A la Une Terrorisme

Une aide de l’UE pour alimenter la politique moyen-orientale du régime terroriste iranien

 » Le mauvais message au mauvais moment « , disent les Américains

La décision de l’UE jeudi de fournir 18 millions d’euros d’aide à l’Iran a été  » le mauvais message au mauvais moment « , estime Brian Hook, le représentant spécial des États-Unis pour l’Iran

Alors que le régime iranien fait face à une ruine économique et à l’escalade des protestations dans tout le pays, Les pays européens ont fait savoir qu’ils n’avaient pas renoncé à trouver les moyens de sauver l’accord de juillet 2015 malgré le retrait américain.

La décision de l’UE jeudi de fournir 18 millions d’euros d’aide à l’Iran vise à compenser l’impact du rétablissement des sanctions américaines après le retrait des Etats-Unis de l’accord de 2015 qui encadrait le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions.

Le financement de l’UE fait partie d’un plan de 50 millions d’euros prévu dans le budget de l’UE pour l’Iran, la république islamique ayant menacé de ne plus respecter l’accord nucléaire si elle ne constatait plus les avantages économiques de l’allégement des sanctions.

Bien que considéré comme presque rien, cet argent ne servira malheureusement qu’à alimenter la politique moyen-orientale du régime iranien.

Les responsables américains critiquent une telle décision et qualifient le programme d’aide de « stupide », ajoutant qu’il fournira au régime iranien d’autres moyens de poursuivre ses tentatives d’opérations terroristes dans les pays européens.

Brian Hook, le représentant spécial des États-Unis pour l’Iran, a reproché aux gouvernements européens d’avoir alloué l’argent de leurs contribuables pour aider le régime iranien à rester au pouvoir face aux protestations croissantes dans tout le pays et à une nation en quête d’un changement de régime.

Le représentant spécial des États-Unis pour l’Iran a critiqué vendredi la décision de l’Union européenne d’accorder une aide de 18 millions d’euros à l’Iran, affirmant qu’elle envoyait  » le mauvais message au mauvais moment « .

« L’aide étrangère des contribuables européens perpétue la capacité du régime (iranien) à négliger les besoins de son peuple et empêche des changements politiques importants », déclare Brian Hook dans un communiqué.

D’autres enjeux

Sauver l’accord de 2015 n’est déjà pas une promenade dans le parc pour l’Europe, car les responsables américains au Congrès et à l’administration Trump se sont engagés à suivre et à surveiller la situation de près, affirmant que l’Europe ne sera pas autorisée à contourner ou à éviter les sanctions américaines. Les entités nationales et étrangères cherchant à continuer à faire des affaires avec Téhéran seront la cible de sanctions américaines.

D’autres enjeux pourraient aussi miner ces bouées de sauvetage.

Le président du régime iranien Hassan Rouhani était occupé lundi à essayer de convaincre les pays européens de sauvegarder l’accord nucléaire iranien avec Téhéran. Et pourtant, mardi, d’importants développements ont ébranlé les relations entre la France et le régime iranien, amenant Paris à limiter les visites non indispensables des diplomates et des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères en Iran.

Le ministère français des Affaires étrangères invoque des problèmes de sécurité après qu’un diplomate du régime iranien et deux agents des services de Téhéran aient comploté un attentat à la bombe ciblant le rassemblement annuel de l’opposition iranienne à Paris en juin dernier.

La France s’inquiète du fait que le régime iranien renforce son animosité à l’égard de Paris.

« Davantage d’argent entre les mains des ayatollahs signifie plus d’argent pour mener des assassinats dans ces mêmes pays européens », ajoute Brian Hook, dans son communiqué.

« Le peuple iranien est confronté à de très réelles pressions économiques causées par la corruption, la mauvaise gestion et le fort investissement de son gouvernement dans le terrorisme et les conflits à l’étranger », a encore affirmé l’Américain.

« Les États-Unis et l’Union européenne devraient plutôt travailler ensemble pour trouver des solutions durables qui soutiennent vraiment le peuple iranien et mettent fin aux menaces du régime pour la stabilité régionale et mondiale », précise encore l’émissaire.

L’Europe devrait également garder à l’esprit que ces bouées de sauvetage lancées au régime iranien ne seront pas applaudi par les membres du Congrès des États-Unis. Le geste fait déjà sauter les sourcils du côté des deux partis politiques américains.

Les sanctions imposées par les États-Unis ce mois-ci visent l’industrie automobile iranienne, le commerce de l’or et d’autres métaux précieux et les achats de dollars, essentiels pour le financement international et les relations commerciales.

D’autres sanctions doivent suivre en novembre contre le secteur bancaire et les exportations de pétrole. Quoi qu’il en soit, les ayatollahs de Téhéran ressentent déjà la douleur des sanctions américaines.

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