Europe est racontée dans un autre ouvrage des mêmes auteurs, The Dance of the Dragon

Publié avec l’autorisation de l’auteur : Alain boudet

Site : http://www.spirit-science.fr/doc_terre/grille1.html

 

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