La prophétie de DOHRMAN WINGMAKERS

Wingmakers: The Dohrman Prophecy – Chapitre XXXVII

The Dohrman Prophecy de James Mahu

Traduction intégrale du livre web

dohrman prophecy

Chapitre 37 – Fleur

Une paupière frêle et hésitante s’ouvrit sur un monde flou. Kamil pouvait discerner des parties d’une salle, des lumières vives, le crépitement du feu puis le bruit familier.

« Il se réveille », dit Maia avec enthousiasme. « Kamil, entendez-vous ma voix ? »

Il tourna lentement la tête, et sa nouvelle réalité commençait à s’affirmer. « Maia ? », demanda Kamil, la voix brisée d’abandon.

« Oui, c’est moi », dit-elle en souriant vivement. « Mes vœux se sont réalisés, vous êtes de retour dans notre monde. »
Kamil réussit à sourire. « Je pense que je dois vous remercier pour cela », il avala sa salive.

« Buvez cette eau », dit Maia, portant le flasque à sa bouche. « Vous aviez une mauvaise fièvre, pendant près de deux jours. Nous n’étions pas sûrs que vous en sortiez. »

« Je vous ai entendue parler de moi », dit Kamil, en sirotant un peu d’eau fraîche du ruisseau. Sa tête se mit à tourner par le simple l’effort de se soulever pour boire. Il retomba sur son oreiller, il était encore humide de sa fièvre.

Maia balaya ses cheveux de ses yeux, et lui sourit. « Je sais que le changement n’est pas dû aux souhaits, mais mes vœux étaient si forts que pratiquement personne, même Dieu, ne pouvait leur résister. »

Kamil sourit. « Merci. » Même dans son état de trouble et d’impuissance, il pouvait voir les yeux de Maia reflétaient la fidélité – le genre qui fait un homme nouveau.

« Avez-vous faim », demanda Simon debout derrière Maia.

Kamil hocha la tête. « Oui. » Il se tourna vers Maia avec un air perplexe. « Deux jours ? »

« Oui, vous étiez vraiment aux prises avec cette fièvre », dit-elle en posant sa main sur son front avec une tendresse inconsciente pour sentir sa température. « Et maintenant, vous vous sentez à peu près dans un état normal. »

« Je vais prendre un peu de nourriture- »

«Non, restez avec moi un peu plus longtemps », dit Kamil, le renforçant de ses yeux. « Je me sens comme si vous me manquiez, c’était peut-être deux jours, comme vous le disiez, mais cela me semble plus longtemps. »

Maia retourna à sa position assise, toussant quelque fumée de bois de ses poumons.

« J’apporterai la nourriture dès qu’elle sera prête », répondit Simon en arrière-plan de sa voix calme et apaisante.
Kamil ferma les yeux, tendit sa main pour tenir celle de Maia qu’elle donna volontiers. « Je veux vous rendre ceci », dit-il.

Maia sentit immédiatement la chaîne d’or dans la main chaude de Kamil.

« Merci pour me l’avoir prêtée. J’étais tout à fait conscient qu’elle était vôtre, et mes doigts ne l’ont jamais lâchée. Pas une seule fois. »

Maia sourit, se mettant à genoux un peu plus près, ses yeux bleus scrutant. « Cela m’a fait plaisir. »

« Je ne suis pas un homme qui a de l’expérience avec les femmes », dit Kamil : « Pardonnez donc ma question, mais qu’est-ce que cela veut dire quand une femme, comme vous, donne à un homme …comme moi, son collier ? »

Pendant quelques secondes, Maia sentit son esprit vide de toute expression. Le secret prit son temps, elle se rappela. « C’était un cadeau de ma mère. C’est très spécial pour moi, et je voulais qu’une partie de moi soit avec vous, même si je dormais de l’autre côté de la pièce. »

Kamil eut un sourire léger aux lèvres, et ses yeux restèrent fermés, comme si ne voulant aucune distraction du monde extérieur. « Si je mets de côté ma fièvre, faiblesse, et toutes mes coupures, mon cœur est fort, quand je suis à vos côtés… et dans mon esprit, j’ai marché dehors et ai trouvé une fleur pour vous – une belle fleur jaune avec une tige vert clair – et je vous la donnerais si je pouvais. »

Le visage de Maia s’empourpra. Est-il possible qu’il ressente la même chose pour moi que ce que je ressens pour lui ?
« Je suis désolé si j’ai été brusque », dit Kamil, sa bouche semblant tendue, et ses yeux luttant pour s’ouvrir. « Je crains que je sois encore sous le charme de ma fièvre, et je me sens très fatigué. Je ne veux pas vous offenser, mais je dois dormir … cela semble impossible d’y résister … »

Maia caressa ses cheveux torsadés, échevelés de son sommeil agité. Sa respiration revint à cet état de visions induites par le rêve, et sa main, maintenue avec les tendons de l’esprit, ne lâchait pas la chaîne d’or.

James
A suivre …

Source : Forum Wingmakers
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